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 Un vieux visage. feat. Artaban

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MessageSujet: Un vieux visage. feat. Artaban   Dim 11 Jan - 22:56




Un vieux visage.
feat. Artaban




Les événements récent à Calormène avaient perturber les petites habitudes de tout le monde. Et ce n'était pas peu dire. Les éléments étaient déchaîné et il était impossible de prévoir quel temps il fera demain. Comme il était difficile de prévoir le temps qu'il fera dans une seconde. Mais personnellement, je ne pouvais m'empêcher d'être fier de moi. Pourquoi ? Depuis le temps que je le disais que les dieux étaient contre nous ? J'avais perdu tout mon équipage et mon navire à cause de ça ! D'accord, ses trois dernières années c'était plutôt des alcooliques qui avaient entendu mon discours. Mais je savais très bien que si j'étais allé dire ça à Cair Paravel, on aurait finit par m'enfermer.

Si beaucoup de Narniens étaient déjà repartit, j'étais toujours à Tashbaan. Ca faisait longtemps que j'étais venu ici, j'avais donc bien l'intention de profiter un peu et ce, malgré les conditions métérologiue. Au contraire, je trouvais ça assez amusant. Ce n'était pas tous les jours que l'on pouvait voir de la neige à Calormène ! Dans ce pays la seule chose qu'ils connaissaient, c'était le soleil et un peu de vent à la limite. D'ailleurs j'imainge que vous vous posez tous la question... Et bien non ! Non, je n'étais pas assez bu à lors du bal poru en pas me rapeler ce qu'il s'était passé. Mais je n'étais pas totalement sobre non plus. Et je pense que ce n'était pas plus mal. Si j'avais été totalement sobre, j'aurais sans doute crié partout que j'étais d'accord avec l'émissaire que les dieux avaient envoyer et... Si j'étais complément saoule, je serais sans doute aller l'embrasser.

Ce bal était passé et à présent la folie générale s'était un peu apaisée. Enfin, je crois... Dans tous les cas, je n'avais pas eu trop de mal à m'en remettre. C'était un peu comme vivre sur terre ce que j'avais toujours vécût sur mer. Ca rappelait des souvenirs. Sauf que là, je n'avais pas de marin à qui crier après qu'il fallait replier la grand voile et plus vite que ça. J'avais juste... Juste mes petites jambes en soit. D'ailleurs, j'avais abandonné l'idée de me reconstruire un équipage pour le moment. Avec les événement de ses derniers temps, je doutais qu'une seule personne soit assez folle pour accepter de partir en mer avec moi. Cependant, je n'abandonnais pas totalement mon projet, je le remettais simplement à plus tard, la mer me manquait trop pour que j'en reste éloigné encore quelques années de plus.

En attendant mon grand retour sur les flots, je m'étais rendu au palais de Tashbaan. J'arpentais actuellement ses jardins rappelant la première fois que j'étais venu ici. J'étais bien plus jeune et c'était la première fois que je voyais Calormène. J'avais trouvé ces jardins absolument magnifique, mais en ce moment même, ils faisaient un peu pitié. A croire que la pluie succédé à la neige, au soleil et aux vents violents n'aidaient guère la végétation. D'ailleurs, en parlant de végétation, je me demandais comment ça se passait à Narnia. J'espérais que les arbres tiendraient le coup. Oui, c'était peut-être bête dit comme ça, mais j'aimais bien les arbres, je m'entendais bien avec eux et ils m'avaient toujours aidé lorsque j'en avais eu besoin.

Je soupirai longuement en me disant qu'au final, je ne pourrais jamais vivre sans me soucier de ceux à qui se tenait. Ma première pensée lorsque j'avais vu les éléments se déchaînés, avait bien été pour Olivia. Mais au souvenir de notre dernière rencontre, je ne doutais pas que ma chère petite-soeur saurait gérer cette situation à la perfection. Elle était bien plus débrouillarde que tout ce que j'avais bien pu imaginer. Par moment, elle me semblait même plus brave que moi. Après tout, ce ne serait pas Olivia qui se serait laissée abattre après avoir perdu tout son équipage. J'étais sûr qu'elle se serait relever pour se battre de nouveau.

Perdu dans mes pensées, j'avançais sans vraiment me préoccuper de ce qui se passait autour de moi. Mais évidement, comme à chaque fois que je fait ça, il fallait que je manque à rentrer dans quelqu'un. Heureusement, aujourd'hui, je réussis à l'éviter au dernier. Cependant, j'étais assez étonner de voir quelqu'un dans les jardins. Moi qui pensait que tous les Calormène avaient peur de sortir à présent. Oh ! Mais quand je reconnu lapersonne en face de moi, tout s'expliqua. Il s'agissait de Artaban Braneraan, un Prince Calormène, rien que ça. Mais cette rencontre me fit sourire, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu cet homme, je n'étais même pas sûr qu'il me savait encore en vie. Je m'inclinai donc respecteusement avant de saluer le Prince :

- Oh ! Bonjour Messire. Excusez ma maladresse, je ne pensais pas croiser quelqu'un par ce temps aussi... Aussi incertain.

Suite à cela, je me tu. Je ne savais pas si le Prince se souvenait de mon visage. Après tout, je ne lui avait servit de Capitaine qu'une fois ou deux peut-être. Ma réputation me précédait peut-être, mais le temps effaçait pas mal de chose. Puis, Artaban devait passer son temps à rencontrer de nouveaux visages. Le mien n'était qu'un de plus, qui lui semblerait vaguement familier, après que l'on se soit croisé au bal d'il y a quelques jours.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Dim 11 Jan - 23:26

Le membre 'Artaban Braneraan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Dim 18 Jan - 15:05




Un vieux visage
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Par Tash, quel temps de chien. Cela faisait plusieurs jours que le bal était passé. Dès le lendemain, la majorité des invités avait pu repartir sans trop de dommage, devant passer par la terre au lieu de l'océan par précaution, au cas où de fortes tempêtes se déclarent. Certains avaient pensé que le dérèglement du temps observé le soir-même n'existait qu'à Calormen, ce pays que les gens du Nord ne connaissaient que très peu et dont ils s'en méfiaient même ; mais rapidement, il avait été évident que Narnia et Archenland étaient également touchés par d'importantes rafales de vent suivies, sans aucune logique, de grandes pluies puis de neige. Tashbaan, en revanche, subissait majoritairement des tempêtes de sable qui atteignaient parfois même le palais, celui-ci étant pourtant situé au sommet de la ville. Mais de la neige avait été observée le matin-même par les lève-tôt du palais - qui comprenaient, entre autre, le prince Artaban. Pensif, celui-ci avait du mal à dormir depuis le grand évènement, songeant aux Dieux et à l'avenir de son royaume. Il n'était pas Tisroc, et souvent il rêvait de partir loin du palais et de la politique, mais il était aujourd'hui évident qu'il ne pouvait en échapper et laisser sa famille gérer seule ceci. Il ne cessait de revoir le visage de l'inconnu venu annoncer les grands malheurs qui commençaient à s'abattre sur les trois royaumes, un visage et une voix qui lui donnaient des cauchemars. Il s'était donc levé tôt, été parti prier Tash dans son temple situé près du palais, puis été rentré consulter son frère aîné à propos de ce qu'il fallait faire à présent.

Après quelques heures de discussion, à laquelle s'étaient joints le reste des princes de l'Empire, ainsi que certains conseillers du Tisroc et même le grand vizir, chacun était retourné à ses occupations. Artaban avait croisé quelques invités du bal toujours présents, qui étaient pour la plupart des tarkaans et qui devaient donc rester afin de savoir comment gérer le territoire avec ces nouvelles perturbations. Mais il ne restait pratiquement plus de Narniens ou d'Archenlandais ; le palais semblait presque retourner à ses habitudes, malgré les intenses discussions dans les couloirs. Épuisé par tout ceci, le prince se dirigea vers les jardins du palais, espérant pouvoir s'y ressourcer et s'y reposer, le temps paraissant clément pour le moment. Seul le vent soufflait un peu, presque agréable, bougeant les feuilles des arbres fruitiers qui souffraient de ces brusques changements de climat. Il n'y avait pratiquement personne, sauf deux tarkheenas profitant de ces quelques instants de beau temps mais qui semblaient repartir vers l'intérieur du palais, ainsi qu'un homme qu'il ne vit pas très bien. Un homme qu'il recroisa deux minutes après, lorsque celui-ci lui rentra dedans au détour d'un buisson. A la vue de son teint pâle et de ses yeux bleus, il ne pouvait s'agir que d'un Narnien ou d'un Archenlandais. Peut-être noble, considérant sa stature et la manière dont il savait s'incliner devant un prince calormène - et par le fait qu'il résidait sûrement dans le palais quelques jours après le bal, et pas dans une auberge. Artaban inclina à son tour légèrement la tête en guise de réponse, tandis que l'homme s'excusait en évoquant le temps. Par politesse, le prince sourit et acquiesça, avant de réfléchir.

Cet homme semblait sans doute le connaître puisqu'il avait su qu'il s'agissait d'un prince et pas d'un simple seigneur. Il s'agissait donc d'un noble, qui portait de simples vêtements mais qui, subtilement brodés sur les manches de la chemise, avaient l’emblème d'une famille noble de Narnia - bien qu'il ne puisse dire laquelle. Artaban n'aurait su deviner autre chose de l'identité de cet homme. « Ce n'est rien. Je suis également étonné de trouver quelqu'un ici, encore plus un invité du bal. Qu'est-ce qui vous amène à rester à Tashbaan ? » Il avait bien sûr supposé que cet homme était au bal, il lui semblait avoir vu ce visage d'ailleurs mais il n'en était pas sûr. Peut-être lui avait-il parlé une fois - d'où le fait qu'il le reconnaisse, alors que rien n'aurait pu le distinguer d'un seigneur calormène, pas même un quelconque emblème. C'est alors qu'un esclave apparut près d'eux, portant un plateau argenté, et leur demanda, après s'être incliné, s'ils désiraient quelque chose à boire ou à manger. Artaban jeta un coup d'oeil et, décidant que cet homme avait l'air sympathique et qu'il pourrait sans doute avoir une discussion avec lui et pas simplement quelques mots, demanda : « Va chercher quelque chose de la cuisine, ainsi qu'une bouteille de vin, et apporte nous le dans le coin le plus abrité des jardins. » Le serviteur partit en trombe après s'être à nouveau incliné. Artaban de son côté fit signe à l'homme de le suivre vers l'endroit dont il venait de parler. D'épais arbres et buissons entouraient un certain endroit des jardins habituellement réservé à la famille royaume et aux invités de marque.  Ce Narnien étant noble et le vent commençant sévèrement à souffler, la situation était tout à fait justifiée pour utiliser l'endroit.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Dim 25 Jan - 20:20




Un vieux visage.
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Comme prévu, le Prince Calormène ne sembla pas me reconnaître. De toute façon, je n'étais pas triste d'avoir perdu en popularité, c'était assez reposant. Quoique j'avais perdu quelques privilège en même temps, mais rien ne pouvait être pire que la vie d'alcoolique solitaire. Puis, malgré tout ce qui m'était arrivé, je n'avais pas perdu ni mon nom ni mes manière de Noble. Contrairement à Olivia, je n'avais jamais eut de mal avec mon rang et avait toujours fais en sorte de l'honorer. La Cour, les bals, les politesse, les protocoles, je les connaissais tous et m'évertuait à les respecter au moment venue. Etant ancien marin et aussi ancien alcoolique, j'avais l'avantage de bien connaître les habitudes des gens du peuple, de ceux qui vivaient en mers, ou dans les pays lointain, tout autant que celles de la Noblesse.

« Ce n'est rien. Je suis également étonné de trouver quelqu'un ici, encore plus un invité du bal. Qu'est-ce qui vous amène à rester à Tashbaan ? »

Il y avait tellement eut d'invités à ce bal qu'il n'étais pas compliqué d'en déduire que j'y étais invité. De plus, ma tenue et mon apparence en générale même, témoignaient de mes origines Narnienne. Quoique j'avais la chevelure bien sombre pour un Narnien. Mais l'étonnement du prince était légitime. La plupart des invités avaient fuit le pays le plus vite possible. Je soupçonnai même certains esclave Calormène d'avoir profiter de cette situation pour se libérer de leur situation. Enfin, ce n'était pas mes affaire. D'ailleurs en parlant d'esclave, un homme armé d'un plateau se pointa pour leur proposer de leur apporter quelque chose à boire ou à manger auquel le Prince répondit calmement :

« Va chercher quelque chose de la cuisine, ainsi qu'une bouteille de vin, et apporte nous le dans le coin le plus abrité des jardins. »

Si aujourd'hui nous échappions à la neige ou aux tempêtes de sable, il était vrai que ces rafales de vents n'étaient pas des plus agréable. Devoir remettre mes cheveux en place toutes les trente secondes commençait à me taper sur les nerfs. Puis j'avais l'impression de passer pour ses hommes qui ne drague qu'avec leur physique. Un petit sourire, je remet mes cheveux en place et hop ! La belle est comblée ! J'aimais faire des beau sourire aux demoiselles, mais si je voulais vraiment les faire mienne (au moins pour un soir), je préférai aller les voir et entamer la conversation pour les séduire. Même si je savais que la plupart d'entre elles n'écoutaient jamais réellement ce que je leur racontais.

Suivant le Prince, vers cet endroit abrité, je ne m'interrogeai pas trop sur l'importance du lieu en question. De toute façon il n'y avait pas un chat dans ce jardin alors nous pouvions bien profiter de l'endroit. D'ailleurs c'était assez étonnant de voir le Prince se promener seul. Était-ce une habitude chez les Calormènes ? A Narnia, une membre de la famille royale se déplaçait rarement seul. Quoique, il devait bien y avoir des exceptions. Après tout, je n'étais qu'un noble. Je ne pouvait prétendre à aucun autre titre. Je n'étais même pas destiné à devenir un Seigneur. D'ailleurs, je n'avais toujours pas répondu au Prince. Lui adressant un sourire je remis mes cheveux en place pour la énième fois avant de prendre la parole :

- Ce n'est pas tous les jours que j'ai l'occasion de profiter d'une belle tel que Tashbaan. Cela faisait quelque années que je voulais revenir dans votre pays, il me semble que j'ai ici quelques connaissances que je n'ai pas vu depuis un certain temps.

Je marquais une pause, un peu perdu dans mes pensées. Depuis le naufrage de mon navire je n'avait pas remis les pieds à Calormène. Il s'agissait d'un très beau pays, même si je ne supportais pas très bien les hautes températures, ce n'était plus réellement un problème à présent vu la météo... Hasardeuse. En parlant de connaissance, j'essayais de compter le nombre de Calormène que je connaissais vraiment. Il y avait Rhaego, mais étant donné que je l'avais rencontré à Narnia, je n'étais pas sûr qu'il soit encore ici. Il y avait aussi Myrna, la voyante, qui était sans doute la seule personne avait qui j'avais gardé contact ses trois dernières années. Et ce devait être à peu près tout...

- Mais si ma présence vous dérange, je peux repartir dès à présent. Il me suffirait de trouver un bon navire et quelques marins intrépides pour la traverser.

Je savais que les invité étaient tous repartit par voie terrestre à cause des conditions météorologique. Mais personnellement, ce n'était pas quelques rafales de vents, tempête de sable et de neiges qui allaient me repousser. J'étais un marin accomplit, il en fallait plus pour me faire faire demi-tour. Puis, si ça ne me dérangeais pas de voyager à cheval, je préférai qu'il s'agisse de trajets court. Surtout si je devais chevaucher une monture Calormène. C'était d'un ennuie que de passer ses journées à galoper tout en prenant le soin de faire quelques pause pour ne pas trop fatiguer son cheval... Et si en plus ce dernier n'était même pas capable de vous tenir la conversation, je préférai passer par la mer. Aussi dangereux cela soit-il.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Dim 8 Fév - 20:43




Un vieux visage
Rephaïm & Artaban

Bien qu'intrigué quant au fait que cet homme semblait le connaître - malgré le bal, il était rare que les Narniens et les Archenlandais reconnaissent un prince calormène -, Artaban avait décidé de rester dans les jardins en compagnie de l'étranger qui lui paraissait sympathique. Quelque chose en lui le rendait mystérieux, peut-être avait-il des histoires à raconter. Ses yeux semblaient avoir vu bien des contrées et son visage, bien que jeune, avait subi bien des obstacles. Ce dernier finit par lui répondre en ajoutant qu'il pouvait repartir s'il dérangeait. Le prince ne répondit pas tout de suite et le guida jusqu'au fameux endroit abrité qui, protégé par des arbustes et des buissons, permettaient d'être à peu près au calme. Il y avait là une petite table et trois chaises entourées de décorations typiquement calormènes, assurant un confort visuel et physique aux invités et à la famille royale. « Restez ici, mon ami, nous apprécierons avec plaisir votre présence parmi nous. Nous saurons vous raccompagner en sécurité lorsque les conditions seront plus clémentes. » Il ne se doutait pas, bien sûr, que l'homme en savait bien plus que lui sur la mer, et qu'il l'avait déjà rencontré. Il l'invita donc à s'assoir et fit de même au moment où le serviteur revenait avec un plateau de nourriture - fruits, gâteaux en tout genre, du vin et de l'eau.

Celui-ci partit très rapidement après avoir rempli deux verres généreusement d'un vin calormène. C'est là que le prince se rendit compte qu'il discutait avec un parfait inconnu qu'il avait, sans le moindre souci, appelé "mon ami". Mais ce problème allait rapidement être réglé : « Comment vous appelle-t-on chez vous ? ». Il piqua quelques raisins dans une coupelle et les dégusta avec un léger sourire, espérant que son invité se servirait également - pour certains, ne pas faire comme un membre de la famille royale serait un grand manque de respect, mais cet homme n'étant pas un invité de marque, et étant en compagnie d'Artaban et pas du Tisroc par exemple, il n'aurait rien à craindre. « Je suis curieux, qu'est-ce qui vous a amené à Calormen la première fois ? Est-ce votre métier qui vous a permis de connaître quelques heureuses personnes de mon peuple ? » Il prit son verre et but une gorgée du nectar parfumé produit dans le sud de Calormen. Une bonne boisson permettait toujours de réchauffer le corps, surtout dans de telles conditions climatiques. En cette saison, il ne faisait pas particulièrement chaud à Tashbaan malgré le désert présent au bord de la ville, mais les perturbations apparues depuis le bal rendaient l'atmosphère à la fois fraîche et lourde, se manifestant en ces moments par de violentes rafales de vents qui faisaient valser les arbres et trembler le sol.

A ce moment-là, même l'abri fut agité et inondé de feuilles d'arbres, aspergeant les deux hommes. Le vent pénétra leurs vêtements et tous deux durent penser au même instant à rentrer à l'intérieur du palais. Puis tout se calma après quelques secondes, comme si le vent n'avait jamais existé. Artaban connaissait le vent et savait qu'un simple souffle pouvait cacher de surprenantes rafales capables de tout renverser sur leur passage. Mais ce vent là était particulier, on sentait clairement qu'il n'était pas normal, que quelque chose semblait le diriger. Le prince se tourna vers son invité et reprit entre ses doigts d'autres raisins, et s'arrêta un instant en le fixant : « Que pensez-vous du bal et ce qu'il est arrivé ? Reconnaissez-vous que ces perturbations météorologiques soient l’œuvre des Dieux ? » Il était après tout toujours utile de connaître l'avis d'un autre, surtout d'un étranger qui ne partageait pas la même foi que lui. Beaucoup attribuaient déjà les évènements à Tash, celui-ci ayant décidé de punir les Calormènes pour s'être mal comporté. D'autres évoquaient Aslan, considéré pour une majorité comme un démon s'opposant au grand Tash. D'autres pensaient encore qu'il ne s'agissait que du mystérieux sorcier apparu pendant le bal, essayant de confondre tout le monde et de les faire se retourner les uns contre les autres.

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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Mar 10 Fév - 0:26




Un vieux visage.
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Tranquillement, nous ne tardâmes pas à arriver à cet endroit un peu plus habiter qu'avait évoqué le Prince quelques temps plus tôt. Après m'avoir invité à m'asseoir, nous continuâmes de parler paisiblement. Artaban m'avait poliment répondu que ma présence ne les dérangeais pas. Il m'invitait même à rester jusqu'à ce que les conditions soient plus favorable. J'allais donc lui répondre que ce n'était pas la météo qui m'inquiétais le plus dans ce voyage, mais le serviteur de tout à l'heure revînt avec un plateau garnis de nourriture ainsi que du vin et l'eau. Immédiatement, vous vous doutez bien, quelle boisson m'attirait le plus. Et c'est sans me concerté que le Prince me tendit une coupe de ce vin Calormène qui me semblait des plus délicieux.

« Comment vous appelle-t-on chez vous ? »

Cette question confirmait mes doutes, le Prince ne m'avait pas reconnu. Il fallait dire aussi que ça faisait trois ans que j'étais sensé être mort et bien plus de temps encore que je n'étais pas venu en visite officielle à Tashbaan.

« Je suis curieux, qu'est-ce qui vous a amené à Calormen la première fois ? Est-ce votre métier qui vous a permis de connaître quelques heureuses personnes de mon peuple ? »

En un sens, toute ses interrogations étaient liés. Oui, si je lui disais mon nom, je n'oublierai pas de lui préciser mon ancien titre. Quoique, pas si ancien que ça à ce que j'avais cru comprendre. C'était assez flou... La couronne Narnienne semblait vouloir me rendre mon poste, mais je n'étais pas sûr de pouvoir assumer de nouveau de telles fonctions. Une fois de plus, je ne pu répondre sans être interrompu. Mais cette fois ce ne fut pas un serveur, mais un bourrasque de vent à en décorner les faunes qui m'en empêcha. Et dire que cet endroit était un peu plus abrité que le reste du jardin. Dans un moment pareil, j'étais bien heureux de ne pas être un poids plume, sinon, je me serais envoler.

« Que pensez-vous du bal et ce qu'il est arrivé ? Reconnaissez-vous que ces perturbations météorologiques soient l’œuvre des Dieux ? »

Le Prince était visiblement préoccupé par ses événements. Je ne pouvais pas lui en vouloir, après tout, c'était la sécurité de son Royaume qui était remise en question. Si j'avais été à sa place, j'aurais sans doute eut la même réaction et aurait demander leur ressentit à toutes les personnes possible pour tenter de trouver la vraie réponse à ce mystère.

- Ce temps est vraiment terrible...

Je ne répondais à aucune de toutes les interrogations du Prince, mais cela avait été plus fort que moi. Je passai un main rapide dans mes cheveux pour les remettre en place avant de reprendre.

- Vos questions son légitimes Messire et je me ferais un plaisir d'y répondre. Dans un premier temps, chez moi, ses dernière années, tout le monde semble s'être accordé pour m'appeler Rephaïm. Et si ce n'est pas trop vous demander, j'aimerai que vous m'appeliez ainsi également.

Rephaïm. C'était un nom assez sombre, mais je le préférai à mon premier prénom et au vu de mes aventures, je n'osais plus m'estimer comme un Corydallis. Cependant, je ne voulais pas renier ma famille non plus. Malgré tout le mal que j'avais pu en dire, il y avait tout de même Olivia que j'aimais par dessus tout, et quelque part, j'aimais aussi mon grand-frère et mon père. Puis, rien que pour la mémoire de ma mère, je ne pouvais pas abandonner mon nom aussi facilement.

- Seulement, il ne s'agit là que de mon second prénom. Mon premier prénom ainsi que mon nom, vous serons sans doute plus évocateur. Myosotis Rephaïm Corydallis. Anciennement Capitaine dans la marine Narnienne.

Je marquai une pause, le temps d'une nouvelle bourrasque de vent qui vînt perturber mon début de monologue. Cela allait vraiment devenir insupportable si nous devions nous arrêter de parler tout les dix minutes pour laisser passer le vent. Je remis mes cheveux en place pour la énième fois avant de reprendre :

- Vous avez donc raison messire, c'est bien mon métier qui m'a conduit dans votre beau Royaume pour la première fois. Je n'étais alors qu'un simple matelot, mais l'image de votre magnifique palais s'est figée dans mon esprit immédiatement. Je n'avais passé que quelque heure à Tashbaan, et j'ai toujours été heureux de revenir ici. D'ailleurs, je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais nous avons déjà eut l'occasion de voyager ensemble... Bien des années auparavant...

Nostalgique, je me tus un instant pour me souvenir de mes premiers voyages à Tashbaan. A chaque fois, j'étais toujours aussi émerveillé par son imposant palais et toutes ces couleur chaudes qui se mariaient si bien ensemble. Beaucoup ont beau dire que l'empire Calormène est un empire barbare, on ne peu nier qu'ils ont un sens de l’esthétique très élevé.

- Enfin, il ne s'agissait que de quelques jours en mer jusqu'à Cair Paravel, rien de bien exceptionnel. Il est normal que vous ne vous en souveniez pas. De plus, cela fait quelques temps que j'ai... Disons... Disparu de la circulation.

A présent, il me fallait dire au Prince mon avis sur les événements récent. Pour moi, c'était clairement l'oeuvre des dieux. Seulement parler religion avec un Prince Calormène pouvait vite devenir un sujet délicat. Je croyais en l'existence de Aslan, comme la majorité des Narniens, mais en ce qui concernait Tash, je n'avais pas réellement d'avis...

- En ce qui concerne le bal, je pense bien qu'il s'agit de l'oeuvre des dieux. Une chose pareille ne peut pas arriver toute seule. De plus, cela ne m'a guère étonné que les dieux s'en prenne au continent. Excusez-moi si vous estimez mes propos déplacés, cela fait un moment que les dieux sont en colère et que personne ne tente d'y remédier. Ce qui se passe en ce moment sur terre, ce passait déjà en mer depuis un bon moment. Mais il faut croire que la vie de quelques dizaines de marins ne vaux pas grand chose...

Le Prince me reprocherai peut-être mon pessimisme, seulement, même après trois ans, j'avais du mal me remettre de mon naufrage. Si j'avais perdu tout mes compagnons de voyage, j'avais déjà perdu auparavant de nombreux amis marins à cause de ses excursions. Les équipages envoyés à l'exploration de notre monde ne revenaient jamais ou alors les quelques survivants étaient enfermés, considéré comme fou à force d'hurler que les dieux étaient en colère. Et apparemment, cela n'avait pas suffit aux différents souverains pour mettre un terme à leur soif d’expansion de leur Royaume. La colère des dieux étaient donc légitime, autant que la mienne.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Sam 14 Fév - 15:17




Un vieux visage
Rephaïm & Artaban

Bien des questions étaient posées et l'inconnu pourrait tout à fait se sentir offensé de subir un tel interrogatoire, alors qu'il n'avait - pratiquement - pas pu s'échapper de cette rencontre hasardeuse avec un prince calormène. Toutefois, il ne semblait pas trop gêné et sembla prêt à répondre aux questions et à participer volontiers à la conversation. Après un bref commentaire sur le temps, il finit par révéler qu'il s'appelait Rephaïm. Un nom bien rare et étrange pour un nordique, songea Artaban. Sa question avait été donc bien posée : demander le surnom ou le nom habituel donné, plutôt que le nom d'usage attribué à la naissance. Le prince ne connaissait rien de cet homme qui aurait pu, après tout, être n'importe qui. Il avait l'air d'un noble, mais quelque chose chez lui donnait l'impression qu'il ne passait pas ses journées en compagnie des seigneurs de la cour royale de son royaume. Finalement, le dénommé Rephaïm avoua que son réel nom était Myosotis Corydallis. Ce nom de famille évoquait vaguement quelque chose à Artaban, sûrement s'agissait-il bien d'une famille noble des royaumes du Nord. Enfin, il rajouta qu'il était un ancien capitaine narnien.

Rephaïm - puisqu'il fallait visiblement l'appeler ainsi - attendit qu'une nouvelle rafale de vent, agitant avec une violence inouïe les arbres du jardin, se termine, pour continuer son histoire. Artaban devint encore plus curieux et fut ravi que ce parfait étranger ait un passé et une vie intéressantes. Le fait qu'il connaisse la mer était un facteur d'autant plus brillant aux yeux du prince qui rêvait de voyages depuis sa plus tendre enfance. Il le laissa poursuivre sans l'interrompre, tandis qu'il lui racontait comment il avait découvert Tashbaan la première fois, rajoutant qu'ils s'étaient en réalité rencontrés. Artaban n'en avait pas un souvenir précis, mais il lui semblait se rappeler d'un capitaine Narnien qui l'avait amené jusqu'à Cair Paravel depuis Tashbaan, quelques années plus tôt, et avec qui il avait discuté le temps des quelques jours de trajet : peut-être s'agissait-il donc de cet homme. Le Calormène afficha un sourire en réponse à Rephaïm après que celui-ci lui ait avoué, sans détails, qu'il avait en quelque sorte disparu. Il ne lui posa pas de questions là-dessus, sentant qu'il s'agissait d'un sujet sensible ; peut-être y reviendrait-il plus tard. En attendant, il reprit la question du bal et des nouveaux évènements inexplicables.

Artaban termina son verre et le remplit à nouveau de vin. Il se trouvait que l'avis de Rephaïm était particulièrement intéressant et légèrement différent de tout ce qu'il avait pu entendre ces derniers temps. Quelque chose de réel enveloppait les propos de l'ancien marin, en particulier les derniers mots. Le Calormène était bien sûr au courant que les premiers signes étranges étaient apparus lorsque les marins et les guildes envoyés pour découvrir de nouvelles terres au sud et à l'est n'étaient jamais revenus ; Rephaïm en avait-il, en quelque sorte, été victime ? Artaban ne répondit pas tout de suite, préférant réfléchir à ses mots. Il était après tout l'une des personnes pouvant influencer ces conquêtes et ces envois de marins, et pourtant, rien n'avait été fait. Persuadé que bien des choses inconnues se trouvaient à l'est, il espérait beaucoup de ces conquêtes et de ces découvertes. Il n'avait pourtant jamais été vraiment sûr que continuer tout ceci malgré les disparitions étranges était une bonne idée, bien qu'il puisse seulement s'agir de mauvaises conditions de navigation. « Racontez-moi, Rephaïm, ce qu'il se passe donc sur la mer. Les dernières théories sur la disparition des marins portaient sur l'océan nous étant complètement inconnu et imprévisible. Vous devez sûrement savoir qu'il a fallu de nombreux bateaux coulés pour comprendre qu'il y avait un fabuleux maelstrom qui se formait à certaines heures de la journée près des Sept-Îles. Croyez-vous que les Dieux soient assez cruels pour faire disparaître des dizaines de marins ? »

La réponse était oui, bien sûr. Qu'ils soient Narniens ou Calormènes, les Dieux paraissaient merveilleux et extraordinaires, mais étaient avant tout supérieurs aux hommes. Ils étaient là pour surveiller ceux qui habitaient la terre et la mer, faisant en sorte que chacun réponde à leurs attentes. Qui savait ce qu'il pouvait bien se passer dans le monde des Dieux. Restait à savoir ce qui avait pu déclencher une telle colère chez eux. « Veuillez m'excuser Rephaïm. Vous n'êtes pas là pour comprendre ce qu'il se passe, et vous êtes encore moins l'un de mes sujets. » En effet, Artaban s'était soudain rendu compte que son invité pouvait très bien avoir pris mal ses paroles et ses questions. Il remplit le verre du Narnien en guise d'excuse, alors qu'une énième rafale de vent balayait les jardins et faisait presque trembler la table. « Est-ce donc pour ces raisons que vous n'êtes plus capitaine de la marine narnienne à présent ? » Rephaïm avait bien tenu à préciser qu'il n'occupait plus cette fonction, et les durs mots qu'il venait de proposer avaient sans doute un rapport. A peine eut-il parlé qu'un garde arriva d'un pas rapide et s'inclina brièvement avant de s'adresser aux deux hommes. « Votre Altesse, Messire, le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - a ordonné de rentrer à l'intérieur du palais. Le vent est en train de provoquer une tempête, en mer et dans le désert, qui se dirige vers la capitale. » Le prince jeta un coup d'oeil au Narnien, se disant que celui-ci n'était pas près de rentrer auprès des siens avec ce temps.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Mar 31 Mar - 21:14




Un vieux visage.
feat. Artaban



Pensant que le Prince aller s'offusquer en entendant de telles paroles, je m'apprêtai à amorcer des excuses, mais y renonçai. Après tout, c'était lui qui m'avait demander mon avis, maintenant qu'il l'avait, il en faisait ce qu'il voulait. Cependant, le Prince garda son calme et semblait même réfléchir à mes paroles. Si on m'avait dit qu'un jour je rencontrerai un Noble aussi attentif...

« Racontez-moi, Rephaïm, ce qu'il se passe donc sur la mer. Les dernières théories sur la disparition des marins portaient sur l'océan nous étant complètement inconnu et imprévisible. Vous devez sûrement savoir qu'il a fallu de nombreux bateaux coulés pour comprendre qu'il y avait un fabuleux maelstrom qui se formait à certaines heures de la journée près des Sept-Îles. Croyez-vous que les Dieux soient assez cruels pour faire disparaître des dizaines de marins ? »

Et en plus il était curieux... Un petit sourire s'afficha sur mon visage tandis que je finissais mon verre. Ce sujet m'intéressait bien, j'avais pas mal de chose à en dire et pour une fois, j'avais quelqu'un d'important pour m'écouter. Pas un ivrogne à moitié mort sur une table. Puis le Prince de Calormen n'avait connaissance de mes quelques années de beuverie, donc il n'allais pas tout remettre sur le dos de l'alcool. Quoique, nous étions en train de boire... Mais j'ose imaginer que mon interlocuteur me savait assez poli pour ne pas me saouler devant lui tout de même.

« Veuillez m'excuser Rephaïm. Vous n'êtes pas là pour comprendre ce qu'il se passe, et vous êtes encore moins l'un de mes sujets. »

Le Prince réussi à m'étonner de nouveau avec ces mots. N'avait-il pas le droit de demander conseil aux personne qui l'entoure ? Ou était-ce une manière polie de me dire que, finalement, mon avis ne l'intéressait pas ?

« Est-ce donc pour ces raisons que vous n'êtes plus capitaine de la marine narnienne à présent ? »

J'avais vraiment du mal à cerner cet homme. Il semblait vraiment curieux, mais aussi préoccuper par les règles de politesses. Sans doute avait-il vu que ce sujet me tenait particulièrement à coeur et qu'il ne voulait pas me forcer à en parler. Cependant, j'avais passer trois ans à ruminer, maintenant, il fallait que j'arrête de garder mes revendications pour moi-même. Cela ne ferait pas avancer le monde. Je m'apprêtai donc une nouvelle fois à répondre, mais un serviteur me pris de vitesse :

« Votre Altesse, Messire, le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - a ordonné de rentrer à l'intérieur du palais. Le vent est en train de provoquer une tempête, en mer et dans le désert, qui se dirige vers la capitale. »

Jusque là, les rafales de vents n'avaient déranger que ma coiffure. Je n'avais pas penser à l'éventualité d'une tempête de sable. J'échangeai un regard avec Artaban et hochant la tête, je voulais juste lui dire qu'il n'y avait pas de problème dans mon cas. Qui étais-je pour m'oposer à un ordre du Tisroc ? Enfin, cet ordre ne concernait que le Prince, cependant, ce dernier voulait sûrement entendre mes réponses. Je me levai donc, tout en invitant le Prince à faire de même.

- Je pense qu'il serait plus sage de ne pas braver les ordres de votre Père le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours-. Nous pouvons toujours poursuivre cette conversation à l'intérieur si vous le souhaitez.

J'adressai un sourire à Artaban avant de me commencer à rejoindre le palais en sa compagnie. Les rafales de vent se faisaient de plus en plus forte et plus fréquente. Rester dehors serait d'une grande imprudence en effet. Puis, si il arrivait malheur au Prince, je ne voulais pas que l'on remette cela sur mon dos. J'avais bien assez de problème comme ça. Et dire que tous ses problèmes m'attendaient sagement à Narnia. Encore une raison pour rester ici.

- Il ne faut pas vous inquiéter Messire, c'est un plaisir de vous faire partager mon avis, bien que je ne soit pas un de vos sujets. Je ne pense pas que les dieux soient cruels, je pense que les dieux sont juste. Bien plus juste que nous le sommes et c'est en cela que nous les trouvons cruel. Les dieux ont crée ce monde, il me semble logique qu'ils veuillent qu'on respecte ce qu'ils nous ont donné.

Je n'étais pas sûr que mes explications soient très claire. Mais si il avait la moindre question, je savais que le Prince n'hésiterai pas à me la poser.

- Je ne pense pas que le mal dont les marins ont été victime ces dernières années soit similaire à la situation des Sept-Îles. Personnellement, je pense que nous sommes arrivées aux limites qui nopus ont été donner. N'avez-vous jamais entendu dire qu'au limite de notre monde se tenait le Pays des dieux ? Si cela est vrai, il est possible que nous ayons atteint cette frontière et que les dieux cherchent à nous repousser. Personne n'a envie que l'on viol ses terres.

C'était une théorie très religieuse que je détaillais ici. Mais que voulez-vous, j'étais un Noble Narnien, on m'avait élevée dans l'idée que Aslan était le créateur de notre monde et qu'il veillait à son équilibre. Puis après tout ce qu'il m'était arrivé, je ne pouvais pas croire que seule la chance soit impliquée.

- Sinon, vous avez raison. C'est en parti à cause de ces intempéries marine que j'ai perdu mon titre de Capitaine... Trois ans auparavant, j'ai reçu l'ordre de partir en expédition dans le but de découvrir de nouvelles terres avec mon équipage et... Et nous avons été pris dans une tempête comme jamais je n'en avais vu auparavant. Mon navire ainsi que mon équipage ont tous fini dans le fond de l'océan...

Cela faisait peut-être trois ans maintenant, mais j'avais du mal à oublier ce qu'il s'était passé. M'arrêtant de parler un instant, il me semblait revoir ces images, comme sorti d'un cauchemar repasser devant mes yeux. Je serrais la mâchoire pour empêcher à quelques expression de faiblesses de s'afficher sur mon visage, mais l'épreuve était rude. Que voulez-vous, je n'avais jamais été bon pour cacher mes sentiments.

- Je ne sais pas pourquoi les dieux m'ont épargné. Est-ce une punition ? Une bénédiction ? Cela fait trois ans que je me pose cette question. La Marine Narnienne me croyait mort jusqu'à ce que je me décide à réapparaître il y a quelques semaines. J'aurais pu récupéré mon titre de Capitaine, seulement... Seulement, je ne m'en sens plus aussi digne... Quel genre d'homme faut-il être pour mener ses hommes à leur pertes et accepter de remettre ça ?

A parler, je n'avais pas remarqué que nous avions passé les portes du palais. J'en avais presque même oublié que mon interlocuteur était un Prince Calormène. Je fermai les yeux un court instant, juste le temps d'inspirer profondément. Je me retournai vers Artaban en lui addressant de nouveau un magnifique sourire, même si le coeur n'y était pas vraiment.

- Mais je vous assomme avec mes histoires de vieux loup-de-mer Messire, excusez-moi. Si vous voulez disposer, je ne vais pas vous retenir plus longtemps...

En réalité, je n'avais pas vraiment envie de me retrouver de nouveau seul. Je risquais d'aller dans ma chambre et de demander un nombre de bouteille incalculable ou de me trouver une taverne pour boire jusqu'à ce que je devienne incapable de faire la différence entre une chèvre et une sorcière. Puis l'idée de me réveillé sans me rappeler de ma soirée de la veille ne me plaisait guère. Cependant, je n'avais pas le droit de retenir le Prince ici. Si il avait d'autre occupations, autant qu'il y aille. Quoique, j'étais étonné qu'il ne m'ait pas déjà coupé la parole pour mettre fin à notre entretient.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Mer 8 Avr - 15:22




Un vieux visage
Rephaïm & Artaban

Lorsqu'ils furent interrompus, Artaban jeta un coup d’œil au Narnien afin de juger brièvement sa réaction. On sentait bien que la nouvelle d'une tempête ne lui donnait pas la moindre peur, peut-être un simple ennui, comme en témoignaient les gestes répétitifs exécutés dans l'espoir d'aplatir ses cheveux après la moindre rafale. Rephaïm prit lui-même l'initiative de rentrer à l'abri et d'inviter le prince à faire de même. Sans doute avait-il remarqué qu'Artaban était assez intéressé par son avis et ses histoires, ou peut-être espérait-il s'échapper de cette conversation avec ce prince étranger bizarre qui lui posait sans cesse des questions. Le Calormène nota avec un certain plaisir le respect dont faisait preuve le marin en utilisant la célèbre formule obligatoire dès que le Tisroc était mentionné ; peu d'étrangers faisaient cela puisqu'il ne s'agissait pas de leur royaume, même la royauté Narnienne et Archenlandaise. Dès qu'ils quittèrent les jardins et arrivèrent dans les couloirs adjacents, il lui sembla soudain entendre beaucoup mieux autour de lui, et de la même manière que Rephaïm, il remit ses cheveux en place comme il put. Pendant qu'ils rejoignaient l'intérieur du palais où toute la cour se trouvait, le capitaine reprit la conversation. Les mots qu'il employa fascinèrent rapidement le prince qui écouta attentivement chaque parole. Ils n'avaient pas la même culture ni la même religion, et pourtant il comprenait parfaitement ce qu'il exprimait. Sentant que son interlocuteur n'avait pas terminé, il le laissa poursuivre sans commentaire, malgré quelques silences parfois. Rephaïm semblait dans ses pensées, comme s'il se remémorait le passé qu'il était en train de raconter, et paraissait presque souffrant. C'est alors qu'ils entrèrent définitivement dans le palais et que les portes se refermèrent derrière eux. Ils étaient alors dans une grande salle où une partie de la cour se trouvait déjà, semblable à la salle du bal par ses colonnes.

Rephaïm coupa sa théorie et ses questions en insistant pour que le prince parte s'il en avait envie. Ce dernier se retint de rire à cette remarque et se contenta de répondre au sourire du Narnien pour le rassurer : « Au contraire Rephaïm. Cela fait plusieurs jours et plusieurs nuits que je suis enfermé avec le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - et ses conseillers ; un peu d'air frais et un autre point de vue sont les bienvenus. Mais je ne veux pas vous monopoliser. Si vous avez autre part où aller, je ne vous retiens pas bien entendu. » En effet, il était aussi probable que Rephaïm dise cela car il souhaitait partir sans être impoli. Néanmoins Artaban ne voulait pas gâcher cette conversation et espérait bien qu'ils pourraient continuer. Il s'agissait du même sujet sur lequel il débattait depuis des jours, mais la théorie du Narnien était différente et libre. Et pour quelqu'un qui aimait les voyages et avait toujours rêvé de partir dans ces expéditions, le prince était très intéressé par l'expérience de quelqu'un y étant allé. Il reprit enfin la parole, voyant que Rephaïm ne partait pas encore : « Vos mots sont dangereux. Prenez garde à ne pas en parler à n'importe qui. » Quiconque serait passé à côté d'eux et aurait entendu ces paroles aurait pu penser à la révélation d'un complot, ou d'un lien en rapport avec les évènements du bal. Aux yeux du prince, il s'agissait à la fois de quelque chose de factice mais aussi d'important. Il ne savait pas quelles relations Rephaïm pouvait maintenant avoir auprès d'autres nobles, mais sans doute valait-il mieux qu'il fasse attention à ne pas dévoiler cette théorie à tout le monde.

Tout comme le Narnien, Artaban était très religieux, bien qu'il ne s'agisse pas de la même religion. Leurs dieux étaient même opposés, beaucoup considérant Aslan comme un véritable démon tandis que les nordiques pensaient Tash comme une abomination. Le prince, du fait de sa fascination envers les autres pays et leurs cultures, tentait d'être objectif et neutre sans oublier ses origines. Il était, après tout, un descendant de Tash, en tant que fils du Tisroc. Il finit par reprendre la parole afin d'expliquer sa mise en garde. « Quelle que soit la raison de votre survie, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un hasard. Vous êtes en vie pour un but précis. Est-ce pour nous mettre en garde et nous offrir un témoignage ? Est-ce un geste bienveillant des Dieux ? Je doute que vous ayez un jour la réponse, mais ce dont je suis sûr, c'est que vous aurez un rôle à jouer, Rephaïm. Ne vous cachez pas au moment où nous avons besoin d'un homme comme vous. » C'était peut-être bien avancé et osé comme conseil et il espérait que le capitaine ne le prendrait pas mal. Il avait, de toute façon, toute une palette de choix. Artaban comprenait en quelque sorte qu'il ne veuille plus vraiment être capitaine. « Je pense que pour le moment, les expéditions vont être suspendues. Nous devons rester unis et d'éviter d'aggraver les choses. » Il resta silencieux pendant quelques secondes puis continua : « Qu'est-ce qui vous a poussé à être marin et à devenir capitaine ? » Le prince voyait en effet la passion avec laquelle Rephaïm parlait dès qu'il mentionnait la mer, malgré ce qu'il lui était arrivé. Il était bien sûr toujours intéressant de voir ce qui passionnait les autres ; de plus, peut-être qu'en repensant à ce qui l'avait motivé à entrer dans la marine, Rephaïm serait un peu plus confiant et volontaire pour y revenir.

Artaban n'avait bien entendu pas la prétention de faire changer les autres d'avis et ne comptait pas obliger le Narnien à faire ce qu'il disait. Mais il lui semblait qu'un homme intelligent et malin méritait de revenir dans les hauts rangs et de pouvoir parler librement, comme il le faisait actuellement. Pendant que Rephaïm réfléchissait à tout cela, le prince reprit la parole et dévoila sa propre théorie : « Peut-être avez-vous raison ; peut-être avons-nous exploré tout ce qui était possible à l'est, sur l'océan, et que nous avons agi comme des envahisseurs au lieu d'être des explorateurs. Pourtant, les Dieux ont semblé nous ouvrir tant de voies et tant de portes, en nous permettant d'étendre nos royaumes et de découvrir un monde bien plus vaste que nous le pensions. Je ne peux me résoudre à penser que nous ayons terminé, au bout seulement de quelques siècles, d'explorer tout le monde qui a été créé par les Dieux pour nous. » Peut-être fallait-il alors explorer le nord, le sud et l'ouest, au lieu de continuer à l'est ? La terre était à de nombreux aspects moins dangereuse que l'océan, et qui savait ce que l'on pouvait y trouver ? Des tribus, des nomades, des terres fertiles, d'autres royaumes, des lieux plus incroyables encore que ce qu'ils connaissaient déjà. Artaban avait été éduqué pour toujours étendre l'empire calormène, le rendre meilleur, qu'il devienne Tisroc ou non un jour. « J'espère que ces conversations, bien trop sérieuses je le reconnais, ne vous ennuient pas. » ajouta-t-il avec un léger sourire, se rappelant en effet qu'il ne parlait pas avec les vieux conseillers de son père mais avec un simple invité probablement venu ici pour se détendre.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Mar 12 Mai - 0:53




Un vieux visage.
feat. Artaban



Bizarrement, j'aimais bien la compagnie du prince Calormène. Je ne le connaissais pas plus que ça et pourtant, il savait poser les bonnes question et trouver les bonnes réponses. Apparemment lui proposer de le laisser tranquille, Artaban en avait déduit que je cherchais à me débarrasser, mais non. Pour une fois que j'avais trouver une oreille attentive qui ne m'envoyait pas paître en me disant que j'avais trop bu... Je savais que mes paroles étaient dangereuses, mais je n'en voulais pas au Prince de me le rapeler. Il ne voulait se retrouver avec des problèmes en plus, c'était compréhensible. De mon côté, j'estimais ne plus avoir grand chose à perdre de toute façon.

Je racontai alors mon histoire au Prince. Je ne pu me retenir de le faire avec passion. J'essayais toujours de prendre un air détacher pour montrer que mon passé ne m'affectais plus, mais j'en étais incapable. J'étais un homme sensible, c'était assez triste à dire, cependant j'avais toujours été incapable de masquer mes émotions et par ce fai, je n'étais pas un très bon menteur. Enfin pas quand il s'agissait de sujet qui me tenaient à coeur.

« Quelle que soit la raison de votre survie, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un hasard. Vous êtes en vie pour un but précis. Est-ce pour nous mettre en garde et nous offrir un témoignage ? Est-ce un geste bienveillant des Dieux ? Je doute que vous ayez un jour la réponse, mais ce dont je suis sûr, c'est que vous aurez un rôle à jouer, Rephaïm. Ne vous cachez pas au moment où nous avons besoin d'un homme comme vous. »

D'un côté ça me faisait plaisir d'entendre que je n'étais pas inutile, et d'un autre côté ça me ne rassurait guère. J'avais passé tellement de temps loin de tous que j'avais peur de ne plus savoir comment me rendre vraiment utile sans ne pas provoquer une nouvelle catastrophe. Il me suffisait de raconter mon histoire aux mauvaises personne pour que tout s'effondre.

« Je pense que pour le moment, les expéditions vont être suspendues. Nous devons rester unis et d'éviter d'aggraver les choses. Qu'est-ce qui vous a poussé à être marin et à devenir capitaine ? »

L'idée de suspendre les expéditions était la meilleure qu'ils n'aient jamais eut. Mais qui s'occuperai encore des expéditions en cours ? Est-ce qu'on leur enverrai un message pour les rappatrier en vitesse ou est-ce qu'on les laissera courir vers une mort certaine ? En pensant que la dernière théorie était sûrement la bonne, je m'apprêtais à soupirer longuement, mais la dernière question du Prince me surpris. Ce qui m'avait poussé à devenir marin ? Pourquoi voulait-il savoir une chose pareille ?

« Peut-être avez-vous raison ; peut-être avons-nous exploré tout ce qui était possible à l'est, sur l'océan, et que nous avons agi comme des envahisseurs au lieu d'être des explorateurs. Pourtant, les Dieux ont semblé nous ouvrir tant de voies et tant de portes, en nous permettant d'étendre nos royaumes et de découvrir un monde bien plus vaste que nous le pensions. Je ne peux me résoudre à penser que nous ayons terminé, au bout seulement de quelques siècles, d'explorer tout le monde qui a été créé par les Dieux pour nous. »

J'hochai la tête d'un air compréhensif. Le Prince n'avait pas tort. C'était un peu bizarre que les Dieux se ferment si soudainement. Ils auraient bien pu faire stopper les expéditions d'un manière plus simple. Mais là non, il s'agissait vraiment d'une punission. Comme si ils s'atendaient à ce que les homme en déduisent par eux-même leur bêtise, cependant, c'était beaucoup leur demander.

« J'espère que ces conversations, bien trop sérieuses je le reconnais, ne vous ennuient pas. »

Ces quelques mots me firent rire doucement. Je ne voulais pas paraitre impoli, mais il semblerai que le Prince et moi-même avions peur d'ennuyer l'autre. Peut-être était-ce parce que nous étions justement trop poli l'un envers l'autre... Ou alors que notre conversation serait étrange entre deux personnes différentes. Je repris mon calme très rapidement, étant donné que l'on parlait du passé, il m'était compliqué d'éclater de rire pour de simples paroles.

- Oh non Messire. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas eut une conversation sérieuse et cela est loin de m'ennuyer. Je suis même bien content de pouvoir partager mon point de vu sans être traiter d'ivrogne et mes paroles de mensonges.

J'adressai un petit sourire au Prince en espérant que cela prouver la véracitée de mes propos. Enfin, nous n'allions pas nous attarder là dessus. J'aimais l'alcool, mais bizarrement, ce n'était pas le genre de suejt que j'avais envie d'évoquer immédiatement. Je me reconcentrai donc sur la question que m'avait posé le Prince. Ce dernier se révélait être une personne curieuse. Je ne savais pas si c'était ma personne en particulier qui l'intéressait ou si il était ainsi avec tout le monde mais... Son comportement était loin de me déplaire.

- Pour en revenir sur votre question, je n'ai pas choisit de devenir Marin figurez-vous. Lorsque j'étais jeune, ce fut ma mère qui se chargea de mon éducation. Sûrement parce que mon Père était trop occupé avec ses devoirs de Seigneur en plus de la formation de mon frère, son héritier. Mais lorsque je commençais à grandir, Père changea d'avis et décida de s'occuper de moi. Cependant, je n'aimais pas l'idée qu'il prenne en main mon éducation alors je ne fit aucun effort pour réussir ce qui l'énerva. Mon Père décida alors de m'envoyer en temps que Pupille chez le Seigneur Rivers, sur les côtes Narniennes. C'est là que j'ai commencer à apprendre la navigation. Et je suis immédiatemment tombé sous le charme.

J'aurais pu me contenter de dire que je n'avais pas choisit de devenir marin, mais que j'avais décider de suivre cette voie lors de mes premiers pas dans la navigation. Cependant, je faisais confiance au Prince, cela faisait longtemps que je n'avais pas parler autant et j'avais l'impression d'intéresser mon auditeur alors... alors autant lui offrir la version longue.

- Vu que j'aimais la navigation, j'ai intégré la Marine dès mes vingts ans. Finalement, j'étais bien content d'avoir trouver ma voie et aussi de rendre mon père fier alors que nous n'avions jamais été proche. Pour le poste de Capitaine, il s'est présenter à moi. Ca ne faisait que cinq ans que j'étais dans la Marine, mais appremment j'étais plutôt doué alors on m'a proposer ce titre que j'ai accepté immédiatemment. Et je ne le regrette nullement.

Si je devais choisir quelles avait été les meilleures années de ma vie, je dirai que ce sont celle que j'ai passé en mer. Que ce soit en temps que simple apprentis, en temps que Marin ou en temps que Capitaine, la mer m'a toujours passionné et je m'y sentais plus à l'aise que sur terre.

- En ce qui concerne les Dieux, il est vrai que leur réaction aussi... Soudaine face aux expéditions est étrange. Peut-être ont-ils décidés de nous metre des barrières, non pas parce qu'on est arrivé au bout, mais pour nous ralentir et laisser le privilège à nos descendants de découvrir encore quelques terres. J'espère surtout que cet... Enfermement soudain sur le continent ne va pas affecter la paix entre les royaumes...

Mon raisonnement pouvait sembler bizarre. Toutefois, il était logique. Si les souverains commençaient à s'ennuyer et n'avaient pu l'esprit préoccuper par se désir de conquérir les mers, qu'allait-ils faire ? Il ne leur restait plus qu'à aller embêter leurs voisins. Soit pour rafler des terres, soit pour tenter d'unir leur familles par une marriage. Mais au vu des relations assez tendues entre les dirigeants tout pouvait basculer d'une minute à l'autre. Et si deux pays sombrait, le troisième finirai par suivre.

- J'ai l'impression de monopoliser la paroles. Parlez-moi un peu de vous Messire, n'avez vous jamais eut envie de partir d'ici ? Calormen est un très beau pays, mais j'avez vous jamais rêver d'aller un peu ailleurs, juste pour changer un peu d'air ?

En temps que Prince, Artaban avait sans doute eut l'occasion de voyager dans d'autres pays. Cependant, il ne devait jamais y être rester très longtemps. Après tout, son devoir étais ici. Il ne pouvait sûrement pas se permettre de s'absenter pendant quelques années, sous prétexte qu'il avait envie de changer d'air. Mais rien ne pouvait l'empêcher de rêver. Puis au point où en était notre conversation, il me semblait que je pouvais bien lui demander cela.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Sam 6 Juin - 20:45




Un vieux visage
Rephaïm & Artaban

Rephaïm insista sur le fait que la conversation ne l'ennuyait pas du tout, ce qui rassura le prince. En effet, il était habitué à parler avec des nobles, de grands seigneurs, des princes et des rois, des généraux d'armées sur ce genre de sujets. Et même si le Narnien était lui-même issu d'une famille de haute noblesse, il paraissait assez éloigné de tout ce qu'il se passait côté politique. Artaban ne tenait pas non plus à l'ennuyer en le forçant à discuter de tout ceci alors qu'il ne faisait que visiter les jardins de la cour quelques minutes plus tôt. Le calormène fut assez intrigué par le qualificatif "ivrogne" que Rephaïm utilisait, et finit par comprendre que ce qui lui était arrivé l'avait réellement touché, et qu'en plus de s'être fait passé pour mort, il s'était lui-même perdu dans l'alcool. Heureusement pour lui, il paraissait à présent s'en remettre peu à peu. Ce dernier finit par raconter une nouvelle histoire, cette fois-ci concernant ses débuts en tant que marin puis en tant que capitaine. Artaban, qui aimait beaucoup la mer et aurait rêvé d'avoir autant de mérite que l'homme à ses côtés, fut passionné par le récit. Il était vrai qu'il n'était pas toujours facile de rendre son père fier et de faire quelque chose d'utile dans sa vie. Tout le monde n'était pas doué avec les mots, avec la danse, avec les armes ou avec la politique. Rephaïm avait trouvé sa voie, mettait à profit son éducation, acquérait sans cesse de l'expérience et pratiquait sa passion ; quoi de mieux ? Le prince était persuadé qu'il était en effet très doué et qu'il méritait pleinement tout ce qu'il avait fait, même si cela l'avait conduit à de terribles évènements.

Rephaïm finit par craindre de monopoliser la parole et proposa à son interlocuteur de parler de lui, en évoquant notamment les voyages. Artaban sourit aux paroles du Narnien et ne put s'empêcher de penser que le thème était particulièrement bien choisi. Mais avant cela, il reprit leur bout de conversation concernant les Dieux. « Votre histoire est fascinante Rephaïm, je m'en serais voulu d'interrompre votre récit. Bien des hommes envieraient la vie pleine d'aventures qui vous a été offerte ! » dit-il d'abord avec un nouveau sourire. Il reprit la parole après un bref instant de silence : « J'espère tout comme vous que ce qu'il vient de se passer n'aura pas de conséquences sur nos royaumes respectifs et leurs relations. La paix qui nous unit depuis des siècles ne doit pas être détruite, bien qu'elle soit fragile. Je n'oserais imaginer ce qu'il se passerait si les royaumes se tournaient les uns contre les autres... » Souvent, le manque de paix conduisait à la guerre, d'une manière ou d'une autre, même si cela devait prendre des décennies voire des siècles. Et pour avoir la paix, l'histoire et la politique apprenaient qu'il fallait parfois en passer par la guerre. La disparition de quelques marins n'était pas suffisante pour déclarer un conflit ; des souverains possédant une armée conséquente, et des peuples que tout différenciait, oui. Toutes ces différences culturelles, notamment les Dieux, pouvaient avoir raison de l'amitié, sinon de la simple paix, qui unissait tous les royaumes actuellement. Et si la guerre était déclarée, qui pouvait prédire ce qu'il se passerait ? Térébinthe, cette petite île parfois oubliée, pouvait être un solide allié. Telmar, à l'ouest, restait dans l'ombre depuis quelques décennies, mais un rien pourrait les conduire à participer au conflit. Les géants du nord, les clans du sud, tout ceci était susceptible de changer l'équilibre de ce monde.

C'était cela que les souverains craignaient actuellement. Artaban, qui avait assisté depuis quelques jours aux discussions, débats, négociations, traités, alliances que le Tisroc et son vizir envisageaient, voyait à quel point la situation pouvait devenir grave, en dehors de cette apparition mystérieuse au bal et de ces changements imprévisibles de temps. En tant qu'ambassadeur, ce serait à lui de faire de son mieux pour continuer d'unir les peuples et les royaumes dans ces temps qui s'annonçaient troublés. Cela le fit revenir à la question de Rephaïm, qui attendait maintenant une réponse. « Vous avez raison, Calormen est un magnifique royaume, et pour rien au monde je ne le quitterais. Mais les autres contrées sont tout aussi belles et méritent d'être vues par tous les hommes. J'ai le privilège de pouvoir voyager depuis que je suis jeune, et cela m'a toujours fasciné. Je ne peux compter le nombre de voyages que j'ai pu effectuer jusqu'à mes vingt cinq ans ! » ajouta-t-il en riant doucement. Le Narnien ne savait sûrement pas que le prince était également ambassadeur du Tisroc ; probablement ne connaissait-il même pas tous les noms des princes et princesses de Calormen, ce qui était tout à fait excusable en soi. Aussi Artaban préféra-t-il expliquer un peu plus et détailler ce qu'il faisait, puisque Rephaïm le poussait à aussi raconter ses propres aventures. « Mon frère Esteram est mort il y a quelques années, et mon père le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - m'a demandé d'arrêter mes voyages et de me concentrer un peu plus sur ce qu'il se passait à Calormen. Voyez-vous, j'étais devenu le second héritier du trône, et mon père n'appréciait guère que je m'éloigne de mon royaume et de mon rôle. J'ai fini par trouver une solution simple : devenir ambassadeur de l'empire Calormène. Je ne suis pas très bon en politique et je ne mâche pas toujours mes mots malheureusement, mais je pense me débrouiller. »

Il marqua à nouveau une pause et regarda un instant la cour où les tarkaans et tarkheenas étaient regroupés dans plusieurs coins. Bien sûr le prince avait été aperçu et les personnes dont il croisait le regard étaient obligées de s'incliner brièvement. Aucun mot ne fut échangé cependant, pour ne pas interrompre la conversation entre Artaban et son interlocuteur narnien. Il reprit d'ailleurs la parole pour continuer son histoire : « Ce poste m'a permis de reprendre mes voyages et d'étendre mes connaissances. J'ai pu visiter bien des villes et des lieux tout en me connectant avec d'autres peuples et d'autres cultures. J'admire toutes ces différences de religions et de coutumes, et bien que je ne prétende pas que ce savoir me donne une quelconque sagesse ou expérience, j'en apprends plus, en quelque sorte, sur l'humanité et l'histoire. » En soi, rendre visite aux souverains et aux nobles n'aidaient en aucun cas à comprendre comment les hommes, qui constituaient majoritairement un peuple pauvre vivant de ses propres ressources, vivaient. C'était sans doute ce qu'Artaban avait du mal à visualiser et à comprendre de son point de vue de prince. Peut-être que Rephaïm était plus en contact avec le peuple et acquérait plus d'expérience et de connaissance que le prince ne pourrait le faire tout au long de sa vie. Chacun avait leurs propres rôles à jouer après tout, avec une vie bien différente. « Qu'allez-vous faire à présent, Rephaïm ? Etes-vous retourné auprès de votre famille ? » Le Narnien avait en effet parlé de sa réapparition et de son titre de capitaine retrouvé. Ce qu'Artaban voulait savoir, c'était s'il comptait agir, répéter les mêmes paroles qu'il venait de dire à ce prince inconnu, reprendre la mer un jour. Le Calormène ne pouvait s'empêcher de penser que Rephaïm était peut-être protégé par ses Dieux, et qu'il avait forcément un rôle à jouer dans la nouvelle partie de politique qui venait de se mettre en place depuis le bal. Les récents évènements montraient à quel point les Dieux contrôlaient ce monde et comment les hommes et les créatures n'étaient parfois que des pions, que des insectes dont la destiné peut changer en un claquement de doigts. Quel jeu les Dieux étaient-ils eux-mêmes en train de jouer ? Artaban, malgré sa foi très ancrée, croyait que les Dieux Narniens existaient bel et bien, et qu'ils étaient différents des siens ; il ne savait pas en revanche quelles divinités avaient décidé de montrer ainsi leur colère aux habitants de ces terres.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Dim 14 Juin - 23:56




Un vieux visage.
feat. Artaban




« Votre histoire est fascinante Rephaïm, je m'en serais voulu d'interrompre votre récit. Bien des hommes envieraient la vie pleine d'aventures qui vous a été offerte ! J'espère tout comme vous que ce qu'il vient de se passer n'aura pas de conséquences sur nos royaumes respectifs et leurs relations. La paix qui nous unit depuis des siècles ne doit pas être détruite, bien qu'elle soit fragile. Je n'oserais imaginer ce qu'il se passerait si les royaumes se tournaient les uns contre les autres... »

Je répondis volontiers au sourire du prince. Nous tombions d'accord sur beaucoup de sujet aujourd'hui. D'ailleurs, j'avais bien conscience que certain pourrait envier mes aventures. Non, je ne dis pas ça par narcissisme ! Attendez la suite ! Je disais donc que j'avais conscience que certains enviaient mes aventures... Mais c'était simplement parce qu'ils les entendaient. Pas parce qu'ils les avaient vécût. Tous les hommes rêves d'aventures un jour ou un autre. Mais la réalité est toujours plus décevante et beaucoup mon glorieuse que les rêves.

« Vous avez raison, Calormen est un magnifique royaume, et pour rien au monde je ne le quitterais. Mais les autres contrées sont tout aussi belles et méritent d'être vues par tous les hommes. J'ai le privilège de pouvoir voyager depuis que je suis jeune, et cela m'a toujours fasciné. Je ne peux compter le nombre de voyages que j'ai pu effectuer jusqu'à mes vingt cinq ans ! »

La plupart des êtres vivants aimaient voyager et profiter d'autre paysages. Mais rien n'était aussi beau et rassurant que son pays natal. Moi-même, si on me posait la question, je trouvais Calormen magnifique, mais je ne pourrais jamais m'y sentir aussi bien qu'à Narnia. Artaban avait de la chance d'avoir pu voyager autant. Normalement ce n'était pas le genre de privilège que les membres des familles royales pouvaient se permettre. Leurs seuls voyages étaient des voyages d'affaire normalement et cela n'arrivait pas si souvent.

« Mon frère Esteram est mort il y a quelques années, et mon père le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - m'a demandé d'arrêter mes voyages et de me concentrer un peu plus sur ce qu'il se passait à Calormen. Voyez-vous, j'étais devenu le second héritier du trône, et mon père n'appréciait guère que je m'éloigne de mon royaume et de mon rôle. J'ai fini par trouver une solution simple : devenir ambassadeur de l'empire Calormène. Je ne suis pas très bon en politique et je ne mâche pas toujours mes mots malheureusement, mais je pense me débrouiller. »

Avec ces quelques explications, je comprenais mieux les nombreux voyages du Prince. Pour le moment, je laissai Artaban parlait et me contentait d'hocher la tête et de sourire de temps à autre pour lui montrer que j'étais encore attentif à ses paroles. Nous marchions tranquillement dans le palais et j'en venais à me demander si le Prince savait où il allait. Je pense que, comme moi, notre destination n'était pas sa plus grande préoccupation.

« Ce poste m'a permis de reprendre mes voyages et d'étendre mes connaissances. J'ai pu visiter bien des villes et des lieux tout en me connectant avec d'autres peuples et d'autres cultures. J'admire toutes ces différences de religions et de coutumes, et bien que je ne prétende pas que ce savoir me donne une quelconque sagesse ou expérience, j'en apprends plus, en quelque sorte, sur l'humanité et l'histoire. »

Je ne pouvais que sourire en entendant de telles paroles. Le Prince était vraiment quelqu'un de modeste. Il n'était pas du tout prétentieux comme on pourrait le croire de la part de personnes de son rang et... Et c'était très appréciable. Je me demandai si ses frères et soeurs étaient pareils. D'ailleurs combien étaient-ils dans la famille royale du Tisroc ? Beaucoup sûrement... Si je connaissais par coeur les noms et les rangs de la famille royale Narnienne, ce n'était pas vraiment le cas pour les autres royaumes. Je devrais sûrement me pencher un peu plus sur la question. Cela éviterait certaines maladresses.

« Qu'allez-vous faire à présent, Rephaïm ? Etes-vous retourné auprès de votre famille ? »

Ces questions étaient toutes les deux très intéressante. Pour la première, ça faisait des jours et des jours que je me la posais. J'avais déjà trouvé pleins de réponses différentes, mais aucune qui n'arrivait vraiment à me convaincre pour le moment. Décidément, j'avais vraiment du mal à faire des décisions depuis le naufrage de mon navire. Cet accident m'avait fait perdre en confiance en moi, c'était indéniable. Si les dieux avaient vraiment provoquer cette tempête pour punir mon narcissisme, ils avaient réussit mais... Mais le prix avait été dur à payer et je doutais que les dieux se donnent de la peine pour si peu.

- Si vous me le permettez, je pense rester encore quelques temps à Tashbaan. Au vu des condition météorologiques, je ne pense pas que se serait prudent de repartir dès maintenant. Je pourrais bien traverser le désert, comme certain. Seulement, je suis bien plus à l'aise sur l'eau. Mais si les choses ne s'arrangent pas, je ne vais pas avoir beaucoup de choix...

Je soupirai longuement pour montrer ma motivation. L'idée de traverser le désert ne me réjouissait guère. Déjà parce que ce ne serait pas une tâche facile et parce qu'en plus, il faudrait sûrement que je voyage seul. Certes, vous me direz, ces trois dernières années, la solitude à été ma plus grande compagne (enfin... la solitude et le rhum). Mais je n'avais pas entrepris de long voyage durant ses années. Puis si je m'étais déplacé, c'était dans Narnia et à cheval. Donc j'avais toujours ma monture pour me tenir la conversation. Mais je doutais fortement qu'il y ait à Calormen des chevaux aussi bavards qu'à Narnia.

- Et pour le futur, je vous avoues que je n'ai pas vraiment plus d'idées. Je pourrais bien récupéré mon titre de Capitaine, la famille royale m'a bien fait comprendre qu'ils se feraient un plaisir de me compter de nouveau dans les rang de leur Marine. Cependant je ne sais pas si je suis vraiment fait pour reprendre la mer, après tout ce qu'il s'est passé... Je ne voudrais pas que ça se reproduise. Puis, avouer qu'avec ce qu'il s'est passé au bal, ma motivation n'est guère remontée. Pour le moment, la meilleure solution que j'ai trouvé c'est d'attendre. Et de voir comment vont les choses. Ma décision dépendra des choix que feront les dirigeants de chaque royaume.

Et dire qu'avant ce bal, j'avais presque retrouver une détermination et une raison de vivre. Il avait suffit de quelques événements pour remettre mes choix en doute. Ma situation était vraiment loin d'être enviable. Je pourrais bien me mettre à vivre à Cair Paravel, comme le font certains Nobles. Cependant, je doutais d'être fait pour se genre de vie. J'aimais la paisibilité et la sécurité d'un château. Mais je ne pouvais pas supporter éternellement les discutions, les rumeurs et les magouilles de la Cour.

- En ce qui concerne ma famille, je ne suis pas retourné auprès d'eux. Il faut dire, depuis le décès de ma mère et la fugue de ma jeune soeur, c'est devenu compliqué. De plus, mon père à passé le pouvoir à mon frère aînée avec qui je n'ai jamais eut de très bonnes relations. La dernière fois qu'on s'est parlé remonte à des années. Peut-être que nous pourrions essayer de nous entendre. Mais, je sais pas... Je n'ose pas vraiment me présenter chez moi et leur dire joyeusement "Hey ! Je ne suis pas mort en fait !". Je l'aurais fait si je savais ma mère ou ma soeur chez nous... Mais je sais que je ne les trouverai pas là-bas...

Pourtant, je regrettai l'époque où je pouvais me promener dans notre domaine sans avoir à me soucier de quoique ce soit. A présent, je sais que mon père et mon frère seraient capable de me remettre tous les maux du monde sur le dos. Quoique... En fait, je ne sais pas de quoi ils seraient capable. Je n'avais jamais été proche d'eux, comment je pouvais prévoir leur réaction ? Il fut un temps où je pouvais me vanter d'avoir rendu mon père fier de moi. Mais que dirait-il aujourd'hui en voyant que j'ai tous perdu et que pendant trois ans, je me suis enfoncé davantage, allant à la facilité, au lieu d'essayer de remonter à la surface.

- Enfin, j'ai revu ma soeur il y a quelques mois. C'était des retrouvailles assez étranges d'ailleurs... J'avais passé des mois et des mois à la chercher à essayer d'obtenir des informations sur elle et, au moment où j'avais décidé d'abandonner, elle est arrivée ! Vous devez vous douter que je ne m'attendais pas du tout à retrouver ma petite-soeur, une Corydallis tout de même, dans une taverne, en plein milieu d'une de ces désespérante bataille d'alcooliques ! Et en plus, elle était accompagnée par des pirates ! Ma petite-soeur, une pirate !? J'ai eut du mal à me faire à l'idée...

Je ne savais pas pourquoi je racontais tout ça à Artaban. Peut-être parce qu'il avait posé la question... Ou parce que j'aimais que l'on m'écoute parler sans remettre sans cesse ma parole en doute.

- Je me suis battu contre la piraterie une bonne partie de ma vie et en plus, tout le monde ne cesse de me demander si je suis un pirate... Ce qui m'énerve encore plus et à fait grandir ma haine à leur égard je pense. Et voilà que ma soeur se retrouve dans la piraterie... Il a fallu que je me fasse violence pour accepter ça. Mais bon, finalement, elle a réussit à trouver ça place donc, ça me va. Je préfère la savoir pirate que mourante.

En évoquant cette dernière phrase, je soupirai de nouveau. Ca faisait longtemps que j'avais vu ma soeur n'empêche. Et je n'aimais pas être loin d'elle. Elle n'était pas en sécurité avec des pirates et surtout pas depuis que les dieux avaient décidé de se rebeller autant sur le continent que sur les mers. Il faudrait, qu'une fois de retours à Narnia, je tente de la contacter de nouveau, ne serait-ce que pour la savoir en vie. J'ai toujours été un frère un peu trop protecteur, mais là, j'avais l'impression de faillir à mon seul devoir. Je ne voulais vraiment pas perdre ma soeur. Elle était la seule personne de ma famille en qui j'avais entièrement confiance qui était encore en vie. Puis, pirate ou non, elle était ma soeur, mon sang, ma meilleure alliée et la une des rare personnes que je ne cesserai jamais d'aimer.

- Excusez mon ignorance, mais conbien avez-vous de frère et soeur ? Il me semble que vous n'êtes pas fils unique, je me trompe ?

La question était simple, mais je ne doutais pas que Artaban reste muet. Vu comment était partie notre conversation, nous en avions sans doute encore pour un bon moment. Sauf si quelques chose ou quelqu'un venait à nous interrompre.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Mer 1 Juil - 15:48




Un vieux visage
Rephaïm & Artaban

Il n'était pas facile de trouver des gens qui s'ouvraient aussi facilement à de parfaits inconnus, des étrangers qui plus est. Bien sûr, lorsqu'on est prince, il y a bien des méthodes pour obliger, directement ou indirectement, une personne à parler d'elle et de son entourage, pour une simple conversation ou pour avoir des informations. C'était parfois plus simple de discuter aussi ouvertement avec des étrangers qui n'avaient aucune pression à parler à un noble étranger. Bien sûr, Artaban se doutait que le Narnien avait le don de parler aussi facilement avec n'importe qui. Révélait-il son histoire personnelle de la même manière ? Le prince pensait que sur ce point, les évènements datant de quelques jours jouaient un rôle et que Rephaïm était prêt à donner son avis et à se faire entendre. Et peut-être qu'Artaban lui-même avait besoin d'en parler à quelqu'un d'autre qu'aux conseillers de son père, et d'avoir une opinion extérieure. Le marin aurait pu être ce simple homme alcoolique mais s'était au contraire révélé plus intéressant qu'il n'en paraissait.
Le Calormène laissa son interlocuteur parler et raconter ses relations actuelles avec sa famille. Il sourit à plusieurs reprises, notamment à la mention de la petite sœur pirate. Les petites sœurs étaient visiblement toujours un problème, de quoi être sans cesse inquiet. Il était vrai qu'une fille issue d'une famille respectable ne finissait pas souvent pirate ou même rebelle, mais cela arrivait. Artaban avait lui-même deux sœurs cadettes ainsi qu'une demi-sœur. La plus jeune, Mira, paraissait innocente lorsqu'on la rencontrait mais pouvait s'avérer être une vraie tête de mule qui ne voulait pas respecter toutes les règles qu'on lui imposait. Heureusement elle ne deviendrait sûrement jamais une pirate ou ne quitterait jamais sa famille, mais il comprenait un peu ce que Rephaïm lui disait à propos de sa propre sœur.

Celui-ci lui demanda justement s'il avait des frères ou soeurs. Il était connu que les Tisrocs de Calormen prenaient plusieurs épouses et pouvaient avoir des concubines, et avaient donc de nombreux enfants. Mais Artaban concevait qu'il était compliqué de retenir le nom de tous ces enfants, surtout lorsque la plupart n'avaient aucun rôle à l'étranger et n'entraient même pas dans l'histoire. « Vous êtes tout pardonné, ma famille ne se déplace pas toujours à l'étranger. J'ai trois frères et trois soeurs. Darian est l'aîné et deviendra Tisroc après notre père, puisse-t-il vivre pour toujours, les autres sont plus jeunes que moi. » Au moins cela permettrait d'informer le Narnien du prochain Tisroc de Calormen, si tout se passait bien. Sans doute n'aurait-il pas été reconnu par Rephaïm si celui ci ne l'avait pas déjà croisé et en avait encore un souvenir. « Décidément, le récit de votre vie ne cesse de me surprendre ! » continua-t-il avec un large sourire. Le Narnien avait vu bien des lieux, traversé une mer toujours différente, fait voyager bien des personnes, le tout en ayant eu le privilège d'avoir une bonne éducation. Il n'avait pas perdu toute sa famille, même si ce ne devait pas être facile de n'avoir plus qu'un frère avec qui l'on ne s'entendait pas très bien, de même pour son père, et d'avoir une sœur à présent chez les pirates. « Je comprends. Je ne m'entends pas très bien avec mon frère aîné, et mon père attend de moi que nous nous entendions bien pour mieux régner sur Calormen lorsque son temps sera venu. Mais à la fin, tout ce qu'il vous reste, c'est votre famille. Ne leur tournez pas le dos, vous pourriez le regretter. » Le prince avait hésité à dire cela, bien qu'il n'en pense pas moins. Il était facile pour lui de dire que la famille était tout, mais peut-être que ce n'était pas le cas chez tout le monde. Il y avait sans doute une raison pour laquelle Rephaïm avait toujours été aussi têtu pour apprendre la politique avec son père, et sa sœur s'était enfuie. Qui était-il pour juger, au fond ?

En dehors de ça, Artaban n'avait pas l'intention de répéter ce qu'il avait déjà dit concernant Rephaïm qui ne devrait pas rester loin de tout ce qu'il se passait, et qu'il devrait agir en faisant attention. Non seulement parce qu'insister autant serait inapproprié, mais aussi parce qu'il n'était pas sûr que le Narnien partage son avis et soit ravi de ces mots. Surtout, il comprenait son désir d'attendre un peu, de voir ce qui allait se passer dans les prochaines semaines. Le prince bien sûr ne pouvait et ne devait pas rester les bras croisés, mais tout le monde attendait avec appréhension l'avenir proche. Les menaces du mystérieux inconnu du bal allaient-elles s'avérer vraies ? Artaban ne connaissait que trop bien les écrits relatant les punitions des Dieux, et craignait comme chacun la rage de Tash. Ces changements de temps soudains continueront-ils et seront-ils dangereux ? « Si vous le souhaitez, nous mettrons en place un cortège pour vous ramener à Narnia, ainsi que les quelques personnes qui sont aussi restées. Le désert n'est pas long à traverser si l'on sait par où passer. Mais je suppose qu'il sera tout aussi imprévisible que la mer à présent... » Le prince n'avait subi qu'une fois une tempête de sable, et priait depuis sans cesse Larkash, le dieu du désert, pour lui accorder une traversée paisible. Une tempête de mer était forte et impressionnante, et être au milieu d'une étendue d'eau déchaînée donnait l'impression d'être seul au monde et de ne pas pouvoir en sortir. Une tempête de sable, au contraire, était étouffante, et si l'on pensait être en sécurité sur la terre ferme, la poussière qui entre dans les poumons fait rapidement changer d'avis. Pour les Calormènes, le désert n'était pas bien dangereux lorsqu'on le connaissait, mais les tempêtes ralentissaient considérablement l'avancée. Comment être sûr que Larkash ne déciderait pas d'ensevelir tout homme voulant aller au Nord sous un monticule de sable ?

Artaban resta silencieux pendant un court moment, repensant à tout ce qui les attendait. Sans doute serait-il envoyé par son père pour assurer le maintien des traités actuels et faire de nouvelles négociations concernant les expéditions et les mots du magicien. Ceci le fit revenir à la réalité, puisqu'il souhaitait en parler à Rephaïm. Il divergea néanmoins sur leur conversation présente, revenant notamment sur le sujet de la soeur du Narnien. « Je suppose que votre soeur est à présent suffisamment grande pour décider par elle-même de sa vie, et que rien ne la fera changer d'avis. Ma jeune sœur est un peu pareille, bien qu'elle ne soit pas pirate bien sûr. Je l'aime de tout mon cœur mais jamais elle ne m'écouterait. Et pourtant, on ferait tout pour elles, n'est-ce pas ? » Il sourit à nouveau. Il voyait à quel point Rephaïm tenait à sa sœur, suffisamment pour accepter son métier dans la piraterie alors que lui-même détestait cela. Pour Artaban, les pirates devaient être tous arrêtés et emprisonnés, punis et empêchés de revenir sur leurs navires et de rejoindre de nouveau équipages. Bien des bateaux marchands et de transports étaient attaqués par les pirates, et le prince lui-même avait déjà subi une attaque lors d'un voyage. Il y avait toujours des attaques, des morts, des vols, et rien ne se terminait bien. Pourquoi vouloir répandre autant le sang et la terreur sur ces mers divines ? Le prince secoua légèrement la tête pour chasser ces pensées, et revint à ce qu'il voulait demander à Rephaïm, après une courte pause. « Dites-moi, qu'avez vous pensé du discours du sorcier au bal ? Concernant les soi-disant objets volés et temples souillés. Quels ordres vous-ont été transmis lors de votre expédition ? » Autant ne pas passer par dix chemins. Artaban ne s'était jamais occupé des expéditions bien qu'il s'y soit intéressé depuis quelques années, et ne savait donc pas du tout qu'est-ce qui était demandé. Les ordres pouvaient être divers. Découvrir des terres et revenir pour en parler aux souverains concernés. Conquérir les contrées en question, quitte à tout détruire pour y parvenir. S'approprier chaque morceau de terre, notamment les richesses. Si les Dieux protégeaient aussi ces terres, il n'était alors pas étonnant qu'ils soient en colère si elles avaient été souillées et violées.



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MessageSujet: Re: Un vieux visage. feat. Artaban   Mer 8 Juil - 23:38




Un vieux visage.
feat. Artaban



Quand on y repensait, cette conversation était étrange, nous parlions des sujets un peu tabou du moment, de l'actualité, de nos vie personnelles, avant d'évoquer des banalités, pour en revenir aux sujets tabous... Bref, heureusement que nous savions de quoi on parlait, car il y avait de quoi d'y perdre là dedans ! Mais d'un autre côté, c'était également ce qui rendait les choses intéressantes.

« Vous êtes tout pardonné, ma famille ne se déplace pas toujours à l'étranger. J'ai trois frères et trois soeurs. Darian est l'aîné et deviendra Tisroc après notre père, puisse-t-il vivre pour toujours, les autres sont plus jeunes que moi. »

J'hochai la tête en insérant l'information dans un coin de ma tête. Si le Tisroc actuel venait à passer la main à son fils, au moins, je connaîtrais son nom. Je ne fus même pas étonné par le nombre de frères et soeurs du prince. Je savais parfaitement qu'à Calormen, les hommes avaient le droit d'avoir plusieurs femmes et je doutais fortement que le Tisroc se privait d'user de cette autorisation. Il fallait dire aussi que l'idée était tentante. Pourtant, il ne m'étais jamais venu à l'idée de m'établir ici pour bénéficier de cet avantage. Malgré tous mes voyages, je m'étais toujours imaginer marié uen seule fois. Puis finir mes vieux jours avec ma femmes et mes enfants... Rien d'extraordinaire... Mais après une vie pleine d'aventures, mon seul rêve était de me poser.

« Décidément, le récit de votre vie ne cesse de me surprendre ! »

J'adressai un sourire un peu triste à mon interlocuteur. Oui, le récit de ma vie faisait une belle histoire à raconter. Mais elle ça n'avait pas été très marrant de la vivre. J'espérait sincèrement pouvoir continuer de vivre encore longtemps tout en évitant de refaire les même erreurs que par le passé.

« Je comprends. Je ne m'entends pas très bien avec mon frère aîné, et mon père attend de moi que nous nous entendions bien pour mieux régner sur Calormen lorsque son temps sera venu. Mais à la fin, tout ce qu'il vous reste, c'est votre famille. Ne leur tournez pas le dos, vous pourriez le regretter. »

A croire que c'était le destin des cadets de ne pas s'entendre avec leur aîné. Mais tout comme Artaban, je savais que la famille était importante et, je n'avais pas envie de leur tourner le dos.

« Si vous le souhaitez, nous mettrons en place un cortège pour vous ramener à Narnia, ainsi que les quelques personnes qui sont aussi restées. Le désert n'est pas long à traverser si l'on sait par où passer. Mais je suppose qu'il sera tout aussi imprévisible que la mer à présent... »

L'attention était louable, mais je ne voulais vraiment pas déranger. Former tout une cortège pour moi et les quelques autres étranger de Tashbaan... Je ne savais pas si cela valait réellement le coup. Enfin, c'était une offre à reconsidérer. Si il y avait vraiment un moyen plus rapide pour traverser le désert, je ne pouvais pas refuser. Mais d'un autre côté, si je pouvais trouver un moyen de contacter Lyanna pour la retrouver à la frontière Archenlandaise, cela m'arrangerai. Mine de rien, je m'étais attaché à cette jument et sa compagnie était appréciable lors des long voyages.

« Je suppose que votre soeur est à présent suffisamment grande pour décider par elle-même de sa vie, et que rien ne la fera changer d'avis. Ma jeune sœur est un peu pareille, bien qu'elle ne soit pas pirate bien sûr. Je l'aime de tout mon cœur mais jamais elle ne m'écouterait. Et pourtant, on ferait tout pour elles, n'est-ce pas ? »

Ces mots me firent sourirent. Le prince avait totalement raison. Olivia n'en faisait qu'à sa tête, mais peut importe ce qu'elle ferait, je serait toujours là pour elle. Elle pouvait bien devenir la femme la moins fréquentable au monde, la pire de toute, elle pourrait compter sur son grand-frère à n'importe quel moment. D'ailleurs j'étais content de constater que Artaban semblait tenir autant à sa jeuen soeur lui aussi. Comme quoi, nous ne nous ressemblions en aucun point et pourtant nous avions beaucoup en commun. Comment ne pas apprécier un prince pareil ?

« Dites-moi, qu'avez vous pensé du discours du sorcier au bal ? Concernant les soi-disant objets volés et temples souillés. Quels ordres vous-ont été transmis lors de votre expédition ? »

Et voilà que nous retournions sur le sujet du bal. Je vous l'avais dit, cette conversation est une roue de sujet différent qu'il faut savoir suivre pour s'y retrouver. Ce n'était pas un repproche, loin de là ! Au moins, cela prouvait que nous avions beaucoup à nous dire. Ce qui était assez surprenant d'ailleurs ! Si on m'avait dit hier que j'aurai une telle discution avec un prince, je ne l'aurait pas cru ! En général, les personnes de haut rang évitaient d'approcher une personne comme moi, dont la réputation était souillées de rumeurs obscures.

- Avant tout, ne vous cassez pas la tête pour mon retours à Narnia. J'avoues que l'idée de traverser le désert rapidement me plait. Mais je ne voudrais pas que vous soyez privé d'une partie des vôtres dans un tel moment.

Je ne voulais vraiment pas déranger. Je n'étais qu'un vieux marin encore à moitié alcoolique. Je ne valait pas le coup qu'on fasse un cortège parce que je ne supporte pas de voyager seul sur terre.

- Sinon, je partage entièrement votre avis sur la famille messire. Ils sont tout ce qu'on a de plus sûr. Et les plus jeunes soeurs en particulier apparemment. Certes, elles ne nous écoute pas et nous fuit en permanance, mais c'est ce qui nous fait tenir à elles encore plus. Quoique... Cela m'arrangerai que ma soeur ne parte pas sans cesse avec ces pirates... Je la préférerai avec moi... Mais apparemment cela fait un certain temps que le destin à cesser de m'accorder ce genre de privilèges.

C'était triste comme histoire, mais je ne me plaignais pas trop non plus. Tant que Olivia allait bien, c'était le principal. Si elle était en vie et plus ou moins en sécurité avec son équipage, je préférai ça à ce qu'elle erre seule et sans but. Au moins, elle avait trouvée sa voie.

- Pour tout vous avouer, je ne pense pas grand chose de ces temples souillés. Je n'ai aucun indice là dessus. Si vous soupçonner que ma dernière expédition y était pour quelque chose, vous vous tromper. Notre seul but était de partir à la découverte de nouvelles terres. Mais nous n'avons rien trouver, pas une petite île, avant d'être pris dans la tempête. Je suis désolé de ne pas pouvoir vous aider plus à ce sujet.

J'avais peut-être été un peu dur dans mes paroles, je 'ladmet. Mais j'avais un peu de mal à évoqué le naufrage de mon navire comme si de rien n'était. Puis, je fais qu'on soupçonne mon équipage de toute ces calamités ne me faisait pas très plaisir non plus. Il faut dire que mes marins étaient aussi mes compagnons et mes amis. Nous avions tellement voyager ensemble, j'avais du mal à la penser coupable. Surtout maintenant qu'ils reposaient au fond de l'océan.

- Excusez mes paroles messires... Je ne voulais pas m'addresser à vous de cette manière. Surtout pas après tout ce que vous avez fait pour moi aujourd'hui. Je dois vous avouer que je ne m'attendais pas à avoir ce genre d'entretient avec vous. Votre compagnie est très appréciable.

Je souris à mon interlocuteur en espérant lui prouver ainsi la véracité de mes paroles. Je ne disais pas simplement cela pour me faire bien voir, je le pensais vraiment. Croyez moi, je savais me montrer poli fasse à un membre de la famille royale, mais ce n'était pas la même chose qu'apprécier quelqu'un à sa juste valeur. D'ailleurs, je semblais ne pas être la seule personne à aimer la compagnie du prince. En effet, si nous nous marchions depuis un moment dans la palais, il me semblait que deux hommes nous suivaient depuis un moment. Ils attendaient sûrement la fin de notre entretient. Car au moment où un petit silence s'installa dans notre conversation, ils en profitèrent pour se rapprocher de nous, comme si ils voulaient se mêler à la conversation justement.

- Bonjour Messieurs. J'imagine que vous voudriez vous entretenir avec votre Prince. Désolé de vous avoir accaparé durant tout ce temps messire. Apparemment d'autres affaires vous attendent. Ce fut un réel plaisir de parler avec vous. J'espère que nous aurons l'occasion de nous voir de nouveau. En attendant, permettez moi de prendre congé. Puisse les dieux veiller sur vous.

Sur ces belles paroles, je m'inclinai une fois à l'attention des deux conseillers (parce que oui, il me semblait qu'il s'agissait de conseillers). Et une fois à l'attention du Prince. Je lui accrodait un dernier sourire rapide en espérant que les deux autre n'aient rien vu, avant de les laisser seuls. Je n'avais pas vraiment de projets pour le reste de ma journée à vrai dire. Je commençai à me diriger vers ma chambre, en me disant que je trouverai bien une idée en chemin. Evidemment, l'envie de trouver une bonne taverne et du bon rhum était tentante. Mais je venais tout de même de m'entretenir avec le Prince ! Même si j'avais sa permission de rester au palais, je n'allais pas revenir ici complètement saoûl non plus ! Ce serait un manque total de respect ! Mais si je m'arrêtai à seulement un verre ou deux... Raah ! L'idée était vraiment tentante...



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