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 There was a time when we were children, but that time is not over - Mira & Artaban

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Prince de Calormen | Admin
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MessageSujet: There was a time when we were children, but that time is not over - Mira & Artaban   Ven 3 Juil - 13:55


There was a time when we were children,
but that time is not over
▬ Mira & Artaban ▬


Artaban parcourait le palais de Tashbaan comme à son habitude. Jamais les couloirs n’avaient semblé aussi agités. Il se demanda pendant un instant, innocemment, si la nouvelle femme du tarkaan Avranos était déjà enceinte, avant de remarquer l’air grave sur certains visages. Beaucoup étaient réellement inquiets pour l’avenir de l’empire, notamment en entendant parler des tempêtes de neige qui s’étaient abattues sur Azim Balda, ainsi que de la réduction du commerce avec les autres royaumes due au temps imprévisible et aux attaques plus fréquentes des pirates. Si, au début, bien des Calormènes avaient cru qu’ils pourraient se reposer sur leurs Dieux ainsi que sur leur Tisroc, ils semblaient commencer à perdre espoir. Et Artaban ne pensait qu’aux nobles familles, celles qui permettaient au royaume de vivre et de bien tourner ; qu’en était-il du peuple ? Il venait de parcourir une partie de la ville et avait jeté un coup d’œil aux marchands présents dans les rues, mais n’avait osé constater l’état du peuple pauvre. On lui avait annoncé que des centaines d’hommes étaient venues dans la capitale pour échapper, croyaient-ils, à la colère des Dieux, et pensaient la ville protéger par Tash l’Inexorable. Le prince, comme les conseillers du Tisroc, craignait la suite des évènements, et tentait, sous les ordres de son père, de calmer les tarkaans ainsi que les commerçants étrangers. Lui qui n’avait jamais vraiment voulu s’impliquer dans la politique et n’avait pris le travail d’ambassadeur que pour continuer ses voyages tout en se rendant utile, il était aujourd’hui forcé de s’y plonger entièrement et de faire de son mieux pour que tout se passe bien.
Fatigué, il se dirigea vers ses appartements afin de se reposer. Il croisa son frère Ihsan qui, comme à son habitude, lui proposa un combat en lui rappelant sa précédente défaite. Artaban leva les yeux, exaspéré, mais accepta le défi de son jeune frère, sachant déjà qu’il allait perdre. Il n’avait guère pu s’entraîner ces derniers temps et devenait rouillé ; il prévoyait donc une défaite cuisante face à Ihsan qui se féliciterait de battre à nouveau son demi-frère. Cela suffit néanmoins à redonner le sourire à Artaban, et à lui rappeler que sa famille lui manquait. Il pensa notamment à sa sœur cadette, Mira, qu’il aimait peut-être plus que tous ses autres frères et sœurs, et avec qui il n’avait pas vraiment eu l’occasion de discuter depuis plusieurs semaines. Il se promit donc de lui accorder un peu de son temps dans la journée, si celle-ci était disponible.

Quelques heures plus tard, le prince se présenta devant les appartements de la princesse avec quelques fleurs de lys à la main. Il revenait des jardins situés à l’extérieur de la ville, proche du désert, où les fleurs poussaient magnifiquement bien malgré la chaleur qui se dégageait du sable. Les gardes, le reconnaissant, s’inclinèrent et le laissèrent passer, l’un d’eux entrant dans les appartements de Mira afin d’annoncer l’entrée du prince. Celui-ci s’avança et eut un large sourire lorsqu’il vit sa petite sœur. Il la serra dans ses bras doucement puis lui tendit les fleurs : « Je sais que tu les as toujours aimées. » dit-il sans cesser de sourire. Il lui semblait que Mira devenait de plus en plus belle et digne de la famille royale. Elle paraissait parfois naïve et innocente, mais il connaissait sa force de caractère. Il hésita un instant et finit par lui demander si une balade la tentait. Il ne savait pas réellement ce qu’elle faisait de ses journées, mais sortir un peu de la ville ne pourrait que faire du bien. Comme il s’y attendait, elle accepta, et il sortit pour la laisser se changer afin de mettre quelque chose de plus adapté pour une balade à cheval, tandis qu’il demandait que deux montures soient préparées.
Ils sortirent à cheval de la ville, avançant parfois lentement dû à la foule présente dans certaines rues, mais heureusement, aucun incident n’arriva. Il surprit le regard de quelques jeunes enfants fixant le prince et la princesse, peut-être sans savoir qui ils étaient réellement. Enfin, ils furent à l’extérieur de la ville et purent avancer librement. Ils se dirigèrent vers le sud, longeant au début la route principale vers Azim Balda, puis s’éloignèrent vers les prairies et collines désertes, loin des marchands et des paysans qui souhaitaient entrer dans la capitale. Bientôt, plus aucun bruit, sinon celui du vent et de l’herbe, ne fut entendu. Il ne faisait pas très beau, mais a priori, cela n’allait pas poser beaucoup de soucis. Et si les choses devenaient dangereuses, ils n’étaient pas loin de la capitale.
Le trajet pour descendre toutes les rues de la ville avait été silencieux, et ils commençaient à présent à reprendre la parole. « Dis-moi, que fais-tu de tes journées quand je ne suis pas là pour te divertir ? » demanda Artaban avec un sourire malicieux. En effet, pendant des années, le prince venait voir sa petite sœur pour rire avec elle, pour jouer aux cartes, jouer à cache-cache dans le palais, lui faire découvrir des endroits qu’elle ne connaissait pas encore, lui raconter ses voyages, lui apporter des fleurs et des robes venues des autres royaumes. Maintenant qu’elle était une adulte et prête à se marier, il n’avait plus vraiment à jouer au frère aimant et protecteur, bien qu’il ne puisse s’empêcher parfois de la traiter comme l’enfant qu’elle fut jadis. A peine eut-il prononcé cette question que le temps s’éclaircit brutalement et que les rayons du soleil les éclairèrent. Il sourit, ravi de ne pas devoir affronter une tempête de pluie ou de neige. Azaroth, la déesse du soleil, semblait enfin être en leur faveur.


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MessageSujet: Re: There was a time when we were children, but that time is not over - Mira & Artaban   Ven 3 Juil - 13:56

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