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 You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena

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MessageSujet: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Lun 23 Mar - 10:57






Rhaego & Riwana
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Je repliais la lettre et la glissais dans le tiroir de ma table de chevet. Nous avions rendez-vous dans deux heures, aussi j'avais du temps devant moi pour me préparer. En réalité, j'étais heureuse de pouvoir enfin revoir mon meilleur ami, nous avions correspondu par lettres depuis un petit moment déjà, et par chance, nous connaissions déjà la vie de l'autre ce qui m'aurait évité – et  à lui aussi – de la rabâcher une seconde fois. Cependant, même si nous étions très proches, nous étions surtout devenus des âmes étrangères qui ne s'étaient pas vu depuis quelques années. Une lettre ne peut remplacer une présence. Mais j'avais eu besoin de quitter le désert calormène, et je n'aurai pas pu m'attarder là-bas éternellement. Il avait été si bon avec moi, il m'avait sorti de cette enfer dans lequel je vivais et travaillais chaque jour avant notre rencontre. Après avoir souffert de mes déboires passés, il m'avait offert un toit et un travail plus... décent. Mais certains événements qui durent se passer ont eu lieu, j'ai pris mon « envol » et suis partie. Quant à lui, il avait finalement rejoint l'armée et avait désiré suivre ce qu'il voulait faire le plus, du moins, à cette époque. Je crois qu'il est heureux désormais, mais je ne le saurais que ce soir en le voyant. Je pris place devant ma petite coiffeuse toute miteuse avant de chercher ce que j'allais faire de mes cheveux. Après quelques minutes de réflexion, je les laissais boucler et je me levais après ces quelques minutes fortement utiles pour aller regarder le temps qu'il faisait actuellement dehors. Une fois devant la fenêtre, je regardais d'un air suspicieux le ciel puis le sol pour voir s'il n'était pas saupoudré de sable, de neige ou d'eau de pluie. Rien à signaler. Je me méfiais tout de même, car avec ce fichu temps, on était jamais trop prudents. Je partis en direction de ma penderie ensuite, cherchant quelle tenue j'allais bien pouvoir mettre. J'avais mes tenues de pirate, celles de Calormen qui étaient assez spéciales et dataient un peu, donc le tissu s'était légèrement abîmé, puis j'avais mes robes plutôt récentes, type archenlandais et narnien.

Je soupirai, espérant ne pas faire un mauvais choix vis-à-vis du temps et je sortis une robe rouge de la penderie avec quelques dorures – que j'avais pu me procurer lors de mes voyages avec mon ancien équipage de pirates – et je partis prendre un bain avant de l'enfiler et de regarder à nouveau dehors. Toujours rien à signaler... C'était impossible. Allais-je vraiment pouvoir passer une soirée avec quelqu'un que j'appréciais vraiment sans être dérangée par la météo ? J'osais y croire. J'ignorais l'heure qu'il était, mais comme je n'avais rien à faire, je quittais l'auberge de la capitale pour me diriger vers de petites ruelles plutôt sombres, qui étaient de très bons raccourcis pour arriver à notre point de rendez-vous. Une fois arrivée devant cette petite auberge, située deux villages plus loin qu'Anvard, je vis un type louche rire et grogner avec un autre au devant de la bâtisse, qui se tourna avec son acolyte lorsque j'arrivais. Je portais ma main à ma taille par réflexe avant de lever les yeux au ciel et de me mettre à rire.
« Évidemment, il fallait que je vienne désarmée ! » L'un des deux hommes m'interpella alors, avec sa bouteille de... je ne sais pas trop quoi, en m'appelant sa « poulette ». Il ne manquait plus que ça. Je cherchais du regard quelque chose pouvant me servir d'arme, mais n'en voyait aucune, je m'avançais vers les deux bougres avec un grand sourire fourbe. « Ne t'as t-on jamais appris à tenir ta langue en présence d'une femme ? Si tu veux, je peux te l'éduquer ! » Il se moqua alors de moi en me suppliant presque de le faire, et il m'attira vers lui en m'attrapant par la taille. Il n'était pas sérieux ? Au moins, l'avantage de ma robe, c'est qu'elle cachait le genre de personne que j'étais vraiment. Je lui fis un nouveau sourire avant de prendre un air sérieux, d'attraper sa bouteille et de l'éclater sur sa tête. Il fut un peu sonné et quelques gouttes de sang se mirent à couler de son crâne, ce qui l'énerva de façon assez sévère. Je reculais alors, pour éviter qu'il ne me fonce dessus ou que son copain ne m'attrape, puis je compris mon erreur réelle d'être venue désarmée. Je ne voyais toujours rien aux alentours qui pouvait m'aider... et le pire dans tout ça, c'est que je venais d'apercevoir un autre homme, adossé contre un mur, plus loin. Et bien, bravo Riwana !


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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Lun 23 Mar - 11:09

Le membre 'A. Riwana Darröw' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Jeu 26 Mar - 0:30






Rhaego & Riwana
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Depuis plusieurs jours maintenant, Rhaego avait quitté son pays. Il avait quitté le confort du palais de Tashbaan qu'il occupait depuis le bal Calormène pour partir, en outre, à l'aventure. Le prince Artaban lui avait demandé de faire partie d'une guilde qu'il avait lui-même composé afin de se rendre en Archenland et d'essayer de comprendre tous ces événements étranges qui se passaient dans le monde. Ils avaient ainsi navigué jusqu'à Anvard où ils y avaient rejoint les deux autres membres de la guilde. Rhaego n'avait pas été surpris d'y voir Rowena, une jeune femme avec qu'il entretenait une vieille rancœur depuis leurs plus jeunes âges. Il n'avait pas été surpris mais ce n'était pas pour autant qu'il n'en était pas agacé. Toujours était-il qu'ils avaient tous séjourné au palais d'Anvard une poignée de jours avant de prendre la route. Le calormène en avait donc profité pour faire remettre une lettre à la femme qu'il considérait comme sa meilleure amie. Ou du moins, qu'il avait longtemps considéré comme telle. Il ne savait pas trop ce qu'il en était aujourd'hui; les années et les kilomètres les ayant séparés depuis bien trop longtemps. Ils avaient bien-sûr correspondu par lettres interposées mais c'était différent. Différent parce qu'il n'entendait pas sa voix tous les jours, il ne la serrait pas dans ses bras chaque matin; elle n'était pas là tout simplement. Comme lui ne l'était pas. Aussi, il avait pensé que ce serait une bonne idée et l'occasion de la voir. Puisqu'il n'était pas souvent, pour ne pas dire jamais en Archenland. Le Calormène était resté relativement vague dans cette lettre, lui indiquant seulement qu'il serait devant telle auberge de tel village en ce jour et qu'il lui donnait rendez-vous à l'heure où le soleil se couchait.

Deux jours plus tard, la guilde prenait la route vers le Mont Pire. Ils avaient prévu environ une semaine de voyage. Une semaine qui s'annonçait longue aux yeux de Rhaego. Si bien que, dès le premier jour, des disputes avaient déjà éclaté entre lui et Rowena. Des querelles sans importances, pour ne pas dire des enfantillages, mais qui horripilaient le soldat. Il avait beau essayer de prendre sur lui, il n'était pas le dernier à la chercher. Mais en ce début de soirée, excédé plus qu'amusé par la sorcière, Rhaego laissa la guilde se trouver un endroit pour la nuit et s’éclipsa sans dire un mot, plus tôt que prévu. Le bruit des sabots de son cheval indiqua simplement son départ aux autres membres de la guilde mais il avait laissé ses affaires au coin du feu. Il avait seulement pris ce qu'il qualifiait d'effets personnels: son chapeau, son cimeterre, cette dague qu'il cachait dans ses bottes si le combat tournait mal et quelques pièces.
Son cheval lancé au galop, Rhaego arriva bien avant le couché du soleil au point de rendez-vous, par la faute de Rowena songea-t-il. Mais au fond, ce n'était pas un problème pour lui. Il aurait au moins le temps de boire un ou plusieurs verres avant que Riwana n'arrive. Chose qu'il ne tarda pas à faire d'ailleurs. Lorsqu'il entra dans l'auberge, les quelques personnes présentes le dévisagèrent. Il n'était pas d'ici et cela se voyait. Si ce n'était pas son teint ou son cimeterre qui le prouvait, son accent n'en laissait aucun doute. Rhaego hocha alors la tête, un sourire malicieux aux lèvres, bombant légèrement le torse. Lui, soldat calormène, il n'allait certainement pas se faire tout petit devant ces paysans archenlandais.


Il resta près d'une heure dans cette taverne, à boire du vin beaucoup moins bon que le vin calormène. Durant cette heure passée à l'intérieur, il repéra un groupe de quatre hommes bien trop bruyants et grossiers. Deux d'entre eux sortirent d'ailleurs, une bouteille à la main, sûrement pour prendre l'air. Lorsqu'ils sortirent, Rhaego remarqua que le soleil était déjà bien bas dans le ciel. Aussi, il se décida à emboîter le pas aux deux ivrognes. Mais, jugeant leur présence forte déplaisante, il s'éloigna d'eux. Il s'adossa au mur et décida qu'il attendrait ici son amie.  
Au bout de quelques minutes, les chants de saoulards que chantaient les deux hommes se transformèrent en baratin dont Rhaego ne parvint qu'à comprendre le mot "poulette". Un léger sourire s'étira au coin des lèvres du calormène, songeant que cet homme devrait vraiment apprendre à aborder une femme. Il ne prêta dans un premier temps pas attention à ce qu'il se passait à quelques mètres de lui.
Jusqu'à ce qu'un bruit de verre n'attira son attention. Il releva alors la tête et fronça les sourcils. La ruelle était sombre maintenant mais il distinguait bien au bout de celle-ci une robe rouge. Il y avait bel et bien une femme qui avait l'air de se trouver en difficulté avec les deux hommes. Il n'avait pas spécialement envie de se battre ce soir mais il ne pouvait décemment pas laisser cela se passer. Il avança alors dans leur direction, sans vraiment se presser. Il se racla la gorge, comme pour se manifester « je crois que vous vous êtes suffisamment amusé pour ce soir messieurs, rentrez donc vous commander une autre bouteille puis qu’apparemment, vous n'en avez plus ». L'un des deux ivrognes éclata à nouveau de rire. L'autre étant trop sonné pour comprendre quoique ce soit pour le moment. Rhaego posa sa main sur le manche de son cimeterre. Il était prêt à en découdre s'il le fallait. Il fît encore un pas. « laissez la demoiselle partir » mais ils ne semblaient pas l'écouter. L'homme, qui était auparavant sonné, se rapprocha à nouveau de la jeune femme, l'empoigna par la taille. Rhaego avança à nouveau d'un pas. Cette fois-ci, il était assez près. Assez près pour reconnaître cette jeune femme. Son sang ne fît qu'un tour et brusquement, il sortit le cimeterre de son fourreau et se mit à courir. Tant pis pour les négociations. Il n'avait peut-être que touché sa taille mais cet homme allait devoir payer. D'un geste violent, Rhaego attrapa l'épaule de l'homme qui tenait Riwana. De sa main libre, il lui décocha une droite qui le fît vaciller. Il s'apprêtait à enfoncer son arme dans les entrailles de l'homme quand, d'un seul coup, il se fît attirer en arrière. Le deuxième ivrogne lui sauta sur le dos, donnant ainsi du temps au premier pour se relever.


Au loin, on pouvait entendre la porte de l'auberge s'ouvrir et des bruits de pas arriver dans leur direction. Apparemment, un troisième homme avait décidé de se joindre à la fête.


Rhaego se pencha en avant, déséquilibrant ainsi son assaillant. Il donna un coup de cimeterre devant lui et toucha le bras du deuxième homme. Ils étaient à deux contre lui et s'il ne faisait rien, ils seraient bientôt trois. Le soldat Calormène donna alors un coup de coude dans le nez du premier, suivi d'un coup de boule dans la tête du deuxième. Profitant de cet instant pour attraper la dague qu'il cachait dans sa botte. « Riwana! » cria-t-il en lançant la dague, verticalement, dans la direction de la jeune femme. Le combat dura une bonne dizaine de minutes, alternant les coups de cimeterre et le corps à corps. Par chance pour lui, ces deux hommes étaient tellement ivres qu'ils n'avaient aucun réflexe. Mais le Calormène perdit rapidement patience et vint faire glisser le côté arrondi de son cimeterre sur la jugulaire du premier homme qui ne tarda pas à se retrouver allongé au sol, inerte, en sang. Le deuxième connu le même triste sort, une minute plus tard. Sans prendre le temps de reprendre son souffle, il se tourna vers Riwana et le troisième homme. Ou du moins, ce qu'il en restait.


Rhaego donna un léger coup de cimeterre dans le vide, un coup sec, pour faire partir le sang qui restait sur l'arme et la rangea dans son fourreau. Il resta ensuite un instant à regarder Riwana droit dans les yeux, sans ne rien dire ni faire. Puis, il éclata de rire. Son rire résonna dans la ruelle dorénavant vide. « eh ben! ça n'a pas changé ça ». Lui qui avait peur que les années les aient changé, il était soulagé de voir que Riwana était toujours ce genre de femme. Ce genre de femme forte, qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, qui savait se défendre. C'était d'ailleurs lui, entre autre, qui lui avait appris le maniement des armes tranchantes. À cette pensée, à cette pensée que rien peut-être n'avait changé, Rhaego s'avança vers son amie, le sourire aux lèvres, ouvrant ses bras. Mais au dernier moment, il s'arrêta. Quelqu'un chose en lui le bloquait. Il se contenta alors d'une accolade amicale et recula ensuite. Il regarda à nouveau la jeune femme, presque de haut en bas. Elle avait changé. Ou plutôt, elle avait mûri. « Ça me fait plaisir de te revoir, vraiment. Ils ne t'ont pas fait mal au moins?  »



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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Jeu 26 Mar - 20:40






Rhaego & Riwana
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Le troisième homme s'avança vers les deux alcooliques étonnamment, et leur demanda de me fichtre la paix. Tiens tiens, un chevalier servant ! L'homme que j'avais assommé se releva et ria avec l'autre avant de tituber vers moi en m'attrapant par la taille et en me ramenant à lui comme si je n'étais une courtisane qu'il avait payé. Il ricana en essayant de rapprocher son visage du mien, ce qui lui valu presque une gifle, sauf que... le nouveau venu lui donna un coup en pleine face, ce qui - par chance - le fit me lâcher, et je pus me dégager de son étreinte. Etonnée par la réaction de l'homme qui était venu m'aider, je ne pus m'empêcher de le dévisager quelques instants, mais avec l'obscurité je ne remarquais rien. Il avait juste un chapeau, un... cimeterre et une superbe moustache. Des hommes comme celui-là, ici, il n'y en avait pas... ce qui me fit penser qu'il devait être étranger. Et vu son allure et son arme, il ne pouvait décidément pas être narnien. Après coup, je me réveillai légèrement de mon observation, décidant d'aller l'aider - bien que je n'avais rien pour - car les deux hommes étaient sur lui et qu'un troisième arrivait de la taverne. Avant que je n'ai eu le temps de me rapprocher des trois hommes, un coup de cimeterre en fit saigner un qui grogna avant de se remettre sur lui. Puis soudain, le beau brun me lança sa dague en m'interpellant. Je fus distraire quelques secondes, le temps de comprendre. Regardant rapidement autour de moi pour vérifier ma théorie, je finis par me faire à l'idée que visiblement, mon sauveur n'était autre que mon précieux rendez-vous. Je me saisissais donc de la dague en la plantant dans le dos de l'assaillant arrière de Rhaego afin qu'il puisse être libre de finir le premier homme. Il ne mourut pas mais souffrit en essayant d'atteindre sa blessure avant de se jeter à nouveau sur mon ami. Alors que j'allais pour le tuer, le troisième homme - leur ami - m'attrapa par le bras en tentant de me tripoter, ce qui lui valu une baffe accompagnée d'un coup de dague sur la joue. Il devint soudain rouge de colère en m'agrippant par les cheveux et me tirant la tête en arrière, ce qui me fit comprendre que venir les cheveux détachés avait été une idée incroyablement stupide. Finalement, je changeais ma dague de main pour lui donner un coup au niveau de son bas ventre, n'ayant pas réussi à atteindre ma cible, quelques centimètres plus bas...

Cependant, il me relâcha en poussant un cri, ce qui me donna le temps de reculer, le regarder souffrir un peu, puis de me jeter sur lui pour lui planter la dague en plein cœur. Un souci en moins... Je me retournais alors, pour voir où en était Rhaego lorsque je vis les deux hommes à terre, dans une flaque de sang qui ne faisait qu'accroître. Il s'était également tourné vers moi et me fixait, tout comme moi. Puis sans un mot, il se mit à rire. Je ne pus m'empêcher de sourire, sans le quitter des yeux. Sa remarque me fit sourire encore davantage, mais j'étais incapable de dire le moindre mot ou de faire le moindre geste. Lorsqu'il s'avança vers moi en commençant à ouvrir les bras, je patientais quelques secondes avant de l'étreindre simplement et amicalement. Quelque chose avait changé. Peut-être était-ce dû au temps, nous ne nous étions pas vus depuis quelques années et nous n'avions communiqués que par le biais de lettres... Autrefois, nous étions assez tactiles, toujours ensemble sans jamais nous lasser de nos discussions. En serait-il de même désormais ? Je n'en savais rien. En tous cas, je n'osais pas me permettre mes libertés d'autrefois.
« Grâce à toi ils ne m'ont rien fait. Il me semble que tu étais en avance... Ce qui m'aura peut-être évité de passer du mauvais temps en leur compagnie... » dis-je en désignant les cadavres puants autour de nous. D'ailleurs, je n'aimais pas trop l'idée de rester auprès d'eux. Aussi, je me baissais vers l'un des corps pour essuyer la dague de Rhaego, avant de me relever pour la lui rendre. Je lui fis signe qu'il vaudrait mieux quitter la place, puis nous partîmes en direction d'une ruelle qui nous conduirait en direction de rues un peu plus loin. Enfin, une rue est une rue, mais tant qu'elle s'éloignait d'ici... « Tu as changé. Au début, j'ai eu du mal à te reconnaître, je ne m'attendais pas à ce que tu sois vraiment devenu un homme. J'ai l'impression que la dernière fois que nous nous sommes vus, tu étais un petit garçon avec lequel j'étais devenue amie. Et maintenant je te retrouve avec... » Je m’interrompis, stoppant notre marche, puis désignai sa moustache et même sa barbe, ou bien encore son chapeau. Son accoutrement même. Tout avait changé. Ses cheveux même étaient plus longs. « J'aime beaucoup ce nouveau toi. Plus mûr, plus viril. Tu dois en impressionner plus d'une, et pourtant tu n'es toujours pas marié ! Quel est le problème avec les femmes calormènes ? Elles portent elle aussi la moustache ? »


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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Lun 30 Mar - 0:09






Rhaego & Riwana
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Cette querelle pour le moins imprévue ne fût pas longue mais dégénéra cependant rapidement. Les deux amis étaient censés se retrouver devant l'auberge pour passer une partie de la soirée ensemble, ça, c'était prévu. Mais ils n'avaient certainement pas prévu de tuer trois hommes en l'espace de quelques minutes devant cette même auberge, où, à l'intérieur, se trouvait le quatrième ami qui remarquerait certainement très rapidement l'absence de ses compagnons. Il est vrai que Riwana et Rhaego auraient pu se contenter d'assommer les hommes qui, de toute façon, étaient bien trop ivres pour leur résister longtemps. Ils auraient pu se contenter de les mettre à terre ou de les renvoyer à l'intérieur de l'auberge. Mais il fallait croire qu'ils avaient tous deux un tempérament bien trop fort pour se contenter d'un simple avertissement. Rhaego n'avait pas supporté de voir cet homme tenter d'abuser de Riwana. Quant à elle, elle n'avait sans doute pas supporter de se faire traiter de la sorte; du moins, c'était ce à quoi songeait le calormène. Ce dernier ne réalisa pas de suite l'absurdité de la situation. Ils étaient là, à se regarder, presque à s'analyser mutuellement, sans prêter attention aux trois cadavres qui gisaient à leurs pieds, comme si cette situation était des plus normale. Au fond, peut-être que ça l'était pour eux! D'ailleurs, Rhaego entama la conversation sans penser un instant à s'éloigner. La jeune femme le rassura, en lui affirmant qu'ils ne lui avaient rien fait avant de lui faire signe de quitter cette scène de crime. Rhaego acquiesça d'un signe de tête et, tout en rangeant sa dague, il suivit les pas de Riwana, jetant tout fois un coup d’œil à l'endroit où il avait attaché sous cheval, un peu plus loin. Il n'avait pas intérêt à se le faire voler par le premier pignouf du coin celui-là!          

Rhaego se laissa presque guider par Riwana; après tout, elle était d'ici. Elle devait savoir où est-ce qu'elle voulait aller. Pour lui, ces ruelles se ressemblaient toutes mais du moment qu'ils s'éloignaient des trois cadavres et qu'il était avec elle, cela lui était égal. Ils marchèrent alors, seulement éclairé par la lueur des étoiles et de la lune qui s'étaient définitivement installé. Pendant quelques secondes, Rhaego resta la bouche close, se mordant presque la joue. C'était quand-même une drôle de sensation qu'il ressentait là. Il était en compagnie de celle qu'il avait longtemps considéré comme sa meilleure amie, cette femme qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs années et à qui il pensait avoir tant à dire et pourtant, aucun son ne voulait sortir. Il n'était pas mal à l'aise pour autant mais, c'était comme s'il était dans l'expectative. Il attendait. Quoi, il ne savait pas, mais il attendait. D'ailleurs, la voix de Riwana ne tarda pas à briser ce très court silence qui s'était installé. À sa remarque, Rhaego ne put s'empêcher de sourire. C'est vrai que c'était le genre de chose qu'il n'avait pas mentionné dans ses lettres. Il n'avait pas mentionné son changement physique, qui était en grande partie dû à son entrée dans l'armée. Il n'était plus obligé de se raser ou de se faire couper les cheveux; son corps aussi avait changé ainsi que la façon dont il s'habillait. C'était ce à quoi faisait allusion Riwana. Machinalement, Rhaego passa deux de ses doigts sur sa moustache en hochant la tête, comme pour saluer la jeune femme. Par chance, elle n'avait pas l'air de trouver cette nouvelle apparence pitoyable. Il s'arrêta alors de marcher lui aussi et fît un tour sur lui-même, les bras ouverts. « J'espère que tu aimes » dit-il en jouant l'homme faussement fier. Riwana lui répondit d'ailleurs qu'elle aimait ce nouveau lui et s'étonna même qu'il ne soit pas encore marié.
Rhaego étouffa un rire lorsqu'elle lui demanda si les femmes calormènes portaient également la moustache. « Tu serais surprise de voir la moustache de certaines, plus soyeuse et brillante que la mienne. J'en suis presque jaloux! » ironisa-t-il. « Pour le mariage... J'imagine que mon père m'a déjà trouvé une femme à laquelle il m'a promis sans que je le sache. Il s'était déjà empressé de me chercher quelqu'un quand il avait eu vent de ses rumeurs sur toi et moi. À cette époque, il aurait voulu me marier avec la première fille de seigneur venue s'il l'avait pu. Mais maintenant... J'imagine qu'il n'a plus vraiment son mot à dire pour l'instant. Enfin si, il aura toujours son mot à dire, quoique je fasse mais j'imagine qu'il est un peu plus conciliant. Il me laisse profiter avant de ne me mettre la corde au cou » cette métaphore était un peu morbide pour parler d'un mariage mais il devait avouer qu'il n'avait jamais rêvé de se marier. Il n'en avait jamais même ressenti l'envie. En réalité, il avait ce souvenir amère en lui. Ce souvenir d'avoir vu sa mère se faner jour après jour quand son père avait épousé une femme, puis une autre. À quoi bon se marier si c'était pour faire souffrir l'autre? Rhaego n'en avait pas envie.

Sa dernière phrase resta cependant en suspend, comme s'il avait quelque chose d'autre à dire après mais il s'était tout bonnement arrêté de parler. Parce qu'ils avaient quitté la ruelle sombre et qu'ils se faisaient à présent réellement face, Rhaego avait l'impression de redécouvrir Riwana. Il ne l'avait jamais vu comme ça. Bien-sûr, elle n'avait pas de moustache qui avait poussé elle mais elle était... Elle était tout simplement devenue une femme. Sans qu'il ne s'en rende compte de suite, il était entrain de la dévisager. Malgré lui, ses yeux se perdirent sur ses cheveux, sur sa robe. Il ne se contentait pas de la regarder, il la voyait. Réalisant que son regard posé sur elle avec insistance était déplacé, Rhaego secoua la tête. « Désolé, c'est ridicule on dirait que tu me troubles » oui, c'était ça. Elle le troublait. C'était étrange. Aussi, il essaya de se rattraper comme il le pouvait. « ça doit être le vin que j'ai bu en t'attendant » dit-il en rigolant nerveusement « Et toi alors, dis moi, aux dernières nouvelles, tu n'étais pas mariée non plus? Les archenlandais ne portent pas assez la moustache, c'est ça? »



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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Lun 30 Mar - 23:50






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Rhaego tourna sur lui-même, comme s'il était en représentation ou dansait, ce qui me fit rire. D'ailleurs, il sembla rire aussi lorsque je lui parlais des femmes à moustache de son pays. Je fis une moue faussement triste pour accompagner ses propos comparant sa moustache à celle de ces autres femmes. Sacré Rhaego. Je crois que je n'avais pas très bien réaliser avant maintenant. Je n'avais pas compris à quel point sa présence me manquait, nos fous rires aussi. Pour la première fois depuis longtemps, je ne pensais plus tellement au passé, plus vraiment au futur. Je ne me posais plus de questions. Je vivais. Au présent, avec quelqu'un. Sans regrets, sans attentes. Juste lui et moi, comme avant, mais sans que ce ne soit pareil. C'était étrange, tout était différent. L'endroit, notre condition à tous deux... et nous. Nous, tout simplement. Je ne ressentais pas exactement la même chose qu'avant en sa présence, j'étais un peu gênée, même si je ne l'étais pas à un point inimaginable non plus. Juste assez pour m'empêcher de le toucher, le prendre dans mes bras ou même lui tenir la main. Le temps change les gens et les mentalités. Nous n'étions plus des enfants, nous devions sans doutes en avoir prit conscience sans avoir à nous concerter. Puis je revins sur ce qu'il me disait, lorsqu'il me répondit au sujet du mariage. J'avais quand même du mal à comprendre, mais il était vrai que s'il était dans l'armée, se marier ne lui servirait pas à grand chose. Néanmoins, il devait avoir bon nombre de prétendantes à ses pieds, il en avait toujours eu, et il les méritait bien. Tant qu'il ne s'agissait pas de vulgaires pouilleuses... Puis lorsqu'il parla de son père qui lui avait probablement trouvé quelqu'un, et qu'il fit allusion aux rumeurs qui avaient courues sur nous à l'époque, je ne dis rien, me contentant d'écouter. J'aurai bien ri en imaginant ce pauvre calormène condamné à aller avec une femme choisie par son père pour le marier à tout prix, mais je ne voulais pas qu'il soit malheureux ou qu'il soit avec quelqu'un qu'il n'aime pas, ou que pour un certain temps. Les calormènes avaient leurs coutumes cependant, et il aurait toujours pu avoir d'autres femmes. J'avais du mal à concevoir cela cependant. J'ignore comment j'aurais réagis ou réagirai si j'apprenais un jour qu'il comptait se marier une, deux ou trois fois. Je n'aimerai pas trop ça, sans doutes car je me serai imaginée à la place de l'une d'elle. Je n'avais pas vraiment de royaume fixe, mais je me comparerai toujours aux archenlandais malgré tout. Je n'appréciais pas du tout la polygamie, pourquoi un homme devrait-il avoir plusieurs femmes ? Dans quel intérêt ? Mais c'était un autre débat, et j'avais mieux à faire que de débattre à ce sujet-là. Le regard un peu vide, songeant à tout ça, je finis par secouer la tête pour me refocaliser sur mon ami. Je ne me rendis pas compte qu'un silence pesait à nouveau, était-il installé depuis longtemps ? Nous nous étions arrêtés dans la rue, et je remarquai que Rhaego me dévisageait, comme si... comme si il m'analysait. Ce fût légèrement gênant, même si autrefois, ça ne l'aurait pas été. Mais tout était plutôt étrange depuis nos retrouvailles autour d'une bagarre et de quelques morts. Je l'observai à mon tour, n'ayant jamais baissé le regard face à quelqu'un, comme s'il s'agissait d'un défi ou d'une affaire de domination. Pourquoi faire ça avec lui ? Par réflexe sans doutes. Je ne pouvais changer ma nature. Il secoua la tête finalement et s'excusa. Il n'était pas obligé de le faire, mais ce fut fort apprécié. Je n'avais jamais été habituée à ce que les hommes soient bons ou chevaleresques ou autre encore. Pas avec moi, je ne représentais aucunement le type de femmes avec qui ils se voyaient passer une vie. Je faisais partie de celles avec qui ils préféraient ne passer qu'une nuit.

« Qui eut crû que le grand et beau Rhaego puisse être troublé par une fille comme moi ? » répondis-je en le taquinant, pour essayer de briser la glace, mais aussi pour ne pas avoir l'air encore plus gênée. J'avais du mal à croire que je puisse véritablement le troubler. Notre rencontre n'avait pas semblé troubler qui que ce soit, au contraire... Dire que si je n'avais pas été courtisane, je ne l'aurai jamais rencontré. C'était à peine croyable. Puis il enchaîna en me demandant si moi, j'étais mariée. Je ne pus m'empêcher de retenir un rire à ses questions. Je repris la marche, vérifiant qu'il avançait bien avec moi, puis je lui répondis. « Tu sais, personne n'a jamais eu dans l'idée de me vouloir pour femme. Je doute que cela change avec le temps. Au cas où tu l'aurais oublié, je ne suis pas le genre de femme qu'un homme veuille épouser mais plutôt celle qu'il veut mettre dans son lit. » J'évitais le regard du calormène, me mordillant la lèvre en me demandant où je nous avais emmenés. Je fis cependant comme si de rien n'était et pris un autre chemin qui conduisait vers un coin de village avec une fontaine. Il faisait doux et bon, un peu d'eau ne nous ferait pas de mal. « Enfin, je suppose que les hommes moustachus ne sont pas nombreux ici, en effet ! Le seul qui m'ait un temps intéressée ne vient pas d'ici, et ne voulait pas de moi. En tous cas, pas de la façon dont j'aurais pu le vouloir... » Je me rapprochais de la fontaine en m'asseyant sur le rebord, baissant les yeux vers la surface de l'eau où se reflétait le clair de lune. J'étais heureuse quelque part de pouvoir profiter de ce temps pour rester dehors, surtout la nuit de nos retrouvailles. Je continuais de regarder le reflet de la lune dans l'eau quelques instants, silencieuse. Je ne voulais pas me lamenter, j'avais simplement répondu à sa question. Mais je voulais qu'il passe une bonne soirée, qu'il ne se dise pas que j'étais devenue ennuyeuse à mourir ou que j'avais finalement trop changé en mal. Sans bouger la tête, je relevais les yeux vers les siens, le regardant sans rien dire, quelques secondes. Tout était silencieux, trop silencieux. Je me surprenais même à me sentir bien et mal à la fois, sans trop comprendre pourquoi. Me rendant compte que je le dévisageais à mon tour, je finis par rebaisser les yeux à nouveau, puis finalement je me relevais brusquement en kidnappant le chapeau de Rhaego au passage. Je m'éloignais un peu de lui avant de me retourner pour lui faire face. « J'aime bien ton chapeau. Il te va à ravir d'ailleurs, mais... J'ai le sentiment qu'il m'ira encore mieux ! » Je le regardais droit dans les yeux, en mettant le chapeau sur ma tête. Je restais ainsi, sans bouger mais surtout sans le quitter des yeux l'espace d'un moment avant de partir pour faire le tour de la fontaine en sautillant et en tournoyant sur moi-même, cherchant à me défouler un peu et à bouger pour évacuer tout le stress et cette retenue que je contenais depuis un certain temps déjà. Je finis par rire avant de repasser devant Rhaego, ralentissant mais sans m'arrêter. « Tu te souviens quand on rendait ton père fou quand on était chez toi ? J'aimerai bien le revoir tiens ! Je lui dirais qu'il a hébergé une pirate chez lui et qu'elle se porte bien, et qu'elle n'a pas peur de lui, du grand Ba'al ! Et toi, et toi tu rencontreras mes parents un jour ! Quand je les aurais revus moi-même, un jour... et ma soeur, il faudra que je te la présente enfin, mais moi-même j'ai du mal à la voir... mais vous allez vous adorer ! Il y a tellement de choses que j'aimerai qu'on puisse faire... Mais on ne peut pas ! Car nous n'avons qu'une soirée, que tu partiras demain et que je partirais aussi, et qu'on ne se reverra probablement plus avant quelques années ! » Je continuais de tourner autour de la fontaine en tentant de me calmer et de calmer mes émotions qui s'évertuaient à ressortir malgré mes efforts pour les contenir, mais je n'y arrivais jamais bien longtemps. Je m'en voulais. D'agir ainsi ici, et avec lui. Mais justement, c'était bien lui le problème. Malheureusement pour moi, pour lui, il était à la fois mon problème et ma solution.


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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Ven 17 Avr - 0:29






Rhaego & Riwana
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Il était aisé de se rappeler du visage de quelqu'un, il suffisait de fermer les yeux pour revoir les traits d'une personne. Parfois, les souvenirs s'emmêlaient et le visage était magnifier; parfois, c'était le contraire. Mais il était bien plus difficile de se rappeler de la voix de quelqu'un. Avec le temps, on oubliait cette chose si personnelle, le moindre son s'effaçait de notre mémoire. Alors, lorsque Rhaego entendit le rire de Riwana; ce rire qu'il avait tant entendu autrefois et qu'il pensait avoir oublié, des tonnes de souvenirs remontèrent en lui -et pas seulement le soir de leur rencontre-. Il ne put s'empêcher de lier son rire à celui de la jeune femme avant de s'arrêter rapidement. Il s'en voulait presque d'avoir laissé autant de temps s'écouler avant d'entendre à nouveau ce rire. Il avait d'un seul coup une vague de remords qui montait en lui. Il avait la fausse impression d'avoir laissé tomber Riwana toutes ses années, de n'avoir pas daigné se déplacer ne serait-ce qu'une fois pour la voir. Que représentait une seule semaine dans une année pour se déplacer en Archenland ? Rien. Et pourtant, cela aurait pu représenter tout si cela avait été pour Riwana.
Il haussa alors les épaules, esquissant toute fois un sourire quand elle l’appelant non sans une pointe d’ironie ‘le grand et beau Rhaego’. Seulement, cette naissance de sourire ne dura pas. Il n’aimait pas la tournure que prenait leur discussion et, à dire vrai, il détestait entendre Riwana parler comme elle le faisait actuellement. Ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait mais avant aujourd’hui, elle se contentait d’insinuer. Elle se dévalorisait bien trop aux yeux du calormène.  Elle ne se voyait pas comme elle était, elle ne voyait pas qu’elle méritait bien plus qu’un coureur de jupon, bien plus qu’une histoire d’un soir.  Elle méritait qu’un homme la voit comme une femme à aimer et non à jouer.  Pirate ou non, ancienne fille de joie ou non, c’était une femme avant tout. Avec un cœur et pas seulement des attributs.  Mais après tout, qui était-il pour dire cela ? Qui était-il pour en vouloir à ces hommes qui avaient malmené son cœur alors que lui-même l’avait fait avec d’autres femmes ? Il était seulement un homme qui tenait à elle. Sincèrement et profondément.  
Rhaego se mordit la joue intérieure, pour se retenir à nouveau de parler. Il n’avait pas envie de lui parler de ça, du moins, pas maintenant. Il savait bien que, quoi qu’il pourrait dire, quoi qu’il pourrait faire, l’image que Riwana avait d’elle-même ne changerait pas. Alors il ne pipa mot. Il se contenta de marcher aux côtés de l’archenlandaise, espérant qu’elle ne prendrait pas son silence pour un désintérêt total.


Ils arrivèrent rapidement sur une place, au milieu de laquelle se trouvait une fontaine. Rhaego regarda la jeune femme se rapprocher du point d’eau. Il ne tarda pas lui aussi à s’en rapprocher, tout en restant cependant un peu plus loin. Ses lèvres ne s’étaient toujours pas déliés et, tout comme Riwana, il semblait songeur. Jusqu’à ce qu’elle ne lève les yeux vers lui.  Les deux amis se fixèrent, toujours sans un mot, pendant plusieurs secondes. Rhaego n’avait pas envie de baisser les yeux ou de tourner la tête, il voulait juste la regarder droit dans les yeux.  Ce fût Riwana qui détourna en premier le regard. Rhaego lâcha, malgré lui, un soupir avant d’avoir instinctivement un mouvement de recul. Riwana se leva d’un coup, attrapant sur sa route le chapeau du soldat. Machinalement, et avant toute chose (parce que là était la chose la plus importante) Rhaego passa sa main dans ses cheveux soyeux pour les remettre en place.  Entre temps, Riwana s’était placée devant lui, mais à une certaine distance ; de façon à ce qu’il ne puisse pas reprendre son chapeau. Prenant un air faussement exaspéré, Rhaego posa ses mains sur sa taille et commença à frapper frénétiquement le sol avec son pied. Mais un sourire vint rapidement étirer ses lèvres lorsque Riwana plaça le chapeau sur sa tête.  Celui-ci était bien-sûr trop grand pour elle mais Rhaego devait avouer qu’il lui allait bien.  « c’est vrai qu’il te va bien mais je crois que personne ne porte le chapeau aussi bien que moi » déclara-t-il en étirant un peu son cou et levant le menton, l’air fier.


Et alors qu’elle commençait à sautiller en faisant le tour de la fontaine et que Rhaego pensait que ce malaise présent en lui allait disparaître, tout cela eu l’effet inverse. Malgré des années sans se voir, le calormène ne connaissait encore que trop bien la jeune femme.  Et tout ce qu’elle était entrain de faire ou de dire n’était pas naturel.  Son rire sonnait faux, sa voix semblait teintée d’amertume. Elle était faussement heureuse et il le voyait. C’était comme si, à cet instant précis, il lisait en elle.  Et les mots qu’elle prononçait, même s’ils n’étaient pas durs, venaient le frapper en pleine face. Il avait été égoïste toutes ces années. Il n’avait pensé qu’à sa petite personne, il n’avait pas pensé aux conséquences d’aucun de ses actes et il avait bêtement pensé que leur amitié se suffirait à elle-même ; que la distance ne changerait rien, que les lettres remplaceraient la parole et les actes. Il avait clairement négligé leur relation. S’ils en étaient arrivés là, c’était qu’il l’avait voulu, qu’il n’avait rien fait pour que ça change. En réalité, ils l’avaient tous les deux fait. Ils s’étaient tout les deux laissés vivre loin de l’autre mais ça, Rhaego n’y pensait pas. Il ne voyait maintenant plus que sa culpabilité et il ne voyait pas comment est-ce qu’il pourrait arranger ça. Parce qu’il savait bien qu’on ne rattrapait pas le temps perdu. Ces années loin de l’autre s’étaient envolées pour ne jamais revenir. Il avait envie de la faire s’arrêter de tourner.  Il avait envie de lui dire de se taire, de ne pas dire un mot de plus ; de ne pas être aussi fataliste. Mais elle continuait. Sans qu’elle ne rende compte, c’était comme si elle venait d’asséner le coup de grâce. 'nous n'avons qu'une soirée, que tu partiras demain et que je partirais aussi, et qu'on ne se reverra probablement plus avant quelques années !' se répétait-il . Il bascula un instant sa tête en arrière, observant le ciel étoilé. Il prit une grande respiration avant de ne reposer son attention vers Riwana qui tournait toujours. Elle se rapprochait en sautillant du point où se trouvait Rhaego. Sans doute avait-elle l’intention de continuer à tourner autour de cette fontaine pendant encore plusieurs minutes mais Rhaego n’envisageait pas la chose de cette façon. Il la laissa se rapprocher et, au dernier moment, avant qu’elle ne recommence, Rhaego enroula son bras autour du ventre de la jeune femme, la stoppant ainsi net dans sa ‘course’. Et il n’avait pas l’intention de la laisser repartir. Que ce soit dans deux minutes, dans quatre heures ou dans dix ans.


Il la fît glisser face à lui, de façon à pouvoir la regarder. Son bras, cependant, ne l’avait pas lâché et se trouvait maintenant dans le dos de l’archenlandaise.  « Tu ne peux pas dire ça, tu n’as pas le droit. Tu sais très bien que ce n’est pas obligé d’être toujours comme ça. » malgré lui, il haussait le ton. « Même si je pars demain, même si toi aussi tu pars ;  je pourrais revenir. Je ne serais pas obligé d’attendre des années. On peut faire mieux que ça Riwana. » il s’arrêta un instant, baissant la voix, murmurant presque. « dis moi juste un mot et je serais là. Demande le moi et je viendrais.  »
Il avait soudain une conscience aiguë de la présence de Riwana, de la fine distance qui séparait leurs deux visages, de son bras qui serrait son dos. Sa main libre se glissa jusqu’au chapeau que portait encore Riwana. Il la scruta à peine quelques secondes, comme un moment suspendu dans le temps. Sa main se referma sur le chapeau, qu’il commença à faire glisser sur l’arrière de la tête à Riwana quand il approcha un peu plus son visage. Seulement quelques centimètres les séparèrent maintenant et Tash seul savait ce qui allait forcer Rhaego à agir de la sorte. Mais sans vraiment qu’il ne s’en rende lui-même compte, il brisa cette frontière invisible pour venir déposer un baiser sur les lèvres de Riwana. C’était la première fois que ses lèvres touchaient celle de la jeune femme. Bien-sûr, ils avaient déjà eu une relation charnelle ; à leur première rencontre mais jamais ils ne s’étaient embrassés. D’ailleurs, là non plus ils ne s’embrassaient pas. C’était Rhaego qui embrassait Riwana. À cette pensée, Rhaego s’arracha aux lèvres de la jeune femme et s’en même prendre le temps de s’excuser ou d’écouter une quelconque réprimande, Rhaego s’éloigna, tournant le dos à Riwana. Il serra les poings. Pourquoi Diable avait-il fait cela ? Venait-il de tout gâcher entre les deux amis ? Riwana allait sûrement avoir une furieuse envie de le gifler. Elle allait peut-être se méprendre sur les intentions du soldat. Pourtant, pour lui, c’était bien la première fois qu’il se serait contenté d’un baiser.  


Il commença à marmonner seul, râlant contre lui-même, tapant dans le premier caillou qui passait sous ses pieds. Il avait une furieuse envie de casser quelque chose ou même de taper dans quelque chose, voir dans quelqu’un. À sa gestuelle, il n’était pas difficile de voir qu’il était énervé. Énervé contre lui-même. Presque honteux. Il tournait le dos à Riwana, cherchant du regard quelque chose pour se défouler. Le chapeau qu'il avait récupéré de tarda pas à se retrouver dans la fontaine. C'était la seule chose qu'il avait à lancer sous la main. Le dos toujours tourné, sans même vouloir regarder Riwana, il ne tarda pas à parler « Va pas croire que je fais parti de ceux qui ont juste envie de te mettre dans leur lit. J'espère que tu es juste consciente de ça, avant que tu ne t'en ailles. »



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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Ven 24 Avr - 0:34






Rhaego & Riwana
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Tournoyant toujours, je sentis que ma tête tournait et que ma folie me ferait finalement trébucher sur ma robe et tomber par terre, ou dans la fontaine. L'eau devait être glacée, avec ce temps fou lui aussi. Quoi que dernièrement avec les tempêtes de sable je doutais qu'elle soit si glaciale que je le pensais... Cependant, je ne suis pas tombée. Rhaego avait passé son bras autour de mon ventre en m'arrêtant, ce qui me fit tituber quelques instants avant que je ne finisse par me raccrocher à lui lorsqu'il me fit tourner pour que je lui fasse face. Je n'avais pas les idées très claires, j'aurai pu continuer ainsi jusqu'à tomber ou à plus souffle. Or, cela ne se ferait pas puisque j'étais plutôt figée, et qu'il ne semblait pas apprécier mon attitude. Oui, mais c'était comme ça. Je refusais même de le regarder à vrai dire, je détournais donc les yeux. Son ton avait changé, comme s'il me réprimandait, s'énervait, refusait d'accepter tout ce que j'avais pu dire auparavant. J'agissais comme une enfant, comme j'avais toujours agi... Au fond, je n'avais probablement pas changé. Son ton changea à nouveau, et il me dit tout bas ce que j'aurai voulu entendre beaucoup plus tôt. Je ne pouvais pourtant pas le blâmer. J'étais partie. J'avais fais les quatre cents coups. J'avais changé de royaume, étais partie en mer, je vivais dans une maudite taverne que je haïssais, comme toutes les tavernes et auberges. Toutes depuis Belisar. Toutes depuis que c'était devenu mon seul chez moi. J'étais misérable. Maudite pirate. Je tournais finalement la tête pour regarder Rhaego, déçue. Une fois encore. J'avais toujours été le problème. Il n'y était pour rien, c'était moi qui était partie et qui m'était éloignée. C'est moi qui m'était levée pour contourner la fontaine. Qui avait détourné le regard. Mais maintenant je lui faisais face, bien que mon regard se faisait dur, masquant une grande part de tristesse. Il me fixait lui et je savais qu'il essayait de me faire comprendre que j'étais quelqu'un à ses yeux, que je comptais vraiment. Que je n'étais pas une cause perdue, qu'il tenait aussi à moi. Mais je me demandais si je méritais finalement tout ça, s'il ne valait mieux pas qu'il reparte voir sa guilde. Tant de pensées s'entrechoquèrent dans ma tête avant que je ne me rende compte que son chapeau glissait de ma tête, qu'il le récupérait. Tout en douceur. Je ne comprenais pas vraiment ce qui nous arrivait. Puis il brisa officiellement la barrière... celle qui nous séparait l'un de l'autre depuis des années, le début de la soirée, des heures, des minutes, des secondes. Il venait de tout briser en m'embrassant. J'étais incapable de réagir, de lui répondre. Je ne comprenais pas. Pourquoi. Rhaego était mon meilleur ami. Nous avions toujours été très proches et très fusionnels, mais je doutais qu'il n'ait pu finir par vouloir de moi autrement que comme ça... Avait-il fait ça pour me faire taire ou me calmer ? Par pitié ? Parce qu'il courait beaucoup après les femmes ? Il s'éloigna alors, sans se retourner, visiblement énervé. A cause de qui ? J'étais complètement perdue, encore plus qu'avant. Ce qui était sûr pourtant, c'est qu'il semblait redouter ma réaction encore plus que moi la sienne... Jamais il n'aurait fait ça, pas avec moi, pas dans de telles circonstances. Pourtant, nous ne nous étions plus revus pendant des années. Nous avions changé, au moins un minimum. Nous avions avancé chacun de notre côté. Mais nous tenions trop l'un à l'autre pour tout gâcher. Craignait-il cela ? Ou était-il sûr de ce qu'il avait fait ? Il tenait à moi, il tenait à moi c'était une évidence. Je tenais à lui. Il était le seul homme, le seul homme auquel je tenais vraiment. C'est pourquoi je m'en voulais de sentir ma vision se brouiller de larmes et de plaquer ma main devant ma bouche, comprenant alors que son geste m'avait rendue fébrile. Je n'étais pas comme ça, je n'avais pas même ressenti ça avec quelqu'un d'autre. C'était trop fort et trop important pour que... mais il parla. Il reprit la parole. Au début, je ne comprenais pas ce qu'il disait, il ne me parlait visiblement pas. Je me retenais de pleurer tant bien que mal, me mordant la lèvre avec fuhrer. Je l'observai sans bouger, puis fermai les yeux, essuyais mes larmes tentai de me calmer. J'attendais une réaction, une seule. Ensuite, je saurai quoi faire. Il lança son chapeau dans la fontaine alors, visiblement furieux. Puis il m'adressa la parole. Ces mots... Je ne m'y attendais pas. C'est alors que je craquais, sentant les larmes monter à nouveau, une boule se former dans ma gorge et me retenant d'exploser à nouveau, atteinte d'autre chose, d'une folie différente. Je récupérai le chapeau de Rhaego dans la fontaine pour en essuyer un peu l'eau qui en coulait avec ma robe avant de me précipiter vers lui en le lui mettant sur la tête. Je tremblais un peu, et malheureusement, ma voix en trembla tout autant, mais je ne voulais pas le laisser patienter plus longtemps.

« Je suis désolée... » lâchais-je dans un murmure tremblotant, une fois que je fus suffisamment proche de lui pour qu'il m'entende. Je l'attrapais par le bras pour le forcer à se retourner et à me faire face à son tour. Je le regardai quelques instants dans les yeux avant de réaliser qu'il allait tout de suite voir que je pleurais. Mais les dés étaient jetés, et pour la première fois, je voyais l'une de ses faiblesses. Pour la première fois il découvrait l'une des miennes. Et malheureusement, c'était moi. C'était lui. Je caressai sa joue et sa barbe avec douceur puis je passais mon bras sous le sien pour l'enrouler dans son dos, avant de l'embrasser. Et enfin, je me sentais bien. Libérée de ce malaise, de cette souffrance avec laquelle je vivais presque constamment, la peine et la tristesse diminuèrent, bien que j'aurai tout de même bien besoin de me lâcher un bon coup pour me sentir plus libre. Il ne m'avait jamais menti, je doutais qu'il ne m'ait donc menti là. Nous comptions tout autant aux yeux de l'autre, nous ne voulions surtout pas nous faire souffrir. C'est pourquoi je doutais que s'il avait fait ça par une quelconque envie, un besoin ou une pulsion, il ne m'aurait jamais dit ce qu'il m'avait dit juste après. Il comprenait. Dès le jour de notre rencontre il y avait eu quelque chose. Peu de relations commencent sur une rencontre sous les draps pour se conclure par un baiser. Si nous avions été destinés à une relation sans lendemain, payée ou non, nous l'aurions vécue lorsque nous vivions ensemble, dans la demeure des Ba'al. Sauf que c'était probablement le seul à m'avoir respectée juste après cette nuit... d'amour, si on pouvait l'appeler ainsi. Il m'avait délivrée de cet endroit. Comme son premier baiser m'avait fait réfléchir à tout ça et que celui-ci, notre premier vrai baiser par conséquent, me libérait d'un énorme poids. Je ne cherchais plus à trouver un homme, l'amour, ou une relation sans lendemain. Rephaïm m'avait intéressée, je devais l'admettre. Mais il ne m'avait et ne m'aurait jamais vue autrement qu'une amie avec des bénéfices si le cœur m'en disait... Rhaego n'avait jamais profité de moi. Moi non plus. Je ne savais pas si ce qui nous arrivait aurait des conséquences réelles sur notre relation, sur le futur et sur nous deux, mais au fond, je l'espérai. C'était trop tard pour revenir en arrière, et si nous faisions une erreur, elle ne pourrait être réparée non plus. Étonnamment, le baiser dura un certain moment avant que je ne le brise moi-même. Pas par manque d'envie, mais plutôt par besoin. J'avais besoin de lui, de sa présence, de le sentir, et aussi de me lâcher. C'est pourquoi une fois brisé, je caressais à nouveau sa joue avant de sourire tristement. « Excuse-moi, je... » Je fus incapable de finir ma phrase et éclatai enfin en sanglots. Je voulais m'éloigner de lui, par honte et par besoin de solitude habituel lorsque je me sentais mal. Sauf que je me sentais mal car je ne pleurais pas, que je ne me lâchais pas. Toute la pression devait redescendre. Et je refusais de le laisser. C'est pourquoi un peu malgré moi, je me retrouvais à glisser ma tête sur son épaule pour pleurer, passant mon bras libre sur son torse pour m'y cramponner, souhaitant par-dessus tout ne pas le lâcher. J'avais besoin de lui. C'est pour ça que je détestais l'amour. Il a le pouvoir destructeur le plus important au monde, et désormais ce pouvoir était entre nos mains. Lorsqu'au bout de quelques minutes, je fus un temps soit peu calmée, je cherchai un bon contrôle de ma respiration puis essuyait mes larmes avec mes mains puis mes manches. Je finis par relâcher mon emprise sur le calormène avant de reculer afin de lui faire face. « Je regrette presque que nous nous soyons vus ce soir... cela rendra les choses plus difficiles à la fin de la soirée lorsque nous devrons partir chacun de notre côté, avant de partir à l'opposé demain matin l'un de l'autre. Je ne supporte pas de devoir dire ça non plus. » Je me mis à rire, sarcastiquement, avant de baisser les yeux.« Je te déteste. Il suffit que l'on se revoit enfin pour que j'abandonne mes idéologies sur les hommes en l'espace de quelques minutes... mais heureusement pour moi, ce qui rattrape la situation, c'est que... » Je m'interrompis, incertaine de la réponse que je souhaitais prononcer. Je reculais vers la fontaine, le tirant avec moi en lui tenant les mains, puis je l'attirai vers moi doucement avant de rapprocher mes lèvres de son oreille et de lâcher la fin de ma phrase dans un murmure. « ...tu sais parler aux femmes. » Je soupirais avant de le lâcher et de m'éloigner un peu de lui, plaçant mes mains dans mon dos.


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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Lun 18 Mai - 23:52






Rhaego & Riwana
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C'était drôle de voir comment une simple phrase, lâchée dans l'air sans importance pouvait changer la tournure des événements. Comment un simple geste pouvait remettre en cause une relation, changer une vie en bien ou en mal. Il n'avait pas réfléchi à l'impact que pourrait provoquer ce qu'il venait de faire. Il l'avait fait, tout simplement. Il l'avait embrassé parce qu'il avait ressenti une irrésistible envie de le faire. Il avait écouté son cœur et non sa tête. S'il avait pris ne serait-ce qu'une seconde pour y songer, s'il avait pensé aux conséquences de ses actes; il ne l'aurait certainement pas fait. Mais voilà, Rhaego ne faisait pas parti de ce genre de personne. Il fonçait, tête baissée, quitte à se ramasser. Il était tout feu tout flamme, il était passionné. Une passion ardente qui le suivait dans tout ce qu'il faisait et qui pouvait parfois le consumer. Comme à cet instant. Il se sentait brûler, dévorer de l'intérieur. Un déchirement intérieur qu'il était incapable de contrôler. À force de jouer avec le feu, il avait fini par se brûler.
Parce que pour la première fois, il avait cet horrible sentiment d'être impuissant. Impuissant parce qu'il avait perdu pied en embrassant celle qu'il avait toujours considéré comme sa meilleure amie. Et qu'il avait probablement tout gâché entre eux. Il ne s'attendait à rien venant de la part de Riwana, il était à mille lieues de se douter de ce qu'il se passait dans l'esprit de la jeune femme et qu'elle aussi était en proie aux doutes. Tout ce qu'il pensait savoir pour le moment était qu'il avait brisé une barrière qu'il n'aurait jamais du; qu'il avait dépassé une limite et que plus rien ne serait jamais comme avant. Et pour cela, il s'en voulait. Il connaissait l'avis de Riwana sur les hommes et le peu de confiance qu'elle pouvait avoir en eux et en elle. Il était peut-être le seul homme auquel elle avait accordé pleinement sa confiance et ce soir, il venait de la lui arracher. Et à cet instant précis, il n'aurait su dire ce qui était le pire dans tout ça. La perdre ou la décevoir, profondément. Pour autant, et paradoxalement, il ne regrettait pas ce qu'il venait de faire. Il avait fait ce que son cœur lui avait dit de faire et il lui avait dit ce qu'il aurait du lui dire depuis longtemps.
Peut-être par lâcheté, il ne s'était pas décidé à regarder à nouveau la jeune femme. Ou peut-être était-ce plus par peur. Par peur qu'elle ne le rejette, qu'elle n'éprouve plus rien que du dégoût en son égard. Ruminant toujours sa colère contre lui-même, il n'était même pas conscient des sanglots à peine audibles derrière son dos. Encore une fois trop égoïste pour réaliser qu'il n'était pas le seul à être bouleversé par ce qu'il venait de faire. C'était à peine si, après lui avoir parler, il réalisait qu'elle était encore là, derrière lui. Il ressentait pour la première fois un étrange sentiment de solitude. Seul face à sa bêtise. Il n'aurait d'ailleurs su dire combien de secondes ou peut-être même de minutes ne s'étaient écoulées avant qu'elle ne réagisse à son tour. Le calormène sentit son chapeau humide se poser sur le haut de son crâne et, au même moment, la voix de Riwana brisa le faible voile qui s'était abattu sur lui. Sa voix était chevrotante; elle s'excusait. Mais de quoi? Rhaego lâcha un soupir alors qu'au même moment, il sentit une main se refermer sur son avant bras. Il aurait pu résister mais à quoi bon? Il allait bien devoir l'affronter. Recevoir son jugement. Il se retourna alors, forcé par la poigne de Riwana. Il plongea son regard dans les yeux rougis de la femme. Il le savait, il était la cause de ses larmes. Et il avait finalement la réponse à la question qu'il se posait. C'était bien ça le pire. Être responsable de son chagrin. Être à l'origine de ses pleurs. Il voulait lui parler mais aucun son ne voulait sortir. Les mots lui faisaient défaut. Lui qui avait appris à les utiliser aussi soigneusement qu'il utilisait ses armes; le voilà qu'il perdait tout. Désarmé pour la prunelle de ces yeux qui le fixaient, c'est ce qu'il était. Incapable de faire quoique ce soit. Incapable de dire quoique ce soit. Pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Il n'avait pas envie de se confondre en excuses mais il avait tant de choses à lui dire. Tant de choses qu'il aimerait lui dire. Et il y avait aussi des choses qu'il aimerait entendre. Mais soudain, il eut mieux que des mots, mieux que des paroles. Il eut un acte qui d'un coup balaya tous les doutes qu'il avait.
Les lèvres de Riwana vinrent trouver les siennes. Elle avait choisi de lui rendre ce baiser qu'il lui avait donné quelques instants plus tôt. Elle avait choisi de rester. Elle l'avait choisi, lui. Tout comme il avait fait son choix aussi. Il ne savait pas où est-ce que cela allait les mener mais il était sûr qu'il irait dans la même direction maintenant, ensemble. Il laissa sa main droite se poser sur le bas du dos de Riwana, resserrant un peu son étreinte. Son autre main, elle, vint se poser sur la joue de Riwana, laissant le bout de ses doigts glisser dans la chevelure de la jeune femme. Pour la première fois, il se contentait de cela, pleinement. Ses mains n'étaient pas tentées d'enlever le tissu qu'elles touchaient. Ce baiser lui suffisait. Elle lui suffisait, il n'avait besoin de personne d'autre. Peut-être qu'au fond, ça avait toujours été elle. Parce qu'elle était la seule femme, qui ne partageait pas son sang, qui comptait réellement à ses yeux. Il avait toujours été volage mais jamais il n'avait eu besoin d'autre chose qu'une relation charnelle venant d'une femme. Et pourtant avec Riwana, il était resté après. Il l'avait aidé. il l'avait porté, il l'avait aidé à s'envoler. Le calormène avait toujours pensé que ce qu'il ressentait pour elle était de l'amitié mais au fond, n'était-ce pas plus que cela? Ce soir, si. C'était bien plus. Bien plus qu'une histoire sans lendemain, bien plus que de l'amitié. Ils ne l'avaient pas cherché ni même forcé. Ça leur était tombé dessus aujourd'hui, comme une évidence.  
Puis, doucement, Riwana mis fin à ce baiser. Rhaego se recula légèrement, encore un peu incertain de l'attitude qu'il devait adopter. Jusqu'à... Jusqu'à ce qu'elle n'éclate en sanglots. Le soldat fût d'abord surpris par une telle réaction. Jamais une femme n'avait pleuré après l'avoir embrassé... Ou alors de joie! C'était bien une première. Et une fois encore, Rhaego nageait en pleine perplexité. Il finit néanmoins par la serrer dans ses bras, tendrement. Parce qu'il la connaissait. Ce trop plein d'émotion devait sortir et c'était par les larmes qui cela se manifestait. Elle avait besoin de savoir qu'il était là. Et qu'il le serait encore pour longtemps. Ses bras seraient sa protection lorsqu'elle en aurait besoin.   
Elle sembla cependant se calmer rapidement, reprenant la parole. À nouveau, Rhaego se laissa faire, entraîné par les mains de la jeune femme. Il lâcha un rire à peine audible lorsqu'elle lui déclara qu'il savait parler aux femmes avant qu'elle ne s'éloigne à nouveau. Il avait envie de la rattraper mais il ne voulait pas en faire trop, pas avec elle. « c'est un peu mon super pouvoir » lâcha-t-il en rigolant. Son sourire s'effaça cependant aussi rapidement qu'il était venu. « pourquoi faut-il que l'on soit aussi fataliste? Que l'on agisse comme si la seule option était que je reparte définitivement et toi aussi? Donne moi une bonne raison de revenir plus souvent et je le ferais, tu le sais bien » il entendait par là qu'elle lui dise clairement si oui ou non ce baiser signifiait quelque chose pour elle. « Parce que moi j'en vois une bonne, de raison. » il reporta son regard sur elle « bon... Je ne suis pas sûr que cette raison plaise à mon père mais après tout qu'est-ce que je risque; il va me déshériter? » cette fois-ci, une sourire malicieux éclaira son visage. « Enfin, encore faut-il que Tash soit à mes côtés quand je partirais demain. Je m'en vais affronter les mystères du Mont Pire. Ils parleront de moi plus tard: L'héritier Tarkaan devenu soldat accompagné d'un prince, d'un faune et d'une gueuse (What a Face) trouve le magicien et l'embroche du bout de son cimeterre » dit-il sur un ton plus qu'ironique en affichant à nouveau son air faussement fier en bombant le torse. « Tu pourras te vanter de m'avoir embrasser la veille de cet exploit! »



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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Jeu 21 Mai - 23:08






Rhaego & Riwana
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Je baissais les yeux vers le reflet de la lune dans l'eau de la fontaine, silencieuse. L'entendre rire me fit un pincement au cœur, comme s'il se moquait de moi, et c'était bien ce qu'il faisait, bien qu'il sembla se rendre compte qu'il ne pouvait plus plaisanter sur ce genre de choses désormais. Etait-il vraiment prêt à changer, à cesser de voir d'autres femmes ? Je lui avais toujours fait confiance, mais jamais nous n'avions eu à prendre nos sentiments en compte, à ne pas blesser l'autre. Enfin, si on enlevait son père qui me haïssait et que je détestais également bien-sûr... mais ici les choses étaient bien différentes, je ne supporterai pas que Rhaego me fasse du mal. Pas lui. Je relevais les yeux vers lui sans bouger la tête. Il ne comprenait pas. Il n'y avait pas que ça, évidemment. Il y avait l'absence, le manque, la tentation. De plus, je ne voyais pas comment tout cela pourrait finir bien. Jamais il ne quitterait Calormen, il était soldat et le fils héritier d'un Tarkaan, moi je refusais catégoriquement de partir à Calormen. C'était le dernier endroit de ce monde où je voulais me voir à nouveau. Mon regard se porta sur la petite place où nous nous trouvions. Il n'y avait personne, pas un chat. Il enchaîna après un court silence, où il avait sans doutes attendu une réponse de ma part – réponse que je ne pouvais fournir actuellement – et il parla de son père. Etait-il sérieux ? Il ne parlait déjà plus vraiment à son père et il comptait presque lui faire faire un arrêt cardiaque en lui disant qu'il voulait être avec moi ? Il en serait bien capable... Il avait bien rejoint l'armée calormène après tout. Ce n'était pas n'importe quel homme, c'était Rhaego. C'était un combattant, il était courageux et il méritait ce qu'il y avait de mieux dans ce monde. Je doutais qu'être officiellement en froid avec son père le Tarkaan soit une bonne chose. Lorsqu'il parla de sa quête, je relevai la tête vers lui, d'un air triste. Même si nous avions encore la soirée et la nuit pour nous, demain nous ne serions plus ensemble. Et je ne savais toujours pas vraiment quoi faire, ni quoi penser... Lorsqu'il parla de ses compagnons, je fronçais les sourcils. Avec qui partait-il ? Etait-il possible que Luther fasse partie de sa guilde ? Peut-être... mais cela m'étonnerait. Ce serait une sacrée coïncidence. Il acheva en ajoutant une petite dose d'humour en parlant du baiser à la veille de son futur grand périple. Le fait d'évoquer le baise à haute voix me fit ressentir un sentiment étrange, indescriptible. Je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire. Je le regardai toujours, incapable de le quitter des yeux à nouveau. Il était parfait. Il n'avait aucun défaut, physiquement parlant. Quant au reste, je craignais surtout de voir mes propres défauts ressortir. Je sentis soudain que le temps se rafraîchissait et je regardai la fontaine pour voir s'il se mettait à pleuvoir. Pitié qu'il ne pleuve pas ! Mais au bout de quelques instants, je remarquais que de petites vaguelettes apparaissaient à la surface de l'eau. Le vent. Si j'effaçai encore une fichue tempête de vent, ça allait barder pour le gros pignouf puant aux manières de phacochère qui avait foutu le bordel avec la météo ! Mais vraiment ! Je rejoindrai une guilde et j'irais lui botter le... Enfin, pour le moment j'avais d'autres priorités. Je me penchais au-dessus de la fontaine, frôlant l'eau du bout des doigts.

« Si je suis aussi dramatique, c'est peut-être parce que je pense au futur avant de penser au présent. Même si tu es honnête avec moi, nous savons tous les deux que moi, je n'irais jamais chez toi. Et tu ne quitteras jamais ton royaume pour venir t'installer ici. Je ne veux pas que tu le fasses de toutes façons. Mais le voyage n'est pas non plus rapide pour venir jusqu'ici, et tu as une vie bien remplie. Tu es soldat, tu restes l'héritier des Ba'al et tu as une guilde maintenant. » J'étais fataliste, mais je ne voulais pas profiter d'un moment avec lui si c'était pour en revivre un uniquement tous les dix ans. Je soupirais légèrement avant de croiser les bras alors que le vent se levait. « Bien-sûr que tu survivras demain, ce n'est pas une quête qui aura raison de toi ! Et tu pourras toujours sacrifier le prince et le faune si tu dois trouver comment te débarrasser de tes ennemis... pas la gueuse, on garde le pire pour la fin. » Je n'avais pas envie de sourire, car même si je faisais de l'ironie, je me sentais mal. Mal d'avoir entre mes mains le moment présent, celui que nous vivions et que je rendais horrible pour nous deux. Je me rapprochais de lui, attrapant l'une de ses mains. « Je tiens énormément à toi, Rhaego. Je ne serai pas comme ça si tel n'était pas le cas. Généralement, je pars lorsque les choses m'agacent. Je sais qu'ici, là, maintenant, c'est moi le problème. Le seul homme que je voulais me voyait et me voit sans doutes toujours un peu comme un coup d'un soir à tirer de temps en temps, à l'occasion. Et avant lui, celui que j'aimais a passé une nuit avec moi puis m'a laissée tomber lorsque j'avais le plus de problèmes. Les hommes que j'ai aimé m'ont toujours aimé un temps avant de me laisser tomber. Vous les hommes, vous ne savez pas ce que c'est d'être une femme dans un monde dirigé par les hommes et principalement conçu pour eux. Si l'on ne naît pas noble, nous n'avons aucune valeur, et un seul méfait vous poursuit toute votre vie. » Je parlais, je parlais, mais aucune parole à mes yeux, n'avait vraiment de sens. Je devais juste dire ce que j'avais sur le cœur, c'était mon meilleur ami et je lui avais toujours tout dit... et ça, je refusais que ça ne change, peu importe ce que le futur nous réservait. « Tu es le seul homme après mon père a avoir vraiment cherché à me protéger, à me sortir de la « misère » et à m'offrir une vie meilleure. Tu ne sais pas à quel point je te suis reconnaissante, encore aujourd'hui. Tu n'as pas idée de combien je t'aime. Je t'ai aimé le jour de notre rencontre, et cet amour a dépassé celui que j'avais pour Willer. Maintenant, cet amour dépasse également celui que je commençai à éprouver pour Rephaïm. Tu n'es pas comme les autres, tu es meilleur, tu l'as toujours été. Mais avant, cet amour ne nous empêchait pas de voir d'autres gens. Là aussi, tout est différent. Je suis une femme, et j'ai été dans une taverne faisant office de bordel en arrivant à Tashbaan. Pour moi, un soir peut changer le cours de ma vie. Pour vous, cela ne change rien tant que vous n'êtes pas mariés. Et si vous l'êtes, une fois lassés de vos épouses, vous vous moquez bien d'avoir des bâtards avec d'autres femmes. Mais les femmes, nous, nous n'oublions jamais. Tu vis dans un endroit où la polygamie est monnaie courante qui plus est. Alors tu te demandes pourquoi je suis aussi fataliste ? »

Une boule s'était formée dans ma gorge au fur et à mesure de mon petit discours, ce qui me força à étouffer un sanglot dans ma voix et à lâcher la main de mon meilleur ami. J'étais impulsive et émotive, c'était ce qui me poussait à agir mal la plupart du temps. Mais ce que je ressentais ce soir, je ne l'avais encore jamais ressenti. Pas à ce point, pas avec lui. Je lui tournais le dos, marchant un peu, sentant le vent venir fouetter mon visage et me décoiffer au passage, pour couronner cette magnifique soirée. Quelle ironie. Mais avec le bruit que faisaient les rafales de vent, je pus tenter de me calmer en contrôlant ma respiration sans pour autant alarmer Rhaego... sauf s'il se sentait déjà mal, lui aussi. Une fois « calmée » je me tournais vers lui, me rapprochant à petits pas, craignait ce que j'allais bien pouvoir dire. « Nous ne sommes plus des adolescents, nous n'avons plus des rêves d'enfants. Rejoindre l'armée, la piraterie. Prendre notre indépendance. Tout ça, c'est bien joli mais aujourd'hui ça n'a plus aucun sens. On a accompli ce qu'on avait à accomplir, on a grandi. Je ne veux pas t'aimer davantage si je finis par savoir que tu as été voir quelqu'un d'autre ou que nos retrouvailles ne pourront se faire qu'à des périodes indéterminées, pendant des durées trop courtes. Je me répète Rhaego, je sais que tu n'es pas stupide et que tu entends ce que je te dis, mais je ne veux pas gâcher notre relation. Jusqu'ici, ton absence m'était supportable car j'avais un autre homme en tête et ma sœur. Sauf que cet homme, je n'en veux plus et que ma sœur je l'ai retrouvée, et qu'elle vit sa vie. Elle vit avec sa meilleure amie et les pirates Darröw. Et un jour, tu sais ce que j'ai remarqué ? Que finalement, moi, j'étais seule. Je ne m'en plaignais pas car je vagabondais d'un endroit à l'autre, mais tout ça, c'est terminé. J'ai envie de garder un bon souvenir de cette soirée, un merveilleux moment passé avec l'homme qui compte le plus pour moi. Mais je ne peux pas me permettre de prendre des risques maintenant et de te perdre plus tard car tout ce qu'on aura pu se dire ce soir n'étaient que des paroles jetées en l'air, emportées par les rafales de vent. » Je me serais giflée d'avoir autant parlé et d'avoir rendue cette soirée aussi misérable. Pourtant je ne savais pas comment faire autrement. Lorsque mes sentiments l'emportaient, j'étais incontrôlable. Je me rapprochais de lui, attrapant son visage entre mes mains après avoir dégagé les cheveux poussés par le vent sur mon visage, le fixant droit dans les yeux. « Mais tu veux savoir ce qui me tue le plus ? Que malgré tout ça, malgré toutes mes craintes, malgré tout ce que je viens de dire, je lutte contre le désir qui me ronge depuis que tu m'as embrassée. Car en un baiser, en ce baiser, j'ai ressenti plus de choses encore que je n'avais jamais ressenti auparavant avec personne d'autre, et ça me tue... »


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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Jeu 21 Mai - 23:08

Le membre 'A. Riwana Darröw' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Jeu 4 Juin - 11:22






Rhaego & Riwana
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Si dans un premier temps, il s'était trouvé hésitant sur sa façon d'agir avec son amie; il avait rapidement balayé sa gêne. Tant et si bien qu'il n'eut aucun mal à évoquer le baiser qu'ils venaient de partager à voix haute. Ce qui était fait ne pouvait être changé et, peut-être qu'il s'en mordrait les doigts plus tard mais pour l'instant, il se détendait. Peut-être que cela pouvait passer pour un désintérêt total, pour de la fierté voir de la suffisance d'avoir obtenu ce baiser mais pourtant c'était tout autre. C'était, au contraire, sa façon à lui de montrer que même s'il attachait de l'importance à cet acte, il ne changerait pas son attitude envers elle. Il resterait lui, Rhaego. Elle restera Riwana à ses yeux et il n'allait pas filtrer ses paroles et encore moins ses émotions avec elle. S'il souriait, s'il rigolait, c'est parce qu'au fond il était heureux. À cet instant, il l'était. Une parcelle de bonheur, de liberté parce que rien d'autre ne comptait qu'elle et lui ce soir.Rien qu'elle et lui. Juste pour un soir, et même s'ils partiraient dans des directions opposées demain, il ne voulait pas avoir de regrets. Il voulait parler avec elle, il voulait rire avec elle, il voulait encore goûter à ses lèvres si elle le lui permettait mais par dessus tout, il ne voulait pas se retenir et prendre des gants. Mais pourtant son rire semblait avoir l'effet inverse sur la jeune femme. Elle ne lui décrocha même pas un sourire. Qu'avait-il dit de mal? Qu'avait-il bien pu faire de travers? Peut-être était-ce sa phrase ironique sur son "pouvoir"? Il était au courant que son amour pour les femmes avait mauvaise réputation, il se plaisait à l'entretenir lui-même mais il ne pensait pas un seul instant que cela ait pu contrarier Riwana. Elle le connaissait, elle savait qu'il avait été sincère dans ses paroles un peu plus tôt et que par conséquent, il pouvait se permettre cette petite réflexion plus cinglante qu'autre chose. Mais à croire qu'il s'était trompé; encore une fois. Et même lorsqu'il lui parla de sa future quête, de sa guilde, qu'il faisait faussement le fier en affichant une fausse vanité; elle ne souriait pas. Et pour la première fois, Rhaego ressentait un malaise s'installer entre eux deux. Pas un trouble comme au début mais plus un embarras. Il avait presque l'impression d'être un étranger. Il ne savait plus comment agir avec elle et son regard le transperçait presque. Elle ne le lâchait pas des yeux. Lui non plus à dire vrai. Parce qu'il voulait lire en elle, savoir pourquoi est-ce qu'elle ne souriait pas, pourquoi est-ce qu'elle ne lui parlait pas. Il l'aurait presque secoué si son attention n'avait pas été attiré par l'eau de la fontaine. À l'instar de Riwana, le bruit des vaguelettes qui se formaient dans cette fontaine. Le vent semblait se lever et drôlement vite d'ailleurs. Mais pour l'instant, rien de trop alarmant puisque son chapeau tenait encore sur sa tête.  

C'est d'ailleurs à ce même moment que Riwana se décida enfin à parler. Elle se montrait encore un peu plus pessimiste qu'avant. Ses mots étaient durs, un peu trop au goût du calormène. Bien-sûr qu'il ne quitterait jamais son royaume. Jamais il ne s'éloignerait du pays qui l'avait vu naître, du sable qu'il avait tant de fois foulé, de son Tisroc et encore moins de ses Dieux, particulièrement de Tash. C'était un patriote fanatique, amoureux de son pays et rien ne le ferait quitter Calormen. Le problème, c'était que, si lui était amoureux de son pays; Riwana, elle, le détestait. Voilà pourquoi elle était fataliste. Parce qu'elle ne voulait plus y mettre un pied et que lui, il ne voulait pas le quitter. Mais pour lui, ceci n'était qu'un prétexte. Rhaego connaissait le désert Calormen comme il pouvait connaître sa propre ville, il pouvait le traverser assez rapidement pour arriver en Archenland. Alors la distance n'était qu'une excuse. Au fond de lui, il sentait quelque chose monter en lui. Quelque chose comme de l'impatience mais il eut la décence de laisser parler l'ancienne pirate. Il aurait volontiers souri à sa remarque si celle-ci ne contenait pas les mots "sacrifier" et "prince". Il n'osait imaginer la punition que lui réserverait Tash s'il s'en prenait au prince, fils du Tisroc.
Le Calormène n'eut pas le temps de lui expliquer que le prince en question était Artaban, le prince de Calormen que la jeune femme enchaîna directement. Se lançant dans une longue tirade et chaque mot semblait venir le frapper, le poignarder en plein coeur. Parce qu'il n'aimait pas la tournure que prenait les événements. Il avait l'impression de ne voir que trop bien là où elle venait en venir. Et l'impatience qui montait en lui se transformait peu à peu en colère. Et sa colère semblait clairement être dirigée contre Riwana. Pour couronner le tout, une rafale de vent le fouetta au visage, emportant au loin son chapeau. Il aurait volontiers couru après pour le rattraper mais les paroles de Riwana continuaient de pleuvoir, ce qui ne faisait qu’accroître son énervement. Par chance, il avait un deuxième chapeau dans ses affaires laissées avec la guilde.      

Enfin, à l'heure actuelle, il devait avouer qu'il ne consacrait pas une seule pensée à son chapeau qui survolait le sol. Il ne se consacrait qu'aux mots de la femme qui lui faisait face. Peut-être qu'elle était entrain de mal s'exprimer ou peut-être était-il seulement entrain de comprendre à contre-sens ce qu'il entendait mais toujours était-il qu'il n'avait plus envie de l'écouter. Il n'avait qu'une envie: tourner les talons et s'en aller. Mais il n'en fît rien puisqu'il entendit le nom de Rephaim. C'était la phrase de trop. Le soldat serra les poings. Le vent, qui se faisait toujours un peu plus fort, n'arrangeait rien. Il devait se concentrer pour écouter ce que Riwana avait à lui dire ce qui rendait la chose encore plus dure à entendre, dans les deux sens du terme. Jusqu'à ce qu'elle ne se rapproche de lui, attrapant son visage entre ses mains. Elle avait beau essayé de se rattraper, rien n'y ferait. Rhaego avait entendu bien trop de choses qui ne lui plaisaient pas. D'un geste brusque, presque brutal, il éloigna son visage des mains de Riwana. Son regard était presque noir. Vexé et énervé, il n'avait cependant pas envie de s'en prendre trop violemment verbalement avec elle. Il serra un peu plus les dents, se mordant la joue intérieure. Puis, sans crier gare, il fît deux pas en arrière avant de tourner le dos à Riwana. « suis-moi » lâcha-t-il sèchement.


Son pas s'accéléra, ses pieds frappaient presque le sol à chaque pas. Les yeux plissés à cause du vent, il essayait de se remémorer le chemin qu'ils avaient pris auparavant. Il arpenta quelques ruelles, se retournant de temps à autre pour s'assurer que Riwana le suivait. Il essayait également de se calmer en gardant le silence mais sa tentative était vaine. Il s'emportait toujours très vite et pour pas grand chose mais là, il n'avait pas l'impression que ce n'était "pas grand chose" justement. Aussi, au bout de quelques minutes de silence, il se décida à parler, tout en continuant de marcher d'un pas toujours aussi vif. « Tu veux que je te dise? Je suis désolé. Désolé pour toi et désolé pour moi. Désolé de t'avoir embrassé mais surtout désolé que tu m'aies rendu ce baiser » il s'arrêta net, décidant de regarder Riwana par dessus son épaule « Désolé d'avoir tout détruit. Parce que c'est trop tard maintenant Riwana, tu ne veux pas gâcher notre relation mais c'est trop tard. Rien ne sera plus comme avant. Lorsque je t'ai embrassé, j'aurais pu prétendre avoir bu trop de vin en t'attendant et rester ton ami comme je l'ai toujours été. Mais TU as choisi de répondre à cet acte, tu l'as choisi! Alors ne t'attends pas à ce que rien ne change, ne t'attends pas à ce que je prétende que rien ne s'est passé parce que tu ne veux pas tout foutre en l'air. C'est trop tard. Mais je me pose seulement une question: pourquoi? Pourquoi m'avoir rendu ce baiser? » il secoua la tête « j'imagine que cela n'a pas d'importance finalement » tout en reprenant sa marche, il tâcha de se rappeler tout ce que lui avait dit Riwana. À peine quelques secondes plus tard, Rhaego aperçut la taverne, les deux cadavres encore au sol mais surtout son cheval toujours attaché devant. Il s'avança vers lui. « une dernière chose avant que nos chemins ne se séparent à nouveau, et je vais dire cela dans ton propre intérêt. Le problème, c'est toi Riwana. Pas les autres, seulement toi. Tu es ton propre problème. Tu es attirée par la souffrance. Tu es incapable de voir quand quelqu'un tient vraiment à toi; sincèrement et profondément. Tu ne te focalises que sur des hommes qui ne veulent rien d'autres que leurs propres plaisirs, tu penses que nous, les hommes, sommes tous pareil. Pourtant, il existe quelqu'un dans ce monde qui serait prêt à faire passer ton bonheur avant tout mais tu es trop aveugle pour le voir. Il est là, sous ton nez mais tu ne le vois pas. Tu n'oses pas prendre de risques et c'est peut-être pour cela que seule tu finiras, avec un ancien marin alcoolique qui viendra réchauffer ton lit de temps à autre. Parce que quand le bonheur est à porté de ta main, tu ne le saisis pas, tu le fuis. Et ça, ça aussi ça me tue. »  même si son ton était clairement énervé; ce bonheur, il était persuadé qu'ils pouvaient le trouver tout les deux s'ils s'en donnaient la chance. « N'es-tu pas curieuse de savoir comment est-ce que je connais ce Rephaim? Eh bien je vais te le dire. Je l'avais rencontré une fois, de manière officielle; une rencontre sans importance. Et puis ma route a recroisé la sienne. Dans une taverne. Je ne saurais dire lequel de nous deux était le plus ivre ce soir là. Nous nous sommes disputés pour une jeune et belle demoiselle. Nous la voulions tous les deux, juste pour une nuit. Partir au petit matin sans même la regarder, la laisser seule, souillée dans un lit qui n'était pas le sien. J'ai d'ailleurs recroisé la route de cet alcoolique au bal de Calormen puis à Tashbaan il n'y a pas longtemps. Et tu veux que je te dise la différence entre lui et moi maintenant? C'est que j'ai mûri. Je sais dorénavant que je ne saurais vivre éternellement en me satisfaisant d'une demoiselle différente par soir. Lui, il ne t'apporterait rien; rien! J'aimerais que tu te mettes ça dans le crâne si tu veux retourner auprès de lui! » son ton montait un peu plus.
Rhaego détacha sa monture et sans laisser le temps à Riwana de lui répondre ou même de digérer toutes ces informations, il se planta devant elle. « maintenant, pour éviter de faire croître "ce désir qui te ronge" et que tu regretteras sûrement, j'aimerais te raccompagner chez toi et retourner auprès de ma guilde. Je m'en voudrais de gâcher encore un peu plus ta soirée, voir même ta vie. »  



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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Dim 7 Juin - 0:34






Rhaego & Riwana
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Mes sentiments, mes peurs et mes émotions me jouaient de mauvais tours. Je ne me rendis pas compte de tout ce que je venais de proposer, du sens de chacune de mes phrases, de chacun de mes mots. Ce qui était sorti devait sortir, je ne me contrôlais que rarement. De nature impulsive, que ce soit en flot de paroles ou en actes, j'ai toujours dit ce que j'avais à dire ou fait ce que j'avais à faire. Je m'en voulais déjà lorsque tout à coup, il recula, sans me quitter des yeux. Son geste me fit un si gros pincement au cœur que je me demandais si j'arrivais à contenir ce que je ressentais par mon expression faciale. Je ne comprenais pas, il me dévisageais comme s'il ressentait le désir ardent de me gifler. Comme si je le dégoûtais. Ces quelques secondes furent insoutenables, mais je ne savais pas si le voir reculer à nouveau, me tournant ensuite le dos, était une meilleure réaction. Dès qu'il parla, son ton me fit trembloter, mes ongles s'enfoncèrent dans la paume de mes mains et je tournais le visage vers la place où nous nous trouvions, incapable de me retenir de pleurer, silencieusement. J'avais trop parlé. Cependant, je ne comprenais pas pourquoi il était énervé... S'était-il arrêté sur quelque chose en particulier qui lui avait déplu ? Pourquoi réagir ainsi ? Je finis par le suivre, de peur de le voir disparaître, peut-être même à jamais. Le vent n'améliorait pas vraiment la situation non plus d'ailleurs... Tout était silencieux, si on retirait à la situation le crissement du vent et les pas de Rhaego. Je n'osais même plus respirer, de peur de faire le moindre bruit. Comme si j'en avais déjà trop fait. J'essuyais du bout des doigts mes joues humides, les poings sérrés, les ongles toujours enfoncés dans mes mains. Je ne voulais plus rien dire ni faire. J'ignorais ce qui le mettait dans un état pareil. Jamais nous ne nous étions ignorés auparavant. Ni même disputés... mais justement, c'était car notre relation, nous-mêmes et nos sentiments avaient évolué que tout cela changeait désormais. De temps à autres, il se tourna vers moi, comme pour vérifier que je le suivais toujours. Où comptait-il m'emmener ? Les ruelles qu'il empruntait semblaient être celles conduisant à la taverne où nous nous étions donnés rendez-vous en début de soirée. Revenir là où tout avait commencé ce soir me rendait perplexe. Puis soudain, il reprit la parole, et à peine eut-il parlé que ses mots donnaient un grand coup sur mon cœur. Je ne comprenais toujours pas, pourquoi s'excuser de son geste et du mien ? Qu'avais-je dis au bout du compte qui puisse lui faire regretter tout ça ? Mes propos concernant mes doutes, mes appréhensions à propos de nous, de notre futur ensemble ? Ne pouvait-il pas essayer de comprendre ? J'avais toujours pensé au moment présent. Toujours. Mais là c'était différent, là je refusais de risquer de gâcher notre futur. Pas le sien, ni le mien. Le nôtre. Le vent qui fouetta mon visage me décoiffa, balançant des boucles sur mon visage. J'aurai préféré ne pas y toucher, comme pour refuser de voir le calormène, quelques mètres devant moi, accélérant la cadence, pressé de s'éloigner de moi sans doutes.

Peut-être se retenait-il simplement de ne pas s'en prendre à moi... Je dégageais les mèches de cheveux de mon visage, les faisant passer par dessus mes épaules, l'écoutant. Il avait raison, c'était trop tard, il n'y aurait pas de retour en arrière. Mais je ne voulais pas de retour en arrière justement, je le voulais lui, maintenant. Toujours. Il était ma plus belle rencontre, même si l'ironie du sort avait décidé qu'il serait le fils d'un noble, qu'il serait calormène et qu'il serait issu de ce royaume que je détestais plus que tout au monde. Mais si je n'avais jamais connu la débauche dans cette taverne, si je n'avais jamais eu à vendre mon corps à ces hommes, jamais je ne l'aurai rencontré. Jamais il n'aurait voulu m'aider. Je doutais même qu'il en aurait fait autant pour quelqu'un d'autre, pour une inconnue. Ce n'était même pas pour profiter de moi, pour me posséder comme ils possèdent des esclaves. Je le réalisais maintenant, il n'avait jamais profité de moi... Pourquoi le ferait-il maintenant, pourquoi le ferait-il plus tard ? Il était suffisamment intelligent pour savoir que s'il voulait seulement passer du bon temps avec une femme, il en trouverait une plutôt aisément. Mais non, il avait fait le premier pas. Il était allé vers moi. Il ne m'avait pas sautée dessus. Il était resté et il s'était énervé après que j'ai parlé. J'ignorais à quel point il m'aimait, mais ça devait être assez fort pour qu'il ne me plante pas non plus à cette fontaine... Après tout, j'étais ici chez moi. Il aurait pu partir. Je demandais et j'espérai tant des paroles, j'avais tant cherché des sécurités futures que je ne m'étais pas rendue compte qu'il me donnait déjà tout ça. Il s'énervait car il semblait croire que je refusais tout ça. Que je ne voulais pas de lui car j'avais peur. C'était l'inverse : j'avais peur car je ne voulais que lui. Que répondre à tout cela ? Il ne semblait pas même en avoir terminé. Je préférais ne plus dire le moindre mot avant que je n'en ai l'occasion et que je sois sûre de ce que je voulais exprimer. Avant qu'il ne me donne les réponses que j'attendais. Puis finalement, nous arrivâmes devant la taverne où les deux corps des ivrognes traînaient encore. Rien que leur vue me répugnait au plus haut point. Il alla vers son cheval et j'accélérai le pas, refusant de le laisser partir.. pour finalement m'arrêter à un mètre de lui, lorsqu'il reprit la parole, sans même prendre la peine de me regarder. Puis finalement, il affirma ce que je craignais ; qu'il voulait partir. A peine eut-il commencé à parler que la boule qui s'était formée dans ma gorge depuis que nous avions quitté la place se volatilisa. Pardon ? Ma tristesse s'évapora à son tour, laissant place à la colère. Alors comme ça, c'était le moment de régler nos comptes ? Lui, qui était-il pour critiquer mes choix en matière d'hommes ? Il ne savait rien. Je n'avais pas été avec un homme ou même embrassé un homme depuis des années, avant ce soir. Le dernier était Rephaïm, mais c'était du passé.

Je n'étais pas stupide au point de croire éternellement que j'avais une chance avec lui, et je m'étais rendue compte que je n'aurai jamais pu être avec lui au bout du compte. Mais tout ça, c'était avant de revoir Rhaego. Les autres hommes ne comptaient pas, et pourtant il me faisait passer pour ce que j'étais lors de notre rencontre, comme si cette fois-ci, j'étais volontairement là, à courir après des hommes en manque d'amour et de chaleur pour apaiser leurs dures et ô combien longues journées ! Je n'en revenais pas. Oui, j'étais mon propre problème, mais pas à ce niveau-là. Il fallait qu'il surveille ses paroles. Cependant, il coupait en me « rappelant » que lui, il était différent, que lui il voyait plus loin que les autres. Qu'il était là. Qu'il me voulait vraiment contrairement aux autres. C'était donc ça. Au fond, il n'avait pas l'air d'avoir écouté ce que j'avais dis à partir du moment où j'avais parlé de Willer et Rephaïm ! C'était donc moi le problème au bout du compte, ou bien sa jalousie qui éclatait ? Je m'inquiétais du futur et lui du passé ! Je ne savais pas quoi faire, j'étais partagée entre le fait qu'il réagissait surtout vis-à-vis de ses sentiments pour moi – sans non plus parler d'amour – et le fait qu'il était en train de me faire porter le chapeau (qu'il n'avait plus sur la tête au passage Troll) pour tous mes problèmes avec les hommes. Cependant, lorsqu'il parla d'ancien marin alcoolique, je ne pus me retenir de le dévisager à mon tour. Le monde était donc si petit ? Comment aurait-il pu connaître le narnien ? Enfin, ce n'était pas le problème pour le moment. Quoi que si... Justement, c'était un gros problème. Peut-être même ce qui l'avait poussé à se détourner de moi en s'énervant. Il prit bien la peine de se comparer à lui et aux autres ; à lui et à Rephaïm. Ce qu'il dit à propos de lui, qui était là sous mes yeux, prêts à tout faire pour me rendre heureuse aurait pu me toucher si je n'étais pas moi-même en colère contre lui et sa façon de s'adresser à moi, les mots qu'il me balançait en plein visage. Lorsqu'il prononça le nom du narnien à voix haute, un frisson me parcourut le corps, comme si les deux ensemble ne coordonnaient pas. Je n'aimais pas l'entendre parler de lui. Je ne voulais pas entendre parler de Rephaïm, mais pour ça je n'aurai jamais du citer son nom... Mais tout comme Willer, je n'aurai jamais pensé une seule seconde qu'il l'aurait connu. Je me trompais un peu trop, visiblement. Puis finalement, il me donna la réponse que j'attendais. Comment ? Je l'écoutais, croisant les bras, les décroisant seulement pour dégager à nouveau mon visage des mèches de cheveux qui brouillaient ma vision. Ah, il était content de me dire tout ça, me rappeler ce que j'étais à ses yeux, pour le marin. Parler d'une fille laissée, souillée. Sauf que tout ça me rappelait surtout Tashbaan. Il me dégoûtait pour avoir prononcer ces mots, même s'il y avait une raison pour qu'il le fasse. C'était probablement ce qu'il cherchait. Me prouver qu'il valait et vaudrait toujours mieux que son « rival ». Il ne pouvait pas comprendre qu'il ne craignait rien. Au bout du compte, j'avais craqué en pleurant et en doutant de lui, mais il craquait maintenant en s'énervant à son tour. Nous étions pareils. C'est pour cette raison que nous avions toujours eu une si bonne entente. Mais maintenant, tout était différent. Nos sentiments avaient changés avec nous. Ils avaient évolués pour ne jamais s'affaiblir à nouveau. La tristesse, la colère, nous ne la ressentirions pas tous les deux si nous ne tenions pas énormément l'un à l'autre. Il levait la voix au fur et à mesure qu'il parlait néanmoins, me rappelant à nouveau une énième fois qu'il valait mieux que Rephaïm. Qu'il était l'homme qu'il me fallait et que le narnien ne le serait jamais et ne l'avait jamais été. Évidemment, il avait entièrement raison. Puis il s'occupa de son cheval avant de venir enfin se planter devant moi. L'expression de mon visage était impassible, mes yeux rivés sur les siens, presque sur un air de défi. Très bien. Parfait. Désormais, nous avions tous les deux vidé notre sac. Je ne pris pas la peine de réagir à mes mots qu'il reprit sans peine et qu'il avait mal interprétés, tout simplement.

Cependant, j'ignorais s'il désirait vraiment que nous nous séparions ou s'il disait cela uniquement pour « me » faire plaisir, pour « m'éviter » à « moi » de me sentir encore plus « mal ». Je pris une grande inspiration, détournant les yeux vers son cheval, avant de soupirer. Je finis par relever les yeux vers lui, lui adressant un sourire sarcastique avant de tourner les talons pour prendre les devants, afin de rejoindre ma taverne miteuse. Contrairement à lui, je n'eus nul besoin de me retourner pour vérifier s'il me suivait toujours puisque j'entendais les sabots de son cheval frapper le sol. Je ne comprenais même pas pourquoi il me raccompagnait s'il était aussi énervé contre moi, il pouvait très bien regagner sa guilde. Mais s'il me suivait, s'il ne m'avait pas laissée seule sur la place et qu'il voulait me raccompagner jusqu'à ma taverne malgré tout ce qui venait d'arriver, tout ce qui avait été dit, toutes ces émotions, c'était bien pour une raison. Et cette raison, je la devinai trop bien, elle était claire comme de l'eau de roche. C'est pourquoi, au bout d'une dizaine de minutes de marche dans le silence, devant l'établissement, je vis qu'il était toujours là, quelques mètres derrière moi. Je fermai les yeux un court instant, enfin calme, puis je me tournai vers lui, sans bouger de l'endroit où je me trouvais. Je restai silencieuse un instant avant de prendre la parole.
« Maintenant que tu es libre de retourner auprès de ta guilde, je suppose que je peux enfin parler sans que tu ne te sentes obligé de me raccompagner plus loin. Pour ta gouverne, je ne m'intéresse plus à Rephaïm et je ne compte jamais retourner vers lui. Je ne vais pas non plus coucher avec lui dès que je le vois si c'est ce que tu veux savoir, puisque tu sembles sous-entendre que je ne m'autorise que ce qu'il y a de pire dans ce monde. » Je marquais une pause, le jaugeant avant de me rapprocher de lui, le fixant droit dans les yeux, sans plus aucune peine ou colère. Sérieuse plutôt, ce qui était rare. Je m'arrêtais à un mètre de lui. « Contrairement à toi sans doutes, je n'avais embrassé personne, ni couché avec personne depuis un certain temps. Des années même. Alors oui, tu as peut-être changé et tu es évidemment très différent de lui, mais en quoi cela signifierait-il que moi, je n'ai pas évolué ? Oui, je suis un problème pour moi-même, mais ça je n'avais pas besoin de toi pour me le faire comprendre. Tu te trompes juste sur la source du problème. Finalement, tu t'es même trompé sur la signification de tout ce que j'ai pu te dire tout à l'heure. Je parle trop, je dis trop de choses, je suis comme ça. Mon cœur s'emballe, ma voix déferle et je défaille. Quand je vois l'effet que ça peut produire sur toi, je me dis que c'est quelque chose que je peux changer, et que je vais changer. Parce que tu peux être en colère contre moi, tu peux me haïr, être répugné voire désolé par mes paroles ou mes actes, mais je ne suis pas têtue au point d'être incapable de changer. » J'aurai voulu me rapprocher de lui, lui prendre la main ou lui caresser à nouveau la joue, mais je ne bougeais pas d'un poil. Il était hors de question que je refasse le moindre geste vers lui.

Je me contentais donc de regarder sa monture, qui semblait se demander ce qu'elle faisait ici.
« Tu peux dire que ce que j'ai fais n'a pas d'importance, mais je sais parfaitement que ça en a, autant pour toi que pour moi. Je crois que je ne peux plus me contenter d'être ton amie Rhaego. » Je me rapprochais tout de même de son cheval, caressant doucement sa crinière et sa tête, déposant un baiser sur cette dernière. Je n'avais jamais eu de cheval à moi, mais je trouvais ces animaux absolument fantastiques. Grâce à eux, la plupart des gens gagnent des journées à pied qu'ils peuvent passer sur leurs dos. Je lâchais finalement l'animal sauvage, tournant la tête vers lui. « Oui, j'ai répondu à ton baiser. Parce que j'en avais besoin. Que notre comportement d'avant, nous l'avons perdu. Que ces années sans se voir et à correspondre par lettres n'étaient finalement pas suffisants. Maintenant que c'est acquit et que nous avons tous les deux eu un aperçu de ce que nous désirions vraiment, je suppose que nous avons encore le choix de laisser notre soirée suivre son cours ou bien de nous séparer maintenant. Si nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde, je préfère ne pas te revoir, car cela signifierait que nous ne le serons plus jamais. » Un sourire triste aux lèvres je finis par me tenter à rapprocher ma main de la sienne, frôlant à peine ses doigts. Ce seul geste me procura un frisson qui me poussa à ramener ma main vers moi. Secouant la tête pour faire passer une fois encore mes cheveux par dessus mon épaule à cause des rafales de vent, je finis par pencher la tête, regardant Rhaego de biais. « Je pense avoir comprit ce que tu désirais. Il me semble que tes paroles et ton comportement ont été assez clairs pour que je m'en rende compte. Et pourtant toi, tu n'as pas l'air de comprendre ce que je veux. Tu ne veux pas me comprendre ou me croire, car je m'exprime peut-être trop mal. Après tout, je n'ai pas eu ton éducation... les pirates ne font pas autant attention à manier le langage. J'ai toujours détesté les nobles. Je hais les calormènes. Je ne supporte pas tout ce qui se rapproche de la royauté. Et pourtant... » Je me mordais la lèvre pour ne pas finir cette phrase, préférant éviter de parler à nouveau beaucoup trop. Je ne voulais pas le perdre, mais quelque chose me laissait croire qu'il ne partirait pas. Il pensait que je ferais n'importe quoi – à mes yeux – si je succombais au désir que j'avais d'être à ses côtés. Pourtant il se trompait. Ce n'était pas qu'un simple désir. J'étais peut-être suffisamment âgée ou consciente maintenant pour m'en rendre compte. Si je devais passer la nuit avec quelqu'un, ce serait avec lui. Si je devais finir ma vie avec un homme, ce serait avec un noble. Un calormène. Je me rapprochais très légèrement de lui, sans détourner mon regard du sien, puis je finis par tourner les talons. J'entendais de la musique dans un établissement un peu plus loin, ce qui me fit tourner la tête vers ce lieu avant que je n'atteigne la porte de la taverne. Je m'immobilisais quelques secondes avant d'ouvrir la porte de la taverne, et de faire face une « dernière » fois à Rhaego. « Maintenant, c'est toi qui voit. Si tu peux me faire confiance. Si tu comprends enfin ce que j'essaye de te dire depuis tout à l'heure. Si ce n'est pas le cas... Alors oui. Tu peux partir. » Puis je le regardai quelques secondes avant de pénétrer dans la taverne, me dirigeant vers les escaliers menant aux chambres.


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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Lun 22 Juin - 0:11






Rhaego & Riwana
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Jamais il n’aurait pensé en arriver là ce soir. Il avait l’impression d’avoir vécu milles soirées en une seule mais là n’était pas le plus grave. Le plus grave était surtout que jamais il n’aurait pensé pouvoir ressentir tout ça. Pouvoir passer d’un extrême à l’autre sans même s'en rendre compte, sans même pouvoir se contrôler. Il avait d’abord eu une montée d’adrénaline en voulant défendre une femme qu’il ne pensait pas connaître, il s’était battu et avait  enlevé la vie d’un homme. Puis il s’était rendu compte que la jeune femme en question n’était autre que Riwana. L’adrénaline avait alors laissé place à la surprise. À l’heureuse surprise de revoir celle qu’il considérait comme sa meilleure amie. La surprise passa aussi vite qu’elle était arrivée et doucement la confusion s’était emparée du calormène pourtant d’ordinaire confiant. L’insouciance balaya d’un revers la confusion et le soldat embrassa la pirate sans réfléchir. Insouciance et inconscience. Là alors, et dans la logique des choses, se fût à la colère d’arriver. La colère, il la connaissait. C’était une vieille amie qui allait de paire avec son impulsivité. Souvent, cette colère était dirigée contre les autres. Mais parfois, comme cette fois-ci, elle n’était dirigée contre personne d’autre que lui-même. Cette colère lui avait murmuré qu’il aurait dû éventuellement réfléchir avant de laisser l’insouciance agir. Mais l’attitude de Riwana chassa ce trop plein d’émotions pour laisser place à un sentiment qu’il avait si vite fait d’oublier. Le plaisir lié au bonheur aussi court fût-il. Pas le genre de plaisir charnel qu’il pouvait ressentir avec n’importe quelles autres femmes, non. C’était quelque chose d’encore mieux. C’était un plaisir pur, inattendu. Échanger un baiser avec une signification, un baiser sans arrière pensée, c’était peut-être une grande première pour lui. Mais pas la dernière, il osait l’espérer. Oser était peut-être le mot juste car ce plaisir eut une fin violente. Le malaise prit sa place avant de ne se transformer en jalousie. Rhaego ignorait encore tout de ce sentiment, il ne savait pas qu’il avait ça à l’intérieur de lui et encore moins qu’il pouvait l’être envers des hommes qu’il n’estimait même pas un peu.
L’adrénaline, la surprise, la confusion, l’insouciance, la colère, le bonheur, le trouble, la jalousie… Toutes ces émotions contradictoires se déchaînaient en lui et Riwana en était la cause. Il n’y avait qu’elle pour le mettre dans des états pareils. Était-ce une mauvaise chose ? Non, certainement pas. Cela lui montrait simplement qu’il tenait plus à elle qu’il ne voulait l’admettre  et qu’il la voyait peut-être différemment. Qu’à ses yeux, elle était sûrement plus qu’une simple amie. Parce que l’amitié seule ne pouvait pas justifier tous ces émois. Et c’est seulement en lui tournant le dos et en lui crachant au visage tous les mots qu’il venait de prononcer qu’il en prenait pleinement conscience. C’était une réalité qui l’effrayait mais qui l’attirait en même temps. Il nageait en plein paradoxe. C’est pour cela que, malgré tous ces mots, tous ces maux, Rhaego insista pour raccompagner Riwana. Il insista avant même qu’elle ne puisse lui répondre. Pourtant, il avait bien vu qu’elle n’appréciait pas ce qu’il venait de lui dire mais sur le coup, il s’en moquait. Elle l’avait énervé, elle l’avait blessé. Peut-être sans le vouloir mais le mal était fait. Tout comme il venait de le faire à son tour sans s’en rendre compte. Pourquoi est-ce qu’ils faisaient cela ? Pourquoi ne pas simplement respirer un bon coup, clarifier les choses mal comprises ou les actes mal interprétés ? Parce qu’ils étaient comme ça. Ils étaient pareils, peut-être trop. Il n’y en avait pas un pour freiner l’autre. Lorsque l’un était de feu, l’autre était de glace et réciproquement. C’était le choc entre l’amertume et la douceur. La volonté peut-être de blesser l’autre en espérant qu’elle comprenne la vérité cachée derrière.  Parce qu’ils étaient tout deux bien trop fiers. Ou peut-être trop apeurés par les sentiments qu’ils pouvaient commencer à avoir.

Riwana le regarda, un air de défi dans les yeux et un sourire sarcastique aux lèvres. Il ne pouvait pas en attendre moins d’elle, c’était sa façon à elle de montrer son mécontentement. Lui, il tournait les talons. Elle, elle se cachait derrière un sourire. Cela revenait au même au fond car ils se cachaient tout les deux. Et sans un mot, sans même prendre la peine de répondre à ce qu’il venait de dire ; l’archenlandaise fît volte face et se mis à marcher dans une direction inconnue pour le calormène. Ce dernier, se doutant qu’elle souhaitait retourner à sa taverne comme il le lui avait demandé, se mis à la suivre ; tenant son cheval par le harnais. Et à nouveau, ils marchèrent dans le silence. Ce silence que seul le vent et la monture venait briser. Rhaego, qui redescendait aussi vite qu’il était monté, se complaisait dans ce silence. Il savait qu’il avait peut-être été trop loin dans ses paroles. Aussi était-il content que Riwana ne dise rien. Il préférait cela plutôt que d’affronter à nouveau une salve de mots qu’il ne se sentait pas le courage d’affronter à nouveau. Mine de rien, cela l’épuisait. Cela l’épuisait car il n’était pas venu pour ça. Il n’avait pas quitté Calormen pour ça. Il ne s’était pas absenté de sa guilde pour ça. Il était là pour elle. Pas pour se brouiller avec elle. Pourtant, malgré les ‘risques’ il avait tenu à la raccompagner parce qu’il ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose. Il ne voulait pas qu’au détour d’une ruelle, elle tombe sur de mauvaises personnes. Elle pouvait se défendre seule mais s’il lui arrivait malheur ce soir là, Rhaego ne se le pardonnerait jamais. Au fond, c’était peut-être la pire des choses qui pouvait  arriver, qu’il lui arrive quelque chose. Par sa faute, parce qu’il n’avait pas su la garder plus longtemps.
Il marchait derrière elle, à quelques mètres d’elle. Ses yeux ne quittaient pas la jeune femme de dos. Il voyait ses cheveux voler au vent, le bas de sa robe aussi. Ce vent froid ne faisait qu’accroître l’envie qu’il avait. Car maintenant que la tension redescendait en lui, maintenant qu’il la voyait devant, maintenant qu’il était sur le point de la voir partir il n’avait qu’une envie : Parcourir les quelques mètres qui le séparaient d’elle en courant et la serrer dans ses bras. La faire tourner dans les airs, lui dire qu’ils trouveraient une solution, qu’il s’excusait et que jamais plus il ne la laisserait. Il la serrerait dans ses bras et il l’embrasserait à nouveau. Il glisserait à nouveau ses doigts dans ses cheveux (si le vent ne les avait pas trop emmêlés). Il l’aimerait peut-être officiellement. C’était son envie. Mais une envie qui resta du domaine de l’imaginaire. Parce qu’il ne fît rien. Il continua de marcher derrière elle jusqu’à ce qu’elle ne s’arrête et ne se tourne vers lui. Rhaego la regardait avec toutes les émotions qu’il avait pu ressentir plus tôt dans les yeux sauf que c’était fois-ci, la tristesse avait elle aussi fait son nid. La voix de Riwana lui parvint enfin aux oreilles. Elle était arrivée à la taverne dans laquelle elle logeait. C’était donc là leur fin à eux? Ils allaient repartir chacun de leur côté, la tête pleine de remords et de regrets pour ne jamais plus se revoir ? Il était libre de partir ? Ou plutôt obligé de partir. Était-ce donc ce qu’il y avait de mieux à faire ? Ce qu’il devait faire ? Il n’en avait pas envie mais peut-être que cela serait plus facile s’il partait maintenant… Sans le savoir, en continuant de parler, Riwana lui accorda des minutes de réflexions. Elle lui affirma qu’elle n’avait jamais compté retourner vers Rephaïm et cela faisait des années que ses lèvres n’avaient pas touché celles de quelqu’un d’autre. Elle n’était plus très loin de lui maintenant et son regard le transperçait. Il était mis au pied du mur, face à sa bêtise. Et tout ce qu’il avait pu lui dire plus tôt s’appliquait à lui aussi. Il avait trop longtemps couru après une vision déformée du bonheur. Passant de femmes en femmes, de lit en lit. Lui aussi il avait été aveugle alors qui était-il pour faire le moindre reproche à Riwana ? Son cœur s’accéléra, battu presque à tout rompre dans sa poitrine lorsqu’elle lui déclara ne plus vouloir se contenter de n’être qu’une amie pour lui. Tout lui semblait plus clair maintenant, plus simple. Ce n’était pas leur fin, c’était leur début.


Et comme pour écrire cette nouvelle page, ce nouveau départ, Riwana se rapprocha encore un peu. Sa main vint effleurer celle du calormène avant de ne se retirer. Un frisson lui parcouru l’échine au même moment où la femme retira sa main. Il était resté immobile mais son regard en disait long. En réalité, une lueur venait de s’allumer dans ses yeux. Une lueur d’espoir et de désir.  Une flamme ardente y brûlait et elle n’était pas prête de s’éteindre. Riwana rentra dans l’établissement, non sans un regard  vers lui. Elle ne lui dit point au revoir. Et encore moins adieu. Elle savait qu’elle n’en avait nullement besoin. Il ne partira pas. Il ne partirait plus.  La porte se referma. Rhaego quant à lui, restait figé. Un sourire béa se dessina alors sur ses lèvres. Et soudainement, le vent ne le dérangeait plus. La musique lui parvenait aux oreilles. Son cœur semblait plus léger.

Il caressa la crinière de son cheval avant de l’emmener aux écuries de la taverne. Il dû donner une pièce au garçon d’étables pour qu’il accepte un cheval qui n’appartenait pas à un résident de la taverne mais qu’importe. Il poussa à son tour la porte de l’établissement. Plusieurs piliers de comptoirs étaient entrain de brailler, d’autres parier aux lancers de dés ou aux cartes. Rhaego se rapprocha de celui qui avait l’air le moins ivre, lui demandant où se trouvaient les chambres. Non sans mal, l’homme leva la main vers la gauche, lui désignant ainsi un escalier. Le soldat s’empressa d’y grimper et se retrouva rapidement dans un couloir où s’alignaient des dizaines de portes. Bon, il allait devoir frapper à chacune d’entre elle s’il le fallait. La première porte s’ouvrit sur une dame aussi haute que large (non, elle n’était pas naine mais très grande) à qui il manquait plusieurs dents.  Le dégoût se lit sur le visage du calormène quand la grosse dame s’écria « j’avais demandé un homme blond, qui ressemble au prince de Narnia. Pas un moustachu venu du désert ! Mais tu feras l’affaire mon mignon ! » Rhaego dû se débattre pendant deux bonnes minutes avec elle pour lui expliquer qu’il n’offrait pas ce genre de service mais qu’il cherchait plutôt une belle femme aux cheveux longs, bouclés répondant au doux nom de Riwana. La grosse dame grimaça et lui indiqua la troisième porte. Rhaego s’inclina et déguerpit rapidement. Arrivé devant la porte indiquée, il prit une grande inspiration et frappa trois coups. Il lâcha un soupire de soulagement lorsqu’il vît Riwana ouvrir cette même porte.


Et à peine eut-il aperçu Riwana qu’il ne put se retenir de répondre à une pulsion. Rapidement, pour ne pas dire brusquement, Rhaego plaça ses mains de façon à encadrer le visage de Riwana et l’embrassa. Fougueusement. Tout en la forçant à reculer dans sa chambre et ainsi, à le faire entrer. Il voulait aller plus loin. Il la voulait, là, maintenant, dans cette taverne. Il voulait ne faire plus qu'un avec elle. Il sentait le désir monter en lui. Mais il se freina, non sans mal, pensant que ce n’était pas ce que Riwana voudrait. Pas si vite. Il détacha alors ses lèvres de celle de la jeune femme. Il lui sourit, appuyant son front comme le sien. Sa main quitta la joue de l’archenlandaise pour venir glisser une mèche de cheveux derrière l’oreille de celle-ci. Là, son sourire s’étira un peu plus. C’était un sourire franc, un sourire heureux. « J’espère que tu accepteras mes excuses si je te dis que je suis désolé de t’avoir blessé. Je me suis emporté, je ne sais pas vraiment ce qui m’a pris. Enfin si, je le sais. J’imagine que toi aussi tu le sais. Je voudrais qu’on oublie tout ça. Pas le baiser mais tout le reste. Tous les mots qu’on a pu se balancer aux visages, toutes les barrières que l’ont se met. J’aimerais que, l’espace d’un instant, tu oublies que je suis un noble et que je viens de Calormen. Moi, l’espace d’un instant, j’oublierais que justement tu n’es pas tout cela. Car rien ne nous destine à cela, tout nous oppose mais le destin t’a mis sur mon chemin Riwana. Et plus jamais je ne veux être ton ami moi aussi. Je veux être bien plus que cela. Vivons l’instant tel qu’on nous le donne. Ne laissons pas le passé  et encore moins le futur nous éloigner ou nous détruire. » il marqua une légère pause, enlevant sa main du visage de Riwana pour venir attraper ses mains. Ses doigts s’entrelacèrent avec ceux de la jeune femme. « Tu sais ce que je veux et maintenant, je sais aussi ce que tu veux. Il y aura des milliers de solutions qui s’offriront à nous. Et que Tash m’en soit témoin, je te jure de tout faire pour que l’on y arrive. Nous avons déjà fait le plus important des pas : se montrer ce que l’on ressent. Je sais qu’il est bien trop tôt pour parler d’amour mais pourquoi ne pas faire un bout de chemin ensemble, voir où cela nous mène ? Car je maintiens ce que je t'ai dit tout à l'heure. Je ne saurais vivre éternellement comme je vis actuellement et depuis trop longtemps, je ne saurais me satisfaire d'une demoiselle différente par soir. Je suis prêt à franchir un cap. Je suis prêt à te rendre heureuse. Et je le ferais.  » Il plongea son regard dans le sien, espérant bien lui faire comprendre que ses intentions étaient tout à fait louables.  Puis, après avoir attendu une quelconque réponse ou réaction de la jeune femme (ou non) il balaya la salle du regard. Ce n’était pas le grand luxe. Riwana méritait mieux que ça, même pour une pirate ! Son regard se posa ensuite sur une bouteille d’alcool sur une étagère. Il désigna du menton la bouteille « puis-je ? ». Il attrapa la bouteille, ainsi que deux gobelets en bois. Avec ses dents, il arracha le bouchon de liège et tendit un verre à Riwana. Il remplit les deux verres d’un alcool dont il ignorait encore la nature puis il leva son verre « je propose que l’on trinque à… À nous tout simplement ! Et au présent ! » il avala cul-sec le liquide qui s’avéra être du vin. Il se resservit alors et fît de même pour Riwana. La bouteille fût alors vidée en moins de temps qu’il ne fallut pour le dire. L'alcool commençait déjà à faire son effet sur Rhaego. Son pied tapotait le sol au rythme de la musique qu’il entendait au loin et il s’inclina gracieusement devant Riwana, lui tendant la main «  accepteriez-vous cette danse gente demoiselle ? » lâcha-t-il en rigolant. Il l’attrapa par la main et la fît virevolter sur elle-même. « Que dirais-tu d’enfiler quelque chose de plus confortable et d’aller là où la musique nous appelle ? »    



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MessageSujet: Re: You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena   Mar 7 Juil - 11:11






Rhaego & Riwana
I feel you whisper across the sea
Après avoir traversé la salle pleine de monde et monté les escaliers, à la fois agitée et tendue, je bousculais la tavernière qui avait du récupérer quelque chose dans une chambre. Elle me regarda de travers en pointant deux doigts vers ses yeux puis les miens, comme si elle voulait me faire comprendre qu'elle m'avait à l'œil. Cette bonne femme avait vraiment un petit problème. Je devais vraiment déguerpir d'ici une fois que j'en aurais les moyens... Je rentrais ensuite dans ma chambre, vérifiant quand même d'un regard furtif si on m'avait suivie ou non. Après avoir refermée la porte, le dos plaqué contre celle-ci, les yeux fermés, je me mis à penser à la suite des événements. Qu'allait-il se passer s'il ne venait pas ? Je craignais que justement, il ne se passe rien. Plus de futur possible entre nous deux. Désormais, nous ne pouvions plus nous contenter d'une « simple » amitié, c'était terminé. Je le considérai toujours comme tel, notre relation étant si importante à mes yeux. Sauf qu'il y avait plus que ça. Plus que tout ce que nous avions eu auparavant. Cette sensation qui me compressait le ventre, le tordait inlassablement et sans prendre une seconde de repos. Sans jamais se détendre depuis que nous nous étions embrassés. Il y avait encore trop de tension, trop de peine et de colère en moi et en lui probablement. Je ne comprenais pas comment il avait pu en être ainsi. Tout aurait du et pu être si simple... Or, ça ne l'était absolument pas. Je ne me moquais nullement de ses sentiments pour moi, de cette jalousie qu'il avait montré face à Rephaïm ou de sa colère face à mes paroles et réactions. Je refusais de le perdre, mais tout dépendrait de lui désormais. Je m'écartais de la porte pour faire les cents pas, me mordant la lèvre, serrant les poings, ressentant toute cette colère en moi, qui pourtant n'avait pas de réel besoin d'être. Je ne savais pas à qui en vouloir. Peut-être à mon cœur ? Au sien ? Je ne savais pas ce que c'était finalement. Ce sentiment, je l'avais déjà éprouvé auparavant mais pas aussi intensément, aussi passionément. J'avais aimé Willer mais nous n'avions finalement pas – et n'aurions jamais – les moyens de finir ensemble. Il avait été trop attaché à ses nobles de parents. Rhaego m'avait sauvée et ramenée chez lui pourtant. Comme s'il avait ramassé et réparer les pots cassés laissés par le passage de la tempête amoureuse. Nous sommes rapidement devenus fusionnels, et même lorsque son père nous montrait à quel point il me détestait, il prenait ma défense. Quand j'étais partie, il m'avait toujours soutenue, et nous avions malgré tout continué de communiquer. Rephaïm ne s'était jamais réellement intéressé à moi de son côté toutefois. Rhaego était unique. Plus les secondes passaient, plus il m'était aisé de réaliser que je ne voulais que lui. Maintenant, pour toujours. Il m'avait montrée en l'espace de quelques instants qu'il était sincère, qu'il tenait beaucoup à moi. Jamais il n'aurait dit tout ce qu'il m'avait dit à quelqu'un d'autre. Les battements de mon cœur s'accélèrent alors lorsque j'entendis frapper. Je tentais de détendre mes membres, secouant les bras et les mains, me recoiffant très rapidement avant d'aller ouvrir la porte.

Je posais ma main contre mon ventre, comme pour tenter de calmer cette boule de nerfs qui était contenue en moi pendant le laps de temps où je ne vis pas qu'il était là. Il avait prit sa décision, il n'y aurait plus le moindre besoin de revenir en arrière désormais. Adieu les regrets. A peine eu-je le temps de le voir qu'il fonça vers moi pour m'embrasser, ses mains plaquées sur mes joues. Ce n'était pas notre premier baiser, mais en cet instant précis, j'eus l'impression que mon cœur allait éclater. Il me fit reculer, fermant la porte par la même occasion. Je répondis à son baiser, sentant la boule de nerfs disparaître, le stress, la peine et la colère descendre et le désir monter. Je m'agrippais à son veston, ne voulant plus jamais le relâcher. Je voulais sentir ses bras autour de moi, que ses lèvres ne quittent jamais les miennes et que la chaleur qui émanait de lui demeure. Puis il finit par rompre le baiser, mais je sentis qu'il se forçait à le faire. Je ne cherchais pas à comprendre, me focalisant sur son visage, plongeant mes yeux bleus dans son regard brun, me perdant devant ce regard qui me tuait et me ramenait à la vie à la fois. Maintenant que tout était clair, que tout allait mieux, qu'il n'y avait plus la moindre barrière entre lui et moi, plus rien ne nous empêchait de profiter de tout ce temps, de toute cette soirée. Certes, après nous partirons tout deux, mais nous aurons eu cette fabuleuse nuit ensemble. Je ne le lâchais pas, refusant de me libérer de ce contact physique. Il replaça une mèche derrière mon oreille, souriant. Je me retins alors de laisser échapper la moindre émotion sur mon visage, voulant rester forte, impassible face à ses mots. Cependant, cela me fut impossible. Lorsqu'il parla du destin qui m'avait mise sur son passage, ma vision se brouilla de larmes qui finirent par couler sur mon visage tandis qu'un sourire vint accompagner le tout. Il avait résumer absolument tout ce qui était essentiel, tout ce que nous allions désormais faire. Rien ne devait nous séparer. Plus jamais. Il prit alors mes mains, répondant clairement à tout ce que j'avais voulu savoir, tout ce que j'avais voulu entendre. Certaines de ses paroles me touchèrent, et auraient pu m'atteindre et me faire mal si elles n'avaient pas été suivies pas des mots tels que « éternellement » ou encore « cap ». Il tourna ensuite le regard, lâchant mes mains pour attraper une bouteille d'alcool que j'avais gardée évidemment, près de mon lit. J'essuyais rapidement mes yeux et mes larmes avant de souffler silencieusement, comme pour expirer toutes ces ondes négatives que j'avais avalées. Il servit deux verres et m'en donna un avant de trinquer en notre honneur. Je levais mon verre vers le sien avant d'en boire quelques gorgées, savourant ce doux nectar. Après quoi il nous resservit, ce qui nous alcoolisa légèrement pour l'heure. Je tenais bien l'alcool à vrai dire, mais je n'étais pas immunisée non plus contre celui-ci. Ne pensant plus à tout ça finalement, je me mordis la lèvre à nouveau, dans un sourire, lorsque Rhaego me tendit la main pour me proposer une danse. C'était absolument parfait, et il avait absolument raison. Je n'allais pas rester vêtue de cette façon ! Pas pour danser, pas maintenant que cette soirée était devenue encore plus spéciale. Je finis par reculer, tendant le bras au maximum avant de lâcher doucement sa main. Je partis regarder mes quelques tenues avant de sortir une robe blanche, aux épaules dévoilées. Elle conviendrait parfaitement pour un climat doux, même si elle n'était pas vraiment assortie à Archenland. Je la posais sur mon lit, relevant les yeux vers le calormène. Il m'avait déjà vue nue une fois, et il me reverrait probablement à nouveau ainsi... mais je ne tenais pas à agir comme si tout était déjà acquit d'avance.
« Tu pourrais te tourner quelques secondes ? » Lorsqu'il l'eut fait, je pris quelques instants pour retirer ma robe avant d'enfiler la nouvelle, plus « ample » et fluide, au tissu plus doux et léger.

Je profitais de ce moment pour prendre une pince et ramener les mèches me tombant dans les yeux vers le sommet de mon crâne, à l'arrière. Une fois prête, je passais près de Rhaego, frôlant sa main et le conduisant hors de la chambre, de la taverne. Une fois dans la rue, je ne pus m'empêcher de me tourner vers lui, attrapant à mon tour son visage entre mes mains.
« Merci. » Je me mis sur la pointe des pieds afin de l'embrasser, profitant de l'instant présent, de cette gêne disparue  et de ces conflits envolés. « Merci pour tout. » Sans argumenter mes mots, je pris sa main et l'emmenais dans la taverne dont la musique émanait. Le vent soufflait toujours mais cela ne m'avait pas dérangée, un peu de fraîcheur ne pourrait pas nous faire du mal à ce stade de la soirée. Une fois dans l'établissement, je vis les musiciens faire danser grand nombre d'archenlandais, le sourire aux lèvres. Je guidais alors Rhaego jusqu'au centre de la salle, me faufilant parmi tous ces gens heureux. Une fois arrêtés dans un endroit avec suffisamment de place pour pouvoir être tranquilles, je me tournais vers le grand brun moustachu en posant ma main gauche sur son épaule et en prenant sa main droite. « Je suis persuadée que l'ambiance ici est beaucoup plus agréable que celle qu'il y avait lors du bal... celui où le soit disant magicien s'est ramené. Les bals royaux et réceptions sont trop formelles. Ici, on est plus libres de bouger, de se laisser aller. Tu es déjà venu dans un endroit comme ça ? » Tandis que nous commencions à danser, je ne pus m'empêcher de rire suite à ma question. Je supposais que non, il était noble et devait connaître ces fêtes de la haute société plutôt que celle du bas peuple. Pourtant, nous nous amusions bien plus, il n'y avait pas autant de convention ici... « Je ne crois pas t'en avoir parlé dans mes lettres, mais j'ai des projets futurs... enfin, un en particulier. Lorsque je reviendrai de ma mission couverte d'or, je partirai d'ici. J'irai à Lohéac, c'est suffisamment loin pour ne plus avoir à revoir les gens de la capitale et ces fichues tavernes. Je crois que finalement, je n'aurai jamais vraiment eu un endroit rien qu'à moi... enfin, un endroit où je me sente vraiment libre de faire ce que je veux et où je me considère chez moi ! » Je ne voulais pas parler davantage de sentiments ou de notre futur à tous les deux. Je refusais de revenir à cette atmosphère dans laquelle nous nagions tout à l'heure. De plus, je disais la vérité : je comptais partir d'ici, me construire un nouveau départ dans un autre village, un village où je n'avais jamais vraiment eu l'occasion d'aller. Je voulais vraiment commencer quelque chose de nouveau, me sentir vraiment libre et à l'aise. Avoir un endroit où aller, rien qu'à moi, où je pourrais faire ce que je voudrais et quand cela me chanterait. Je me perdais dans la contemplation du visage du calormène, ne pouvant m'empêcher de le lier à mes pensées. Je me rapprochais de lui, passant finalement mes bras derrière son cou, sentant la chaleur de son corps contre le mien. « De plus, Lohéac est au sud ouest d'Archenland... On pourrait se revoir en gagnant quelques jours de marche ou à cheval... et être dans un endroit où on serait seuls. Pas une taverne pleine d'ivrognes, ni chez ton père avec toute ta famille, ni dans une garnison remplie de soldats. » Je rapprochais mon visage du sien, dérivant au dernier moment pour coller mes lèvres à son oreille. « Bien-sûr, tu n'es pas obligé de vouloir venir, lorsque je serai là-bas... mais je pense que je me sentirai vraiment seule, tu sais. Qui sait comment toute cette solitude va me laisser pendant ton absence... »


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You make it easier when life gets hard ♚ Rhaena

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