Revenir en haut
Aller en bas



 

Partagez | 
 

  It's always cloudy except for when you look into the past.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: It's always cloudy except for when you look into the past.   Ven 1 Aoû - 15:30


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
L'auberge n'était pas un si mauvais endroit, mais j'avais tendance à détester y loger. Les tavernes et auberges me rappelaient toujours Calormen et mes... débuts difficiles. Heureusement, Narnia avait bonne réputation et j'étais quasiment sûre qu'il ne pourrait rien arriver de bien pire ici. Et puis j'avais changé, j'étais plus endurcie et forte. Le soleil commençait à se coucher dehors, et je refusais de rester toute la soirée ici. Je connaissais quelques personnes mais je ne souhaitais pas vraiment aller les déranger en allant chez elles. Sachant exactement où je comptais aller, je cherchais à prendre une tenue en adéquation avec le lieu, pas trop encombrante. Mon choix se porta finalement sur une robe légère, bleue. Comme l'océan. J'attachais les mèches de cheveux qui tombaient dans mes yeux derrière ma tête, laissant onduler le tout en cascade dans mon dos. Je récupérais un collier dans l'un de mes bagages, le gardant fermement au creux de ma main avant de quitter les lieux, afin de rejoindre la plage de Narnia, située au bas de la colline où demeuraient la famille royale. J'empruntais donc un chemin passant par les jardins, descendant prudemment afin de ne pas glisser dans la descente, puis une fois en bas, je pris un moment pour admirer la vue. La plage de sable fin, le coucher du soleil - bien que pratiquement fini - ainsi que la mer.

J'allais peut-être même passé la nuit ici, ce serait sans doutes plus agréable de dormir sur cette immense étendue de sable fin, profitant de ce petit air frais marin et du doux tintement des vagues portées par le vent jusqu'à la plage. Là, je me sentais bien. L'eau était si loin de moi que je ne pus me retenir de courir vers elle, comme s'il s'agissait d'un être vivant. Comme si quelqu'un m'attendait les bras grands ouverts pour m'enlacer après une longue absence. Mais rien de tout cela n'allait arriver. Ceux que je désirais voir n'étaient pas ici, et je ne les verrais probablement pas avant un moment. Puis je me stoppais net dans ma course, me retrouvant à quelques mètres de l'eau, la respiration haletante et les battements de mon cœur s'étant faits plus rapides. C'était presque comme être amoureux, mais c'était bien différent. J'étais nostalgique. Cela ne faisait que quelques semaines que j'étais revenue, et je devais déjà me préparer à retourner en Archenland. Peut-être pourrais-je m'installer là-bas, près du fleuve ? Mauvaise idée. C'était là-bas que j'avais trouvé ma raison de fuir. Là-bas que j'avais même perdu quelqu'un de proche. Quelqu'un que je ne souhaitais plus jamais revoir un jour. Contrairement à mes parents. Contrairement à Lenaë...

Lenaë. Je longeais la plage à pas réguliers, la tête tournée vers la mer, pensive. Qu'était-elle devenue ? M'en voudrait-elle éternellement ? Pourquoi me pardonnerait-elle ? Je l'avais abandonnée. Je ne lui avais rien dit. Je ne l'avais pas prévenue. Je n'étais même pas allée aider nos voisins à éteindre le brasier qu'était devenu notre demeure. Je n'étais pas même allée voir s'ils s'en étaient tous sortis. Je n'avais pensé qu'à une chose : la vengeance. J'avais eu du mal à oublier ma nature, d'où je venais. Lenaë n'avait jamais eu à connaître cela, car elle était née là-bas. Sur la terre ferme, contrairement à moi. Pourquoi mes parents n'avaient pas arrêté la piraterie pour moi ? Pourquoi elle ? Je ne comprenais pas. Je pense que je ne comprendrai jamais. Je finis par me rapprocher de l'eau, sans quitter la plage pour autant. Je m'agenouillais face à la mer, admirant les vagues aller et venir, espérant qu'elles m'atteignent à un moment donné. Ainsi, je restais là, attendant calmement mais impatiemment la vague qui m'atteindrait. Mais je finis par sursauter au bout de quelques minutes en remarquant une silhouette à quelques mètres de moi. Me relevant aussitôt et me maudissant instantanément de ne pas être venue armée, je relâchais la longue chaîne dorée ornée d'une pierre précieuse que j'avais gardé dans ma main.


« Vous m'avez fait peur ! » lâchais-je, légèrement énervée d'avoir été surprise ainsi, et de ne pas même m'être rendue compte de la présence d'un autre individu ici. Je connaissais cet homme. Je l'avais déjà vu quelque part. Il y a des années. Sur la mer. En revanche, son nom m'échappait totalement... « Vous êtes... » demandais-je, espérant qu'il me rappelle son prénom, si jamais il me l'avait dit lors de notre... rencontre ? Je le connaissais, mais j'avais du mal à visualiser comment. Quelle était la nature de notre relation. Après l'avoir observé quelques instants, je tournais la tête en esquissant un sourire en coin. Oui. Ça me revenait maintenant. « Je ne vous... je ne t'avais pas reconnu. Pas vraiment. Je peux te tutoyer ? Ce n'est pas dans ma nature de vouvoyer éternellement les gens. Je suppose que tu dois comprendre pourquoi... »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Sam 2 Aoû - 2:52




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana



Et merde... Quoi ? Je devrais commencer pas un mot plus poli que ça ? Je ne peut pas commencer une phrase pas une grossièreté ? Ok ! Ok ! J'y vais à la manière douce ! Ooooh ! Mince alors ! Je l'ai tellement frappé qu'il ne bouge plus ! Est-ce qu'il respire au moins ? Non ? Miiince mince mince ! Je suis vraiment désolé les enfants ! Vous le connaissiez ? Non ? Moi non plus figurez vous ! Mais je m'en veux tout de même ! Ne vous inquiétez pas ! Je vais chercher quelque chose et je reviens tout de suite le réssuciter et faire mes prière à Aslan dans l'espoir que le Gros Lion apparaisse et me pardonne. Puis j'irais courir dans des champs de fleur en chantant une douce balade bien romantique !

Quoi ? Cette version ne vous plait pas ? Vous êtes difficile à satisfaire hein ? Plus sérieusement, ma journée commençait plutôt normalement. Je m'étais réveillé plein de courbatures sur une table d'une taverne où je traînais depuis quelques jours. Etant donné qu'il y avait une bouteille en face de moi, je m'étais mis à boire tranquillement. Je n'avais pas envie d'être saoul trop vite alors je faisais tout de même attention à ce que j'avalais. Puis un groupe d'homme est venu s'asseoir avec moi. Ils étaient bien sympathiques. Un peu bête et brutaux, mais sympathiques. Ils commençèrent à boire beaucoup pour un début de journée. Nous en sommes rapidement venu à jouer aux cartes. Tandis que je pariais quelques misérables pièces de ma fortunes, ils misaient tous ce qu'ils leur restaient. Et une fois que je leur avait tout raflé sans qu'ils ne remarquent que j'avais triché, nous nous remîmes à boire. D'accord, ils avaient faillit me sauter à la gorge en me voyant récupéré mon butin. Mais, il avait suffit d'un peu plus d'alcool et de quelques mots bien utiliser pour qu'ils se calme.

En soit, c'était une journée comme les autres. Comme les autres jusqu'à ce que tout dégénère. Nous devions être au milieu de l'après-midi, lorsqu'un homme entra dans la taverne en criant que je n'étais qu'un truant qui avait couché avec sa femme. Alors là vient toute la magie de la situation. Je me souvenais en effet d'avoir déjà bu en compagnie de cet homme, mais pas qu'il avait une femme. De plus, cela faisait un moment que je n'avais pas partager mon lit avec quelqu'un et en règle général, je n'avais pas pour habitude de coucher avec des femmes mariées. Enfin surtout durant ses trois dernière années, je ne cherchais plus à charmer qui que ce soit et si je désirais une femme, quelques pièces d'or suffisaient à faire mon plaisir.

J'ai donc tenter de calmer l'homme en lui expliquant que je n'étais pas coupable. Je ne savais pas ce qu'on lui avait raconté, mais je n'avais rien fait à sa femme. Evidemment, mes mots furent vains et cet homme puait clairement l'alcool. Aussi, nous nous fîmes viré de la taverne avant que tout ne tourne mal. L'homme me frappa plusieurs fois, je le laissais continuer de m'insulter en me disant qu'il finirait par en avoir marre. Mais... Ses insultes dégénérèrent et au lieu de faire des reproches à ma personne, il s'attaqua à ma famille. Ce qui ne me plu guère. Il ne savait rien de moi, alors il n'avait pas à traiter ma mère et ma soeur de catin ! Et puis... Un peu de respect pour les catin aussi quoi ! Les pauvres femmes ! Elles ne faisaient pas toujorus ce travail par choix ! Je ne laissais même pas le temps à l'homme de finir ses arguments sur ma famille. Il se prit un premier coup... Un deuxième. En homme bon je le laissais respirait un instant, mais il se mit à rire en insultant de nouveau ma soeur, en supposant que je devais en avoir une, et que elle aussi avait du finir dans mon lit comme toute les femmes que je croise ! Après... ces paroles ? Ce fut assez sanglant. Autour de notre combat il y avait pleins d'alcoolique de la taverne, mais aussi plein d'autre personnes innocente qui passaient par là par hasard qui étaient venu voir le spectacle.

Je l'ai frappé... Encore et encore. Il ne cessait de rire. Je frappais donc encore plus fort ! Puis il cessa de rire. Ses insultes devînrent des supplications. Mais je le frappais encore. Ca faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas défoulé et les dieux seuls savaient toute la rage que j'avais pu enfouir durant ces trois dernières années. Je ne réussi à stoppermes coups que lorsque je senti que l'homme ne bougeais plus. Mort. Ce n'est pas très joyeux, je vous l'avais dit ! Je relâchai alors son corps qui s'étala lourdement au sol. Ce n'est qu'à cet instant que j'ai réalisé que l'on m'observait. Pour quelqu'un qui voulait se faire oublier... Je pense que je venais de rater mon coup. Je cru entendre des pleurs, des cris d'hommes, de femmes et peut-être d'enfants aussi... Tout me semblait si flou. Je me suis donc approché de la foule. Il se sont tous écarté sans discuter pour me laisser passer.

Il fallait que je parte le plus loin possible. Heureusement que je portais en permanances toutes mes affaires sur moi. Bon d'accord... Elles se résumaient à quelques bourses d'or, les vêtements que je portais et mes quelques autres petits trophés gagné en jouant aux cartes, comme par exemple, un petit poignard caché dans ma botte. La nouvelle de mon meurte ne s'était pas encore répandue dans toute la capitale. Et tant mieux ! Ainsi personne ne faisait attention à mes mains pleines de sang. Je réussi sans difficultés à rejoindre l'écurie la plus proche pour m'y procurer une monture. Enfin à Narnia vous n'achetez pas un cheval, vous... Louez ses services plutôt, mais en soit ça ne me gênait pas plus que ça.

Une adorable petite jument pommelée accepta de partir avec moi. Apparemment elle avait une folle envie de courir depuis un moment et si ele avait bien remarquer l'odeur de sang que je portai, elle me précisa qu'elle n'en avait rien à faire des raisons de ma fuite. Ah... Un jument qui ne me poserait pas de questions ! Parfait ! Ainsi, moins d'une heure plus tard, j'étais sur la route, fuyant la capitale au galop. Si elle était petite, ma monture s'avéra particulièrement résistante et endurante aussi, ce qui était plutôt avantageux. En ce qui concernait ma destination, le choix ne fut pas long à faire. Je n'avais qu'un endroit où aller pour me détendre l'esprit. Il fallait que je vois l'océan.

Nosu arrivâmes à à proximité de la plage vers la fin de la journée. Le soleil s'était coloré d'un orange éclatant et touchait presque la mer. Demandant à ma monture de prendre le pas, j'admirais ce paysage en vidant mon esprit de toutes pensées. Je pouvais enfin respirer l'air salé de la mer, sans avoir à supporter le bruit d'une centaine de marin qui s'activaient sur le port. Le regard fixé sur l'horizon, je finis par me souvenir que mes mains étaient toujorus pleines de sang et qu'il serait bien de les nettoyer. De toute façons, vu l'étandue d'eau qui me faisait face, comment ne pas vouloir s'y plonger ?

- Arrête-toi là s'il te plait, Lyanna.

La jument suivit mes ordres sans discuter et je pu mettre pied à terre. Je pris alors le temps de la desseller en la remierciant et m'excusant de l'avoir fait tant courir. Lyanna me répondit ainsi que c'était elle qui me remerciait, qu'elle n'avait pas envie de passer le reste de ses jours enfermée dans une écurie. Si je n'avais pas l'intention de passer toute ma nuit ici, je n'avais aucune idée du temps que je prendrais. Aussi dis-je à la jument que j'aurais besoins d'elle à nouveau, mais que si elle ne voulait pas m'attendre, elle était libre de partir. Elle se contenta de me répondre parun hochement de tête avant de me laisser m'en aller vers l'océan.

Mes yeux ne voulaient plus quitter cet interminable étendue salée. Depuis combien de temps que j'avais pas profiter de la mer ? Depuis combien de temps je ne m'étais pas arrêter pour sentir le sable sous mes pieds et l'eau salée couler sur ma peau. Plus j'avançais, plus je respirais profondément. j'avais l'impression de me sentir enfin libre. Comme si chaque vague emportait avec elle mes problèmes. Comment avais-je pu oublier cette sensation ? Comment avais-je pu y renoncer ? Je sentais le vent m'ébouriffer les cheveux comme... comme si il me souhaitait un bon retour. Le bruit des vagues chantait dans mes oreilles comme une mélodies qui m'invitait à m'apporcher encore et encore.

Lorsque j'arrivais enfin à la limite à partir de laquelle mes pieds pouvaient rester au sec, je jetai un regard circulaire. C'est alors que je remarquai que je n'étais pas seul. En effet, à quelques mètres de mois ce tenait une femme. Elle était bien coiffée et portait une simple robe bleu. Pourtant son visage ne m'était pas étranger. Après un petit instant de réflexion elle sembla remarquer ma présence.

« Vous m'avez fait peur ! »

Je voulais bien la croire. En même temps, je n'avais pas annocner ma présence avec une fanfare derrière moi. Je lui aurais bien fait cette remarque et m'aurais bien excuser aussi. Mais le fait de ne pas arriver à mettre un nom sur ce visage que je connaissais me perturbais.

« Vous êtes... »

Cette hésitation me fit penser que elle aussi me reconnaissait. Ha ! On faisait un bon duo à ne pas se souvenir l'un de l'autre tient !

« Je ne vous... je ne t'avais pas reconnu. Pas vraiment. Je peux te tutoyer ? Ce n'est pas dans ma nature de vouvoyer éternellement les gens. Je suppose que tu dois comprendre pourquoi... »

Dans sa nature ? Oh mais ! La femme pirate ! Comment avais-je pu l'oublier ? On s'était battu l'un contre l'autre un nombre incalculable de fois. Ou peut-être que nos navires ne s'étaient croisés qu'une fois. Mais il me semblait que nous ne nous étions pas limité à une seul petit combat. Dans ce genre de situation, le tutoiement ne me gênait nullement. Après tout les ennemis ne se vouvoient pas. Cependant je n'avais pas l'intention de sauter à la gorge de la pirate. Je n'étais plus de la Marine. Nos différends étaient loin maintenant. Je ne la considérais donc plus comme une ennemie, mais je n'avais vraiment pas la tête au politesse en ce moment même.

- Je crois que si je croisais un miroir je ne me reconnaitrais pas non plus...

Je lançais à mon interlocutrice un petit sourire à la fois amusé mais triste dont j'avais le secret avant de reprendre.

- Je comprend bien que tu préfère le tutoiement. De toutes façons, je n'avais pas la tête à faire des politesses aujourd'hui. Désolé si tu voulais subir mes belles phrases et bonne manière de petit noble.

Passant une main dans mes cheveux pour les remettre en place, je me souvîns qu'elle étaient toujours pleines de sang. D'ailleurs mon visage devait l'air aussi vu le nombre de coup que je m'étais pris, si je n'avais pas au moins saigné du nez, cela aurait été un miracle. Je me penchais donc vers l'eau pour y plonger mes mains et commencer à les laver.

- Oh et... Rephaïm. Mon nom est Rephaïm. J'ai bien peur d'avoir oublié le tient aussi... Si tu veux bien me le rapeller... Quoique je ne sais même pas si tu me l'as dit un jour.

Je ris doucement à ma propre phrase et tentai de me rapeller un maximum de détails sur ma rencontre avec cette pirate. Mais il me semble que nous n'avions jamais échanger nos noms.... Pas le temps pour discuter sans doute. Si vous saviez le nombre de personnes que j'avais combattu dans même savoir d'où ils sortaient. L'homme de cet après-midi en était un bon exemple tient ! Peut-être aurais-je du laisser quelques pièces sur son cadavres avant de partir... Histoire de dédommager sa famille... Enfin au moins sa femme. Mais peut-être l'avais-je délivrer d'un poid, qui sait. En général être marié à un alcoolique n'était pas une grande fierté.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Sam 2 Aoû - 13:30


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Mais bon sang, ce que c'était insupportable ! Ce moment gênant où vous voyez quelqu'un que vous avez déjà vu sans savoir où, pourquoi et comment... J'espérai au moins que ça allait me revenir, ou lui revenir à lui parce que j'avais vraiment du mal. Mais pour rencontrer un narnien... cela avait certainement de se dérouler en mer lors d'une exploration. Enfin, pour lui. Moi c'était clairement la piraterie, lui j'en doutais un peu plus. Mais j'avais quand même du mal à me souvenir. De plus, il était assez bien amoché, ce qui ne me facilitait pas la tâche. Quoi qu'il en soit, nous avions sûrement du être ennemis. Je me demandais s'il se souvenait de quelque chose de son côté... parce qu'à mes yeux, c'était toujours le néant total. Ce qu'il me répondit m'attrista un peu pour lui. Que lui était-il arrivé ? « Ah, tu es noble ? » C'était bien ma veine tiens ! Enfin,  un noble qui n'avait plus une allure très très noble cependant... tant mieux. Enfin, non. Car il avait été battu ou s'était battu. Mais au moins je ne me retrouvais pas avec un autre noble trop attaché à ses principes... « Tant mieux. La dernière chose dont j'ai envie, c'est bien de me retrouver avec un noble faisant foi de sa noblesse. Et si ça te va aussi, c'est parfait. »

Je me demandais s'il était triste ou énervé. Mal en point, j'avais cru comprendre oui. Mais j'avais un doute pour ce qui était du reste... Je regardais la trace de sang qu'il venait de se mettre sur le visage avec ses mains, puis je l'observai s'approcher de l'eau afin de nettoyer ses mains tâchées. Il ne devait pas avoir envie d'en parler, apparemment. De toutes façons, je n'avais pas forcément... Oh, et puis. Ce n'est pas comme si j'avais quelque chose à faire. Peut-être qu'une fois débarbouillé il serait plus reconnaissable ? Je me rapprochais doucement de lui, pour qu'il ne pense pas que je veuille essayer de profiter de sa notoriété pour le noyer ou autre, même si à mon avis, il avait toujours plus de force que moi, même dans son état. Rephaïm ? Non, ça ne me disait rien. Rien du tout. Je me baissais finalement, m'agenouillant dans le sable près de lui, puis je tournai la tête vers la mer. « Riwana. Mon nom est Riwana. Je suppose que l'on a du se rencontrer sur nos navires respectifs, si tu faisais également partie d'un équipage... » Je tournai la tête vers lui, décidant de l'aider. Je baissais le regard vers ma robe puis en arrachait un pan avant de le mouiller dans l'eau et de l'essorer. « Si je peux me permettre... Je doute que tu ne vois ce qui doit être tâché sur ton visage de toutes façons. »

Je lui adressais un sourire triste avant de tapoter doucement le front de Rephaïm, afin de cibler s'il avait quelques plaies sur le visage. Car avouons-le quand même, l'eau de mer sur une plaie, ça doit faire assez mal. Enfin, ça doit piquer... Je rinçai le pan de tissu dans l'eau avant de recommencer la même manœuvre plusieurs fois, pour au moins enlever les plus grosses tâches de sang. « Comment un noble peut-il se retrouver dans un état pareil ? Je ne sais pas qui t'en voulait, mais apparemment, il avait bien l'intention de te mettre K.O. » Je rinçai de nouveau le tissu, puis l'essorai et observai ses traits, cherchant toujours à savoir de qui il s'agissait. Je n'avais pas du le voir plus d'une ou deux fois, sinon cela me serait revenue beaucoup plus rapidement... Si nous avions combattus l'un contre l'autre, nous devions être ennemis, mais je ne me souvenais pas de la tête de tous ceux que j'avais combattu... Peut-être qu'il y avait une petite explication derrière tout ça. Pourquoi aucun de nous ne se souvenait, mais que nous nous rappelions quand même l'un de l'autre. Je tournai à nouveau la tête vers l'horizon, en soupirant légèrement. « C'est ironique. On s'est rencontrés sur les mers et on se retrouve sur une plage. Peut-être que ça ravivera nos souvenirs. » Oui, parce que bon, s'il avait des renseignements que je n'avais pas, j'étais preneuse !

« D'ailleurs, pourquoi es-tu venu ici ? Tu n'es pas obligé de me répondre si tu ne le souhaite pas. Tu peux même tenter de me noyer plus loin dans l'eau si je te tape sur les nerfs. La dernière chose dont tu dois avoir envie, c'est de quelqu'un comme moi qui te pose des questions. »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Dim 3 Aoû - 0:31




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




Heureusement pour moi, avec l'aide de l'eau de mer, le sang sur mes mains n'eut pas trop de mal à partir. Si je devais vraiment retourner à la Capitale un jour, il voudrais mieux que ce ne soit pas avec du sang sur les mains. Ils ne me laisseraient même pas rentrer dans la ville sans me poser de questions. Or si je devais subir un interrogatoire, je serais obligé de leur faire le récit de ma survie. Et pas la suite, ils me feraient sans doute payer pour mon meurtre avant de me restituer mes fonctions je pense. A moins que ma punition ne soit d'être démis de mon titre de Capitaine, ce qui en soit serait totalement bête vu que je ne susi déjà plus... Capitaine...

« Ah, tu es noble ? Tant mieux. La dernière chose dont j'ai envie, c'est bien de me retrouver avec un noble faisant foi de sa noblesse. Et si ça te va aussi, c'est parfait. »

Il était normal que la jeune femme soit étonnée. Je n'avais vraiment pas la tête d'un noble. Ni l'accoutrement d'ailleurs. Mais en trois ans de vie dans le peuple, vous conviendrez bien que j'avais du adapter ma tenue pour ne pas me faire remarquer. Puis cela évitait de s'attirer certains problèmes. Les voleurs ne prenaient pas pour cible ceux qui ne leurs semblaient pas posséder une petite fortune. D'ailleurs je n'avais jamais été un très bon noble. Enfin pas aussi bon que mon grand-frère. Si j'avais pas mal de manières, ça ne me gênait pas d'en faire abstraction de tant à autre. La vie de marin est loin d'être une activité très noble. Si une fois au port, ou à Cair Paravel tout l'équipage faisait bonne figure, en mer tout était bien différent. Surtout que tous les matelos n'étaient pas issus de grandes familles. Au final, la vie de Marine n'était pas si différente que celle des pirates. Contrairement à ses derniers, nous possédions juste plus de ressources, d'argent et le soutiens du Royaume ce qui nous permettait de ne pas avoir à piller ou couler d'autre navire pour nous réapprovisionner. Sinon... Des hommes restent des hommes.

« Riwana. Mon nom est Riwana. Je suppose que l'on a du se rencontrer sur nos navires respectifs, si tu faisais également partie d'un équipage...  Si je peux me permettre... Je doute que tu ne vois ce qui doit être tâché sur ton visage de toutes façons. »


Riwana... En effet, ce nom ne me disait rien. Mais le visage de la pirate m'avait assez marqué je pense. Cherchant toujours à me souvenir, je tournais la tête vers la jeune femme qui avait arracher une partie de sa robe pour m'aider à me débarrasser de tout ce sang. Je la laissais donc me nettoyer le visage sans protester. C'était sans doute plus simple ainsi et elle proposait si gentiment son aide que je ne pouvais pas lui refuser. Quoiqu'elle venait tout de même de déchirer sa robe pour moi... Donc ennemi ou pas... Je devrais une robe à cette jeune femme.

« Comment un noble peut-il se retrouver dans un état pareil ? Je ne sais pas qui t'en voulait, mais apparemment, il avait bien l'intention de te mettre K.O. »

Ces mots me firent doucement rire. En effet, on avait bien eut l'intention de me mettre K.O, mais à l'évidence cela avait été un échec cuisant. Si je résistais mal à l'alcool, je pouvais encaisser plus de coup que l'on pourrait croire. Quand je le dit que la vie en mer ça endurci ! N'empêche, je ne pouvais cesser de m'en vouloir pour cet homme. Si il avait insulté ma famille, il ne méritait pas de mourir aussi bêtement. Quoique c'était sans doute mieux qu'il meure en combattant qu'en buvant trop d'alcool pour finir par s'étouffer en mangeant. D'ailleurs si j'avaos été blessé, je ne m'en souvenais pas. L'adrénaline avait sûrement masqué ma douleur. Ou tout du moins m'avait fait penser à autre chose.

« C'est ironique. On s'est rencontrés sur les mers et on se retrouve sur une plage. Peut-être que ça ravivera nos souvenirs. »

C'est vrai que c'était une sacrée coïncidence. Et Espéront qu'elle avait raison. Je n'aimais pas me souvenir ça me donnait l'impression d'être affreusement vieux.

« D'ailleurs, pourquoi es-tu venu ici ? Tu n'es pas obligé de me répondre si tu ne le souhaite pas. Tu peux même tenter de me noyer plus loin dans l'eau si je te tape sur les nerfs. La dernière chose dont tu dois avoir envie, c'est de quelqu'un comme moi qui te pose des questions. »

Ses mots me firent bien rire. Comment avais-je pu oublier une femme pareil ? Elle me plaisait bien. Il était assez dommage qu'elle soit une pirate. Enfin en soit cela ne posait plus trop de problème, je n'était plus de la Marine. Seulement je gardais une certaine aversion envers ces bandits des mers. D'un côté parce que j'avais passé une bonne partie de ma vie à les combattre et aussi parce que tous le monde pensait que j'étais un pirate. J'en avais peut-être la tête mais non. Et la plaisanterie ne me faisait plus beaucoup rire aujourd'hui. Mon beau sourire se transforma soudainement en grimace, apparemment Riwana avait posé son bout de robe sur une blessure... Qui ne devait être qu'une égratignure, mais cela piquait tout de même un peu.

- Si mes souvenirs sont bon, nous n'étions pas en de très bon termes à notre première rencontre. Je peux confirmer ta théorie sur le fait que l'on se soit rencontré en mer. Mais j'étais Capitaine de la Marine Narnienne et toi pirate. Donc nous avons échanger plus de coup d'épées que de paroles.

Marquant une pause, maintenant je me souvenais un peu mieux de otre rencontre. Il fallait dire aussi que je n'avais pas affronté énormément de femme-pirate dans ma vie. Rien que l'idée de rencontrer une femme en mer était assez exceptionnelle, pour un équipage d'exploration bien sûr. Parce qu'il me semblait évident que des navires de passagers n'embarquaient pas que des hommes.

- Merci pour ton aide. Et en effet, un homme saoul à tenter de me mettre K.O... Il doit regretter son geste à présent. Enfin... Si l'on peut faire ça dans l'au-delà... Et vu qu'un homme plein de sang qui se promène dans la capitale, noble ou pas, ce n'est pas très classe, j'ai préféré venir ici. Je pense que tu ne me contredira pas si je te dit que l'air marin aide à faire le vide dans sont esprit.

Je lui adressais un beau sourire en jetant un coup d'oeil vers l'horizon. J'avais rêvé tellement de fois de ce qui pourrait bien se ternir au bout de cet immense océan. Le vide ? Un nouveau continent ? Qui le savait ?

- Je suis déçu que tu m'ais oublié... Moi qui pensais que mon sourire était inoubliable... Oh... Si nous nous battions je ne t'ai peut-être pas souris en fait... Mais voilà qui est fait.

Désolé, c'était vraiment plus fort que moi. Je ne pouvais pas parler sérieusement sans qu'à un moment il m'arrive de lancer une imbécilerie. Mais ce n'était pas comme si j'avais besoins de m'exprimer correctement face à cette demoiselle.

- Je ne suis peut-être pas un Noble très... Noble, mais vous n'êtes pas une pirate très conventionnelle non plus. Il ne fallait pas déchirer votre robe pour moi. J'aurais pu mal interprêter ce geste.

Accompagnant mes mots d'un petit rire, j'espérais qu'elle ne réagirait pas mal à mes propos et qu'elle ne tente pas de me noyer comme elle me l'avait si bien proposer de le faire avec elle peu de temps auparavant. De plus, si mes souvenirs étaient bon, elle était une très bonne combattante, j'avais eut du mal à me débarrasser d'elle. Je me demande d'ailleurs qui avait gagner le duel à la fin... Pourquoi est-ce que je n'arrivais pas à me rapeller l'intégralité de cette bataille ? Trois ans à boire pour tenter d'oublier n'aidait pas énormément en ce moment même.

- D'ailleurs, si je puis me permettre, que fais-tu là ? Il est assez rare de voir une pirate se promener seule, loin de son équipage et de son navire... Oh ! Et je ne t'oblige pas à répondre non plus. Si tu veux me noyer pour me faire taire vas-y, quelqu'un à déjà commencer le travail pour toi.

En général les pirates ne posaient pieds à terre que lorsqu'ils voulaient piller un village ou boire un bon coup dans une taverne. Quoique... Je crois que la plupart du temps, ils faisaient les deux. Un pirate saoul n'était pas un petit rigolo qui vous frappait gentiment à la force de ses petits poings. Un bon pirate était toujours armé et quitte à avoir une arme, autant s'en servir. C'était une bonne logique, mais lorsque l'on avait un peu d'honneur, elle était à écarter. Bien que les pirates aient un code, je me demandais quels genre d'interdiction on pouvait imposer à ces hommes... Et ces femmes.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Dim 3 Aoû - 3:25


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Je retirais vivement ma main de son visage lorsque je l'avais visiblement piqué avec le pan de ma robe imbibé d'eau salée. Il devait avoir raison, il me semblait peu probable que nous ayons navigué ou marché à un quelconque moment main dans la main de toutes façons. Puis il me raconta rapidement ce qui lui était arrivé, me comptant aussi le fait que son cher adversaire était laissé pour mort quelque part, à l'heure qu'il était, probablement. Je l'observai un moment, finissant par remouiller mon morceau de tissu avant de nettoyer les dernières taches de sang sur son visage. Je ne contenais pas mon air sérieux bien longtemps cependant, en entendant les paroles de Rephaïm. Un charmeur tiens, c'était presque mignon. Sauf que ça m'éloignait encore plus de mes souvenirs. J'avais presque le sentiment que j'étais en train d'apprendre à le connaître, comme si nous ne nous étions jamais rencontrés autrefois. Lorsque son visage fut propre, je distinguais quelques plaies mais rien de trop important, fort heureusement pour l'ancien matelot.

Ses dires sur la noblesse me plurent assez. Un noble pas très noble, c'était assez peu commun ça... Mais qu'entendait-il pas une pirate peu conventionnelle ? La suite me fit sourire, presque rire même. Je n'avais pas vu les choses comme ça, il était vrai. A choisir entre ma robe et lui, je n'avais pas hésité longtemps. Des robes, j'en ferais bien d'autres. Il était plutôt gentils et amusant ce narnien, ce n'était pas plus mal qu'il soit venu par ici. C'était de la bonne compagnie, j'aurai pu tomber sur pire. Bon sang, comment cela se faisait-il. Pourquoi n'arrivais-je pas à me souvenir exactement de lui ? J'avais l'impression d'avoir la réponse sur le bout de la langue, mais plus j'essayais de savoir, plus je sentais la réponse m'échapper... Oh c'était vrai. Il devait encore moins comprendre que moi ce que je faisais ici. Les pirates ne font pas carrière pour arrêter du jour au lendemain après tout... et bien, visiblement, si. Je baissais le regard vers le morceau de tissu que je tenais.
« C'est drôle. Tu es venu ici pour te vider l'esprit alors que moi je suis là pour me rappeler. Comme si tu étais plus ancré dans le futur et moi dans le passé. » Pause. « Enfin, ça n'a aucun sens. Ce que je raconte. » Je me relevais finalement, m'avançant vers l'eau avant de tourner le dos à la mer, regardant Rephaïm.

« On peut toujours se donner rendez-vous dans quelques mois afin de voir si j'aurai oublié ton sourire ou non. Peut-être aurons nous encore une fois oublié la nature de notre rencontre ici... enfin, de nos retrouvailles. Ce serait plutôt loquace... » Je lui adressais un sourire chaleureux et amusé avant de me rapprocher à nouveau, m'agenouillant dans l'eau, face au narnien. « Moi je suis là car j'en avais assez de rester à l'auberge. Je ne supporte plus les tavernes et les auberges, mais lorsqu'on rentre d'un... voyage sur les flots, on a pas vraiment le choix. Où vis-tu, toi ? Et si je suis ici, c'est car je ne supporte pas de rester enfermée à l'intérieur. J'avais besoin de me rafraîchir les idées. » Je baissais la tête vers ma robe déchirée, me rappelant des paroles de Rephaïm. « En tous cas non, tu n'es pas un noble comme les autres apparemment. Et je suppose que je ne suis pas une pirate comme les autres non plus d'ailleurs... » Je m'interrompis alors, ayant une illumination soudaine en songeant à ma robe et à son allusion à l'interprétation de mon geste. On s'était bien battus oui, mais pas longtemps visiblement... J'ignorais si ce moment devait se montrer gênant ou s'il devait plutôt être... révélateur ? Après tout, l'un de nous se souvenait enfin.

Je me rapprochais un peu plus de lui en souriant. Il n'avait pas encore du se rappeler de son côté.
« Il semblerait aussi que nous ne sommes pas des ennemis comme les autres... » Me voyant mal lui dire ce qui m'était venu à l'esprit quelques instants plus tôt, j'allais tenter de faire réagir sa mémoire au toucher. Je posais l'une de mes mains sur sa joue, la tournant vers mon visage. Après quelques secondes d'hésitation, je pivotais complètement en passant mes jambes de chaque côté des siennes, posant ma seconde main sur ses épaules. Je ne pus me retenir de rire en imaginant ce à quoi il devait penser s'il n'avait pas encore comprit où je voulais en venir... « Ça ne te rappelle rien ? » Ne sachant pas vraiment s'il était encore un peu confus ou s'il avait comprit, je poussais doucement le haut de son corps sur le sable afin de l'allonger sous moi. Je me penchais ensuite vers lui, posant chacune de mes mains à gauche et à droite de sa tête, rapprochant à peine mon visage du sien. Je pris alors le même ton que lui lorsqu'il m'avait parlé de son sourire quelques minutes plus tôt, en souriant. « Ne me dis pas que tu as pu oublier ce genre de choses ! »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Lun 4 Aoû - 21:04




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




Si je faisais des efforts pour me souvenir, je n'avais pas réellement envie de remonter à cette époque où je naviguais au service du Royaume de Narnia. J'avais été tellement bête et naïf durant ses années à penser que rien ne pouvait m'atteindre... J'en avait payé le prix à présent. Mais ce prix avait été bien plus lourd que ce que j'aurais pu imaginer. Du coup... Je faisais des efforts sans trop en faire non plus. A croire que j'avais peur de tomber sur un truc bizarre à trop chercher dans ma mémoire.

« C'est drôle. Tu es venu ici pour te vider l'esprit alors que moi je suis là pour me rappeler. Comme si tu étais plus ancré dans le futur et moi dans le passé. Enfin, ça n'a aucun sens. Ce que je raconte.»

Levant un sourcil, je ne comprenais pas vraiment ce qu'elle voulait dire par "être ancré dans le futur", mais elle sembla réaliser elle-même le sens de ses propos... Ou alors c'était parce que je lui adressais une tête vraiment bizarre. Oh hé ! Ce n'est pas parce que je suis un Noble et que j'ai été bien éduqué que je dois tout comprendre tout de suite hein !

« On peut toujours se donner rendez-vous dans quelques mois afin de voir si j'aurai oublié ton sourire ou non. Peut-être aurons nous encore une fois oublié la nature de notre rencontre ici... enfin, de nos retrouvailles. Ce serait plutôt loquace... »

Je regardais Riwana se positionner en face de moi avec un sourire amusé. Elle était sérieuse ? Bon d'accord, il fallait bien avouer que l'on avait l'air de deux gos débiles amnésiques là. Quoique, j'avais le prétexte de l'alcool moi ! Et même si elle était pirate, cette jeune femme n'avait pas l'air d'avoir bu.

« Moi je suis là car j'en avais assez de rester à l'auberge. Je ne supporte plus les tavernes et les auberges, mais lorsqu'on rentre d'un... voyage sur les flots, on a pas vraiment le choix. Où vis-tu, toi ? Et si je suis ici, c'est car je ne supporte pas de rester enfermée à l'intérieur. J'avais besoin de me rafraîchir les idées. »

C'est vrai qu'il n'y avait pas cinquante solution pour dormir une fois revenu sur terre. Surtout pour une pirate. Quand je faisais partie de la Marine, en temps que capitaine, je pouvais profiter de Cair Paravel. Mais bon, les tavernes et les auberges ne me dérangeaient pas plus que ça. Je trouvais même qu'il y régnait une bonne ambiance, c'était plutôt agréable lorsqu'on ne voulait pas se prendre la tête avec des Nobles trop pompeux. D'ailleurs ça ne m'étonnais que Riwana vienne ic pour se rafraîchir les idées. Après tout... J'étais venus faire la même chose. Même si dans mon cas il serait mieux de parler d'un "vidage" de l'esprit.

« En tous cas non, tu n'es pas un noble comme les autres apparemment. Et je suppose que je ne suis pas une pirate comme les autres non plus d'ailleurs... »

Bon au moins, il y avait un point sur lequel on était d'accord ! De toutes façons si elle m'avait sortie que j'étais un Noble comme les autres, je l'aurais sans doute noyer. D'ailleurs; à présent cette menace sonnait à mes oreilles comme un jeu. Du genre : Mauvaise réponse, tu meurs ! Un jeu dangereux en sommes. Mais je crois que j'avais eut ma dose de mort pour la journée.

« Il semblerait aussi que nous ne sommes pas des ennemis comme les autres... »

Parce qu'il y a des catégories dans les ennemis ? On peut être plus ou moins ennemi ? Ou alors des ennemis qui ne s'aiment pas mais s'aiment quand même ? Si Riwana m'avait fait bonne impression jusque là... Elle redescendait dans mon estime. Cependant, elle du bien remarquer mon incompréhension et s'approcha de moi en posant une main sur ma joue. Euh... Oui... Je... Je me savais beau mais si on avait été ennemis... Elle passa alors ses jambes autour des miennes tout en posant sa seconde main sur mon épaule. Oh non ! Je n'avais pas l'intention de me plaindre d'un telle situation ! Je ne comprenais juste pas où elle voulait en venir. Enfin... Si, mais je ne voyais pas le rapport avec le fait que nous étions des ennemis "pas comme les autres".

« Ça ne te rappelle rien ? »

Réfléchissant à ses mots, je laissais Riwana me basculer en arrière pour me retrouver allongé dans le sable avec la pirate au dessus de moi. Attendez... Combien de fois je me suis retrouver avec une pirate au dessus de moi ? Remontant dans mes souvenirs je retrouvais immédiatement d'où je connaissait précisément Riwana. Comment j'avais pu oublier un moment pareil ? Ca avait été le combat le plus contradictoire de toute ma vie.

« Ne me dis pas que tu as pu oublier ce genre de choses ! »

Me mordant la lèvre inférieur, je comprenais son terme "d'ennemis pas comme les autres" maintenant. Et le regard que je lui adressais voulait clairement dire "Oh oui ! Je me souviens ma belle !". Relâchant ma lèvre, je me mit à rire avant de répondre.

- Je me demande comment j'ai pu oublier cette bataille... Epique. Seulement il manque ton épée sur ma gorge et la mienne dans ton dos il me semble.

Comme pour illustrer mes propos, je posais chacune de mes mains sur les hanches de la jeune femme. Puis, je la forçais à tourner pour me retrouver au dessus d'elle. C'était mieux ainsi non ? Quoique durant notre... Semi-combat, je me souvenais qu'elle ne voulait en aucun cas me laisser prendre le dessus. Ce qui était assez logique dans un combat en fait...

- D'ailleurs si tu veux te venger maintenant... Je n'y vois aucun problème. Il nous manque simplement nos armes, mais on peut faire sans.

Sans cesser de sourire, je finis tout de même par délivrer Riwana et m'assis à côté d'elle. Bien sûr que je blaguais ! Vous pensez vraiment que j'allais me "battre" avec cette jeune femme ici ? Sur la plage ? Non mais vous imaginez le délire avec le sable ça doit... Non je ne préférais pas y penser. De toutes façons nous n'étions plus ennemis aujourd'hui. Nous étions... Rien du tout je crois. D'ailleurs Riwana avait énormément remonter dans mon estime à présent. Et d'un sens, j'étais plutôt content de me retrouver ici avec elle. Enfin je préférai que ce soit elle que quelqu'un d'autre.

- Sinon pour répondre à ta question, je vis aussi dans des auberges ou des tavernes. Je n'ai pas envie de revoir la tête des Nobles de Cair Paravel. Et puis... Je n'ai pas envie de me lancer dans un long voyage pour rentrer chez moi et me retrouver en face de sa Seigneurie mon frère. Je crois que je n'aurais aucune autre envie que de le frapper... De toutes façons il doit me croire mort et ce n'est pas plus mal.

A présent, je n'avais plus tellement envie de rire, j'étais plus épuisé. Si j'étais "ancré dans le futur" comme l'affirmait Riwana, c'était pour éviter de rejoindre mon épuisant passé. Vous imaginez si je devais retourner vivre à la cour ? Parmis tous ses hypocrites qui ne pensent qu'à leur petite fortune et leur renommée ? Impossible. J'aurais trop envie de leur crier à tous leurs quatre vérités et je finirai en prison pour ça. Alors autant rester à boire et à discuter avec des débiles d'alcooliques. Eux au moins ils savaient que la vie n'était pas rose.

- J'ai vraiment du mal à comprendre ce que l'on peut envier des Nobles... Heureusement qu'en mer on oublie titre et naissance parce que sinon je n'aurais jamais pu me sortir de tout ce... Bazars...

Je fis une pause avant de reprendre.

- Mais comment tu en es arrivé à la piraterie en fait ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Mer 6 Aoû - 1:36


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Je lui adressais un sourire avant de me retrouver dos au sable. Bon, au moins comme ça, on avait moins l'air de deux amnésiques et on se souvenait ! Ce qui enlevait un poids, il fallait quand même le reconnaître. C'était sans doutes le seul combat que j'avais connu qui avait tourné de la sorte d'ailleurs... mais il fallait bien mêler le plaisir à la bataille parfois après tout ! Enfin, je disais cela comme si nous étions encore pirate et marin. Mais c'était clairement différent aujourd'hui. Nous n'étions plus rien de tout ça. Enfin... je me comprenais. « Je doute que ce ne soit adéquat mon cher... » lui répondis-je avec un air de défi avant de sourire de nouveau. Lorsqu'il se remit en position assise, je me redressais de même, ramenant mes genoux contre ma poitrine et posant le menton sur ces derniers, contemplant l'horizon. Il me confia alors que son frère était seigneur - et je le plaignais sérieusement à ce propos, en tous cas je n'aurai jamais pu le deviner... - et qu'il logeait aussi des tavernes et auberges. Je ne connaissais pas vraiment sa vie, mais quelque part, je le comprenais.

S'il évitait sa famille, ce n'était pas pour rien. Lui, ne semblait pas aimer ses origines, son titre. Moi c'était l'inverse. Je reniais le fait que nous ayons un jour posé pied à terre. Finalement j'avais pris l'habitude de me faire aussi bien à la mer qu'à la terre, avec le temps. Ce n'était pas désagréable, mais ma place se trouvait ailleurs. Mais je venais juste d'attraper ses dernières paroles au vol lorsque j'eus l'impression qu'elles me frappaient en plein visage. On le pensait mort ? Je venais à croire que nos histoires bien que différentes, s'entremêlent assez. S'il me disait qu'il ne savait pas vraiment quoi faire de sa vie et qu'il regrettait d'avoir laissé un petit frère ou une petite sœur, je m’inquiéterai vraiment. Peut-être que nos... retrouvailles dirons nous, étaient faites pour nous faire réfléchir ? Je l'ignorai. Mais j'aimais assez sa compagnie, cela changeait. Je demeurai silencieuse, n'osant pas tout de suite répondre à Rephaïm. Je préférai lui laisser le temps de parler un peu encore, ou de profiter d'un moment de silence même. Je tournai légèrement la tête vers lui, l'air triste. A vrai dire, moi non plus je ne comprenais pas. Leur vie était trop... bien pour nous autres, paysans. Ils ignoraient tout de nos vies. Ils nous sous-estimaient et nous jaugeaient sans la moindre hésitation. Je me souviens encore du père de Willer qui lui refusait de me côtoyer d'ailleurs. Je suppose que c'était car je n'avais aucun rang, aucun titre. Oui, mais moi au moins j'étais débrouillarde. Comme les autres. Un noble, sans son éducation et sa richesse, ne vaut plus rien.

Rephaïm avait eu la chance de connaître la marine et de ne pas rester cloîtré dans une demeure poussiéreuse et bien trop grande pour lui seul, juste parce qu'il avait un rang élevé. Je relevais la tête lorsqu'il me posa la question sur la piraterie, conservant mon air triste sans vraiment m'en rendre compte. Cela ne m'amusait pas vraiment de trop songer au passé, mais j'y étais bien obligée. Je refusais d'oublier ma vie, elle m'aidait à avancer.
« Je suis issue d'une lignée de pirates. Ma famille est composée d'eux. Mais mes parents ont décidé de se retirer avant que ma sœur ne vienne au monde. J'étais encore très jeune, mais j'ai eu du mal à accepter que l'on m'arrache à l'endroit d'où je venais, où j'étais née. A ma famille. J'ai toujours eu un caractère de pirate, même si je n'ai pas passé ma vie à bord d'un bateau, à vrai dire. » Je finis par poser mes coudes sur le sable, en position semi-allongée, fixant la mer. « Ma nature m'a toujours rattrapée, mes parents n'aimaient pas ça. Un jour, j'ai eu une mésaventure avec un pirate, un capitaine. Je m'en suis débarrassée mais son équipage a su qui l'avait fait disparaître, et ils sont allés se venger sur ma famille. Alors je me suis vengée sur eux. Je suis partie, après. A Calormen. Puis lorsque j'en ai eu l'occasion, j'ai rejoins un équipage de pirates venus piller Teebeth. L'occasion rêvée de retourner dans mon élément. »

Je baissais les yeux vers le sable fin, et les vagues remontant vers nous sans jamais nous atteindre. La vue était vraiment très belle, il y avait une petite brise fraîche s'émanant de la mer probablement, et tout était calme. Je demeurai silencieuse un moment, avant de poser les yeux sur le beau brun. « Je comprend ce que tu veux dire. Ta famille pense que tu es mort car, je suppose, elle ne sait pas si tu es toujours en mer... moi ils n'ont plus aucune nouvelle de moi depuis six ans. J'ai cru comprendre que tu n'aimais pas ton passé, et ton présent non plus apparemment. Je ne suis pas fière non plus de ce que j'ai vécu, mais je vois chacun de mes échecs comme un accomplissement. Là où tu échoues, tu n'échoueras plus. Là où tu as réussi, tu as gagné quelque chose. La vie n'est facile pour personne, je pense. Il faut se battre chaque jour, contre les autres. Contre ceux qui nous jugent sans nous connaître, ceux qui nous ont vu grandir, nos amis, nos ennemis même. Contre nous-même. N'est-ce-pas finalement ce qui compte le plus ? L'opinion que l'on a de nous-mêmes ? Ma vie n'est pas et ne sera jamais belle, je suis loin de faire partie des princesses, et je n'aspire pas à en devenir une. Mais je suis sur cette terre. Je mérite donc d'aimer ma vie, d'avoir le droit d'être heureuse. Même si je ne le suis pas. Et j'ai le droit aussi de rendre les autres heureux, si je le peux. »

Je fis une pause, me demandant s'il comprenait ce que je voulais dire. Je ne pensais pas qu'il pense de la même manière que moi à vrai dire. C'est pour cette raison-là que je lui parlais de tout ça. Dire quelque chose à l'autre, en sachant qu'il sait déjà ce que l'on va lui dire, ça n'a aucun sens. On s'en fiche. Le plus intéressant, c'était de partager. Confronter les points de vue, modes de pensée. « Je n'ai pas reçu la plus brillante éducation qui soit. Je suis pauvre. La piraterie m'a aidé justement à gagner de l'argent, sans quoi je ne serai jamais revenue. Je veux retrouver ma famille, je veux qu'ils voient ma réussite. Ils n'apprécieront pas, ils m'en voudront et auront peut-être même préféré me savoir morte, qui sait. Mais je me suis endurcie. J'ai accompli quelque chose. Je ne sais pas si tu détestes tous les membres de ta famille, mais tu devrais peut-être voir les choses comme je les vois moi. Ne pense pas à ce qu'ils attendent eux, de toi. Réfléchis. Tu mérites mieux qu'une vie à passer dans les tavernes et auberges. Tu peux y rester le temps qu'il te faudra, si tu refuses de faire quoi que ce soit. Mais je pense que tu devrais essayer de trouver ton petit bonheur. Un petit objectif, même minime. Aller aborder quelqu'un qui te plait, ou que tu aimerais avoir comme ami, si ce n'est plus. Aller divertir des jeunes narniens en jouant avec des épées en bois avec eux. Leur apprendre à les manier. Juste une petite action de temps en temps, ça peut faire beaucoup de bien. Tu n'as pas besoin d'être le meilleur des hommes. Ni d'être noble. Sois l'homme que tu rêverai d'être. Celui que tu envierai. »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Jeu 7 Aoû - 1:52




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




Apparemment, ce soir était une soirée aux confessions. Cependant je ne m'en plaignais pas. Habituellement, j'évitais le plus possible de parler de moi et de mon passé, mais sans le fait que Riwana en ait fait parti, faisait que j'avais une certaine confiance en elle. Ce qui en soit été assez bizarre vu que nous étions des ennemis. Mais à présent, je n'étais plus Capitaine, elle n'était plus pirate... Donc nous n'avions aucune raison de vouloir nous battre. Nous étions un peu comme... Deux vieux combattants qui s'amusaient à relaté des souvenirs lointain commun.

« Je suis issue d'une lignée de pirates. Ma famille est composée d'eux. Mais mes parents ont décidé de se retirer avant que ma sœur ne vienne au monde. J'étais encore très jeune, mais j'ai eu du mal à accepter que l'on m'arrache à l'endroit d'où je venais, où j'étais née. A ma famille. J'ai toujours eu un caractère de pirate, même si je n'ai pas passé ma vie à bord d'un bateau, à vrai dire. Ma nature m'a toujours rattrapée, mes parents n'aimaient pas ça. Un jour, j'ai eu une mésaventure avec un pirate, un capitaine. Je m'en suis débarrassée mais son équipage a su qui l'avait fait disparaître, et ils sont allés se venger sur ma famille. Alors je me suis vengée sur eux. Je suis partie, après. A Calormen. Puis lorsque j'en ai eu l'occasion, j'ai rejoins un équipage de pirates venus piller Teebeth. L'occasion rêvée de retourner dans mon élément. »

Être arraché de l'endroit d'où l'on venait... J'avais connu ça également. MAis au final je m'étais plutôt bien adapté à ma nouvelle vie et ma "nouvelle famille". Il fallait dire aussi que ma véritable famille n'était pas des plus exemplaire. Enfin, je n'avais pas fait énormément d'effort pour bien m'entendre avec Père et Frère non plus. En fait, il n'y avait que la gent féminine que j'appréciais bien quand j'étais jeune. J'avais appris à vivre avec des hommes en partant en mer. Avant ça, je passais mes journées à lire, regarder les nuages passer allongé dans un champs de fleur, jouer de la harpes et défier l'autorité de mon Père. Mais d'un sens ce dernier avait eu raison de m'imposer un autre enseignement que celui qu'avait choisit ma mère sinon... Sinon je serais sans doute devenue un Noble débile qui se pavane à Cair Paravel, passant ses journées à discuter tissus avec les femmes de la cour.

Si je me plaignais souvent de ce que j'avais vécût, je n'étais pas le seul à avoir surmonter des épreuves. Le récits de Riwana me prouvait bien qu'elle n'avait pas eut une vie toute rose non plus. Cela me rassurait un peu et me fit réaliser que... C'était peut-être parce que nous avions vécût beaucoup de choses pour notre jeune âge qu'au final nous avions une facilité à en parler, même nous étions ennemis. Il y avait peu de personne qui comprenait les choix que j'avais pu faire pour en arriver là, mais Riwana faisait parti de ce peu de personnes.

« Je comprend ce que tu veux dire. Ta famille pense que tu es mort car, je suppose, elle ne sait pas si tu es toujours en mer... moi ils n'ont plus aucune nouvelle de moi depuis six ans. J'ai cru comprendre que tu n'aimais pas ton passé, et ton présent non plus apparemment. Je ne suis pas fière non plus de ce que j'ai vécu, mais je vois chacun de mes échecs comme un accomplissement. Là où tu échoues, tu n'échoueras plus. Là où tu as réussi, tu as gagné quelque chose. La vie n'est facile pour personne, je pense. Il faut se battre chaque jour, contre les autres. Contre ceux qui nous jugent sans nous connaître, ceux qui nous ont vu grandir, nos amis, nos ennemis même. Contre nous-même. N'est-ce-pas finalement ce qui compte le plus ? L'opinion que l'on a de nous-mêmes ? Ma vie n'est pas et ne sera jamais belle, je suis loin de faire partie des princesses, et je n'aspire pas à en devenir une. Mais je suis sur cette terre. Je mérite donc d'aimer ma vie, d'avoir le droit d'être heureuse. Même si je ne le suis pas. Et j'ai le droit aussi de rendre les autres heureux, si je le peux. »

Alors là, Riwana m'impressionnait. Le regard fixé sur l'horizon, je méditais ses paroles. Comment arrivait-elle à garder autant d'espoir, à rester si optimiste ? J'avais toujours eut l'impression que... Quoique je fasse, jamais je n'obtenais la récompense que j'espérais. En faisant partie de la Marine, je voulais rendre mon père fière de moi, mais ce dernier m'avait toujours traiter comme un moins que rien face à mon grand-frère et la mort de ma mère avait effacé le peu de fierté qu'il pouvait ressentir à mon égard. Si on disait que les femmes étaient des êtres faibles, et bien Riwana devait être un homme et moi une femme, parce que je n'arrivais pas à penser qu'un jour... J'aurais le droit d'être heureux. D'aimer ma vie, d'aimer ce qui m'entourent. C'était... Comme si les dieux s'acharnaient sur moi, comme si ils avaient un quota de bonehur et un quota de malheurs à épuiser mais ne pouvait doner des deux à tout le monde.

« Je n'ai pas reçu la plus brillante éducation qui soit. Je suis pauvre. La piraterie m'a aidé justement à gagner de l'argent, sans quoi je ne serai jamais revenue. Je veux retrouver ma famille, je veux qu'ils voient ma réussite. Ils n'apprécieront pas, ils m'en voudront et auront peut-être même préféré me savoir morte, qui sait. Mais je me suis endurcie. J'ai accompli quelque chose. Je ne sais pas si tu détestes tous les membres de ta famille, mais tu devrais peut-être voir les choses comme je les vois moi. Ne pense pas à ce qu'ils attendent eux, de toi. Réfléchis. Tu mérites mieux qu'une vie à passer dans les tavernes et auberges. Tu peux y rester le temps qu'il te faudra, si tu refuses de faire quoi que ce soit. Mais je pense que tu devrais essayer de trouver ton petit bonheur. Un petit objectif, même minime. Aller aborder quelqu'un qui te plait, ou que tu aimerais avoir comme ami, si ce n'est plus. Aller divertir des jeunes narniens en jouant avec des épées en bois avec eux. Leur apprendre à les manier. Juste une petite action de temps en temps, ça peut faire beaucoup de bien. Tu n'as pas besoin d'être le meilleur des hommes. Ni d'être noble. Sois l'homme que tu rêverai d'être. Celui que tu envierai. »

Rah ! Ca m'énervait de penser que Riwana avait raison. Elle ne faisait que me dire ce que j'avais préféré ignorer pendant ces trois dernières années. Ma famille... Moi aussi j'aimerai les revoir. Mais comme ils étaient avant. Je voulais retourner dans ce magnifique château fleurit en compagnie de ma soeur. Courir dans tous les sens, sans avoir à me soucier du lendemain. Revoir ma mère me sourire en me voyant progresser dans les disciplines qu'elle m'avait choisie. Aller embêter mon frère pendant qu'il étudiait la politique du pays puis se faire disputer par mon père. Mais tout cela était derrière moi. Il était impossible que tout redevienne comme avant. Ma mère n'était plus de ce monde, ma petite-soeur perdue quelque part sur terre ou sur mer, je ne savais même pas si elle était encore à Narnia ! Et même si il restait mon grand-frère et Père ces derniers me pensaient morts et auraient sans doute honte de me revoir passer les portes de notre demeure en leur racontant que j'avais échouer à ma dernière mission.

Sans m'en rendre compte, je m'étais mis à pleurer. Comment vouliez vous que je passe pour un homme fort alors que j'étais totalement incapable de contrôler mes émotions ? D'un revers de main, j'essuyais rapidement mes larmes. J'espérais que Riwana ne les avaient pas vues, mais j'en doutais fortement. Je me forçais alors à sourire. Même si il s'agissait d'un sourire triste, au moins... Il était là.

- Je ne sais pas comment tu fait pour rester aussi optimiste. J'ai toujours eut l'impression que l'on s'acharnait sur moi. Lorsque j'étais petit, j'étais un bon élève, je passait mon temps à étudier pour faire plaisir à ma mère. Puis mon père à voulu reprendre mon éducation et c'est ainsi que je suis devenu la pupille d'un autre Seigneur dont toute la famille est réputé pour être de très bon marin. Par la suite j'aiintégré la Marine, j'ai grimpé les échelon comme personne. Être Capitaine à 25 ans... C'était presque du jamais vu ! Et pourtant je l'avais fait. J'avais même l'intention de devenir Commandant de toute une flotte. Pour le première fois de ma vie, mon père était fier de moi ! Je... Que pouvais-je espéré de mieux ? Puis... Ma mère est tombé malade... Je suis revenu le plus vite possible chez moi, mais c'était trop tard, j'ai juste eut le temps d'assister aux derniers instants de sa vie. Après ça... Mon père à remis tout les malheurs de la famille sur mon dos... La mort de ma mère puis la fuite d'Olivia...

Je marquais une pause en pensant à Olivia. Je la revoyais encore toute souriante, préparer un plan diabolique pour aller voler quelques tartes en cuisines. Puis les yeux pétillants d'admiration lorsque je lui racontais mes différentes missions en mers ou quand je lui décrivais Anvard et Tashbaan. Ou encore ses éclats de rire lorsque je tentais de lui imiter le comportement des Nobles à la cour de Cair Paravel. Que de souvenirs... Olivia me manquait tellement... Elle était sans doute la seule à pouvoir me redonner espoir, à redonner un sens à ma vie...

- Pour le moment, il n'y a pas d'homme que je rêverais d'être. Je ne sais pas où aller... Je n'ai plus personne sur qui compter. Enfin... Si, ma pette-soeur court sans doute quelque part dans ce monde. Je pense qu'elle doit être la seule raison qui fait que je suis encore en vie. Elle aussi à beaucoup perdu je pense... Je ne sais pas si elle m'en veux, mais j'aimerai tellement la retrouver. Au moins savoir qu'elle est en vie, qu'elle va bien. En même temps, j'ai passé une bonne partie dema vie à la protéger, à la défendre lorsque mes parents voulaient la forcer à ce marier... Mais malgré toutes mes recherches, je n'ai rien trouver. Juste quelques indices de ces passages. J'ai l'impression qu'elle m'échappe sans cesse...

Je soupirais longuement et cette fois mon sourire se fit moins triste lorsque je rajoutais.

- Rah... Les femmes de nos jours... Incapable de rester en place une seconde. Il ne manquerait plus qu'à ce qu'elles vous donne des conseils et tente de vous remonter le moral.

J'adressais un sourire amusé à Riwana. Evidemment, ma dernière phrase s'adressait à elle. Mais c'était plus pour la taquiner qu'autre chose. Et elle si elle n'était pas trop bête, elle s'en était sûrement aperçus. Sérieusement, je devait bien avouer que cette soirée sur la plage me soulageait bien plus que si j'avais tenter, une fois de plus, de tout oublier, de tout enfouir dans un coin de ma mémoire. Ralalah... Maintenant j'allais devenir doublement redevable envers mon ancienne ennemie.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Jeu 7 Aoû - 16:50


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Peut-être avais-je été un peu trop directe. Enfin, je n'allais pas m'empêcher d'être directe et franche non plus, il valait mieux dire les choses lorsqu'on les pensait que de tout garder pour nous et se confondre parmi tout un tas de mensonges. Je préférai, au pire des cas, blesser en disant la vérité plutôt qu'en mentant ou en laissant les autres découvrir le véritable fil de mes pensées. Je ne supportais pas l'hypocrisie. Rephaïm ne m'avait pas l'air de l'être, et j'aimais ça. C'est alors que je me rendis compte qu'il semblait vraiment triste. En l'observant bien, je remarquai même qu'il pleurait. Nom d'un lion, j'avais réussi à faire pleurer un homme ! Pas peu fière de moi, je commençai à sourire avant de reprendre un air sérieux. Je l'avais fait pleurer. Malgré tout, je ne me sentais pas coupable pour un sou, s'il devait pleurer, il valait mieux qu'il le fasse. C'était comme la vérité, mieux valait montrer ce que l'on ressentait que de tout garder au fond de soi en pensant oublier. On ne peut oublier éternellement ce qu'on a décidé de refouler au fond de soi.

Il essuya ses larmes, n'osant pas poser les yeux sur moi, sans doutes de peur que je ne le vois faire. Je fis comme si de rien n'était le temps qu'il reprenne la parole. Il devait en avoir besoin aussi, parler faisait un bien fou. Puis, nous n'étions pas de la même famille. Nous n'étions pas amis d'enfance. Nous étions égaux, nous pouvions bien parler sans non plus nous juger. Nous devions être libres de suivre ce que désirait notre cœur, et si cela était de se confier à son ancien ennemi, ainsi soit-il. Néanmoins, Rephaïm souriait. Du moins, je voyais l'once d'un sourire sur son visage. Il commença à parler, et je demeurai attentive, souriant à mon tour lorsqu'il parla du fait qu'il était devenu capitaine très jeune. Il n'était pas incompétent, loin de là. Je l'avais vu, son navire. Il avait bien su le gérer. J'avais ignoré cependant que le capitaine à l'époque, c'était lui... ses rêves, ou du moins son but - même s'il en parlait au passé - étaient intéressants et tout à fait faisables à mes yeux. Mais je ne comprenais pas tout, il n'avait pas fini de parler après tout. Mon sourire se perdit alors lorsqu'il évoqua la mort de sa mère, le fait qu'il soit arrivé trop tard. J'ignorai si mes parents étaient encore en vie, en bonne santé. Lenaë également. Après tout, on ne sait jamais. Ils devaient se demander la même chose à mon sujet sans doutes...

La fuite d'Olivia ? Il devait parler de sa sœur, sans doutes. Ainsi, lui aussi il en avait une. Plus jeune probablement... Je me demandais à quoi elle ressemblait. Dans une autre vie peut-être, si nos familles avaient pu se connaître miraculeusement, nous aurions pu être amis. Et nos sœurs l'être elles aussi toutes deux. Mais cela était impossible. Si nous nous connaissions, c'était grâce à la piraterie et aux explorations narniennes. Rien de plus, rien de moins. Enfin... c'était surtout grâce à mon capitaine à moi. S'il n'avait pas voulu attaquer le navire de Rephaïm, jamais je ne l'aurai rencontré. Je le rencontrerai sans doutes là, maintenant. Et cette rencontre serait toute autre. Mais nous étions ici. Nous nous connaissions. Nous étions qui nous étions. Rien ne changerait notre vie, mais nous, nous avions le pouvoir de choisir comment vivre le restant de nos jours. Pas choisir le futur que l'on voulait. Le futur est une notion. Nous vivions dans le passé actuellement, et nous vivions également le futur. Ce jour, hier, était à venir, et demain il serait advenu. Mais aujourd'hui était le présent. Et moi, j'ai toujours préféré ce temps aux deux autres. C'est le temps juste. Celui qui ne dure pas, mais celui qui peut tout changer.

Je tournai à nouveau la tête vers lui, me redressant finalement pour m'asseoir. Ainsi donc, il était totalement perdu. Et il se sentait seul. La seule personne qu'il aurait aimé voir n'était pas là, il ignorait où elle se trouvait. Peut-être était-elle elle aussi à la recherche de son frère ? Au fond, nobles ou pas, nous n'étions pas bien différents. Je me confortai dans cette pensée de plus en plus. C'était comme si cette Olivia était une énigme, de la fumée qui vous file entre les doigts. Mais j'étais sûre qu'il pouvait la retrouver. Mais je doutais fort qu'il ne la trouve dans une taverne ou une auberge... Rephaïm soupira avant de rajouter quelque chose sur les femmes. Il n'avait pas tord finalement, sa sœur entrait bien dans cette catégorie. Et tiens... moi aussi apparemment. Je lui adressais également un sourire, amusée par sa remarque. Je l'aimais bien, ce narnien. Même s'il était noble. Après tout, il n'aimait pas plus sa condition que ça, donc... Je me rapprochais finalement de lui, passant mes bras autour de lui pour lui faire un câlin. Il devait en avoir besoin. Je calais un instant ma tête sur son épaule, lui répondant par la même occasion.


« Tu la retrouveras. Apparemment, nos sœurs - si je ne me trompe pas au sujet d'Olivia - sont trop aimées de leurs grands frère et sœur pour qu'elles se retrouvent sans nous bien longtemps encore. »

Je m'éloignais légèrement du beau brun, mais restant quand même près de lui, et le regardant à nouveau. « Tu sembles fuir la mer, mais c'est là que tu étais le mieux visiblement. Que t'es t-il arrivé pour que tu décides de te retirer ? On ne passe pas autant de temps dans les tavernes sans raison. » Me doutant qu'il n'allait pas se sentir vraiment mieux à cause de moi, j'enchaînais rapidement en répondant à ce qu'il avait dit un peu plus tôt. « Si tu ne sais pas qui tu veux être, ni ce que tu veux faire, il vaudrait mieux que tu essayes d'expérimenter de nouvelles choses. Mes parents étaient marchands de tissu lorsqu'ils ont décidé de quitter la piraterie. Je n'ai pas vraiment aimé ça, mais j'étais trop petite pour dire non. Lorsque je suis vraiment partie de chez moi, j'ai fais des choses dont je ne suis pas spécialement fière, et je ne parle pas de piraterie. Mais j'ai mis du temps avant d'obtenir ce que je voulais. A cette époque-là, je voulais fuir, me faire oublier. Finalement après, j'ai songé au fait qu'il valait mieux retourner chez moi avec quelque chose. »

Je me tus un instant, me rendant compte que je ne tenais pas trop à m'égarer. J'attrapais sa main entre les miennes en lui souriant de nouveau. « Lorsque tu n'aimes pas ta vie, tu te dois de la changer parce que personne ne la changera à ta place. Mais certaines personnes aideront au changement. Désormais, j'ai l'expérience de la piraterie, j'ai exercé quelques métiers, si on peut tous les nommer ainsi... et j'ai récolté assez d'argent, plus que je n'en ai jamais eu. Je sais que je ne le garderai pas longtemps, je ne suis pas riche pour autant. Mais je peux retourner chez moi, grandie. Je ne suis plus la mauvaise graine qu'ils voyaient en moi. Je ne suis plus que leur fille. Je suis une femme, j'ai vécu des choses dont ils n'ont pas idée. Toi aussi, ton père, ton frère et même ta sœur ignorent ce qui t'es arrivé. Tu n'aimes pas ta vie, mais sers toi de ton passé pour construire quelque chose de nouveau, renouer des liens. Pas forcément avec ceux qui t'ont blessé, mais au moins avec ceux que tu aimes. S'ils ne t'acceptent pas tel que tu es, ils ne te méritent pas. »

Je soupirais, marquant un temps de silence. Le soleil s'était désormais bien couché, et les vagues nous atteignaient enfin, même si ce n'était pas non plus extrêmement violent. A vrai dire, j'étais même amusée. « On pourrait faire un jeu si tu veux. Se poser des questions et y répondre, sur le passé, le présent ou même le futur. Sur les relations que l'on a eu, avons ou aimerions avoir. Sur des endroits où nous sommes allés. On pourrait même se lancer des défis, à faire ici ou ailleurs. » Ce n'était qu'une idée, mais ça pourrait empêcher à l'un comme à l'autre de raconter sa vie et regretter ou non ce que nous avions entreprit. Le présent. Nous vivions dans le présent. Sans relâcher sa main, je me relevais doucement, le tirant vers moi pour qu'il se relève à son tour, puis je reculais vers l'eau, jusqu'à sentir celle-ci m'arriver aux genoux. « Nous avons la plage et la mer pour nous seuls, autant en profiter aussi ! Alors dis-moi. Que veux tu faire ? »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Ven 8 Aoû - 0:38




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




Plus le temps passait, plus je me rendais compte à quel point nous, les hommes, étions des imbéciles. Comment certains d'entre nous pouvaient encore penser qu'ils contrôlaient tout ? Ralalah... Si quelqu'un détenait bien le pouvoir dans ce monde, c'était les femmes ! Elles n'étaient peut-être pas en première ligne, mais derrière elles contrôlaient tout ! C'est fou l'influence qu'elles pouvaient avoir sur nous autres pauvres petits hommes. Heureusement que j'étais né homme alors... Car je me serais montrer bien pitoyable comme femme. J'étais déjà incapable de me conseiller moi-même... Alors les autres ! Je préférai largement crier un ordre et que l'on m'obéisse immédiatement que de réfléchir si je fais le bon choix ou non.

J'étais tellement perdu dans mes pensées que je n'avais pas remarque Que Riwana s'était rapprochée de moi. Pourtant je sentis bien son bras passer autour de mon épaule et sa tête se poser. Par réflexe, je posai ma tête sur la sienne pendant qu'elle me répondait :

« Tu la retrouveras. Apparemment, nos sœurs - si je ne me trompe pas au sujet d'Olivia - sont trop aimées de leurs grands frère et sœur pour qu'elles se retrouvent sans nous bien longtemps encore. »

Ah... C'est vrai que j'avais parler de Olivia sans préciser qu'elle était ma petite-soeur. Alors comme ça Riwana aussi avait une petite-soeur qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps ? Ralalah... On avait décidément bien plus de point en commun que l'on aurait pu le croire à notre première rencontre. Mais son optimisme me fit sourire et réussit à me convaincre que je retrouverai Olivia un jour. Même si c'était dans longtemps, j'étais sûr que l'on finirai par ce revoir un peu... Un peu comme un Prince Charmant et sa Dame dans un conte.

« Tu sembles fuir la mer, mais c'est là que tu étais le mieux visiblement. Que t'es t-il arrivé pour que tu décides de te retirer ? On ne passe pas autant de temps dans les tavernes sans raison. »

Riwana avait enlevé son bras de mon épaule, mais était resté près de moi. Pour la énième fois, je devais avouer que la Pirate avait raison. Jamais je n'aurais décidé de passer ma vie à boire dans des tarvenes si mon navire n'avait pas coulé. Cette idée m'aurait même semblé absurde ! Des fois j'aimerai pouvoir remonter le temps pour aller me mettre une baffe en me disant qu'il fallait que je remballe ma fierté et fasse attention à ce qui se passe autour de moi. Je m'apprêtais à répondre à Riwana, mais elle reprit avant que je n'ai le temps de sortir un mot :

« Si tu ne sais pas qui tu veux être, ni ce que tu veux faire, il vaudrait mieux que tu essayes d'expérimenter de nouvelles choses. Mes parents étaient marchands de tissu lorsqu'ils ont décidé de quitter la piraterie. Je n'ai pas vraiment aimé ça, mais j'étais trop petite pour dire non. Lorsque je suis vraiment partie de chez moi, j'ai fais des choses dont je ne suis pas spécialement fière, et je ne parle pas de piraterie. Mais j'ai mis du temps avant d'obtenir ce que je voulais. A cette époque-là, je voulais fuir, me faire oublier. Finalement après, j'ai songé au fait qu'il valait mieux retourner chez moi avec quelque chose. »

Expérimenter de nouvelles choses... en l'entendant prononcer ces mots j'ai fallit l'interrompre pour lui demander " Comme se battre et s'aimer en même temps ?". Mais c'était assez déplacé vu la conversation et puis... La suite des paroles de Riwana m'intéressait tout de même. Des choses dont elle n'étais pas spécialement fière ? C'était possible ça ? Moi qui pensait que les pirate n'avait aucune fierté... Ou tout du moins une fierté bien loin du concept que je m'en faisais. Mais ce n'était pas au nombre de pirate que je connaissais bien que je pouvais juger. En fait, à part Riwana en ce moment même... Je crois que je n'avais jamais eut une réelle conversation avec une pirate.

« Lorsque tu n'aimes pas ta vie, tu te dois de la changer parce que personne ne la changera à ta place. Mais certaines personnes aideront au changement. Désormais, j'ai l'expérience de la piraterie, j'ai exercé quelques métiers, si on peut tous les nommer ainsi... et j'ai récolté assez d'argent, plus que je n'en ai jamais eu. Je sais que je ne le garderai pas longtemps, je ne suis pas riche pour autant. Mais je peux retourner chez moi, grandie. Je ne suis plus la mauvaise graine qu'ils voyaient en moi. Je ne suis plus que leur fille. Je suis une femme, j'ai vécu des choses dont ils n'ont pas idée. Toi aussi, ton père, ton frère et même ta sœur ignorent ce qui t'es arrivé. Tu n'aimes pas ta vie, mais sers toi de ton passé pour construire quelque chose de nouveau, renouer des liens. Pas forcément avec ceux qui t'ont blessé, mais au moins avec ceux que tu aimes. S'ils ne t'acceptent pas tel que tu es, ils ne te méritent pas. »

Que répondre à ça ? Bien sûr que mon frère et mon père ne savaient pas ce que j'avais vécût. En même temps, ils ne m'avaient jamais interroger à ce sujet non plus. Olivia de son côté... Elle n'étais peut-être même pas au courant que j'étais officiellement mort. Elle ne savait peut-être même pas pour Mère. Même si elle n'avait jamais été aussi proche d'elle que je l'avais été, elle restait sa mère. Moi-même je savais que si je ne les aimais pas particulièrement, si mon frère ou mon père venait à rendre l'âme, je serais triste. Et peut-être bien plus triste que je ne l'imagine. Cela fait toujours mal d'apprendre que l'on a perdu un proche. Cette idée me rapela d'ailleurs l'homme que j'avais tuer tout à l'heure. Même si c'était un alcoolique, sa famille devait m'en vouloir en ce moment et ça se trouve, les autorités me recherchaient en ce moment même.

« On pourrait faire un jeu si tu veux. Se poser des questions et y répondre, sur le passé, le présent ou même le futur. Sur les relations que l'on a eu, avons ou aimerions avoir. Sur des endroits où nous sommes allés. On pourrait même se lancer des défis, à faire ici ou ailleurs. »

Etonnée par la proposition de la jeune femme, j'oubliai immédiatement mes pensées sombres. Je la laissais me relever pour m'attirer vers l'eau. Un petit bain ? Pourquoi pas après tout. Mais son idée de jeu était assez marrante, elle permettait à la fois de satisfaire notre curiosité envers nos passés respectif tout en s'amusant un peu.

« Nous avons la plage et la mer pour nous seuls, autant en profiter aussi ! Alors dis-moi. Que veux tu faire ? »

Cette proposition était assez louche. Désolé de revenir là dessus, mais il ne fallait pas me demander ce que je voulait faire lorsque je me retrouvais seul avec une jolie femme dans un décors aussi paradisiaque ! Quoique... Malgré la beauté du lieu ce ne devait pas être l'endroit idéal pour ce genre de chose. Non mais vous comprenez... Le sable ne rend pas les choses très agréables. Enfin, je ne vais pas vous faire un dessin non plus ! Alors j'espère que vous avez compris ce que viens de dire ! Je ne le réexpliquerai pas deux fois. Au pire, rien ne vous empêche de relire en tentant de vous mettre dans ma peau.

Plus sérieusement, je ne pu m'empêcher d'afficher un sourire amusé. Suivant Riwana dans la mer, je continuais d'avancer sans lâcher sa mains. Nos vêtements allaient être trempés... Mais tant pis. Ils finiraient par sécher. L'eau m'arrivait au dessus des genoux lorsque j'haussai les épaules pour répondre du'n air indifférent :

- Ce jeu m'a l'air pas mal. Et on peut dire que tu as déjà commencer. Si je me souviens bien... Ta question était... Pourquoi je passe mon temps dans des tavernes alors que j'aime la vie sur mer ?

Même si je connaissais parfaitement la réponse, j'hésitai un moment à la dire. Puis je fis mine de réfléchir. Mais je faisais seulement mine parce que en soit j'en avais un peu rien à faire de la manière dont les mots allaient sortir de ma bouche. Oh hé ! On est pas à la cour là je peux parler comme je le souhaite non ? Ce n'était pas Riwana-la-Pirate qui allait me faire des reproches ! Et même si elle m'en faisait... Je pouvais toujours la noyer ! Quoique je n'ai pas très envie de tuer une si jolie damoiselle...

- L'honneur. Cette saleté d'honneur m'empêche de retourner sur mer. Et la prudence aussi je pense. Ou la peur peut-être... Trois ans auparavant, on m'a envoyer en expédition. Je pense que tu as entendu parler de ces fameuses expéditions que lancent les trois Royaumes dans l'intention de conquérir de nouveau territoire. Et bien j'ai reçu ce genre de mission et... Ca a mal tourné. On voguait tranquillement quand soudain les flots se sont déchaîner... Hop ! D'un coup ! Sans prévenir ! Pourtant il faisait un temps radieux une seconde avant ! Et si j'en ai essuyer des tempêtes, jamais je n'avais fait fasse à un tel déluge. Je... Je n'ai même pas les mots pour le décrire. Il est donc arrivé ce qu'il devait arrivé. A chaque vague qui passait sur le pont je perdais de plus en plus de marin, mais j'ai décider de garder le cap. Mon Navire à sombrer... Tous camarades également et... Je ne sais pas quel miracle je suis encore vivant.

Cette histoire n'étais pas des plus marrante à raconter. J'avais d'ailleurs encore un peu de mal avec. Mais maintenant que j'y repensais... Si j'arrivais vraiment à vivre. A reprendre le cours de ma vie, à trouver le bonheur... Peut-être je pourrais un jour raconter cette histoire à mes enfants comme un moment des plus épique. Ca se trouve, je ferais même parti des contes comme étant l'unique Capitaine ayant survécût à la furie des dieux. Peut-être était-ce pour ça que j'étais encore en vie... Pour avertir le plus de monde possible, pour faire cesser cette folie...

Bref nous faisions un jeu non ? Nous voulions nous amusez non ? Affichant un grand sourire, j'attrapai Riwana par les épaules et la poussai pour qu'elle tombe à l'eau. Puis tout en riant, je me laissai également dans la mer. Quitte à être mouillé autant l'être complètement. Je m'assis dans l'eau, même si je ne touchait pa le sol, tout en continuant de rire. C'est fou ce que cette eau salée m'avait manquée. Il n'y avait rien de mieux qu'un bon bain d'eau de mer. Oh d'ailleurs ! Cela me rappelais toute les fois où j'avais menacer mes marins de les jeter par dessus bord si ils ne m'écoutaient pas... Un joru je l'avait vraiment fait à mon second d'ailleurs... Le pauvre. Heureusement que le vaisseau n'avançait pas et qu'il s'avérait être un très bon nageur. Enfin l'homme ne l'avait pas mal pris. Je l'avais même aider à remonter à bord et il en avait profiter pour me jeter à la mer à mon tour. Si cela m'avait fait plus rire qu'autre chose, je préférais tout de même que cela ne se reproduise pas trop souvent. Mais c'était devenu une sorte de jeu du coup avec mon équipage tout entier lorsque nous étions à l'arrêt en pleine mer. On s'amuse comme on peut quand on est sur un navire.

- L'eau est un peu fraîche non ? Alors profitons-en ! Bon... C'est à mon tour à présent !

Cette fois, je réfléchis vraiment. J'avais envie d'en savoir un peu plus sur Riwana, parce que hormis le fait qu'elle était plutôt douée pour se battre et pour embrasser... Je ne savais pas grand chose d'elle. Quoique si, à présent je connaissais ses origines. Mais je lui avais raconté quasiment toute ma vie, pourquoi devrait-elle garder des secrets ?

- Tu as dit que tu n'avais pas toujours été une pirate que... Que tu avais exécuter des métiers qui n'étaient pas vraiment des métiers dont tu es peu fière... De quel genre d'activité s'agit-il ? Je pensais que les pirates ne reculait devant rien pour gagner de l'argent...

Je ne savais pas si Riwana allait me répondre, mais après tout ce que je lui avait révélé, elle me devait bien ça. Elle avait même réussit à me faire pleurer ! Bon en soit, je vous accorde que ce n'était pas réellement un exploit. J'avais toujours été nul pour cacher mes sentiments... Et je le suis toujours. Je me demande comment certaines personnes faisaient pour rester toujours aussi stoïque. Ou alors pour manipuler leur sentiments. Vous l'aurez deviner, je ferais un très mauvais dirigeant. Heureusement que je n'aurais jamais à l'être !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Ven 8 Aoû - 15:13


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Au moins, l'idée de jeu lui plaisait, et ce serait plus amusant que triste ou nostalgique ! En tous cas, je l'espérai. Rephaïm mit un moment avant de répondre à la question que je lui avais posé un peu plus tôt. Puis il reprit la parole, me parlant des expéditions menées par les trois royaumes principaux de ce beau monde. Puis il parla de l'une des tempêtes qui s'était déchaînée sur les mers et océans, et dont son navire et équipage avait été témoin et malheureusement victime. C'était étrange quand même toutes ces explorations qui finissaient mal. Enfin, de nombreuses gens accusaient les dieux et leur courroux à cause justement, de ces conquêtes. Je ne m'en fichais pas tellement, mais j'ignorai s'il fallait prendre parti. Les rois contre les dieux. J'avais un roi et aucun dieu, comment étais-je supposée choisir un camp ? J'étais pirate, peut-être avais-je moi aussi commis quelque délits à l'encontre de ces dieux qui n'étaient pas les miens...

C'était quand même étrange. Il devait se sentir miraculé ou plutôt mal, d'être le seul et unique survivant de son équipage... peut-être n'avait-il pas été épargné pour rien ? Peut-être était-ce seulement le hasard ou la chance ? En tous cas, il avait eu beaucoup de chance. Énormément même. La vie lui avait redonné une seconde chance, mais il n'avait pas l'air de l'avoir prit comme telle. On dirait que c'était plutôt une punition. Qu'il s'en voulait d'être en vie. Ce n'est pas comme s'il était coupable... Comme s'il aurait pu braver la tempête avec tout ses hommes et avait pu contrer la colère des dieux. En tous cas, si moi j'avais été l'unique survivante de l'équipage de pirates avec lequel j'avais vogué sur les flots, j'aurai tenté d'honorer leur mémoire du mieux que je le puisse. J'aurai raconté nos histoires de pirates, j'aurai glorifié leurs noms, vanté les mérites de notre navire, de son capitaine. Je leur aurai rendu hommage et les auraient fait vivre à travers moi. Car il n'aurait pas eu d'autre moyen de se les remémorer. En tous cas, je respectai ce que me disait Rephaïm et ne fis aucun commentaire. Pas tout de suite en tous cas. Peut-être plus tard ?

De toutes façons je n'eus le temps de rien faire que je me retrouvais dans l'eau. Par chance, je n'étais pas entièrement trempée, en tous cas le sommet de mon corps et une partie de mes cheveux ne l'étaient pas... Rah, mes cheveux. Quel bordel pour sécher toute cette magnifique masse capillaire, si vous saviez ! Enfin. Je me relevais tant bien que mal - les robes n'étant pas si pratiques dans l'eau - puis je me mis à rire à mon tour, voyant que Rephaïm s'était laissé tomber de son côté. Je reculais un peu, histoire de pouvoir nager un peu plus loin, même si ce n'était pas grand chose et que j'avais largement pied. J'écoutais le beau brun, me demandant quelle question il allait bien pouvoir me poser... jusqu'à ce qu'il trouve. Je ne souriais plus vraiment à présent, me contentant de lui tourner le dos quelques instants, histoire de me rafraîchir un peu et de profiter de l'eau avant de devoir répondre. Il avait tord. Il y avait une différence entre vouloir de l'or et des bijoux et des richesses en étant pirate, et vouloir à tout prix gagner de l'argent. Car ce que j'avais fais ne m'avait rien rapporté. J'aurai mieux fait de rester à la rue sans doutes, et à mendier comme une... mendiante, ma foi.

Je réfléchissais à comment amener le sujet sans que ça ait l'air trop péjoratif à mon égard, puis finalement je retournai vers Rephaïm, nageant sur le dos, les yeux rivés sur le ciel sombre. Bientôt, celui-ci serait éclairé de millions d'étoiles.
« Il y a des limites à ma dignité, aussi bien qu'à la tienne, et c'est valable pour tout le monde je crois. » Je soupirais avant de m'asseoir dans l'eau, là où elle était peu profonde. « J'ai quitté mon village archenlandais lorsque j'avais vingt ans, et je suis partie à Tashbaan. Je ne savais pas très bien quoi faire, mais il me fallait récolter un peu d'argent pour vivre, et trouver un endroit où me loger. Je suis machinalement allée dans une taverne. Le maître des lieux semblait être quelqu'un de bien, et il avait un arrangement à proposer. Je pensais que je ne valais rien à cette époque, que je méritai ce qu'il me proposait, et que je serai sans doutes bonne à ça le temps de récolter un peu d'argent. Sauf que je n'ai presque rien eu, que j'étais exploitée avec les autres gens. J'étais tavernière le jour. Et à la nuit tombée, je faisais partie des catins, là pour servir les besoins et envies des gardes, soldats et nobles calormènes. Apparemment je faisais bien mon travail, c'est peut-être ça qui me faisait peur. »

Je n'osais pas vraiment regarder le narnien, préférant de loin me focaliser sur autre chose. Je portai mon attention sur quelques rochers entre la plage et l'eau. Enfin, dans la mer. « Après, j'ai été gouvernante. Je m'occupais des enfants d'une famille de nobles. Puis je leur confectionnais des vêtements, puisque j'avais de l'expérience. Finalement lorsque j'en ai eu l'occasion, je suis partie à Teebeth et je confectionnai des vêtements pour tout ceux qui le désiraient. » Je tournai finalement la tête vers lui, espérant que ma réponse lui conviendrait. Nul besoin d'argumenter énormément, le principal était là. Maintenant, c'était à mon tour de lui poser une question... Alors, que pouvais-je bien lui demander ? Je savais des choses sur sa famille, ce qu'il avait fait comme travail, sa situation actuelle aussi d'ailleurs. « Alors, mon tout beau, à mon tour... » J'observai attentivement Rephaïm avec un sourire amusé, puis je me rapprochais un peu de lui. « En dehors d'Olivia, quelle personne au monde aime-tu le plus ? Personne vivante. »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Ven 8 Aoû - 21:31




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




J'attendais tout d emême ma réponse avec un certaine impatience. Mince... Depuis quand j'étais redevenu un gamin incapable d'attendre plsu d'une secondes ? Oh... Sans doute lorsque Riwana avait proposer de jouer. J'amais jouer, j'avais toujours aimé jouer, je ne pouvais pas le nier ! Mais j'aimais surtout gagner. Enfin... Dans un tel jeu il n'y avait pas réellement de gagnant. Notre seule récompense c'était d'en savoir plus que l'autre. Mais bon, on allait pas se leurrer, ces informations nous serviraient pas à grand chose dans l'avenir.

« Il y a des limites à ma dignité, aussi bien qu'à la tienne, et c'est valable pour tout le monde je crois. J'ai quitté mon village archenlandais lorsque j'avais vingt ans, et je suis partie à Tashbaan. Je ne savais pas très bien quoi faire, mais il me fallait récolter un peu d'argent pour vivre, et trouver un endroit où me loger. Je suis machinalement allée dans une taverne. Le maître des lieux semblait être quelqu'un de bien, et il avait un arrangement à proposer. Je pensais que je ne valais rien à cette époque, que je méritai ce qu'il me proposait, et que je serai sans doutes bonne à ça le temps de récolter un peu d'argent. Sauf que je n'ai presque rien eu, que j'étais exploitée avec les autres gens. J'étais tavernière le jour. Et à la nuit tombée, je faisais partie des catins, là pour servir les besoins et envies des gardes, soldats et nobles calormènes. Apparemment je faisais bien mon travail, c'est peut-être ça qui me faisait peur. »

En effet, ce n'était pas très glorieux comme expérience... Finalement je comprenais que Pirate n'était pas le pire métier que l'on pouvait faire. Catin... J'avais contribuer à ce genre de commerce pendant un temps. Dans mes débuts en temps que marin en fait. Mais j'avais arrêter, pourquoi ? Et bien par respect pour la gent féminine bien sûr ! Puis c'était réducteur que de devoir payer une fille pour l'avoir... Je préférait largement la séduire autrement qu'avec mon argent. En plus, ce n'était pas pour me vanter, mais j'étais plutôt doué sans ce domaine. D'ailleurs cela ne m'étonnais guère que Riwana faisait... "bien son travail". Oui, je parlais en connaissance de cause... Mais j'avais vraiment du mal à l'imaginer dans un tel bordel à regarder passer les hommes. Et gagner trois fois rien.

« Après, j'ai été gouvernante. Je m'occupais des enfants d'une famille de nobles. Puis je leur confectionnais des vêtements, puisque j'avais de l'expérience. Finalement lorsque j'en ai eu l'occasion, je suis partie à Teebeth et je confectionnai des vêtements pour tout ceux qui le désiraient. »

Je me retîns de rire en tentant de m'imaginer Riwana s'occupant d'enfant en leur parlant comme si eux aussi étaient des pirates. Et attendez... Je voulais offrir une robe à cette demoiselle alors qu'elle les confectionnait elle-même ? A quoi bon alors ? A moins que je ne la paye pour qu'elle se fasse une robe à elle-même... Mais ce serait assez louche je pense... Quoique... Au final, cette histoire de robe pouvait bien attendre, elle était bien moins importante que le jeu en cours.

Si Riwana s'était éloignée en nageant un peu, je n'avais pas bouger. J'aimais bien être dans l'eau... Et je m'en fichais bien de finir trempé jusqu'à l'os... Au contraire, je trouvais ça amusant ! Après il suffirait d'allumer un feu pour se réchauffer un peu, une bonne chanson et une bouteille de rhum pour mettre un peu d'ambiance ! Oui oui... J'avais vraiment le secret des bonnes soirées ! J'en avais fait tellement avec mon équipage et même avant de rentré dans la Marine Royale !

« Alors, mon tout beau, à mon tour... »

Mon tout beau... J'ai faillit me sentir flatté tien ! Mais pas le temps pour le narcissisme, j'attendais ma question.

« En dehors d'Olivia, quelle personne au monde aime-tu le plus ? Personne vivante. »

La personne que j'aime le plus au monde ? C'était quoi cette question ? J'aurais bien répondu sans réfléchir : Nadja. Mais elle ne comptait pas comme une personne vivante vu que en soit elle n'avait jamais exister... Je ne pouvait pas dire ma mère... Roh et c'était compliqué, je n'avais plus énormément d'amis aujourd'hui. Enfin si j'en avais, mais la plupart me croyait mort ! Quoique, il y avait la petite duchesse de Beauchamp, Agnèle. Noon ! je l'appréciais bien, mais pas tant que ça ! C'est marrant le nombre de personne qui me vinrent à l'esprit. Des personnes auxquels je n'avais pas songé depuis longtemps. Comme par exemple Freyja et son frère qui étaient de très bons amis lorsque je fréquentais Cair Paravel. Ou alors il y avait ce gosse là... C'était quoi son nom déjà... Ah ! Oui ! Willer, le petit Iskandr, qui était un de mes amis quand j'étais petit. Ouais mais rien ne dit que je m'entendrais en bien avec lui aujourd'hui. Sinon il y avait bien Rowena, mais elle était bien trop mystérieuse pour que je puisse dire que je l'aime comme un membre de ma famille.

- C'est une bonne colle que tu me pose là petite... Je veux bien te donner un nom, mais je ne suis pas sûr que cette personne soit encore en vie aujourd'hui...

Je continuais de réfléchir à toutes les personnes que j'avais apprécier dans ma vie. Il n'y avait personne que j'aimais autant que je pouvais aimer Olivia. Elle était ma soeur, elle était unique ! Seulement il y avait bien le nom d'une personne qui me venait à l'esprit. Ce n'était pas que je l'aimais, mais je l'appréciais, l'admirais aussi et surtout lui était éternellement redevable. Puis je doutais fortement qu'il soit mort. Il était impossible de tuer ce genre de personne j'en était sûr.

- Je crois qu'il n'y a pas de personne en vie que j'aime le plus... Si ce n'est Olivia... Mais vu que je t'ai promis un nom... Eöl Noldor. C'est un guérrisseur qui était présent à la mort de ma mère. Enfin même si elle était un cas désespéré, il a réussi à apaiser ses souffrances et à la maintenir en vie jusqu'à mon retour. Puis quelques années plus tard, il m'a sauver d'un piège à loup dans lequel je m'étais pris. Il m'a ramener chez lui, m'a soigné et à pris soin de moi jusqu'à ce que je me sente prêt à repartir.

Un sourire nostalgique s'était affiché sur mon visage pendant que je parlais. C'est marrant, j'avais presque oublié que malgré tous mes malheurs, j'avais quelques bon souvenirs. Ou tout du moins des personnes que j'étais heureux de connaître. Si me prendre le pied dans un piège à loup n'était pas des plus glorieux, on pouvait dire que cela m'avait rapproché de Eöl. Je pense que je pouvais le considéré comme un ami aujourd'hui. Vu le temps que j'avais passé chez lui... Le contraire aurait été étonnant.

- En fait... Je lui voueplus une reconnaissance éternelle. Mais on peut dire que c'est une forme d'amour aussi. Oh ! Et même si ça fait longtemps que l'on s'est vu, je suis sûr qu'il n'est pas mort ! Il faudrait être un monstre pour vouloir tuer un homme pareil ! Et les elfes vivent bien plus longtemps que les humains donc aucunes chance que sa vieillesse l'ai emporté !

Woh... Depuis combien de temps je n'avais pas été aussi joyeux ? Depuis combien de temps n'avais-je pas eu de pensées heureuse et cette snesation de bien-être ? Depuis au moins trois ans je pense. Pour une fois je n'avais pas l'impression d'être totalement perdue et de ne pas être à ma place dans ce monde. Bien au contraire, jamais je ne m'étais senti aussi à ma place... Comme si le monde ne pouvait se passer de moi ! Ah ... Apparemment mon narcissisme était de retour et se portai même plutôt bien.

- Oh ! Mais c'est à moi !

Annonçant ceci avec un grand sourire, je réfléchis une petite seconde, mais j'avais déjà une idée de ma question avant même que Riwana ne posela sienne.

- J'aimerai savoir ton nom entier et celui de ta soeur. Ca doit être mon côté Noble qui ressort... Mais j'imagine que tu as un nom de famille et peut-être même un deuxième nom ? A moins que ce ne soit pas d'usage chez les pirates...

Je savais que parfois, dans les millieus les plus pauvres, on ne se donnait pas la peine de donner une second prénom. Et souvent seuls les Nobles portaient un nom de famille. Quoiqu'il y avait bien quelques marchands qui se donnaient un nom afin que l'on se souvienne de leur magasin à tous jamais à travers ce nom qu'il transmettait à leur enfant. Mais si tout le monde pouvait se donner un nom, les pirates en faisaient-ils de même ? Ou alors Riwana était-elle la descendante d'une grande famille ? Ces questions hantaient mon esprit depuis quelques minutes maintenant.

- Oh ! Et oui, je voudrais connaître le nom de ta soeur au cas où je la croise. Comme ça je pourrais lui dire que sa grande-soeur la cherche. Et qu'elle va bien.

Ce petit rajout n'était peut-être pas nécéssaire, mais j'étais sérieux lorsque je disais ça. Pourquoi ? Tout simplement parce que si Riwana croisai un jour Olivia j'aimerai qu'elle fasse la même chose. Qu'elle lui dise que son grand-frère la chercher, qu'il est toujours en vie et en bonne santé et surtout qu'il l'aime.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Dim 10 Aoû - 13:58


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Ah, il avait du mal à dire un nom... était-ce parce qu'il avait trop de monde en tête ou car il n'y avait personne ? S'il avait perdu contact avec sa famille, cela ne pouvait être quelqu'un qui était de son sang. Un ami ? Un frère de cœur ? Une femme ? Je l'ignorai éperdument, mais je ne tarderai pas à le savoir... lorsque lui-même aurait trouvé la réponse à ma question. Ce petit jeu n'était pas si mal que ça à vrai dire. Nous en apprenions énormément sur l'autre, sur sa vie, ses buts, sa famille, ses relations, ses envies... et finalement, ça ne pouvait qu'approfondir notre lien, déjà assez particulier pour des ennemis finissant dans le lit du camp adverse. Ou plutôt, la cabine du navire de l'ennemi même... Puis finalement, il trouva sa réponse et me donna un nom, que je ne connaissais pas. Mais à l'entendre, j'aurai juré qu'il s'agissait d'un narnien, et sans doutes d'une créature. Sans doutes un elfe... Il y avait un lien néanmoins avec sa mère, et cette « histoire » était assez touchante. Pas à tel point que je ne verse une petite larme ou devienne triste, certes, mais elle n'en demeurait pas le moins du monde touchante. Ils devaient avoir une belle relation. Un peu comme si cet Eöl avait toujours su être là au moment propice...

Il souriait. Il devait se souvenir de moments heureux en sa compagnie. Pour une fois qu'il n'affichait pas un sourire triste, autant en profiter pour sourire d'autant plus à mon tour. Il avait beaucoup de charme, surtout lorsqu'il souriait. Il reprit la parole, confirmant ce que j'avais supposé : son ami était une créature elfique. Ces gens-là devaient être tellement passionnants ! En Archenland je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de côtoyer toutes ces créatures narniennes. Et ici, je n'en avais pas encore vu beaucoup. Juste quelques nains extrêmement sympathiques et bons vivants. J'adorai les nains et leur mauvais caractère lorsque l'on était en désaccord ou qu'ils avaient envie de se battre dans les tavernes. Ils étaient de très bons compagnons, et d'excellents buveurs... ils tenaient mieux l'alcool que moi sans doutes. Je devais probablement apprendre à boire encore plus, si je voulais être une pirate digne de ce nom. J'espérai du fond du cœur que Rephaïm reverrait Eöl alors, un jour. Il semblait être capable de le rendre heureux, et c'était là tout ce qu'il méritait. Seulement du bonheur, beaucoup de bonheur et de joie après tout ce temps passé seul. J'allais l'aider à aller mieux, j'avais déjà réussi indirectement à le faire sourire en lui rappelant quelque chose de bon.

J'observai l'eau claire près de nous alors qu'il cherchait une question à me poser. Je me souvenais bien, dans les eaux du fleuve où nous allions nous baigner lorsque nous étions petits avec les autres enfants du village. Certaines petites bêtes adoraient venir se joindre à nous, et nous ne leur faisions jamais le moindre mal. En tous cas moi, je respectai énormément les animaux et tout ce qui n'était pas... humain. Quoi que les nains, elfes et autres créatures de ce genre étaient à mes yeux, aussi humaines que nous l'étions Rephaïm et moi. J'aimais particulièrement ces petites écrevisses d'eau douce archenlandaises, qui grimpaient sur le fils du boucher qui en avait une peur bleue. Ah, c'était le bon vieux temps... mais aujourd'hui, j'avais grandi. Plus de retour en arrière possible. Je n'en voulais pas de toutes façons. J'allais vivre une vie trépidante, peuplée d'aventures. Je retournerai sur les flots et prendrai sûrement logis tout de même quelque part en Archenland. Car sur terre, il y avait bon nombre de gens auxquels je tenais et que j'espérai ne plus avoir à perdre de vue aussi longtemps. Puis Rephaïm reprit la parole, me sortant de mes pensées avec sa question. Quelle question étrange ! Pourquoi n'aurions-nous pas des noms composés ou longs ?


« A vrai dire, mon prénom... mon premier prénom est Aurore. Riwana vient ensuite. Je m'appelle Aurore Riwana Darröw. J'ai abandonné Aurore il y a quelques temps, lorsque je suis devenue pirate, et que j'ai eu l'impression que je commençai vraiment à vivre. Je suppose que ça, c'est peut-être comme tu dis, un truc de pirate. Choisir un autre prénom que celui que nous portions à l'origine. Nous avons beaucoup de surnoms dans un équipage, enfin... un par pirate je dirais. Moi c'était simplement Riwana. Plus Aurore. »

Il y avait des pirates qui se faisaient surnommer de différentes manières d'ailleurs, parfois c'était suite à un acte particulier. L'égorgeur par exemple, comme son nom l'indiquait, tuait ses ennemis uniquement en les égorgeant et pas autrement. Le sournois quant à lui s'amusait à faire croire qu'il serait clément avec ses victimes avant de les torturer psychologiquement et de les achever une fois qu'ils devenaient fous. Puis il y en avait d'autres, moins... glorieux. Comme Spaghettino. Le pauvre homme s'était fait taillé en lamelles l'avant bras, et le sang qui s'était écoulé de tout ce tas de peau et de chair sur le pont du navire adverse avait rappelé un plat de pâtes à la sauce tomate à nous autres. Il avait du se faire amputer et portait ce surnom depuis. Je doutais qu'il ne l'appréciais réellement d'ailleurs... Après avoir imaginé ces magnifiques images dignes d'un conte de fées pour enfant, le narnien me réveilla à nouveau en reprenant la parole. Lenaë ? Je l'observai, presque ébahie qu'il me demande quelque chose de semblable. Il ferait ça pour moi ? Après tout... lui aussi voulait retrouver sa sœur. Je pourrais bien faire de même...

« Ma soeur s'appelle Lenaë. Lenaë Amalya Darröw, si ça peut t'aider de te souvenir de son deuxième nom aussi... et merci. Même si je me dirige vers elle quoi qu'il arrive, je pense savoir où elle se trouve. »

Je ne demandais pas le nom d'Olivia puisque je connaissais déjà le prénom de la jeune fille ainsi que le nom de famille de Rephaïm. Ah non tiens ! Il ne me l'avait pas dit... « Donne moi également ton nom. Si je rencontre une Olivia, je pourrai lui transmettre également le message comme ça. » Je m'éloignai un peu dans l'eau, commençant à avoir froid, puis je fis quelques brasses afin de ne pas geler sur place. J'aurai bien retiré ma robe afin d'être plus à l'aise dans mes mouvements, mais je suppose que cela aurait semblé tout autre aux yeux de Rephaïm... j'aviserai plus tard dans ce cas. Peut-être même que lui aussi aurait préféré être plus à l'aise sans ses vêtements à son tour. Ce coup-ci j'allais lui poser une question sur son futur. Le passé, j'en savais déjà assez, tandis qu'en ce qui concernait son avenir, j'en savais bien trop peu. Il vivait dans le passé, même s'il avait essayait de s'en détacher. Il le ressassait chaque jour en se traînant d'une taverne à l'autre apparemment... et ça n'allait pas continuer éternellement. Il fallait qu'il parvienne à s'occuper autrement, même s'il pouvait retourner autant de fois qu'il le souhaitait là-bas. Je me rapprochais de nouveau de lui, attrapais sa main et le tirai avec moi vers le rocher un peu en hauteur, plus loin.

Une fois arrivés au rocher, je montais dessus - tant bien que mal à cause du poids de ma robe trempée - et j'aidai Rephaïm à monter à son tour, puis j'allais m'asseoir, tout en ayant les pieds dans l'eau.
« On va sûrement mourir de froid si on reste là trop longtemps, mais autant profiter un peu de ce pauvre rocher qui n'attendait que nous ! Alors. Ma question... » Je repris ma réflexion là où elle s'était arrêtée, me demandant ce qui pourrait le faire le plus réfléchir. Parler de ses relations, peut-être pas. Il fallait que ce que j'allais lui demander soit focalisé essentiellement sur lui. Pas sur sa famille, sur lui. Quelque chose de nouveau, n'ayant pas forcément de rapport avec son passé. Lorsque j'eus trouvé, je pivotais vers lui, ramenant mes pieds sous mes genoux. « Quelles nouvelles expériences aimerai-tu vivre ? Cela peut être quelque chose d'assez simple, ou qui peux te sembler également irréalisable... de quoi as-tu envie ? Même si tu penses que tu ne peux pas le faire, je veux tout savoir. Tout ce qui te passe par la tête. Même à la limite, revivre un moment passé mais qui pourrait arriver à nouveau. Je veux quelques exemples ! »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Mar 12 Aoû - 22:10




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




Sans que je m'en rende compte, le ciel s'était assombri et les première étoiles commençaient à apparaitre une par une. D'ailleurs je me demandais d'où elles pouvaient bien venir. Si je connaissais mes constellations sur le bout des doigts et le nom de chcun de ces astres, je n'avais absolumebt aucune idée de la raison de leur présence dans le ciel. Bien sûr, il y avait bien des légendes à ce sujet, mais aucune certitude.

« A vrai dire, mon prénom... mon premier prénom est Aurore. Riwana vient ensuite. Je m'appelle Aurore Riwana Darröw. J'ai abandonné Aurore il y a quelques temps, lorsque je suis devenue pirate, et que j'ai eu l'impression que je commençai vraiment à vivre. Je suppose que ça, c'est peut-être comme tu dis, un truc de pirate. Choisir un autre prénom que celui que nous portions à l'origine. Nous avons beaucoup de surnoms dans un équipage, enfin... un par pirate je dirais. Moi c'était simplement Riwana. Plus Aurore. »

Je comprenais parfaitement le choix de Riwana. Nous étions un peu dans le même cas, quoique, Aurore était un joli prénom. C'était d'ailleurs un spectacle que l'on allait pas tarder à vivre si on restait planté. Je me mis donc à nager un peu histoire de ne pas finir en glaçon. J'aimais bien l'eau, mais pas au point d'en faire parti. Même si en soit mon cadavre devrait être en train de pourrir au fond d'une mer lointaine depusi trois ans déjà.

« Ma soeur s'appelle Lenaë. Lenaë Amalya Darröw, si ça peut t'aider de te souvenir de son deuxième nom aussi... et merci. Même si je me dirige vers elle quoi qu'il arrive, je pense savoir où elle se trouve. »

Lenaë... Je ne savais pas pourquoi, mais derrière ce prénom j'imaginais une belle demoiselle, sans doute aussi brune que sa soeur, seulement beaucoup plus douce que cette dernière. Enfin, je me trompais sûrement vu qu'elle devait avoir ele aussi du sang de pirate, elle devait être une vrai teigne aussi. Cependant vu la distance qu'il y avait apparemment entre les deux soeur, je ne pouvais m'empêcher de croire qu'elle étaient différentes sur certains point.

« Donne moi également ton nom. Si je rencontre une Olivia, je pourrai lui transmettre également le message comme ça. »

Cette demande me tira une petite grimace, que je masquais en haussant les épaule pour feinter l'indifférence. J'aurais du m'y attendre, c'était une question assez logique. Un peu comme lorsque l'on croise un ami de longue date, qu'on lui demande des nouvelles, il ne pourrait s'empêcher de vous retourner votre question juste après y avoir répondu. Puis de toutes façons qu'est-ce que j'avais à y perdre ? Peut-être une part de fierté, mais je ne sais pas si j'étais très bien placé pour contnuer à parler de fierté ou d'honneur.

Pendant que j'hésitais à répondre, je vis Riwana s'éloigner un peu pour se diriger vers un rocher sur lequel elle grimpa tant bien que mal. Bien décidé à ne pas la laisser seule et sans réponse, je ne tardais pas à la rejoindre, acceptant son aide pour me hisser à mon tour sur ce gros cailloux qui dépassait de l'eau. Finalement je ne savais ce qui était le pire... Se baigner dans cette eau gelée ou être assis sur se rocher avec cette petite brise qui me glaçais encore plus. C'est dans des moment pareil que je regrettais de ne pas pouvoir allumer un bon feu...

« On va sûrement mourir de froid si on reste là trop longtemps, mais autant profiter un peu de ce pauvre rocher qui n'attendait que nous ! Alors. Ma question...»

J'aurais bien caresser gentiment le rocher pour le remercier de nous porter, mais je n'avais pas envie que la Pirate ait des doutes sur ma santé mentale. Quoique j'étais un Narnien pur souche alors... Si ce rocher se mettait à bouger et à parler, je n'en serais nullemment étonné. Il y avait tellement de créatures et d'entité doué de parole dans ce pays qu'il était difficile de savoir ce qui était en vie ou non quand on se promenait dans la nature.

« Quelles nouvelles expériences aimerai-tu vivre ? Cela peut être quelque chose d'assez simple, ou qui peux te sembler également irréalisable... de quoi as-tu envie ? Même si tu penses que tu ne peux pas le faire, je veux tout savoir. Tout ce qui te passe par la tête. Même à la limite, revivre un moment passé mais qui pourrait arriver à nouveau. Je veux quelques exemples ! »

Il y avait pleins de chose que je voulais vivre ! Ce monde était tellement vaste, personne n'aurait assez d'une vie pour visiter tout les endroits qu'il y avait à visiter. A par Eöl peut-être... Mais je doutais que l'Elfe quitte régulièrement Narnia. Il faut dire qu'être une créature n'était pas une chose très évidente dans les autres Royaumes car la plupart les qualifient de légendes et les prendrait sûrement pour des monstres. Pourtant ces êtres étaient souvent bien meilleurs que les humains. Il faut dire que ce n'était pas une épreuve très compliquée non plus... Entre les imbéciles et les hypocrites, il n'y avait que peu d'hommes réellement bon. Pour les femmes euh... Je ne sais pas trop... Elles étaient si imprévisibles qu'elles savaient se montrer imbécile et intelligente, hypocrite et honnête. Une vraie énigme quoi !

Mon esprit revînt alors sur la question de Riwana. Elle était très intéressante, mais bien compliqué. Je crois que c'est un truc de femme ça aussi... Elles ne savent pas faire simple... Il faut toujours qu'elles... Qu'elles fassent dans la dentelle ! Mais pourquoi leur apprenait-on cette discipline ? Quoique Riwana n'avait sûrement pas appris à faire de la dentelle comme toutes les demoiselles que j'avais pu rencontrer. Mais je me trompait sûrement étant donnée qu'elle confectionnait ses robes elle-même elle avait bien du apprendre ce genre de choses. Donc au final elle n'était pas si différente d'une noble... Enfin au niveau de l'éducation ! Parce que question vécût, elle devait guère connaitre les châteaux.

C'est fou comme mes pensées s'éparpillaient facilement, c'est sans doute un des avantages de l'alcool. Il nous empêche de trop penser... Enfin, je ne sais pas si on peut réellement qualifier ça d'avantage en fait. Mobilisant tous mes souvenirs et tous les rêves que j'avais eut, je tentais de construire une réponse précises à donner à Riwana. D'ailleurs elle avait parler de réecrire mon passé non ? Si j'en était capable je crois qu'il y aurait bien trop de choses que je voudrais modifier...

- Je t'aurais bien répondu que j'aurais aimé me battre contre une femme pirate pour ensuite qu'elle finisse dans mon lit... Mais ce ne serait guère une nouvelle expérience en fait...

Il fallait bien que je le case quelque part, désolé. Addressant un sourire amusé à Riwana, je repris tout de même mon sérieux pour lui répondre quelque chose de plus sensé.

- Si je devais revivre un instant de ma vie, j'aimerai aller à Calormène et découvrir pour la première fois Tashbaan et son Palais surtout.

Pensant aux contrées désertiques, je me rapellais soudainement d'une autre femme pirate que j'avais rencontré qui étais originaire de ce pays. Myrna... Si nos équipages s'était livré à une bataille sanglante, je n'avais pas défié la demoiselle, au contraire, je l'avais cachée. Pourquoi ? Je savais bien que cette bataille se finirai mal et connaissant bien mes hommes, je ne pouvais les laisser seul avec une femme après autant de temps passé en mer. Non ! Je ne voulais pas la garder pour moi tout seul ! Je voulais juste la protéger, la cacher un moment avant de lui rendre sa liberté. J'avais sans doute agit ainsi à cause de ma nature de Narnien. Je n'étais pas qui prenait plaisir au malheur des autres...

- Oh... C'est vrai... Il faut que je retourne à Calormène... J'ai une promesse à tenir...

Comment avais-je pu oublié une chose pareille ? Après l'avoir délivré, j'ai continuer de discuter avec Myrna par un système de lettre. Dans ces derniers écrits elle m'indiquait qu'elle était prisonnière à Calormène et j'avais promis de lui venir en aide. Ce n'était pas pour jouer les héros que j'agissais ainsi, mais si j'avais protégé cette femme ce n'était pas pour qu'on l'enferme !

- Mais en dehors de Calormène, j'aimerai... J'aimerai découvrir une nouvelle terre, une nouvelle île, je lui donnerai mon nom et pourrait y vivre avec ma femme. Ainsi j'aurais des terres à léguer à mes futurs enfants et je pourrais également leur apprendre la navigation pour qu'ils deviennent à leur tour Capitaine si ils le souhaite. Mais je les laisserais choisir ce qu'ils veulent devenir, comme je les laisserai choisir la personne avec qui ils veulent partager le reste de leurs jours...

Tous ce que je souhaitais en clair, c'était une vie simple. Gagner des terres, une renommée, me marier, avoir des enfants, leur apprendre tout mon savoir puis mourir en sachant que j'aurais accomplit quelque chose dans ma vie. Après j'avais pas mal d'idée utopique sur le fonctionnemet de mon île et sur l'éducation que je donnerai à mes enfants... Comptant avant tout sur l'égalité. Qu'ils soient des garçons ou des filles, je savais déjà que tous mes enfants apprendraient à naviguer, à manier une épée comme ils apprendraient à lire, à écrire, à faire de la musique... Bref, un peu comme tous ce que j'avais moi-même appris quand j'étais petit et plus encore. Il n'y avait aucun savoir inutile.

D'ailleurs j'avais totalement oublié de donner mon nom à Riwana ! Oh et il fallait aussi que je songe à une question que je pourrais lui poser... Enfin, une chose après l'autre. Pour le moment mon nom. Rah, je n'aimais pas m'en rapeler... Mais c'était pour le bien de Olivia que je faisais ça. Puis, Riwana m'avait bien avouer qu'elle aussi utilisait son second prénom alors... Pourquoi ne pas se lancer.

- Corydallis. Mon nom et celui d'Olivia c'est Corydallis. Si tu as déjà laissé traîner tes oreilles dans Narnia, tu as peut-être déjà entendu parler de notre famille... C'est assez rare, mais Olivia n'a pas de second prénom. Quant à moi... Je suis dans la même situation que toi. Mon premier prénom ne me correspond plus et je ne l'ai jamais vraiment aimé non plus. Donc Rephaïm est mon second prénom et ne te plains pas trop, c'est joli Aurore pour une dame.

Je savais que Riwana n'aimait pas les nobles, je lui addressais ainsi un clin d'oeil amusé. C'était plus pour l'embêter que j'avais rajouté cette dernière phrase. Enfin, j'étais tout de même sincère lorsque je disais que c'était un joli prénom. Pas que j'aurais aimé le porter... Mais si j'avais été une femme pourquoi pas en fait. Oh ! A présent c'était à moi de lui poser une question ! Remuant un peu mes méninges je finis par trouver :

- Pourquoi veux-tu retrouver ta famille ? Je sais que ça peut paraître étrange dit comme ça, mais pourquoi revenir après tant d'années ?

Cett equestion m'intéressait particulièrement car j'étais le même cas qu'elle. Je voulais savoir ce qui pouvait bien pousser quelqu'un à retrouver des gens qu'il à quitté, même sur un coup de tête. D'accord, je n'avais pas vraiment choisit de quitter ma famille... Mais je n'étais pas revenue à elle. Et je n'oserai sans doute jamais le faire pourtant... La famille c'était important et même si je ne m'entendais pas particulièrement bien avec mon frère et mon père, il étaient toujours mon frère et mon père. Je ne pouvais pas, je ne voulais pas les reniers aussi facilement. Donc je voulais entendre les raisons de Riwana pour voir si les même pourrait me pousser à retourner sur mon lieu de naissance.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Jeu 14 Aoû - 2:00


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Sa réponse me fit sourire. En effet, ce ne serait pas une nouvelle expérience, à vrai dire. Je supposais tout de même que ça le serait dans d'autres circonstances, puisque je doutais fort que l'on se retrouve à nouveau sur un navire ensemble... mais je gardai ce commentaire pour moi. Calormen ? Tashbaan ? Rien que d'y penser, je sentis un frisson parcourir ma peau déjà mouillée, et l'air frais n'arrangeait pas les choses d'ailleurs. Pourquoi ? Pourquoi cet endroit-là ? Il n'y trouverait rien de réellement intéressant... Moi en tous cas, j'avais détesté cet endroit dès que j'avais mit les pieds dans cette taverne. Mais justement, il n'avait jamais du s'y rendre, c'était pour ça qu'il désirait y aller. Il ne connaissait pas la capitale calormène. Ses magouilles et ses charlatans, le mode de vie du peuple, la chaleur.

Lorsqu'il reprit la parole, il prononça le mot « retourner » ce qui me laissa perplexe. Il y était donc déjà allé. Et il aimait cet endroit. Alors qu'il était narnien. Il avait du vivre quelque chose  d'exceptionnel là-bas, pour vouloir à ce point y retourner... ou rencontrer quelqu'un de particulièrement intéressant. J'avais toujours un peu de mal à saisir en tous cas. Il parlait également d'une promesse... il avait du venir en aide à quelqu'un. Un calormène ? Ou plutôt une... il avait le cœur pur et il était brave. Et il avait quand même ce côté séducteur, je doutais qu'il ne soit comme ça qu'avec moi. Cela devait être général. Il était beau après tout, il pouvait bien se le permettre... Il n'avait pas fini cependant, aussi j'écoutais attentivement sa réponse. C'était intéressant, cela pouvait consister en un projet plus ou moins réalisable... s'il remettait le pied sur un bateau et trouvait une île. Pour la femme, je doutais que ce soit particulièrement difficile à trouver... être seule avec Rephaïm sur une île ne pouvait pas être un fardeau.

En tous cas, je trouvais ça largement mieux que de retourner à Calormen. Enfin... c'était sa question. Pas la mienne après tout. Mais c'était une très belle vision de l'avenir en tous cas. Il me révéla ensuite son nom. Je tentais de le mémoriser en me le répétant plusieurs fois dans ma tête. C'était... joli, mais j'avais du mal à assigner ce nom à un nom de nobles. C'était peut-être car je n'étais pas narnienne... J'aurai bien tenté de savoir quel était son prénom, sauf que j'avais une autre question en tête. Une question à la fois... J'allais donc réfléchir pour savoir laquelle j'allais bien pouvoir lui poser. Puis il rajouta presque un... titre, pour me surnommer. Ma dame ? Dame ? Moi ? J'étais loin d'en être une, je n'en serai probablement jamais une. Je lui lançai un regard suspect en voyant son clin d’œil, avant de finalement me remettre à sourire. Au moins il n'était pas hyper sérieux et ennuyeux au moins, comme noble. J'écoutais ensuite sa question, ne le quittant pas des yeux jusqu'à ce que je réalise que c'était à mon tour de reprendre la parole.

Je commençai à geler sur place. Je tentais donc de réchauffer mes bras, avant de souffler un coup.
« Corydallis. J'aime bien. Je m'en souviendrai. » Je lui adressai un sourire, sans le quitter des yeux. Je me contentai de le regarder quelques instants, avant de détourner le regard. « Ce serait un beau projet à réaliser, c'est vrai. J'espère que tu retourneras sur un bateau, et que tu trouveras cette île. Et que tu seras accompagné d'Olivia peut-être même. Et de la femme que tu aimeras ou que tu auras épouser. Son mari aussi peut-être. » Je me demandai à quoi pouvait bien ressembler sa sœur. Quel âge elle avait. Où elle se trouvait. Je voulais tant retrouver Lenaë moi aussi... et je me rendais compte que mes objectifs étaient bien bêtes. Retrouver Lenaë. Et après ? Qu'allais-je faire de ma vie ? Couturière ? Pirate ? Je ne savais pas, j'étais assez perdue... J'aurai préféré être dans la situation de Rephaïm et avoir des rêves, même s'ils demeuraient à l'état de rêves.

Et puis il fallait aussi que je retourne dans l'eau finalement ! Je ne voyais aucune source de chaleur, et je doutais que rester dans l'eau toute la nuit aide. L'eau allait être encore plus fraîche...
« Hum, pour répondre à ta question... je ne sais pas vraiment. Lenaë est comme la prunelle de mes yeux, mais je n'ai pas hésité à l'abandonner pendant des années pour la protéger. Et j'ignore d'ailleurs si ça l'a protégée de quoi que ce soit... J'aimerai la revoir car elle me manque, car c'est ma famille. Car j'ai perdu de vue depuis plus de vingt ans ma famille entière hormis mes parents et elle. J'en veux à mes parents, je leur en veux pour maintes choses. Mais je les aime quand même. On ne peut pas fuir son sang éternellement. Et puis, je n'en pouvais plus de Calormen, j'étais bien contente de partir en bateau. Et pourtant j'ai laissé tomber pour arriver ici. Je n'ai même pas pu amarrer sur la Flèche Coudée... Enfin, j'ai l'impression d'attendre un jour qui va forcément arriver, mais dès qu'il sera passé, je doute savoir quoi faire. »

Je regardai les vagues, partagée entre la peur de me retrouver frigorifiée à l'air libre ou dans l'eau. C'était ça, d'être impulsif. On se retrouvait forcément à faire des choses sans avoir au préalable réfléchi aux conséquences. Me mordillant la lèvre, je finis par m'avancer vers l’extrémité du rocher pour me laisser tomber dans l'eau. La chute fut seulement de quelques mètres, puisque j'étais un peu en hauteur sur le caillou émergeant de l'eau, et elle fut presque glaciale. J'avais déjà froid, je n'aurai pas pu la trouver chaude après tout... Je mis un temps avant d'émerger de sous l'eau, ayant eu un peu de mal à bouger mes membres dans un premier temps, à cause de la température de l'eau. Une fois que j'eus la tête hors de l'eau, je pris une grande bouffée d'air un peu trop frais sans doutes, puis je nageais pour éviter de couler, puisque l'eau ici était assez profonde, quelques mètres sans doutes. Ce n'était rien pour une barque ou un bateau mais pour un films d'Adam ou une fille d'Eve, cela pouvait faire toute la différence. Je mis quelques minutes avant de me réchauffer un peu, bien que ce n'était pas non plus glorieux. Je relevais alors la tête vers Rephaïm.

« Je crois que tu as plus de choses à accomplir que moi. J'ai peut-être la motivation et la détermination suffisante pour faire ce que je veux, mais au fond je n'ai rien. Aucune destiné particulièrement glorieuse. Personne n'attend rien de moi. Moi la première... Toi tu as des objectifs. Tu trouveras Olivia. Tu trouveras une femme. Tu auras des enfants. Tu seras toujours noble. Ta descendance le restera aussi si tu es un gentils noble et que tu trouves l'une de tes... consœurs ? Et tu auras des terres ou je ne sais quoi. Une lignée de brillants petits bruns. Tu as vécu quelque chose d'horrible il y a trois ans c'est vrai. Ce n'était pas rien, et c'est la raison pour laquelle pleins de bonnes choses devraient t'arriver. »

Au fond, je crois que je n'avais jamais vraiment réalisé si j'avais été heureuse ou malheureuse, pour ma part. Je n'avais jamais suffisamment pensé à moi, à ce que je méritai. Ce à quoi j'aspirai, ce que je valais. Je n'avais pas vécu l'incendie de l'intérieur. Mais ma famille, si. J'avais provoqué le malheur des pirates en tuant leur capitaine et en brûlant leur navire, eux avec. Je faisais partie de ceux qui amenaient le mal. Ceux qui provoquaient le malheur. J'étais partie. J'aurai pu et j'aurai sûrement du rester. J'avais une vie. Des amis. Willer. Je n'avais jamais vraiment eu le temps de réaliser tout ça, car je ne vivais pas dans le passé. Je pensais valoir quelque chose, mais finalement, je me demandai si je ne m'étais pas trompée. « Si j'avais été intelligente, j'aurai proposé qu'on se trouve du bois pour allumer un feu. Ou que l'on aille pas dans l'eau. Ou que l'on parte d'ici. Désolée. » J'appuyais mes coudes sur le bas du rocher, le regard perdu dans le vide. « Qu'est-ce-qe tu comptes faire demain ? »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Mar 19 Aoû - 2:20




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




Si je mourrais de froid ici, je pouvais au moins me réjouir à l'idée que ce serait avec une jolie brune à mes côtés. Plus sérieusement, il faisait sérieusement froid sur ce rocher. Vous comprenez pourquoi je rêvais de Calormène à présent ? D'ailleurs quand j'vais cité ce dernier pays, Riwana m'avait adresser une belle grimace. Je savais que Calormène n'était pas un lieu de rêve, entre l'esclavage, la prostitution et les meurtres, le sud avait tout à envier à ses voisins du Nord. Seulement, il s'agissait d'une culture totalement différente, et on ne pouvait pas nier que les Calormènes avaient le sens de l'esthétique.

Riwana me promit cependant de retenir mon nom. Apparemment il lui plaisait bien, comme il plaisait à beaucoup de monde. Moi même je devais bien avouer que je ne le trouvais pas moche. Je n'aiment juste que très peu les personne qui le portent... Enfin hormis Olivia et ma mère bien sûr. Quoique j'aimais mon frère et mon père, si ils étaient en danger, bien sûr que je leur viendrait en aide. Seulement pour le moment ils me croyaient mort en incapable donc je ne pouvais pas vraiment leur revenir ainsi.

« Ce serait un beau projet à réaliser, c'est vrai. J'espère que tu retourneras sur un bateau, et que tu trouveras cette île. Et que tu seras accompagné d'Olivia peut-être même. Et de la femme que tu aimeras ou que tu auras épouser. Son mari aussi peut-être. »

J'hochais la tête en souriant pour confirmer les dires de la demoiselle... Enfin de la pirate, mais en ce moment elle me semblait plsu être une demoiselle qu'une pirate. Bien sûr qu'il s'agissait d'un beau projet, sinon je ne le garderai pas en tête. Quoique ce projetme semblait bien ridicule à présent. Comme si j'allais pouvoir trouver la paix un jour... A tout les coups, je retrouverai un navire et finirai ma vie en mer, soit abattu par une tempête, soit mort dans une bataille.

« Hum, pour répondre à ta question... je ne sais pas vraiment. Lenaë est comme la prunelle de mes yeux, mais je n'ai pas hésité à l'abandonner pendant des années pour la protéger. Et j'ignore d'ailleurs si ça l'a protégée de quoi que ce soit... J'aimerai la revoir car elle me manque, car c'est ma famille. Car j'ai perdu de vue depuis plus de vingt ans ma famille entière hormis mes parents et elle. J'en veux à mes parents, je leur en veux pour maintes choses. Mais je les aime quand même. On ne peut pas fuir son sang éternellement. Et puis, je n'en pouvais plus de Calormen, j'étais bien contente de partir en bateau. Et pourtant j'ai laissé tomber pour arriver ici. Je n'ai même pas pu amarrer sur la Flèche Coudée... Enfin, j'ai l'impression d'attendre un jour qui va forcément arriver, mais dès qu'il sera passé, je doute savoir quoi faire. »

Alors comme ça, moi, le vieil alcoolique qui passait son temps à ce plaindre, avait plus d'ambition qu'une belle pirate à qui tout le monde tendait les bras ? Hé ben... On était pas aidés, après être passé pour des amnésiques, voilà que nous nous retrouvions comme des imbéciles ne sachant quoi faire de leur dix doigts. Alors qu'en soit, il existait des estropiés dans ce monde qui tueraient pour avoir autant de doigts sur leurs mains... Enfin si ils ont des mains déjà...

D'ailleurs en parlant de doigts, les miens n'allaient pas tarder à ce faire la mal si je continuais à regarder l'horizon sur ce rocher. Malheureusement la simple présence de Riwana ne suffisait pas à réchauffer mon pauvre petit corps. Certes, cela était possible de se réchauffer mutuellement, seulement je ne trouvais pas cela très... Approprier. Mais Riwana pensait sûrement la même chose vu qu'elle replongea à l'eau. Je l'aurais volontier suivit, mais je ne préférait pas imaginer le glaçon que la mer devait être à présent. Je restait donc sur mon petit rocer à écouter la demoiselle parler :

« Je crois que tu as plus de choses à accomplir que moi. J'ai peut-être la motivation et la détermination suffisante pour faire ce que je veux, mais au fond je n'ai rien. Aucune destiné particulièrement glorieuse. Personne n'attend rien de moi. Moi la première... Toi tu as des objectifs. Tu trouveras Olivia. Tu trouveras une femme. Tu auras des enfants. Tu seras toujours noble. Ta descendance le restera aussi si tu es un gentils noble et que tu trouves l'une de tes... consœurs ? Et tu auras des terres ou je ne sais quoi. Une lignée de brillants petits bruns. Tu as vécu quelque chose d'horrible il y a trois ans c'est vrai. Ce n'était pas rien, et c'est la raison pour laquelle pleins de bonnes choses devraient t'arriver. »

Si c'était toujours aussi simple... J'avais bien l'impression que cette jeune pirate avait pas mal de cliché sur les Nobles. Certes, j'avais toujours rêver de fonder une famille et d'avoir une vie plus ou moins tranquille. Seulement de tous les choix que j'avais fait jusqu'à présent, aucun ne m'avait guidé dans ce sens. La preuve ! A présent j'étais un alcoolique, alors que j'aurais très bien pu retourner chez moi. Je suis sûr que mon père m'aurait trouver un bon parti en un coup de main et m'aurait renvoyer dans la Marine Royale pour le même prix.

« Si j'avais été intelligente, j'aurai proposé qu'on se trouve du bois pour allumer un feu. Ou que l'on aille pas dans l'eau. Ou que l'on parte d'ici. Désolée. »

Ces quelques mort me firent bien rire. Elle n'avait pas de solution contre le froid ? Heureusement que j'étais là...

« Qu'est-ce-que tu comptes faire demain ? »

Quelle drôle de question elle me posait là ! Je n'en savais absolument rien. Pourtant il fallait bien que je lui donne une réponse. Oh et je voulais aussi lui faire prendre conscience que tout n'était pas facile dans la vie. Que ce n'était pas parce qu'on portait le nom d'un grand seigneur que tout devenait rose, magique, avec pleins de petites fleurs et de petits coeurs. J'adressais ainsi un sourire ironique à la demoiselle avant de prendre la parole.

- Ce n'est pas parce que je m'apelle Corydallis et que mon sourire est le plus éclatant des trois Royaumes que je n'aurais aucun mal à trouver ma soeur, un domaine, une femme et à lui faire des enfants. Et ce n'est pas parce que tu es une pirate sans rêve ni ambition que tout est perdu pour toi ma belle. Tout peut encore arrivé. Réfléchis un peu. Si je voulais absolument vivre une petite vie parfaite, tu crois que je serais là en train de te parler ? Notre vie, notre destiné, se fait car nous la construisons ainsi. Si je retournais chez moi, je n'aurais aucun mal à demander quelques terres à mon frère, ni à faire tomber une belle Noble dans mes bras. Et si je retournais à Cair Paravel, je suis sûr que le roi serait heureux de me réétablir mes titres. Seulement tout cela n'est pas arrivé, car j'en ai décidé autrement. Au fond de moi, je sais que je ne veux pas d'une vie tranquille. Je pense que je suis toujours un gamin qui rêve de devenir un héros et de mourir comme tel.

Ouh... Ca faisait beaucoup de blabla tout ça ! J'espérais que Riwana en avait au moins écouter la moitié. D'ailleurs tout cela ne m'avait pas réchauffer du tout. Prenant mon courage à deux mains je sautais à l'eau et rejoignit la pirate je la pris alors dans mes bras en lui faisant mon beau sourire que les fait toutes craquer.

- Tu veux savoir ce que je fais demain ? Pour le moment je n'ai rien prévu de spécial ma belle, mais si tu as l'intention de me donner un rendez-vous, je serais là.

Je rendis alors sa liberté à Riwana et me dirigeai vers la plage. Une fois sur le sable, je ramassais un peu de bois flotté pour aller en faire un petit tas. D'un signe de tête, j'invitais la pirate à me rejoindre.

- Contrairement à toi, je suis intelligent... Du coup je te propose de m'aider à ramasser du bois pour aller un feu. Je n'ai pas très envie de mourir gêlé ce soir... Sinon je ne serais pas là pour ton rendez-vous demain !

Bien sûr j'étais ironique dans ma dernière phrase. Je me doutais bien que la demoiselle ne m'avait pas posé cette question pour me donner un rendez-vous. Elle voulait sans doute, maintenant que j'avais réfléchit sur mon avenir, savoir ce que j'allais en faire de tous ça. Mais pour le moment je devais bien avouer que je n'en savais pas plus qu'elle. Il me faudrait encore un peu de temps avant de me décider réellement à faire quelque chose de ma vie. C'est qu'on s'habitue vite à l'alcool.

- Oh ! Dis-moi donc... Qui a été ton meilleur coup ? Et... Pourquoi ?

Assez parler de futur ! Je n'avais pas envie de philosopher sur ce qu'aurait du être ma vie. Ainsi, en posant cette question, je faisais prendre à notre conversation un ton beaucoup plus... Léger et amusant surtout. Quitte à apprendre des choses personnelle sur l'autre autant jouer le jeu jusqu'au bout. De plus Riwana devait être une experte dans ce domaine vu le métier qu'elle avait exécuté à Calormène. Elle devait bien avoir eut une préférance sur un certain homme un jour.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Mer 20 Aoû - 2:57


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Sa remarque me fit rire. Au moins il ne perdait pas le sens de l'humour, même s'il était frigorifié et que nos questions étaient assez sérieuses dans l'ensemble. Je l'observai toujours, prêtant une oreille attentive à ses dires. Il n'avait pas tord, s'il voulait être marié, avoir des enfants et être proche de sa famille, il pouvait sans doutes retourner chez lui... mais la facilité ne plaisait guère à tout le monde, ainsi que les conséquences de celles-ci. L'assouvissement à ses parents, ou dans son cas, son frère. L'incertitude. Etre marié à une personne inconnue et non désirée voir très peu désirable. Vivre avec jusqu'à la fin de ses jours. Ne plus rien faire. Si j'étais mariée, je ne supporterai pas de ne pas bouger de ma maison ou campagne, pour ma part. Je ne savais pas vraiment si j'étais faite pour finir enchaînée à quelqu'un, de toutes façons... Bien que j'aspirais aussi à avoir quelqu'un, et peut-être même des enfants. Mais ce n'était pas du tout ma priorité. Ma priorité, c'était elle.

Au moins, nous disions tous les deux quelque chose d'intéressant ou susceptible de remonter le moral de l'autre. Je ne savais pas pourquoi me venait ce petit moment de déprime. A vrai dire, je supposais que c'était le fait de m'être rendue compte que je n'avais pas de but réel. D'objectif sur du long terme. Je trouverai ma famille, je lui parlerai. Et après ? Rephaïm descendit finalement à son tour, sautant dans l'eau glacée. Peut-être parce qu'il avait soudain encore plus froid, ou parce qu'il tenait à m'offrir un peu de réconfort, il me prit dans ses bras quelques minutes. Je lui rendis le sourire qu'il me faisait, toujours attentive à ses dires. Je finis même par recommencer à rire en entendant sa réponse à ma question. J'avais eu beaucoup de chance d'être tombée sur lui en venant ici. Enfin non... c'était lui qui était venu en seconde position ! Mais j'avais de la chance. Puis il s'éloigna vers la plage, et je ne tardais pas à faire de même, songeant qu'il valait mieux mourir de froid sur la terre ferme que sur un rocher ou dans l'eau... puis en sortant de l'eau, je remontais ma robe jusqu'à mes genoux afin de l'essorer au maximum avant de ne faire la même chose avec mes cheveux.

Pendant ce temps-là, Rephaïm avait récupéré un peu de bois pour allumer un feu. Je le rejoignis en plissant le nez à sa remarque sur l'intelligence avant de sourire en grelottant un peu. J'acquiesçais d'un signe de tête en ce qui concernait le bois flotté, puis je me dirigeais vers tous les morceaux que j'apercevais afin d'en faire un petit tas que je ramenai ensuite jusqu'au tas qu'avait commencé le beau brun. Une fois devant ce dernier, il me posa sa question. Alors ça, c'était une excellente question en fait... je n'avais pas vraiment eu de coups d'un soir, et ma première fois, je l'avais vécue six ans auparavant, avec Willer. Un noble. Quoi que j'avais bien été avec Rephaïm qui avait aussi été un noble... techniquement, il l'était toujours mais passons. Quant aux hommes que j'avais du fréquenter à Tashbaan, je n'en gardais pas un bon souvenir. Il y avait bien eu Rhaego, mais ça n'avait été qu'une fois et je le considérai comme mon meilleur ami, voir même comme un frère. Repenser à cette fois-là était par conséquent, un peu... inapproprié, à mes yeux. J'avais eu très peu de relations ou aventures, en réalité.


« Tu me poses une colle, je dois dire... je ne pourrais pas citer le nom d'un homme avec qui j'ai du coucher lorsque j'étais à Tashbaan, dans cette taverne. Je n'en garde aucun bon souvenir. Et pour tout t'avouer, je ne suis pas vraiment du genre à courir après les coups d'un soir non plus... »

Je songeais au fait qu'il ne me croirait sûrement pas, puisque lorsque nous avions couché ensemble, nous ne nous connaissions absolument pas et nous nous doutions bien que nous n'allions pas pour autant nous passer la bague au doigt. Je me demandais comment lui expliquer mon point de vue clairement. Moi même j'avais du mal à concevoir ce que je voyais pour ma vie... sentimentale, et en ce qui concernait le sexe, tout simplement. Je regardais la pile de bois, laissant le soin à Rephaïm d'allumer le feu, finissant par m'asseoir dans le sable, réchauffant mes bras de mon mieux, et espérant que le feu prendrait bien. « Je ne sais pas trop comment expliquer ma vision des choses... Je ne crois pas vraiment en l'amour, celui qui serait soit disant capable de faire tout et n'importe quoi pour l'autre. Par conséquent, je me ferme un peu d'un point de vue sentimental... et je ne suis pas amatrice des coups d'un soir, car j'ai l'impression qu'il s'agit juste de tirer son coup et puis de repartir comme ça. J'ai connu ça pendant des mois, et ça m'en a totalement dégoûtée. Avant d'être... fille de joie, j'ai fais l'amour une seule fois. »

Je marquais une pause, portant mon regard vers le chemin qui permettait d'accéder à la plage, comme pour vérifier que nous étions bel et bien seuls. « Et après, c'était assez rare. Peut-être que j'ai du connaître deux ou trois hommes, dont toi... donc pour te répondre, je dirais que mon meilleur coup devait être ma première fois. Avec un noble justement, histoire de marquer l'ironie de la chose ! J'étais amoureuse, il était amoureux. Je crois. Mais peut-être pas suffisamment. Je me demande ce qu'il est devenu, j'ignore si j'aimerai le revoir un jour... Willer, c'était son nom. Je dirais que c'était lui. Pas car c'était la meilleure fois, car ce n'était pas vraiment le cas. Mais parce qu'on s'aimait, et par expérience, je peux te garantir que cela aide à apprécier l'acte en lui-même. Enfin, peut-être que tu vois ce que je veux dire si tu as déjà été amoureux... » D'ailleurs, je me demandais même s'il avait connu d'autres femmes. S'il avait été amoureux après que je sois partie, s'il avait eu des relations d'un soir... je suppose que quelque part, je ne tenais pas à avoir une réponse. Cela me ferait tout de même assez mal.

Je me demandais pourquoi je me sentais obligée d'argumenter mon point de vue. C'était un homme après tout, il ne pouvait pas comprendre et ressentir ce que toute femme pouvait comprendre et ressentir à ce niveau-là. Mais en même temps, c'était le côté agréable de la... conversation. Nous étions différents, nous pouvions en apprendre plus sur l'autre ainsi que sur d'autres détails.
« Lorsque tu auras allumé le feu, et si on survit à une nuit sans mourir de froid, il faudra impérativement qu'on organise ce rendez-vous en tous cas ! Je porterai une tenue plus... une tenue de circonstance, celle-ci ne me sied guère, déchirée et mouillée. Et tes vêtements sont aussi collants visiblement, se retrouver au sec, avec des vêtements secs ne pourrait pas faire de mal ! » lui dis-je en souriant, afin de le taquiner un peu, pour reprendre ses dires précédents. A vrai dire, j'ignorai aussi ce que je ferais demain en le quittant. Enfin, à l'aube sûrement... mais pour le moment nous étions là. Et pour le moment, j'avais une question à poser !

« Quelle est la chose la plus folle que tu ai jamais faite ? Je ne veux pas dire dangereuse, mais folle. Quelque chose que seul un fou pourrait faire ! »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Mar 26 Aoû - 23:36




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




Si ma réplique avait fait grimacer Riwana, elle devait bien se douter que je ne faisait que la taquiner. Ce faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas senti aussi... Léger, que j'en étais presque redevenu un gosse de quelques années. Et la pauvre pirate devait supporter ça. Il ne fallait pas me provoquer non plus ! Lorsqu'on me propose de jouer, j'y vais toujours de bon coeur. Mai sen même temps je suis tellement mauvais joueur que rien que l'idée de perdre me donne envie de frissonner. Du coup, je fait toujorus de mon mieux quitte même à tricher un peu pour parvenir à mes fins. Seulement vous m'accorderez que dans ce jeu-ci il n'y avait pas vraiment de gagnant.

« Tu me poses une colle, je dois dire... je ne pourrais pas citer le nom d'un homme avec qui j'ai du coucher lorsque j'étais à Tashbaan, dans cette taverne. Je n'en garde aucun bon souvenir. Et pour tout t'avouer, je ne suis pas vraiment du genre à courir après les coups d'un soir non plus... »

Je voulais bien croire Riwana, après avoir été une fille de joie, je me doutais bien qu'on ne devenait pas fanatique des coups d'un soir. Enfin sauf si on appréciait ce métier et ce n'était pas le cas de la demoiselle. De plus, que vous le croyez ou non, je n'avais encore jamais ni une prostitué ni une femme donc immédiatement il y avait certaines choses que je ne pouvais pas partager avec Riwana. Heureusement d'ailleurs ! L'idée de me faire passer sur le corps par plein d'inconnu que je n'avais pas choisit ne m'était déjà pas très agréable... Alors si en plus je devais être une jolie pirate brune, quelle galère. Je préférais largement charmer qu'être charmer !

Pendant que la demoiselle réfléchissait à sa réponse, je tentais d'allumer un feu. Enfin je ne tentais pas seulement, j'allumais un feu. D'accord, pour le moment ce n'était pas très brillant, mais il fallait laisser le temps aux flammes de prendre de l'ampleur. C'était assez compliqué d'allumer un feu avec aussi peu de matériel. Heureusement que je savais m'adapter à toutes les situations. Et oui, j'avais beau être marin, je n'avais pas passer toute ma vie en mer non plus. J'avais voyager un peu sur le continent aussi. Ainsi je peux vous assurez que à Narnia, c'est sympathique de savoir allumer un feu, car la nuit il fait froid.

« Je ne sais pas trop comment expliquer ma vision des choses... Je ne crois pas vraiment en l'amour, celui qui serait soit disant capable de faire tout et n'importe quoi pour l'autre. Par conséquent, je me ferme un peu d'un point de vue sentimental... et je ne suis pas amatrice des coups d'un soir, car j'ai l'impression qu'il s'agit juste de tirer son coup et puis de repartir comme ça. J'ai connu ça pendant des mois, et ça m'en a totalement dégoûtée. Avant d'être... fille de joie, j'ai fais l'amour une seule fois. »

J'étais bien d'accord avec sa vision sur les filles de joies. C'était pour cette même raison que j'avais arrêter d'en fréquenter. D'ailleurs lorsque j'y repensais je m'en voulait d'avoir pu profiter de ses charmantes demoiselles pour assouvir mes désirs. La seule manière que j'avais de ma rassurer c'était de me dire qu'elles avaient peut-être passer un bon moment ne ma compagnie. Malgrés ce qu'on pouvait penser de moi, je n'avais jamais été ce genre d'imbécile qui considère les femmes comme des êtres inférieurs qui ne sont là que pour subvenir aux besoins des hommes. J'étais quelqu'un de charmeur, je ne pouvais pas le nier, mais jamais je n'avais forcé une femme à m'aimer. D'ailleurs je ne charmais jamais le femme d'un autre ou tout du moins jamais intentionnellement. Ma mère avait toujorus voulu que je devienne un prince charmant, pas un imbécile manipulateur et égoïste.

« Et après, c'était assez rare. Peut-être que j'ai du connaître deux ou trois hommes, dont toi... donc pour te répondre, je dirais que mon meilleur coup devait être ma première fois. Avec un noble justement, histoire de marquer l'ironie de la chose ! J'étais amoureuse, il était amoureux. Je crois. Mais peut-être pas suffisamment. Je me demande ce qu'il est devenu, j'ignore si j'aimerai le revoir un jour... Willer, c'était son nom. Je dirais que c'était lui. Pas car c'était la meilleure fois, car ce n'était pas vraiment le cas. Mais parce qu'on s'aimait, et par expérience, je peux te garantir que cela aide à apprécier l'acte en lui-même. Enfin, peut-être que tu vois ce que je veux dire si tu as déjà été amoureux... »

J'aurais pu vous faire un long débat sur l'amour, sur le fait que j'avais bien tirer mon coup plus d'un fois, mais jamais je n'étais tombé amoureux... Seulement j'étais étonné par le nom que venais de me donner Riwana. Un noble du nom de Willer ? Oui, j'en avait connu un, enfin c'était un ami d'enfance. Quoique, c'était sans doute un nom populaire et il pouvait s'agir de n'importe. Mais ce serait une sacré coïncidence.

« Lorsque tu auras allumé le feu, et si on survit à une nuit sans mourir de froid, il faudra impérativement qu'on organise ce rendez-vous en tous cas ! Je porterai une tenue plus... une tenue de circonstance, celle-ci ne me sied guère, déchirée et mouillée. Et tes vêtements sont aussi collants visiblement, se retrouver au sec, avec des vêtements secs ne pourrait pas faire de mal ! »

Pour l'instant je n'avais poduit que quelques étincelles. C'est que faire un feu avec seulement des résidues de bois flotter ce n'était pas une tâche aisée et en plus je m'étais perdu dans mes pensées et pendant que Riwana me parler, j'étais plus concentrer sur ses paroles que sur mon feu. Sa réflexion sur notre prochain rendez-vous me fit sourire. Finalement, si à notre première rencontre on ne s'était pas forcément particulièrement bien entendu, cette demoiselle était fort amusante et sympathique. C'était assez dommage que nous ne nous sommes pas rencontrer dans d'autre circonstances. Mais peut-être que ce n'était pas plus mal ainsi en fait.

« Quelle est la chose la plus folle que tu ai jamais faite ? Je ne veux pas dire dangereuse, mais folle. Quelque chose que seul un fou pourrait faire ! »

Riant en entendant cette question, j'étais plutôt content que notre conversation continue sur ce ton plus joyeux. Encore une fois, la réponse était difficile à donner. Vous vous doutez bien que j'ai fait un petit millier de choses folles dans ma vie, mais souvent elles rimaient bien avec risque. Pendant que je faisait le tri dans mes souvenirs, je terminais d'allumer mon feu. Je n'avais pas envie de mourir de froid plus longtemps. Lorsque les première flammes apparurent je soufflais dessus pour les faire prendre avant d'entamer :

- J'ai fait pas mal de choses folles dans ma vie ! Olivia pourra en témoigner... Mais les enfants font toujours des choses folles alors ça ne compte pas vraiment. Enfin même une fois homme j'ai fait des choses folles en faite.

Je marquai une pose en remarquant que ce que j'étais en train de dire commençait à ne plus avoir de forme. C'était compliqué d'expliquer que j'avais fait pleins de choses qui m'avaient fait passer pour un fou, mais qu'il n'y en avait qu'une que j'avais bien envie de lui raconter. Ce n'était pas la plus folle du monde, mais j'étais passé pour un bel imbécile.

- Bon je ne vais pas te faire un histoire de tous ce que j'ai bien pu faire de bête dans ma vie. Mais il y a bien une... histoire que j'ai envie de se raconter.

M'asseyant en tailleur, je positionnai de sorte à être en face de mon auditrice tout en laissant le feu entre nous. Je fixais alors mon regard dans le sien, me rappelant les histoires que je racontais souvent à Olivia. A croire que, si la mer ne m'avait pas tendu le sbras, j'aurais fait un très bon compteur.

- C'était il y a quelques années auparavant, j'étais encore Capitaine et avait reçu une mission qui m'amena jusqu'à la Capitale Archenlandais : Anvard. Après avoir passé quelques jours dans cette belle ville, il fallait bien que je retourne à mon navire. Seulement le port n'étant pas juste à côté, on me conseilla fortement de faire le trajet à cheval pour gagner du temps. Je me suis ainsi retrouver dans une des meilleures écuries d'Archenland à chercher la monture idéal.

Je fis une nouvelle pose, mais cette fois c'était juste histoire de ménager un peu le suspense et de respirer un peu.

- Je suis donc rentré dans l'écurie et me suis diriger vers le premier cheval que j'ai trouver. Sans me poser de question, j'ai demander poliment à l'animal si lui ou un autre de ses compagnon serait motiver pour m'emmener faire Anvard-le port aujourd'hui. A ma grande surprise, le cheval ne me répondit pas, pensant qu'il ne m'avait pas entendu j'ai répété ma question plus fort. Et voyant bien qu'il s'obtinait à rien me dire... Je me suis énervé et ai commencer à crier après ce pauvre animal.

Maintenant que j'y repensait, cette situation était tellement ridicule... Comment avais-je pu insister autant ?

- Je crois que j'aurais pu continuer à parler longtemps à ce cheval si une demoiselle n'était pas arrivé pour me demander si tout allait bien. Je me suis senti bien bête à cet instant... Personne ne m'avait dit que les chevaux ne parlaient pas à Archenland ! Ni à Calormène d'ailleurs ! Du coup faire la conversation avec l'un d'eux tu m'accordera que c'est bien compliqué. Et si pour moi ça ne me semblait pas si fou que ça... Je crois que la demoiselle en question s'est posé pas mal de question sur ma santée mentale...

Soupirant longuement, j'adressais un petit sourire à Riwana, lui montrant bien à quel point, je me sentais moi-même bête d'avoir pu ignorer une chose pareille.

- Je me demande ce que penserai Lyanna d'un telle histoire.

Riant à l'idée que la jument se ficherai sans doute de moi et ne me croirait pas qu'il puisse exister des animaux qui ne parlent pas, m'amusait. Sérieusement, j'avais toujours eut du mal à admettre ce fait. Discuter avec sa monture durant le voyage pour au moins lui demander si tout va bien me semblait totalement logique. Aussi je ne me sentais pas très à l'aise lorsque je me retrouvais à chevaucher une monture muette. Je ne pouvais lui poser aucune question sur son vécût, sur son pays, sur notre destination, donc tout cela me faisait me sentir affreusement seul dans mon trajet. Heureusement que je n'avais jamais eut à faire de très longue distance seul sur un cheval ou une jument qui ne parlait pas.

- Désolé ces mots m'ont échappé... Je change totalement de sujet, mais... Pour en revenir à ton premier amour. Je... Ne veux pas remettre tes propos en question, je comprend bien que ta vision des choses au vu de ce que tu as vécût. De plus tu as raison, je n'ai jamais connu l'amour alors je serait très mal placé pour te donner des conseils ou te réprimander dans ce domaine. En fait j'ai juste une question. Oh... Ca tombe bien en fait vu que c'est à moi de te poser une question...

Ce jeu n'était finalement pas tellement un jeu. Enfin, c'était un peu comme une conversation normale mais où on se forçait à dire la vérité en fait. Et où on se posait pas mal de question au lieu d'attendre que l'autre nous révele ce qu'on voulait entendre.

- Ce pourrait-il que ton le nom de ton Willer soit Iskandr ?

En soit, cette question n'avait rien d'exceptionnel mais bon, ma curiosité avait trè envie de savoir si nous connaissions la même personne ou non. D'un sens ce serait assez marrant et étonnant. Quoique, le monde n'étais pas aussi vaste que ce qu'on pouvait croire.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Ven 12 Sep - 22:49


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Me positionnant en tailleur, j'écoutais attentivement Rephaïm. Au fond, j'espérais que ce qu'il me dirait me tiendrait suffisamment... éveillée, je ne suis pas sûre de savoir quel était le mot juste, pour éviter de trop penser au fait que je mourais de froid. Le feu prenait petit à petit et les crépitements qu'il faisait sur les quelques morceaux de bois entreposés les uns sur les autres sonnaient à mes oreilles comme le plus beau de tous les sons du monde en cet instant même. Il prit ensuite la même position que moi en me regardant droit dans les yeux. Ce qu'il allait dire capta grandement mon attention, puisqu'il devait s'agir d'une expérience cocasse et drôle qu'il avait du faire dans sa vie. Ce petit jeu de questions n'était pas si mal que ça finalement.

Pour notre deuxième rencontre, on ne pouvait pas dire qu'on apprenait difficilement à se connaître et que l'on avait du mal à communiquer. A vrai dire, Rephaïm était d'une compagnie des plus agréables, ça faisait énormément de bien. Et puis lui, contrairement à ceux que j'allais retrouver d'ici quelques semaines ou mois, il n'allait pas - ou plutôt ne m'avait pas - demandé des comptes ou des explications quant à mon départ, ces dernières années, et tout ce qui s'en suivait. Nul besoin de se prendre la tête, en soi. Il reprit la parole en situant son... histoire, à Anvard. Je ne pus m'empêcher de sourire en repensant au fait que j'allais bientôt y retourner. Au final, même si la mer était un peu comme ma maison, le royaume archenlandais était un peu comme une seconde maison. J'aimais tout de même cet endroit, en tous cas beaucoup plus que Calormen... Enfin, revenons-en à ce qu'il me racontait. Je ne tardai pas à me mordre la lèvre pour ne pas rire, histoire de le laisser finir sans l'interrompre. Je tentai de dissimuler ma grimace en mettant mes mains devant mon visage, sans le quitter des yeux.

Il était vrai qu'ici, à Narnia, les animaux parlaient tous. En Archenland, nous étions un peu moins habitués, même s'il était vrai qu'une bonne partie parlait quand même. C'était juste moins fréquent. J'imaginai bien Rephaïm se prendre le chou avec un pauvre cheval sauvage se demandant bien ce que ce pauvre fou avait à lui hurler dessus de la sorte. Mais la situation comique était qu'il s'était fait repéré par une jeune femme. Je ne pus m'empêcher de rire, en tentant de rester discrète, même si c'était plutôt raté, il fallait bien l'admettre. Il me fallut un petit temps avant de me remettre de mes émotions. Peut-être que la chose était amplifiée par la fraîcheur de la nuit et de mes vêtements encore trempés. Sûrement même. J'en profitais d'ailleurs pour décoller un peu ma robe de ma peau, afin de ne pas rester entièrement trempée. Je me réinstallais sur le sable en m'asseyant de côté, profitant de la chaleur du feu allumé par le beau brun. Je lui adressais un sourire lorsqu'il s'excusa pour ses précédentes paroles. Je ne voyais pas de quoi il parlait à vrai dire, j'avais du louper quelque chose pendant quelques instants... mais je fis comme si de rien n'était.

Ce ne fut pas si difficile après tout, puisque mon sourire s'effaça assez rapidement en entendant le narnien retourner sur le sujet de mon premier misérable amour. Mon premier, seul et unique amour d'ailleurs. J'appris également que Rephaïm n'avait jamais été amoureux, ce qui m'étonna assez... mais peut-être que s'il l'avait été, il serait aujourd'hui avec sa dulcinée ? Je n'en avais aucune idée. Il était noble. Après tout, Willer l'était lui aussi. Si je l'avais été également, tout aurait été différent. Mais cela n'avait pas été ainsi, cela ne le saurait sans doutes jamais. Il fallait que j'arrête de sympathiser et de m'enticher des gens issus de cette classe sociale... et pourtant, me voici, en train de passer la soirée - nuit avec un noble. Mais contrairement à Willer, il n'était pas écrit sur le front du narnien qui il était. De quel milieu il était issu. Et puis sa question tomba sur moi comme un coup de massue s'abat sur un pauvre animal sauvage chétif. Oui, j'étais capable de m'identifier à ce genre de... proie. Même si cela n'avait strictement aucun rapport avec ce à quoi je pensais. Le froid me faisait penser n'importe quoi. Encore maintenant d'ailleurs... mais fort heureusement pour moi, il ne pouvait pas lire mes pensées.

« ...tu connais Willer ? »

[i]J'avais perdu toute trace de sourire en entendant son prénom. Il m'avait fait du mal et je m'étais efforcée de l'oublier de mon mieux, même si quelque part, les premiers jours, les premières semaines et les premiers mois où j'étais arrivée à Calormen, je ne pouvais m'empêcher de songer à lui. Je n'étais pas partie et hop ! mon amour pour lui s'était envolé après mon départ. Au fond, j'avais continué de l'aimer pendant un assez long moment encore. Me retrouver avec tous ces hommes ne m'avait pas aidée d'ailleurs. Car je pensais à lui. Je repensais à la nuit où ma famille avait été au cœur du brasier. La nuit où j'avais fais l'amour pour la première et dernière fois avec quelqu'un. Après, ce n'était que... mon travail. Et quelques rares fois, comme celle avec Rephaïm, ça s'était plutôt fait sur le moment, dans l'action du moment. Au fond, je me demandais si j'avais si envie de revoir Willer un jour. Si j'avais espéré le retrouver un jour. J'en doutais. Mais j'y songeais.


« C'est parce que vous êtes nobles, c'est ça ? Moi je l'ai connu car nous habitions le même village... je faisais partie d'un groupe d'enfants et lui, il venait parfois avec nous. Il venait souvent avec sa gouvernante au marché par exemple, et après il partait avec nous. Il n'était pas très souvent là. On se disputait souvent aussi. Il était difficile de savoir si on s'entendait à merveille ou si l'on ne pouvait pas se voir en peinture... j'ai un caractère assez énervant, je le reconnais. Mais pour un noble, il n'était pas mal non plus dans son genre. Avec toi, il devait être différent je présume. Vous étiez deux garçons. Nobles. Moi ses parents me détestaient... »

Le regard posé sur Rephaïm l'espace de quelques secondes, je finis par détourner rapidement ce-dernier pour le porter vers l'horizon. Je refusais d'être nostalgique ou de repenser au temps où nous devenions amis, ou tombions amoureux. Pourtant j'y pensais, et ça me faisait du mal. A moi. Je refusais d'y penser, je refusais de le laisser me faire du mal, et ce encore quelques années plus tard... Lui, il avait du m'oublier plus rapidement. Il devait être marié d'ailleurs, à une fille de bonne famille. Ses parents devaient être si fiers. Il était même probablement père... Cette pensée me fit un pincement au cœur et me dégoûta également. Quelque part, je ne supportais pas de l'imaginer avec quelqu'un. Tout comme Lenaë était ma petite sœur, ma petite perle à moi, Willer était mon premier et unique amour à ce jour, et il était un peu à moi lui aussi. Soudainement mal à l'aise et commençant à trop ressasser le passé, je décidais de clore ce petit jeu de questions. Il valait peut-être mieux arrêter de parler de nous.

« On devrait arrêter de parler du passé et du futur. Ce qui est fait n'est plus à refaire et ce qui sera n'est pas encore... En plus, je ne sais pas pour toi, mais moi je meurs encore plus de froid à ne faire que parler et à ne pas bouger... je n'aurai pas du nous faire aller dans l'eau tout à l'heure. Ou on aurait du y aller sans nos vêtements, au moins ils seraient encore secs. »

Je redécollais un peu le tissu trempé et collant de ma robe de mon corps afin de le relaisser s'aérer quelques secondes avant de le voir retomber se coller sur ma peau. Enfin, je n'allais pas non plus retirer mes vêtements... la peau entièrement au contact du sable et ne plus avoir rien pour se couvrir, ça ne devait pas grandement aider non plus. Peut-être qu'il valait mieux repartir chacun de notre côté, ou aller à l'auberge... Mais y aller trempés, ça n'allait pas non plus nous aider. Je soupirais à l'idée de devoir refaire tout ce chemin inverse avec des vêtements trempés et avec le vent qui se levait à nouveau un peu plus encore pour nous forcer à mourir de froid bêtement ici. J'ignorais ce que nous allions faire à vrai dire. Je n'avais pas vraiment envie de dormir, et je me demandais s'il valait mieux endurer quelques longues minutes de marche jusqu'à l'auberge ou rester ici et attendre de se réchauffer et peut-être d'avoir nos vêtements secs. Je ne parlais pas de l'état de ma robe, déchirée et couverte de sable, collante. Je m'amuserai plus tard à la laver et à la raccommoder de toutes façons...

« Je ne voudrais pas avoir l'air de décider de tout ce qu'on pourrait dire ou faire, vu que je fais généralement les mauvais choix... mais tu as une idée de ce que tu aimerais faire ? On pourrait retourner à l'auberge, si ça se trouve on loge au même endroit. On y aurait des vêtements secs et on serait au chaud, on pourrait peut-être même boire ou manger quelque chose de chaud ! Mais on pourrait aussi rester ici à l'air frais - très frais - et trouver quelque chose à faire ici. Je t'avoue que j'ai trop froid pour avoir envie de trancher, donc si tu veux faire quelque chose de précis, n'hésite pas à m'en faire part. »
(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Sam 27 Sep - 21:10




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana




Il n'y avait vraiment qu'un infime chance que le premier amour de Riwana soit mon premier ami d'enfance. Seulement, j'avais appris au cours de mes nombreux voyages, que le monde était bien plus vaste, mais aussi bien plus petit que ce qu'on pourrait penser. Alors pourquoi pas dans le fond ? Ce serait assez marrant ! D'ailleurs, j'aimerai bien savoir ce qu'étais devenu mon ami.

« ...tu connais Willer ? »

Il s'agissait donc bien du même Willer ! Rien que le regard étonné de Riwana en témoignait. Je ne pu me retenir de rire. C'était si mal que ça que je connaisse Willer ?

« C'est parce que vous êtes nobles, c'est ça ? Moi je l'ai connu car nous habitions le même village... je faisais partie d'un groupe d'enfants et lui, il venait parfois avec nous. Il venait souvent avec sa gouvernante au marché par exemple, et après il partait avec nous. Il n'était pas très souvent là. On se disputait souvent aussi. Il était difficile de savoir si on s'entendait à merveille ou si l'on ne pouvait pas se voir en peinture... j'ai un caractère assez énervant, je le reconnais. Mais pour un noble, il n'était pas mal non plus dans son genre. Avec toi, il devait être différent je présume. Vous étiez deux garçons. Nobles. Moi ses parents me détestaient... »

J'aurais volontier dit à Riwana que Willer était un Noble du même genre que moi. Soit celui qui n'a jamais voulu être Noble. Seulement j'avais bien peur de ne pas avoir conserver assez de souvenir avec Willer pour pouvoir dresser un portrait détailler de lui. Mais en soit, Riwana avait raison. Nous étions devenu amis parce que nous étions tous les deux des Nobles et que nos familles s'entendaient bien. Enfin, je me demandais si les Corydallis et les Iskandr s'entendaient toujorus aussi bien, car cela faisait bien plus de trois années que je n'avais plus entendu parler d'eux.

« On devrait arrêter de parler du passé et du futur. Ce qui est fait n'est plus à refaire et ce qui sera n'est pas encore... En plus, je ne sais pas pour toi, mais moi je meurs encore plus de froid à ne faire que parler et à ne pas bouger... je n'aurai pas du nous faire aller dans l'eau tout à l'heure. Ou on aurait du y aller sans nos vêtements, au moins ils seraient encore secs. »

Je haussais les épaules d'un air indifférent. Il était vrai que parler de notre passé ou notre futur nous amenait assez rapidement à parler de choses triste ou tout du moins que l'on regrettait. Puis Riwana avait raison, nous allions mourir de froid à rester là sans bouger. Faire un feu, c'était bien, mais pas suffisant pour nous sécher rapidement.

« Je ne voudrais pas avoir l'air de décider de tout ce qu'on pourrait dire ou faire, vu que je fais généralement les mauvais choix... mais tu as une idée de ce que tu aimerais faire ? On pourrait retourner à l'auberge, si ça se trouve on loge au même endroit. On y aurait des vêtements secs et on serait au chaud, on pourrait peut-être même boire ou manger quelque chose de chaud ! Mais on pourrait aussi rester ici à l'air frais - très frais - et trouver quelque chose à faire ici. Je t'avoue que j'ai trop froid pour avoir envie de trancher, donc si tu veux faire quelque chose de précis, n'hésite pas à m'en faire part. »

Je ne pu m'empêcher d'adresser un sourire à Riwana pleins de de sous-entendus. Elle me demandais à moi ? Ce qu'on pouvait faire tous les deux pour se réchauffer sur une plage déserte... Ouais quoique, avec le sable ce serait sans doute assez galère. De toutes façons vu la conversation que l'on avait eu avant je doutais fortement qu'elle accepte. Puis quel genre d'homme j'étais pour faire ce genre de proposition ? Il me semblait qu'il me restait un peu d'honneur quelque part. Mais rien ne m'empêchais d'avoir encore mon sens de l'humour.

- De tu me demande à moi ce que l'on pourrai faire tout les deux ? Tous seul sur cette plage pour se réchauffer hein ? J'ai bien des idées, mais j'ai peur que mes idées ne te plaisent pas énormément.

Je me mis donc à rire avant de reprendre mon sérieux. Aller, il fallait trouver une idée plus... approprier diront non. Seulement, il n'y avait pas grand chose à faire pour se réchauffer une fois que l'on avait déjà allumé un bon feu. Je soupirai donc longuement à l'idée de devoir quitter cette plage. Je me sentais bien là, j'avais vraiment l'impression que tous mes problèmes s'étaient envolés.

- Sinon, tu avais raison pour Willer, nos familles étaient amies, donc c'était un de mes rares amis d'enfance. Mais ça fais des années que je ne l'ai pas vu...

J'avais bien compris que la pirate n'avait pas très envie de parler de se sujet, donc je n'avais pas l'intention de m'étendre dessus. A présent, il était clos et restait la question de ce que nous allions bien pouvoir faire pour ne pas nous transformer en glaçons. La première proposition de Riwana me semblait donc être la seule issue.

- Si je n'étais pas trempé aussi, je t'aurai volontier prêter mon manteau. Mais j'ai bien peur de ne pas connaître de solution miracle pour nous réchauffer. Je suis peut-être assez intelligent pour allumer un feu, mais apparemment pas assez pour trouver une véritable solution.

Je me décidai donc à bouger un peu et me levais avant de proposer une ain amicale à Riwana pour l'aider à se relever aussi. Je lui adressais alors un petit sourire.

- Allons donc voir si nous partageront la même auberge cette nuit. Je suis venu accompagné ici. Si elle n'a pas décider d'aller voir ailleurs, Lyanna devrait nous attendre un peu plus haut. Quoique je doute qu'elle supporterai le poids de deux personnes.

Il ne me semblait pas essentiel de préciser que Lyanna était la jument dont j'avais loué les services. Ca me semblait tellement logique en fait. Puis après l'histoire que je lui avait raconté quelques temps plutôt, Riwana se doutait peut-être que je n'avais pas l'intention de repartir sur le dos d'une femme, mais que je considérai vraiment les animaux doté de parole comme mon égal. Ca peut vous paraître bizarre mais... C'est encore un truc de Narniens, ne cherchez pas.



_________________


© belladone.

Still undefeated
Swing left, swing right, bruised and black-eyed, half alive, Bleeding, choking, Bent not broken inside...
Weak knees, can’t stand, Raise up your hands, Don’t walk away, Been sucker punched but I’m not down, My feet have never left the ground, It’s a fight that I can fix, Like a cut that needs a stitch, And somehow through it all I stand...


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
18/50  (18/50)
Sacoche:
Archenlandaise | Admin
Messages : 629
Célébrité : Natalie Dormer
Âge : 26 ans
Points : 664

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Mer 24 Déc - 0:35


Rephaïm & Riwana


(millman) ▽ Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Sacré narnien, cet homme-là. Au moins on ne s'ennuyait pas avec lui... quoi que justement, là il fallait que l'on fasse quelque chose, mais ce n'était pas de sa faute si nous avions froid et que nous n'avions pratiquement rien à faire si ce n'était discuter ou éventuellement, comme il le sous-entendait, nous réchauffer par nos propres moyens... corporels. Je riais donc en sa compagnie, bien que l'idée de rester ici ou de me lever pour aller jusqu'à la taverne ne m'enchantait pas énormément non plus quelque part... il fallait faire des efforts ou se laisser mourir ici en ne faisant strictement rien. Lorsqu'il reprit rapidement la conversation sur Willer, un frisson parcourut mon corps et je sentis un air glacial frapper mes membres et mon visage. Penser à lui n'allait pas arranger la situation dans laquelle nous étions, aussi je me focalisais plutôt ensuite sur la main que l'on me tendait. Je me relevais donc avec l'aide de Rephaïm, regardant le feu qu'il avait allumé avec désespoir. C'était une mince source de chaleur, mais le chemin que l'on allait emprunter n'en comportait littéralement aucune, ce qui ne serait pas forcément mieux.

M'agrippant au bras du beau brun et relevant un peu les pans de ma robe de ma main libre, j'avançais avec lui sur la plage, afin de la quitter au plus vite - ou du moins, assez lentement compte tenu de nos membres frigorifiés - pour rejoindre la dite Lyanna. Je me demandais bien où elle était, je n'avais pas vu Rephaïm accompagné et je n'avais pas non plus fais véritablement attention aux empreintes de pas extérieures aux nôtres sur le sable... de toutes façons il faisait nuit et désormais c'était trop tard. Je croisais les doigts pour que sa... jument, si je ne me trompais pas, se trouve à proximité de la plage, bien qu'elle ne soit évidemment pas présente au bord de l'eau.
« Pensons au futur finalement : pensons au moment où nous serons près de la taverne et que nous serons au chaud, dans des vêtements secs ! Et si jamais nous ne logeons pas à la même enseigne, ce n'est pas bien grave... je pourrais bien te prêter une robe, et tu pourrais bien me prêter une tunique et un pantalon. »

Je le regardais avec un sourire taquin, me doutant que l'idée devrait l'enchanter si nous arrivions là où je logeais en premier. Par chance, nous avancions plus vite que je ne le pensais, aussi nous ne traînions pas si longtemps sur la plage, même si cela nous prit bien un petit moment. La plage était assez grande pour perdre au moins dix bonnes minutes à la longer, mais il fallait ce qu'il fallait pour sortir d'ici ! Le problème était qu'il fallait emprunter un chemin dans la falaise pour la monter, histoire d’atterrir dans le village... ou du moins, près de Cair Paravel, près de la capitale. Une fois arrivés en haut, malheureusement, Lyanna ne semblait pas être au rendez-vous... j'ignorais depuis combien de temps nous avions quitté le petit feu de camp improvisé, mais je commençais sérieusement à le regretter. Je n'avais plus vraiment la notion de la distance, et j'ignorais si nous étions loin d'une taverne, et si la plus proche serait celle où nous logions, mais je l'espérais.[/i] « Peut-être qu'elle est partie à la taverne t'attendre ? Lyanna. Nous n'avons qu'à marcher encore un peu, nous finirons bien par la trouver... »

Et nous voilà repartis pour continuer notre marche à pied sans trop savoir où aller. En tous cas, moi je n'en avais aucune idée, surtout qu'il faisait trop sombre pour que je puisse me fier à quelques repères spatial là où nous étions... Je faisais confiance à Rephaïm de toutes façons, il vivait ici et avait vécu ici la majeure partie de sa vie, il devait bien connaître les alentours ! Et justement, il semblait que oui puisqu'il avançait instinctivement dans des petits chemins qu'il devait bien avoir arpenter plusieurs fois, ou du moins qu'il avait emprunter en venant ici un peu plus tôt dans la soirée. Nous ne parlions pas énormément, trop concentrés sur notre objectif : aller nous réchauffer et nous abriter dans un lieu clos et sec ! En tous cas, j'espérais que j'aurai la chance de revoir Rephaïm avant de quitter Narnia pour faire mon retour en Archenland. Cependant, je ne savais pas encore très bien ce que j'allais faire les jours suivants, et quant à lui, sa routine semblait bien amorcée. Nous devions sortir de notre petit train-train quotidien si l'on pouvait appeler ça comme ça... afin de prendre la vie du bon pied. J'y travaillais en tous cas, même si je n'étais pas convaincue de faire sans cesse les bons choix.

Le principal, c'était surtout de prendre les décisions et de ne pas les laisser trop longtemps en suspens... de toutes manières, j'avais horreur d'attendre. Puis tout à coup, je sentis la bonne humeur sur le visage du beau brun éclater en un regard : nous étions arrivés devant une taverne ! Et visiblement, il devait y loger puisque nous nous dirigions vers l'entrée sans la moindre hésitation. Enfin, je n'en savais rien à vrai dire, mais moi il me semblait bien que je logeais là... mais j'en aurais le cœur net en voyant l'intérieur de la bâtisse ! En attendant, je regardais quelques hommes saouls se battre près de l'entrée, à côté d'un cheval qui - si ma vision ne flanchait pas trop à cause du froid - venait de donner un coup de sabot à l'un des deux hommes. Cependant, il crut comprendre que le coup venait de son adversaire, ce qui les fit se battre de plus belle. J'eus un doute sur l'identité du cheval, était-ce Lyanna ? Je n'en avais aucune idée, mais l'envie de rentrer était plus forte que l'envie de faire la connaissance de la jument de Rephaïm, aussi je l'entraînais à l'intérieur aussi vite que possible, évitant de justesse un coup de poing au passage. Une fois à l'intérieur, je poussais un gros soupir de soulagement et lâchais le bras du narnien.


« Oui c'est ma taverne ! Allons directement à l'étage, je ne sais pas si tu loges aussi ici mais moi je vais aller me changer maintenant ! » Je lui indiquais le numéro de ma chambre avant de le laisser au rez-de-chaussée pour monter aussi rapidement que possible l'escalier menant à mes appartements. Peut-être allait-il voir le cheval dehors s'il s'agissait du sien, ou bien alors qu'il allait aussi s'habiller chaudement. Quoi que si ce n'était pas ici qu'il logeait, il allait bien continuer d'avoir froid un certain moment... mais si tel était le cas, je trouverai bien une solution pour lui confectionner au cas où une tenue sur mesure, quoi que assez grossièrement sans doutes, puisque je n'avais pas tout le matériel nécessaire sur moi pour coudre. Une fois dans ma chambre, je retirais vivement mes vêtements, puis je fonçais m'envelopper dans la parure qui recouvrait mon lit afin de me sécher convenablement. A la recherche de mes affaires, je me réchauffais quelques instants avant de foncer vers un sac qui contenait quelques habits que j'avais gardé avec moi. Jugeant que j'avais eu assez froid comme ça, je pris une longue robe rouge avec des manches longues, ce qui ne pourrait que me faire du bien !

Une fois que je l'eus enfilée, j'attachais mes cheveux un peu n'importe comment histoire de ne plus trop sentir qu'ils étaient humides. De toutes façons, ils étaient presque secs, bien que justement, ils ne l'étaient pas encore... Je me demandais si Rephaïm était toujours dans la taverne, s'il était dans une chambre ou bien s'il se trouvait dehors ou avec quelqu'un. J'ignorais pourquoi, mais j'avais un peu peur de deviner ce qu'il était en train de faire à vrai dire... et s'il était parti avec une connaissance à lui ? Et s'il s'était attiré des ennuis ? Et s'il ne logeait pas ici et qu'il était en train de se transformer en glaçon en bas ? Finalement, je préférais ne plus faire de théories et je sortis de ma chambre dans le but de le retrouver. Je lançais quelques regards dans le couloir rassemblant toutes les chambres louées pour la nuit, me demandant s'il se trouvait dans l'une d'elle... puis décidant de ne pas aller ouvrir chaque porte une à une, je me dirigeais au rez-de-chaussée, ou je ne le trouvais pas non plus. Me sentant un peu seule et perdue, bien que cette fois-ci, je pouvais me vanter d'être sèche et de retrouver sans doutes quelques couleurs grâce à la chaleur de la pièce, je finis par me caler contre un mur, attendant de voir si Rephaïm était dans les parages, ou à défaut de le retrouver, s'il m'avait posé un lapin et était parti.

(c) AMIANTE


_________________
mes rêves sont vides, je ne fais que des faux pas
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t61-she-was-hurricane-and-suddenly-she-felt-nothing http://thetimeofconquest.superforum.fr/t115-they-say-it-s-what-you-make-i-say-it-s-up-to-fate-it-s-woven-in-my-soul http://thetimeofconquest.superforum.fr/t159-carnet-de-bord http://whathefuckrpg.tumblr.com
avatar

Inventaire
Grade: Petit Faune
Expérience:
0/50  (0/50)
Sacoche:
Narnien
Messages : 257
Célébrité : Colin O'Donoghue
Âge : 33 ans
Humeur : Bonne a priori !
Points : 259

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   Lun 5 Jan - 16:00




It's always cloudy except for when you look into the past.
feat. Riwana



Suite à notre petite discutions, nous décidâmes de quitter la plage pour rejoindre un endroit où nous serions un peu plus au chaud. C'était bien d'allumer un feu, mais ce n'était guère suffisant lorsque nous étions trempé ainsi. En nous relevant, Riwana m'adressa un sourire ne me disant qu'il fallait qu'on arrête notre dépression et que l'on pense à un futur pus proche, celui où on ne sera plus avec des vêtements trempé et au chaud. Et personnellement, je doutais fortement qu'on loge à la même enseigne...

Marchant sur la plage, je guida la pirate jusqu'à l'endroit où j'avais abandonner ma monture. Apparemment, cette dernière avait suivit mes conseils et était partie. Qui sait où elle était à présent ? Sans doute loin, peut-être juste à côté... Riwana émis l'hypothèse que la jument était partie se réfugier elle aussi dans la taverne la plus proche, j'haussai les épaules d'un air indifférent et suivit la pirate jusqu'au lieu où elle résidait.

Nous entamâmes alors une longue marche. Je ne cessait de me demander quand nous allions arriver, mais à défaut de savoir faire passer le temps plus vite, nous discutâmes tranquillement de sujet plus ou moins banals. Nous finîmes tout de même pas arriver à destination. Oui, je savais que l'on était arrivé, je savais reconnaître un taverne lorsque j'en voyais une tout de même. D'ailleurs ce fut un spectacle assez amusant qui nous accueillit. En effet, Lyanna était devant le bâtiment avec un groupe d'homme qui semblait déjà bien émécher. Et lorsque la jument donna un coup de sabot assez violent à quelqu'un qui lui avait sans doute fait une réflexion peu agréable, ce dernier pensa qu'il s'agissait d'un coup de son voisin et non de l'animal. Il en fallait vraiment peu pour déclancher un combat avec des hommes saouls.

Nous entrâmes alors dans le bâtiments, Riwana relâcha bon bras. tient, je n'avais pas remarqué qu'elle m'avait tenu le bras pendant tout le trajets. J'avais sans doute trop l'habitude que ces dames me prennent le bras lorsque que nous marchions côte côte. Quand je vous dit qu ecertaines choses ne se perdent pas ? Je jetais un coup d'oeil aux alentours. Comme prévu, il ne s'agissait pas du tout de la taverne dans laquelle je logeais. La mienne était dans un village un peu plus éloigné de celui-ci. Mais étant donné que je n'étais pas venu à pied, la distance ne m'avait pas étonné.

« Oui c'est ma taverne ! Allons directement à l'étage, je ne sais pas si tu loges aussi ici mais moi je vais aller me changer maintenant ! »

J'hochais la tête et laissa la pirate aler dans sa chmabre; pendant ce temps, je fis le tour d ela salle principale. Bon, je n'allais pas rester avec mes vêtements trempé éternellement ! Heureusement que la soirée était déjà bien avancer et que la plupart des clients avaient déjà bien bu, cela me facilitait la tâche. Ainsi, je me permis d'attraper un homme qui dormait sur une table par le col pour l'entraîner dans un endroti moins fréquenter. Une fois cela fait, l'homme se réveilla vaguement, mais je lui assénai un coup sur le crâne pour le renvoyer au pays des rêves. Ainsi, je pus le déshabiller tranquillement, et échanger nos vêtements. Je me retrouvais donc avec une simple chemise blanche et un pantalon en toile noir tandis que l'homme saoul se retrouvait avec mes vêtements trempé. Il n'y avait qu emon long manteau en cuir que je m'étais décidé à ne pas lui laisser. j'avais déjà la gentillesse de ne pas le laisser pourrir tout nu dans cette réserve, il ne fallait pas trop m'en demander non plus !

Lorsque je sortis de la réserve, personne ne sembla remarquer l'absence de l'homme que j'avais enlever. De tout façon, même ce denrier n'avait pas du réaliser ce qu'il se passait. Il finirait sans doute par se réveillé en ce demandant ce qu'il faisait là. Puis, il remettrai tout sur le dos de l'alcool. Moi ? Un connaisseur dans ce genre de situation ? Malheureusement, je ne pouvais guère dire le contraire. Ce n'était pas de ma faute si le rhum m'aimait tant ! Enfin, je n'eus pas le temps de m'interroger plus longtemps que Riwana refesait son apparition. Comme prévu, elle avait changer ses vêtements et elle s'était également attaché les cheveux.

- Malheureusement très, chère, nous ne logeons pas à la même enseigne. Cependant, j'ai réussi à un trouver quelqu'un d'assez généreux pour qu'il me prête ses vêtements.

J'adressai un clin d'oeil malicieux à mon interlocutrice. Elle devait bien se douter que personne n'était assez généreux ici pour faire ce genre de chose et que j'avais un peu pris de force ces vêtements. Mais qui s'en souciait de toute façon ? Ce n'était qu'une bande de marchand, de soldat et de mercenaire saoul qui passaient plus de temps saoul que sobre.

- Merci beaucoup pour cette journée, je pense cependant que je vais te laisser. J'ai accumuler pas mal de problèmes ces derniers temps, je ne voudrais pas qu'ils te retombe dessus. Puis, je n'aurais pas envie de gâcher le reste de ta soirée.

Faisant mon plus beau sourire, j'étais bien en train de dire à Riwana qu'il fallait que je parte. En soit, je n'avais aucune raison de la quitter. Mais j'avais l'impression d eprofiter de son temps et je me sentais presque coupable de devoir imposer ma présent d'alcoolique à une si jolie demoiselle. Pirate ou pas. D'ailleurs si un jour on m'avait dit que je m'entendrai aussi bien avec une pirate...

- Je pense aussi que Lyanna n'aime pas trop ses nouveau amis de dehors, une petite course lui fera sans doute du bien. Passe une bonne soirée Riwana et au plaisir de te revoir.

Sur ces belles paroles, je souris de nouveau et embrassa la pirate avant de sortir de la taverne. Et oui mesdemoiselles, je soigne toujorus mes sorties, vous coyiez quoi ? J'ai une réputation à tenir ! Une fois à l'extérieur, je me dirigeais vers Lyanna et n'eut aucun mal à la convaincre de m'emmener encore une fois sur son dos. C'est ainsi que je quittai les lieux, mais il n'y avait pas à s'inquiété, j'avais bien l'intention de revoir Riwana. Après tout, le destin avait bien montrer qu'on étaient fait pour se retrouver dans des circonstances improbables.



_________________


© belladone.

Still undefeated
Swing left, swing right, bruised and black-eyed, half alive, Bleeding, choking, Bent not broken inside...
Weak knees, can’t stand, Raise up your hands, Don’t walk away, Been sucker punched but I’m not down, My feet have never left the ground, It’s a fight that I can fix, Like a cut that needs a stitch, And somehow through it all I stand...


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thetimeofconquest.superforum.fr/t79-myosotis-rephaim-corydallis-i-m-sexy-and-i-know-it http://thetimeofconquest.superforum.fr/t96-m-rephaim-corydallis-if-you-like-me-then-say-you-like-me http://thetimeofconquest.superforum.fr/t94-m-rephaim-corydallis-if-you-wanna-play-game

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: It's always cloudy except for when you look into the past.   

Revenir en haut Aller en bas
 

It's always cloudy except for when you look into the past.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THE CHRONICLES OF NARNIA ™ :: Le Royaume de Narnia :: Les Îles et l'Océan-
Carte du monde de Narnia

Se déplacer
Top partenaires


Plus ? + Vous ?