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 Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)

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MessageSujet: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Mar 19 Aoû - 0:58



Quoi qu’il advienne, on traîne ses chaines.

L'armée avait offert une échappatoire à Rhaego. Une échappatoire à la vie dans laquelle il s'enfermait, dans laquelle il sombrait. Une échappatoire à ce qu'il devait faire, à ce que son père voulait qu'il fasse. Aujourd'hui, il était là où il avait toujours rêvé d'être, il faisait ce qu'il avait toujours rêvé de faire. Seulement, ce rêve était en réalité bien différent de ce qu'il avait pu imaginer lorsqu'il était plus jeune. Petit, il s'imaginait être un grand guerrier, qui n'aurait nullement besoin de s'entraîner avec d'autres guerriers. Oui, il s'imaginait en guerrier solitaire mais puissant, admiré de tous, reconnu officiellement comme un sauveur. Le sauveur de Calormen. Celui qui trouverait grâce aux yeux du Tisroc, celui qui rendrait fier son paternel. Il avait la folie des grandeurs à l'époque, le petit Rhaego. Il savait maintenant qu'on se faisait toujours une idée exagérée de ce que l'on ne connaissait pas. Il l'avait compris à l'instant même où il avait pris la décision de quitter la confortable maison familiale pour rejoindre l'armée Calormène. La réalité lui était revenue en pleine face, elle l'avait fouetté en plein visage. Comment avait-il pu croire une seule seconde qu'il pourrait être placé au sommet sans passer par le bas de l'échelle? Il avait vécu dans une bulle toutes ces années et l'explosion était dure. Mais après tout, c'est lui qui l'avait décidé. C'est lui qui avait percé sa bulle utopique. C'était uniquement de sa faute. Au fond, il était heureux d'avoir pris cette décision, d'avoir brisé les chaînes dorées qui le retenaient. Il ne le devait qu'à lui-même. Mais certains jours, il s'en voulait. Il regrettait les 'beaux' jours où ses seuls soucis étaient de savoir dans quelle taverne allait-il aller le soir venu, ce qu'il allait boire et quelle serait la couleur de cheveux de sa conquête du soir. Mais ce n'était pas une vie, ce n'était pas la vie qu'il s'était rêvé. Et plus long serait le chemin, plus belle serait sa réussite. C'est ce qu'il se disait. Depuis qu'il était ici, chaque jour lui réservait son lot de surprises. Parfois, les journées étaient bonnes, où seul son objectif d'un autre futur l'animait. Il était seulement Rhaego. Et d'autre fois, il était Rhaego Ba'al, le fils d'un Tarkaan. Chaque réflexion qu'on lui disait faisait bouillir son sang et battre son coeur bien plus vite qu'à l'habituée. Dans ces moments-là, il devenait violent. Et plus la personne qui le rabaissait avait un rang social bas, plus il était violent.

Ce matin là, d'ailleurs, la voix d'un de ces compagnons le tira d'un sommeil sans rêve. L'apprenti guerrier entra dans la grande salle qui servait de dortoir. "Vous avez entendu la nouvelle? Il parait que l'un des princes vient à Tehishbaan. Il vient peut-être recruter pour de prochaines expéditions!". Les têtes se levèrent une à une. "Pas moi j'espère" clama le plus jeune. Rhaego les entendait mais il ne les écoutait pas. Il n'était pas très loquasse depuis son arrivée. Il ne trouvait pas les gens qui l'entouraient intéressants. Et il n'était pas là pour se faire des amis; il était là pour (apprendre à) défendre sa patrie. Mais il devait avouer que cette rumeur avait attiré son attention. Il connaissait les princes de Calormen. Et les princes le connaissaient, ou du moins... Plus ou moins. En particulier un, qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs mois. Cependant, Rhaego décida de ne pas faire cas de cette rumeur. Il ne croyait que ce qu'il voyait. Sauf pour son Dieu. Il se leva péniblement de ce qui lui servait de lit et se fraya tant bien que mal un chemin parmi cette marée d'hommes. Quand, au moment où il s'apprêta à sortir de cette pièce, une voix l'interpella. "Moi, j'espère que c'est Rhaego qu'ils vont emmener." Il se retourna et fît face à Kien, un vulgaire fils de paysan. "Et j'espère qu'on ne te reverra plus jamais, que tu crèveras comme un chien". Rhaego leva les yeux au ciel, implora silencieusement Tash de l'aider à résister face à tant de provocation. Mais la main qui se posa sur son épaule ébranla sa foi, l'espace d'un instant, et le coup parti seul. Ses phalanges blanchies, tant son poing était serré, vint heurter la joue creuse de Kien. Le bruit presque sourd stoppa les conversations autour des deux hommes. Un silence pesant s'installa pendant une fraction de seconde jusqu'à ce que Kien se redresse et assène un cou dans le foie de Rhaego. Les hommes se mirent alors à crier, encerclant les deux hommes. Bien peu de ces cris étaient en faveur de Rhaego. Plus personne ne le soutenait, las de le voir se battre. Il ne se passait pas une semaine sans qu'il ne se batte. Il en portait d'ailleurs les marques sur son visage, ses bras; son corps. Et c'était toujours lui qui frappait en premier alors bien-sûr, c'était toujours lui qui était sanctionné. Il était trop impulsif, Rhaego. Il agissait puis il réfléchissait. Cette fois-ci, les coups entre les deux hommes tombèrent pendant plus de dix minutes avant que la voix d'un des général ne s'élève dans les airs. Rhaego sentit alors une main ferme se refermer sur sa tunique autre fois blanche. Il fut traîné hors de la pièce et emmené à l'armurerie. Il n'était pas autorisé à s'entraîner avec les autres aujourd'hui. Il allait devoir polir les armes et les armures. Il n'aurait le droit de sortir seulement qu'en fin de matinée. Rhaego étouffa un cri lorsque la porte claqua derrière lui. Il n'était pas fait pour ça, il n'était pas là pour ça. Il n'était pas né pour ça. C'était un travail pour les esclaves, pas pour un noble. Il tournait comme un lion en cage pendant que les guerriers en devenir s'entraînaient. Il allait devoir tuer le temps, à défaut de jouer à l'esclave. Il repensait à ce qu'il s'était passé dans la matinée. Ce pourquoi il s'était battu, encore. L'adrénaline retombée, il songeait simplement qu'il aurait du passer son chemin, qu'il n'aurait jamais dû porter le premier coup. Il repensait à ce que Kien avait dit. À ce que le plus jeune avait dit. À ce que le premier avait dit. L'un des princes venait à Tehishbaan aujourd'hui. C'était pour cela que Rhaego devait polir les armes, c'était pour cela qu'il était enfermé ici. Il fallait faire bonne impression devant l'un des fils du Tisroc! Les généraux devaient penser que ce que les guerriers racontaient était vrai. Au fond, Rhaego espérait que c'était Artaban qui allait venir. Il lui avait fait parvenir une lettre le lendemain de sa "fugue"; lui disant que s'il voulait le voir la prochaine fois qu'il venait à Tehishaan, il le trouverait au camp d'entraînement. Et il espérait bien le voir.

Trois longues heures passèrent avant que la porte ne s'ouvre à nouveau. Rhaego s'était résigné à faire ce qu'on lui avait demandé; pour ne pas être enfermé plus longtemps. Avant de ne quitter l'armurerie, Rhaego s'empara d'un cimeterre. Il était autorisé à s'entraîner seul. Il marcha quelques minutes avant d'atteindre le camp d'entraînement, qui était désert. Désert car le soleil était au zénith et la température était donc considérée comme trop élevée pour s'entraîner. Mais le jeune homme s'en moquait, il devait s'entraîner; il ne devait pas laisser les autres le surpasser. Rhaego commença alors à donner des coups dans le vide, travaillant son jeu de jambe quand une voix attira son attention. Une voix familière. Une voix qui laissait échapper des mots nobles, différents du langage que Rhaego entendait ces derniers temps. Le calormène fît un tour sur lui-même, cherchant l'homme des yeux. Il savait qui était là, qu'il était là. C'est alors qu'il le vit. Artaban, le prince de Calormen, son ami; était là, seul. Un sourire vint étirer les lèvres auparavant crispées de Rhaego. Il était bien plus heureux de le voir que ce qu'il n'aurait pensé. Il était heureux parce qu'Artaban était plus intéressant que toutes les personnes présentes sur ce camp. Il marcha d'un pas vif vers Artaban et lui fît une accolade. Bien-sûr, cela pouvait paraître déplacé de saluer un prince comme cela mais Rhaego avait fini par considérer Artaban plus comme un ami que comme un prince. Et puis, après avoir bu ensemble, ri ensemble, après s'être battu ensemble plus d'une fois; il n'était plus à ça près.    

- Artaban, finit-il par s'exclamer, tu as reçu ma lettre?

Cette question n'était pas anodine. Rhaego voulait savoir si Artaban venait réellement ici de la part du Tisroc ou s'il venait le voir. En d'autres termes, s'il était au courant que Rhaego n'était plus chez lui ou non.

- Je suis content de te voir ici, je ne savais pas si tu viendrais.  


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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Jeu 21 Aoû - 0:20




Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes.
Rhaego & Artaban

« Votre Altesse, un message de la part du Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours. » Artaban lui fit signe d'avancer et se mit en position assise sur son canapé. Le messager, que les gardes avaient laissé passer, lui tendit, après une courte révérence, un morceau de parchemin scellé. Il le remercia brièvement et le congédia, puis se leva afin d'ouvrir le sceau royal du Tisroc à l'aide d'une bougie. Le message, écrit de la main de l'un des secrétaires de son père, lui demandait de partir dès le lendemain visiter les grands seigneurs de Calormen et vérifier que tout se passait au mieux. Il évoquait aussi l'armée et les explorations, lui indiquant qu'il lui faudrait jeter un coup d’œil à l'entraînement des soldats, et parler aux généraux de l'empire. Et ce, dans tout le royaume. Le jeune prince soupira en posant la lettre sur une table, près d'une coupe de vin qu'il remplit avant de boire. Lui qui avait pensé pouvoir passer quelques jours tranquillement à Ilkeen, loin du palais royal... Pendant un instant, il maudit son père. Bien sûr, Darian, son frère aîné, n'aurait pas pu s'occuper de cette affaire, alors même qu'il était appelé à diriger les armées et à gouverner l'empire un jour. Non, c'était à Artaban, qui n'avait jamais rien demandé, de s'en occuper. Au fond, il n'était pas mécontent que son père l'investisse dans les affaires du royaume. Il ne souhaitait pas être Tisroc, mais il n'avait pas l'intention de se prélasser toute sa vie simplement parce qu'il portait le titre de Prince.

Le lendemain, il partit en direction de Tehishbaan, accompagné d'un serviteur et de trois gardes. Le trajet dura quelques heures, car ils galopaient pas. Inutile d'épuiser leurs montures. Pendant ce temps, Artaban réfléchissait à sa tâche. Il avait d'abord misé sur Tehishbaan, qui était la plus grande et importante ville derrière Tashbaan. Il avait également pensé au seigneur de Tehishbaan, le tarkaan Ba'al ; puis il avait pensé à son fils aîné, Rhaego. Ce dernier était un ami du prince depuis quelques années. Chaque fois qu'ils se voyaient, l'alcool coulait à flots et les rires fusaient sans cesse. Ils étaient à la fois pareils et pourtant si différents. Artaban ne l'avait pas revu depuis bien de mois, mais avait reçu une lettre de nombreuses semaines plus tôt. Une lettre qui lui annonçait que Rhaego s'était définitivement engagé dans l'armée calormène, comme il l'avait toujours désiré, renonçant ainsi à ses droits d'héritier sur la province de Tehishbaan. Le prince ne savait que penser de cette décision encore aujourd'hui, aussi décida-t-il de ne pas y réfléchir tout de suite. Il lui faudrait néanmoins voir Rhaego. Après cela, il prévoyait de redescendre sur Teebeth, de passer par Azim Balda, de revenir à Ilkeen avant de rejoindre Tashbaan pour faire son rapport. Tout ceci prendrait au moins une bonne semaine, voire deux, s'il devait s'entretenir avec les tarkaans, les généraux et les soldats. Peut-être plus.

Les portes de la ville se dessinaient enfin, tandis qu'une étendue de dunes se devinait en arrière-plan. Elles étaient déjà ouvertes lorsqu'ils arrivèrent, et d'autres gardes, portant les armoiries du tarkaan Ba'al, crièrent aux habitants qui encombraient les rues : « Faites place au prince Artaban ! ». La discrétion n'aurait pas pu être plus faible, d'autant plus que les gardes qui le suivaient depuis Ilkeen portaient la bannière de la famille royale. Artaban observa le visage du peuple qui le regardait avec une certaine appréhension, ainsi qu'une curiosité particulière. Tout comme à Tashbaan. Bientôt, il sentit que la rumeur disant qu'un prince était parmi eux se diffusait. Ils finirent par atteindre la demeure du tarkaan Ba'al où des serviteurs l'attendaient déjà. Il soupira et descendit de son cheval que l'on emporta aux écuries. « Apportez mes affaires dans mes appartements et dîtes au tarkaan qu'il pourra me recevoir dans l'après-midi. » Il fit signe à ses gardes de faire ce que bon leur semblait, tandis que les esclaves emmenaient ses affaires dans la demeure qui ressemblait à un petit palais. Il n'appréciait pas forcément donner des ordres de cette manière, sans laisser le temps à son interlocuteur de s'exprimer, mais c'était là la seule manière de montrer son autorité en tant que prince. De plus, il n'ordonnait pas grand chose : il savait pertinemment que les grands seigneurs faisaient leurs réunions et s'occupaient de leurs provinces à ces heures-là, et il n'allait certainement pas déranger son hôte.

Artaban demanda ensuite aux gardes de la ville de lui indiquer la direction du camp d'entraînement. Celui-ci se situait de l'autre côté, en retrait des habitations. Le désert posait son pied sur les abords de la ville, et empiétait sur le camp. Le jeune Calormène dévala les rues sous les yeux des habitants qui, pour certains, le reconnurent, enchaînant à nouveau les murmures et les rumeurs sur lui. Il risquait beaucoup à se balader ainsi tout seul, vêtu de tissus soyeux et confortables, portant des armes et des bijoux qui, à eux seuls, valaient plus d'argent que ce que les pauvres habitants gagnaient en une longue vie de travail. Fort heureusement, aucun d'entre eux ne sembla prêt à l'attaquer, aussi atteignit-il le camp d'entraînement rapidement. Depuis les rues de la ville, on pouvait apercevoir les diverses sections du camp réservées au tir à l'arc, à l'entraînement à l'épée, au cimeterre et au sabre, à la lutte à mains nues, à l'entraînement à la dague. Cependant, le camp était partout désert, sauf une ou deux personnes qui passaient du dortoir aux armureries. Seul un homme était présent sur le camp. En arrivant sur place, un général lui tomba dessus en lui faisant tout un discours sur les soldats, sur l'armurerie, lui demandant de venir plus souvent. Artaban eut tôt fait de le couper et de lui assurer qu'il viendrait s'occuper de tout plus tard. L'homme, vêtu d'une armure calormène qui brillait au soleil et qui n'avait pas la moindre éraflure, parut très étonné lorsque le prince mentionna le nom de Rhaego, et lui indiqua une direction en silence.

C'est ainsi qu'Artaban marcha vers l'homme qu'il avait aperçu de loin, s'entraînant tout seul face à un ennemi invisible, un cimeterre de fortune en main, si concentré qu'il ne le vit pas arriver. « Frappe tes ennemis, mais ne te laisse pas frapper par le soleil. Tout guerrier avisé et raisonnable se doit de se souvenir de cette règle. » En effet, le camp étant déjà près du désert, le soleil était, en plus, au dessus d'eux, les dominant de sa chaleur cuisante et de sa lumière éblouissante. Loin d'être idiot, le jeune homme s'était placé à quelques mètres de son ami afin de ne pas trop le surprendre. Rhaego s'arrêta de combattre et s'approcha de lui avec un large sourire auquel Artaban répondit en même temps que son accolade. Il lui donna une tape solide mais amicale dans le dos puis le relâcha. Il fut ravi qu'on ne l'ait pas salué comme un prince, avec des mots remplis d'une politesse hypocrite et accompagnés d'une révérence inutile. L'héritier de Tehishbaan finit par prendre la parole, lui demandant s'il avait reçu sa lettre, et ajoutant peu après qu'il était ravi de le revoir. Artaban lui répondit avec un sourire tout en lui disant : « J'ai bien reçu ta lettre mon ami, c'est pour cette raison que je n'ai pas suivi les hommes de ton père et que je suis directement venu ici. » Il lui expliqua que le Tisroc l'avait envoyé vérifier le bon entraînement des futurs guerriers de l'armée, en se plaignant des longues heures qu'il allait devoir passer en compagnie d'un des généraux - dont celui qu'il avait croisé peu avant. « Je comprends pourquoi ils ont hésité quand j'ai demandé à te voir. » rajouta-t-il en désignant du doigt les bleus et les coupures fraîches que Rhaego portait au visage et aux bras.

Il connaissait le jeune homme et savait qu'il était de nature aussi violente que lui. Il savait aussi Rhaego très bon avec une arme, mais il y avait toujours plus fort que soi. Les combats et les entraînements devaient être rudes, et même le fils d'un tarkaan ne pouvait y échapper. Cependant, il doutait que les bleus violacés qui semblaient récents soient dus à un quelconque entraînement particulièrement violent... Il se doutait toutefois que Rhaego ne voulait pas parler de ce genre de choses, mais attendait plutôt une réponse à sa question. Le prince décida d'être franc avec lui : « Ta lettre m'a laissé plutôt perplexe quand je l'ai lu. Je n'ai compris que lorsque ton père est arrivé à Tashbaan pour s'entretenir avec le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - et qu'il a également souhaité d'entretenir discrètement avec moi. » Il ne révéla pas tous les détails, du moins pas tout de suite. Rhaego avait laissé derrière lui toutes ses responsabilités et son héritage pour devenir un simple soldat - ou peut-être aurait-il un grade dans l'armée. Il lui en avait parlé parfois de ce rêve insensé, de cette illusion, au milieu de deux verres de vin. Et pourtant, Rhaego se trouvait bel et bien là, en tenue d'apprenti guerrier. Aussi Artaban ne savait pas s'il devait soutenir son ami, ou remettre l'héritier de Tehishbaan sur le droit chemin en tant que prince. « Comptes-tu réellement devenir un soldat pour le reste de tes jours ? » finit-il par dire, d'un ton plus froid qu'il ne l'aurait souhaité, alors qu'il était pourtant ravi de revoir Rhaego et ne voulait nullement l'offenser. Par là, il voulait savoir comment et pourquoi son ami avait finalement décidé de tout quitter du jour au lendemain. Il souhaitait connaître le fond de sa pensée et ses explications.



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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Jeu 28 Aoû - 22:49



Quoi qu’il advienne, on traîne ses chaines.

C'était presque devenu une habitude pour le jeune Calormène de s'entraîner seul. Être privé des entraînements collectifs, c'était en quelque sorte sa punition que lui infligeaient les généraux. Sa punition pour être trop impulsif, trop insubordonné; pour être trop lui-même en somme. Il tentait alors de contourner cette sanction en s’exerçant aux mauvaises heures, enfermé en plein soleil. Ce n'était certes pas judicieux mais c'était le seul moyen qu'il avait trouvé. Les généraux aussi savaient qu'il n'était pas sage  de faire cela sous le soleil brûlant de Calormen mais ils n'avaient jamais essayé d'empêcher l'ancien héritier. Rhaego se demandait parfois s'ils ne le faisaient pas exprès, s'ils n'essayaient pas ainsi de le décourager en le tuant à petit feu. Parfois même, il se demandait si ce n'était pas son père qui tirait les ficelles. Peut-être était-ce lui qui voulait simplement que son fils aîné rentre chez lui. Oui, il lui fallait bien rejeter la faute sur quelqu'un d'autre quand sa fierté prenait le dessus. C'était à cela qu'il pensait à ce moment, c'était cela qui motivait ses efforts vains, ses coups dans le vide. C'était à cela qu'il pensait quand la voix d'Artaban vint le surprendre lui donnant, comme souvent, un conseil avisé. Des paroles sages que les généraux se gardaient bien de lui dire, même s'il avait fini par le deviner lui-même. Il avait sûrement l'air ridicule là, comme ça; à donner des coups dans le vide, en plein soleil, sous les yeux d'un des princes Calormen. Beaucoup s'en seraient mordus les doigts. Mais pas lui. Lui, il n'y pensait pas. Il pensait simplement au fait que son ami était là.

D'ailleurs, Artaban ne tarda pas à l'informer qu'il avait en effet bien reçu sa lettre et que c'était, entre autre, pour cela qu'il était venu ici, sans passer par le Tarkaan et ses hommes. Rhaego ne put se retenir de grimacer légèrement en l'entendant parler de son père. Mais avant qu'il n'eu le temps de dire quoique ce soit, Artaban fit référence aux multiples blessures que portait le soldat. Honteusement, presque comme un enfant, Rhaego effleura d'un revers de main la coupure qu'il avait sur la joue, comme si cela allait la faire disparaître. Pour lui, porter ces marques faisait de lui quelqu'un de faible, quelqu'un qui encaissait les coups plus qu'il n'en donnait. Ce n'était pas l'image qu'on se faisait d'un guerrier calormene et encore moins l'image qu'il voulait véhiculer. Il se racla alors la gorge, haussant en même temps les épaules, comme pour montrer que ce n’était pas grand-chose, seulement quelques égratignures, que ça ne valait même pas la peine d’y faire allusion et encore moins d’en parler. Le prince sembla d’ailleurs vite le comprendre puisqu’à nouveau, il fît allusion à la lettre que lui avait fait parvenir Rhaego et mentionna encore le père de celui-ci. Rhaego avait tellement de choses à dire qu’il ne savait pas où commencer. Il voulait savoir pourquoi cette fameuse lettre avait laissé son ami perplexe, peut-être était-ce parce qu’il ne le prenait pas au sérieux ? Il voulait également savoir ce que son père lui avait dit, à vrai dire, il mourait d’envie de le savoir. Rhaego n’avait pas eu l’occasion –ou plutôt avait fui chaque occasion- de revoir son paternel. Souvent, d’ailleurs, lorsque le Tarkaan Ba’al était mentionné dans une conversation, Rhaego tournait les talons. Il fuyait, encore, ce qui était inévitable. Il s’était souvent perdu à penser à ce que les habitants de Tehishbaan racontaient à son sujet. Cependant l’avis du peuple, il s’en moquait. Mais l’avis de son père, ça, il l’appréhendait. Au fond, il en avait même peur, Rhaego. Il n’avait jamais voulu décevoir celui qui l’avait élevé, celui qu’il avait toujours voulu rendre fier. Il s’était toujours interdit de penser aux conséquences de ses actes mais il savait qu’un jour, il allait devoir y faire face. Il allait devoir affronter son père, son jugement ; peut-être même sa déception. Néanmoins, il n’avait pas pensé y être confronté de suite, encore moins par l’intermédiaire d’Artaban. Il s’apprêtait à assaillir son ami de questions quand celui-ci le devança. Il lui posa une question, la question que Rhaego attendait. Seulement, le ton qu’il employa déplu à Rhaego. Il n’aimait pas être dans ces situations là. Ces moments où il ne savait pas si c’était son ami qui s’adressait à lui ou si c’était uniquement le Prince qui ne voyait que les intérêts du royaume de son père. Sûrement était-il une fois encore trop impulsif et trop hâtif dans sa réflexion mais le simple fait d’y penser faisait germer l’idée en lui. Rhaego soupira alors, secouant la tête de gauche à droite.


- Je…  Ce n’est pas une simple question de savoir si je veux devenir un soldat pour le reste de mes jours. C’est bien plus que cela pour moi. C’est l’accomplissement d’une vie, de ma vie.


Rhaego tourna un instant le dos à Artaban, se mettant ainsi à faire les cents pas devant le prince.


- Tu es mon ami, tu dois savoir que ce n’est pas qu’un simple caprice ou qu’une passade d’un fils qui veut se dresser contre son père et contre ce que le monde veut qu’il fasse depuis sa naissance. Je n’ai pas choisi ce rêve, il est en moi, tu devrais le savoir.


Il s’arrêta d’un coup, se plantant ainsi devant le prince. Il le fixa un instant. Ce n’était pas un affront, loin de là. Il voulait juste lui faire comprendre qu’il était sincère.


- C’est certain qu’ici, je n’ai pas le confort que me procurait le statut de mon père. Au contraire, personne ne me prend au sérieux ici comme tu l’as justement remarqué, dit-il en faisant allusion à ses blessures, mais je finirais par m’y habituer, n’est-ce pas ?


En disant cela, Rhaego essayait presque de se convaincre lui-même. Il ne savait pas s’il s’y habituerait, encore moins s’il se contrôlerait. Mais il se devait d’essayer pour n’avoir, dans le pire des cas, seulement des remords et non des regrets. Il se tut alors un instant, fixant à nouveau Artaban. Il voulait voir la moindre de ses réactions, il voulait savoir s’il venait en ami ou en prince.


- Je me doute que cela puisse te dépasser ou te laisser perplexe. Tu n’es pas n’importe qui, tu es l’un des héritiers de notre royaume, notre Tisroc –puisse-t-il vivre pour toujours- mais moi, quand Galahad s’en ira, que me restera-t-il ? Une parcelle de terre ? Tehishbaan ? Des ordres à donner ? Une poignée d’esclave et des habitants prêts à me lécher les bottes contre une poignée d’or ? Je suis né pour cela, le sang qui coule dans mes veines m’y oblige mais je ne suis pas fait pour ça. Je veux agir, pour notre pays. D’ailleurs, enchaîna-t-il d’un air innocent sans aucun rapport apparent, tu me dis que mon père s’est entretenu avec le Tisroc –puisse-t-il vivre pour toujours- puis avec toi. Que voulait-il exactement?


La curiosité et l’impatience avait finalement pris le pas sur son appréhension. Il n'était pas prêt à entendre ce que son père avait raconté au prince mais au fond, il ne le serait jamais.


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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Sam 11 Oct - 17:40




Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes.
Rhaego & Artaban

Il était déjà arrivé que le jeune Prince doive parler à Rhaego en tant que fils du souverain, et non comme un ami. Dans la plupart des cas, il s'était toujours arrangé pour ne pas directement arriver aux faits, et le prévenait en avance. Ces discussions n'étaient jamais plaisantes et n'apportaient pas de bonnes nouvelles la plupart du temps. Artaban était donc un peu gêné d'amener le sujet aussi vite, mais au fond, il se doutait bien que la conversation ne pouvait pas être repoussée. Rhaego lui avait intentionnellement envoyé une lettre pour lui annoncer sa décision, et il s'agissait de la première chose qu'il avait mentionné en le revoyant. Inconsciemment ou non, il devait vouloir en parler avec Artaban. Ce dernier ne comprenait pas d'ailleurs. Les deux hommes étaient amis, mais aucun lien solide et éternel ne les retenait. Alors pourquoi lui en parler ? Cherchait-il à avoir son avis, ou mieux, son approbation ? Quoi qu'il en soit, le prince était lui-même perdu face à une telle décision et ne pouvait se mettre à la place de Rhaego, ce qui l'agaçait assez vite. Comme il s'en doutait, le soldat lui répondit qu'il s'agissait ce qu'il voulait faire pour toute sa vie. Il reprit la parole, lui expliquant un peu plus en détails, insistant sur le fait qu'il s'adressait à son ami et non à son prince. Certes, Rhaego lui avait toujours parlé de ce rêve. Artaban lui-même rêvait parfois de cette liberté qu'on pouvait associer à la fonction de soldat, ou mieux, celle de général des armées. Manier une arme était un art subtil et technique qu'il ne maitrisait guère, mais qu'il admirait. Les combats organisés chaque année lors de l'anniversaire du Tisroc étaient absolument merveilleux, et Artaban félicitait bien chaque soldat ; que serait l'Empire sans son immense armée que tant de gens craignaient ?

Il écouta Rhaego continuer ses explications, enregistrant chacune de ses phrases. Il laissa mûrir une réponse dans son esprit et s'apprêtait à reprendre la parole lentement pour mesurer ses mots. Il en était conscient, les discussions entre Rhaego et lui pouvaient facilement déraper parce qu'ils parlaient avant de réfléchir. Plus facile à dire qu'à faire... Heureusement, l'héritier de Tashbaan continua en changeant en partie de sujet. Artaban préféra répondre à sa question à propos de son père, réservant la suite pour un peu plus tard. Que devait-il dire à Rhaego au sujet de son père ? Le jeune soldat s'efforçait de le masquer, mais l'on voyait bien dans ses yeux la peur de la réponse. Chaque homme craint de décevoir ses parents, même lorsqu'il prétend s'en moquer. Pendant longtemps, Artaban avait cru pouvoir dire à son père que le trône et les obligations liées à son rang ne l'intéressaient pas ; puis il s'était rendu compte qu'il ne pouvait pas tourner le dos à son héritage et qu'il avait un devoir, même s'il ne devait jamais devenir Tisroc. De son côté, Rhaego, qui prétendait toujours que son choix était le bon, avait tout de même des craintes quant à l'avis de son père. « Je ne sais pas exactement quelle a été la conversation de ton père avec le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours -, seul Darian a été présent et m'en a vaguement parlé. Il paraitrait qu'il ait demandé à mon père s'il devait t'obliger à remplir tes obligations et à te préparer pour être Tarkaan, ou s'il devait te laisser mener ta propre vie. Il n'a visiblement pas reçu de réponse très claire et affirmative et est venu me voir dans les jours suivants. De la même manière, je me suis efforcé de ne pas donner un avis tranché, j'ai simplement discuté brièvement avec lui. »

Jusqu'ici, il n'apprenait pas grand chose à Rhaego. Dans un style royal parfaitement calormène, Artaban était habitué à faire de longs discours pour ne pas forcément en dire énormément. Inutile ici, certes, mais son éducation l'avait formé ainsi. Il finit par reprendre la parole, entrevoyant le visage curieux et avide de son ami. « Tu sais à quel point ton père a toujours été fier de toi, ou a voulu l'être. Tu es son héritier et tu serais un parfait Tarkaan, que tu le veuilles ou non. Malgré les apparences, je peux voir que ton père n'est pas un tyran et qu'il tient à sa famille. Je pense que c'est pour ça qu'il ne t'a pas obligé à revenir. Mais je crois aussi qu'il a des doutes sur toi, et qu'il ne sait pas quoi décider. Je suppose qu'il n'est pas venu te voir ici, alors qu'il peut connaître le moindre de tes gestes et de tes paroles ? Je ne peux pas vraiment te dire ce que le Tarkaan Ba'al pense de toi et de ta décision, et ça ne me regarde pas. J'ai la certitude qu'il sait exactement que je suis venu te voir, et que tu interviendras dans la discussion que nous aurons plus tard dans quelques heures. » Encore une fois, malgré lui, le ton de sa voix était devenu un peu plus froid et tendu qu'au début de la conversation. Tout simplement parce qu'il avait beau comprendre les deux points de vue, il ne pouvait pas choisir et ne voulait de toute façon pas s'en mêler. Parce qu'il soutenait son ami mais pas un des sujets de son père.

Il était à nouveau temps qu'il donne clairement son opinion - ou qu'il forge son avis, car il devait encore avoir des explications sur les motivations de Rhaego avant de dire ce qu'il en pensait -, sans se soucier du Tarkaan ou du Tisroc. Il s'éclaira la gorge et fit quelques pas durant un léger moment. « Tu as choisi de rejoindre une noble cause Rhaego. Tu abandonnes certes un poste très important et rare, mais ce n'est pas en vain. Je n'ai pas besoin de te rappeler à quel point l'armée de Calormen est essentielle à l'Empire, à la fois pour nous protéger et pour nous faire honneur. Je suis d'ailleurs ici pour m'assurer que ces deux valeurs tiennent toujours au sein de votre formation. Je sais aussi que tu es un grand combattant et que tu deviendras meilleur chaque jour.  Je connais ta volonté d'acier et personne ne saurait te détourner de ton chemin. Je sais tout ceci, j'en ai conscience, et pourtant, je ne peux pas m'empêcher de ne pas accepter cette décision. » Artaban avait cette fois réussi à rester à peu près calme, mais il n'était pas sûr que son ami le soit encore. Il continua néanmoins, prudemment. « Notre société est basée sur des règles. Le fils aîné continue l’œuvre de son père, la perpétue et la rend plus grande encore. Les autres fils peuvent aider, mais la plupart se doivent de devenir soldats ou de servir le royaume à des fins utiles. Ce sont les règles que nos ancêtres ont respecté depuis des centaines d'années, des règles que notre grand dieu Tash a posé au fondement de notre Empire. Pour Tash, tu dois suivre ta destinée et non tes rêves. »

Le prince réalisa rapidement que la discussion pouvait sans le moindre effort tourner au vinaigre. Quel exemple était-il, quand il parlait d'abandonner ses rêves, alors qu'il vivait exactement dans ses siens ? Lui qui voulait voyager, découvrir, être face à l'inconnu, il le faisait très souvent, plus souvent que n'importe qui. Et quel devoir accomplissait-il ? Il assistait à quelques séances d'audience avec le Tisroc, il agissait parfois en tant qu'ambassadeur - un rôle qu'il n'était pas vraiment censé obtenir -, s'occupait des tâches d'administration à la place de ceux qui devaient initialement s'en charger. De quel droit pouvait-il après tout dire à Rhaego que ses rêves ne devaient exister, tandis qu'il vivait la belle vie au palais ? « Pourquoi traîner dans la terre quand tu peux gérer une partie de notre royaume, tout en continuant ce que tu aimes ? Rien ne t'empêche de continuer à apprendre à manier les armes et à te battre si besoin est un jour. Rien ne t'empêche de participer aux tournois et à faire face à des adversaires en combats singuliers pour l'amusement et le divertissement. Tu peux faire de ton rêve un loisir, et combiner le tout avec ton devoir. C'est là que réside la particularité et l'avantage d'avoir du sang noble dans les veines. Tu n'as pas que des obligations à remplir. » Un vrai discours de riche et de membre de la famille royale. Artaban avait beau essayer de ne pas profiter de son rang, il était clair que personne comme lui ne pouvait abandonner le pouvoir de donner des ordres, de gérer et de contrôler des personnes et des territoires, ainsi que le luxe et le privilège dans lequel il avait toujours été baigné.



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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Dim 7 Déc - 21:01



Quoi qu’il advienne, on traîne ses chaines.

Sans penser un seul instant que cela pouvait être déplacé, Rhaego n'avait cessé de parler sans laisser la moindre opportunité au prince de lui répondre; en restant les yeux fixés sur ceux d'Artaban. Fort heureusement pour lui, il ne semblait pas y avoir de général qui l'observait car, si tel avait été le cas, le jeune homme aurait sans aucun doute passé un sale quart d'heure après le départ du prince. Car il est vrai que le comportement du soldat pouvait paraître insolent. Monopoliser la parole devant un prince, tout en le dévisageant presque ne pouvait faire de lui que quelqu'un d'arrogant. Mais ce n'était pas le cas, pas avec Artaban. S'il le scrutait, c'était justement pour tenter de comprendre ce que son ami pensait réellement. Et s'il ne s'était pas arrêté de parler, c'était parce que, naïvement, il voulait plaider en sa faveur, faire valoir sa propre cause. Il voulait paraître le plus sincère possible et faire comprendre à son ami, prince ou non, que sa décision avait été mûrement réfléchie. Du moins, c'est ce qu'il pensait. Et plus il parlait, plus il se persuadait lui-même que c'était le cas. Au fond, s'il cherchait tellement à avoir l'approbation de son ami, était-il vraiment lui-même convaincu? La réponse, sans pour autant se l'avouer, il la connaissait. S'il venait à se poser cette question, c'est qu'il n'était lui-même plus sûr de rien. Il y avait tant de choses qui venait lui torturer l'esprit. Son naturel d'enfant élevé comme un roi dans la demeure familiale, égotiste et imbu de lui-même revenait parfois au galop. D'ailleurs, peut-être même que ce choix qu'il avait fait n'était encore qu'une preuve de son égoïsme et de son dédain. Mais il ne devait pas penser à ça, pas maintenant. Il était là où il devait être; sur le chemin tortueux de sa destinée.  

Il secoua la tête au même moment où Artaban reprit la parole, pour répondre aux dires du soldats. Le prince avait choisi de répondre à la dernière question de Rhaego avant toute chose. Celui-ci fronça les sourcils et pencha la tête. À la fois impatient et anxieux d'en savoir un peu plus sur son père. Il est vrai qu'après tout, c'était son géniteur qui l'angoissait le plus. L'armée, les coups, les conditions de vie parfois difficiles... Ça, il pouvait l'encaisser. Il s'était toujours vu comme quelqu'un de brave et d'intrépide mais il n'avait même pas eu le courage de faire face à son propre père. Il était parti, tel un voleur, sans même prendre le temps de le dire à son père. Et, avant aujourd'hui, il avait toujours pris le soin d'éviter le sujet. À chaque fois qu'il y pensait, l'estime qu'il avait pour lui-même chutait. Il se sentait assez fort pour affronter une armée et même des créatures mais alors un seul homme pouvait lui faire perdre tous ses moyens.  Du haut de ses vingt-huit ans, Rhaego se sentait comme un enfant en pensant à son père. Un enfant qui venait de faire une terrible bêtise et qui avait peur de se faire corriger. Au fond, il aurait voulu que ce soit aussi simple. Il aurait mille fois préféré se faire corriger une fois que de lire la déception dans les yeux de son père. C'était sans doute pour cela qu'il n'avait pas cherché à voir son père depuis. Son père devait d'ailleurs sans douter car lui-même n'était jamais venu le voir ici. Pourtant, malgré cette peur qui lui tiraillait parfois l'estomac, c'était lui aujourd'hui qui avait questionné le prince sur Galahad. Sa curiosité, qui avait été trop forte sur l'instant, n'avait finalement pas suffit à chasser sa crainte. À chaque mot que prononçait Artaban, Rhaego sentait ses muscles se raidir un peu plus. Pas d'énervement cette fois-ci, seulement parce que la tension montait en lui. Pourtant, Artaban lui apprit qu'il n'avait pas été présent lorsque Galahad s'était entretenu avec la Tisroc. Rhaego aurait du le savoir mais aveuglé par son impatience et son appréhension, il en avait oublié les règles qui régissaient les entretiens entre un Tarkaan et le Tisroc. Toujours était-il qu'Artban lui apprit néanmoins quelques petites choses. Choses qui auraient pu paraître futiles aux yeux de n'importe qui mais pas aux yeux de Rhaego. Son père aurait demandé au Tisroc ainsi qu'à Artaban s'il était dans l'obligation de ramener son fils ou non. Intérieurement, Rhaego songea que ce n'était pas une mauvaise chose. Bien au contraire. Pour lui, ça ne devait dire qu'une seule et unique chose: Galahad voulait le laisser vivre en tant que soldat mais il voulait simplement s'assurer qu'il n'en était pas interdit. En réalité, Rhaego n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait bien se passer dans l'esprit de son père mais il ne poussa pas son raisonnement plus loin.

Seulement voilà, son raisonnement vacilla à l'instant même où Artaban se remit à parler de son père. Il ne savait pas ce qu'il l'énervait le plus dans tout ça. Les mots que décidaient d'utiliser Artaban ou le ton qu'il employait? Bien-sûr, le prince avait été élevé comme cela mais Rhaego avait plus l'impression d'écouter un discours qu'autre chose. Son ami se positionnait sans vraiment le faire. Il déclarait ne pas donner d'avis tranché mais pour autant, il insistait sur le fait que Rhaego était l'héritier de Galahad, que ce dernier voulait (mais ne l'était pas forcément) être fier de son fils,qu'il ferait un parfait Tarkaan et que le seigneur avait des doutes sur son fils.
Le regard soudain un peu plus sombre, Rhaego ne pipa mot, sentant bien qu'Artaban n'avait pas achevé -ce qui d'après lui était- son discours royal. C'est d'ailleurs à ce moment là que la 'sentence' tomba. Rhaego n'aurait pas l'appui de son ami, qui n'acceptait pas sa décision. De rage, et comme pour canaliser sa colère autre part que dans ses poings, Rhaego lâcha sur le sol l'arme qu'il tenait dans la main et un petit nuage de sable et de poussière s'éleva. Il n'aurait su dire si c'était la colère qui montait en lui mais soudain, le soleil lui paru taper bien trop fort. Il en était presque ébloui et il sentait des gouttes de sueur perler sur sa nuque. Il avait d'un coup bien trop chaud pour rester là, sans bouger. Il avait besoin de quelque chose pour ne pas encore se faire avoir par son impulsivité et son caractère violent. Certes, il s'était déjà battu avec Artaban mais pas dans ces conditions. Mais quand celui-ci évoqua Tash, Rhaego se sentit perdre pied. Son Dieu, c'était tout pour lui. Il le plaçait bien au dessus de ces histoires d'armées ou d'héritage, il le plaçait même au dessus de sa famille ou ses amis. Mais d'après lui, la phrase que venait de prononcer Artaban pouvait presque remettre en cause son allégeance et sa fidélité à son Dieu. Il était intimement persuadé que tout ce qu'il faisait (de bon ou de mauvais) il le faisait guidé par son Dieu.

Un peu plus énervé encore par cette remarque, Rhaego chercha du regard quelque chose qui pourrait éventuellement le calmer. Son regard se posa sur une sorte de puits où avaient l'habitude de se désaltérer les soldats durant les entraînements.  De l'eau, c'était de cela dont il avait besoin. Il se mit alors à marcher, passant à côté d'Artaban, le regardant au passage pour lui montrer qu'il continuait de l'écouter. Mais c'était comme si ses nerfs allaient le lâcher, la colère et la chaleur ne faisaient pas bon ménage chez lui. D'un geste rapide, il ôta la tunique qu'il portait et la lança sur le sol. dévoilant ainsi à son sexyman son corps de rêve. Arrivé à la source d'eau, Rhaego remonta un récipient et versa un peu du liquide sur sa nuque. Il posa ensuite ses deux mains sur le rebord du puits et tourna la tête vers le prince, le regard encore un peu plus noir. Le pire dans tout cela, c'était qu'Artaban avait raison. Rhaego aurait pu devenir Tarkaan et continuer à s'entraîner. Il aurait pu tout avoir. Mais cela n'aurait pas été suffisant, puisqu'il n'aurait rien accompli par lui-même.

Il revint alors vers Artaban, sans même faire attention au fait qu'il venait de piétiner le haut qu'il portait auparavant. La tension en lui avait du mal à retomber mais il savait qu'il devait se contrôler.


- Je connais les règles de notre société, j'ai moi aussi du les apprendre dès que j'en ai eu l'âge! s'exclama-t-il peut-être un peu trop fort


Sans doute s'énervait-il parce qu'il savait que théoriquement, il était en tort. Et aussi peut-être parce qu'il avait eu bien trop de choses à assimiler dans le discours d'Artaban.


- Je sais tout cela, Artaban finit-il par dire sur un ton ferme mais un peu plus calme. Je sais aussi que le sang qui coule dans mes veines pourrait m'offrir bien plus que ça. Mais le problème est là. Je ne veux pas que tout me soit dû à Tehishbaan sous prétexte que je porte le nom Ba'al. Lorsque je participerai aux tournois ou aux duels; je ne le devrais qu'à moi-même. Et personne ne pourra m'arracher la fierté que j'aurais en le faisant. On ne m'offrira rien, je m'acharnerais à tout gagner. Je ne veux pas avoir de regret quand mon temps sera venu. Tu dois connaître cela, non?


Il marqua un temps d'arrêt. Il avait tellement de chose à dire mais il essayait de peser ses mots, de contrôler ses émotions.


- J'ai beaucoup changé depuis que je suis ici. Avant, je n'étais qu'un petit imbécile, trop centré sur lui-même. Je n'avais d'yeux que pour la richesse de mon père, l'alcool et les demoiselles dans les tavernes. Le luxe, la luxure, l'arrogance... Je ne respectais personne. Ce milieu m'étouffait, je n'étais sûrement pas la personne que Tash aurait voulu que je sois. J'avais même cessé de le prier. J'ai simplement repris la destinée qu'il m'a tracé en main. Peut-être que dans un an, je retournerai auprès de mon père, peut-être que je deviendrais à mon tour Tarkaan. Mais pas aujourd'hui. Non, pas aujourd'hui.


Il n'était pas prêt. Il échouerait peut-être en tant que soldat mais au moins, il aurait essayé.


- Pour toi, ce que je fais aujourd'hui revient à me traîner vulgairement dans la terre? Tu n'acceptes pas ma décision mais j'espère profondément te prouver un jour que tu avais tort. Que ma destinée est étroitement liée à mes rêves, que je suis où Tash veut que je sois aujourd'hui. Tu n'as jamais eu envie de connaître autre chose que le luxe et que les révérences hypocrites? Si tu étais le premier héritier de ton père -puisse-t-il vivre pour toujours- et que tu devais tirer un trait sur tes voyages, le ferais-tu sans même essayer de trouver une échappatoire?


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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Sam 3 Jan - 20:49




Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes.
Rhaego & Artaban

S'il sentait la tension monter en Rhaego, le prince ne s'arrêta pas pour autant. Il tenta autant que possible de formuler sa pensée avec les bons mots, des mots justes et droits qui reflétaient correctement son jugement sans énerver son ami. Artaban avait longtemps hésité à donner son avis, mais il en était sûr maintenant : ami ou non, il restait un prince et descendant de Tash, il se devait donc de partager le meilleur chemin que Rhaego devait, selon lui, suivre. Il savait que cette discussion n'altèrerait pas leur amitié, mais les deux hommes risquaient d'être en froid pendant quelques temps, à commencer par maintenant, sur ce camp d'entraînement, sous un soleil brûlant. Le soldat, qui devait être là depuis bien plus longtemps d'ailleurs, retira sa tunique sous les yeux admirateurs et brillants de son sexyman et s'approcha du puits près d'eux. Après qu'Artaban ait terminé de parler et que Rhaego se soit rafraîchi, ce dernier prit à son tour la parole, révélant rapidement son énervement face à la manière dont la discussion tournait. Il réussit néanmoins à garder un ton calme, comme il l'avait appris dans sa jeunesse en tant que fils de Tarkaan, ce dont le prince lui fut reconnaissant. Ce fut à lui de faire un discours qui aurait pu convaincre n'importe qui passant par là.

Bien sûr, au fond, Artaban n'avait rien à dire à son ami. Celui-ci avait pris sa décision et l'assumait pleinement. Il avait seulement des doutes et des craintes comme n'importe quelle personne dans une situation aussi particulière que la sienne, et avait besoin de l'avis de ses proches. L'opinion d'Artaban, d'autorité royale ou non, n'avait pas réellement d'importance. Rhaego semblait après tout bien décidé à rester où il était, comme le prouvait ses paroles. Le fait qu'il ne renie pas complètement sa famille et son sang rassura le prince, et il fut même prêt à calmer la conversation en acceptant entièrement la décision du soldat et en disant qu'il comprenait parfaitement. Néanmoins, les derniers mots de Rhaego le firent hésiter et il se sentit à son tour vexé et irrité. Était-ce le fait qu'il veuille lui prouver qu'il avait tord, ou qu'il touchait un point sensible en comparant ses voyages et son rang de prince ? D'un ton tout aussi ferme que celui de son ami, mais peut-être plus dur encore, il reprit la parole, tout en se tournant vers le soldat. « Si tu crois qu'il s'agit de ta destinée, alors je n'ai rien à dire. C'est à Tash et seulement à Tash, notre Grand Dieu, de décider de ton sort, quel qu'il soit. Puisses-tu avoir raison. » Il savait à quel point Rhaego était un fervent croyant et qu'il vénérait Tash comme sa vie, bien plus que le reste des Dieux. Sans doute aurait-il pu devenir prête de Tash si les choses avaient été différentes.

Artaban n'en avait malheureusement pas terminé avec le soldat. Il n'avait pas été habitué à laisser les choses passer sans les commenter, à moins qu'elles n'aient une utilité que plus tard. Au milieu de Tarkaans plus âgés, plus expérimentés et plus intelligents que lui, il avait dû apprendre à tenir sa langue, à l'aiguiser pour rappeler à chacun qu'il n'était pas un enfant ni un idiot, et à trancher pour montrer qu'il était le digne fils de son père. Encore une fois, il s'agissait d'une situation particulière, Rhaego étant un ami et non un simple soldat ou le simple fils d'un Tarkaan. Mais Artaban avait exprimé son avis et il devait l'assumer et l'expliquer, bien qu'il ne soit plus sûr de pouvoir garder son calme. « Je ne suis pas l'héritier du trône, mais un accident ou un imprévu est si vite arrivé que je ne peux pas espérer être loin du pouvoir un jour. Oui, le luxe et les révérences me fatiguent, tu sais à quel point j'apprécie de voyager et de ne pas être reconnu. Aussi, je comprends ton point de vue, car je connais les inconvénients. Mais Tash m'a permis de naître au sein de la plus noble des familles, à la tête du plus grand Empire que ce monde connaîtra. Qu'il me destine à monter sur le trône ou non, je serai toujours une part du pouvoir. Aujourd'hui, je ne suis qu'un des nombreux fils du Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours. Demain, peut-être serai-je aux ordres de mon frère. Mes voyages n'ont plus de raison valide depuis bien des années, c'est pour cela que je suis devenu ambassadeur au nom de mon père. Alors non, Rhaego. Je n'ai pas d'échappatoire et je n'en aurai pas. » 

La première objection à faire serait bien sûr de dire que malgré tout, il pouvait quitter le palais à sa guise. Mais aux yeux d'Artaban, il avait été contraint par son père de faire un choix et d'avoir un poste dans le pouvoir. Le prince n'avait pas les meilleures capacités au monde pour être un bon ambassadeur, notamment à cause de son impulsivité et de son langage pas toujours convenu pour le genre d'affaires qu'il devait traiter. Cette contrainte face à ses voyages n'était pas satisfaisait pour lui, et jamais il ne pourrait abandonner sa famille ainsi que son peuple, contrairement à ce que suggérait le soldat. C'était quelque chose qui énervait grandement Artaban, et sa fureur avait commencé à se révéler alors qu'il parlait. Se rapprochant de Rhaego, il posa une main sur son épaule et poursuivit, sans vraiment réfléchir : « Le pouvoir royal n'est rien comparé au pouvoir des Tarkaans. Crois-tu que je pourrais aussi simplement que toi tout laisser pour mes rêves ? C'est à cause d'hommes comme toi que le pouvoir s'affaiblit. D'hommes qui ne reconnaissent pas leur tâche et se croient tout permis, pensant que l'empire sera mieux sans leur commandement, défiant leur place dans la société en rêvant de grandeur. Tu ne comprends rien. »



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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Dim 22 Fév - 18:48



Quoi qu’il advienne, on traîne ses chaines.

Une fois encore, Rhaego était trahi par son tempérament. Une fois encore, il s'emportait, seul. Quand son sang commençait à battre un peu trop fort dans ses tempes et que ses poings se serraient jusqu'à blanchir ses phalanges; il était trop tard pour qu'il se calme. Il avait toujours été comme ça. Sa voix restait relativement calme mais ses gestes révélaient toujours sa nervosité. Peut-être était-ce dû à son éducation. Il avait toujours été le petit roi de son petit royaume dans la demeure des Ba'al. Il n'avait jamais eu l'habitude, étant petit, que quelqu'un le contredise, n'aille pas dans son sens. Et encore moins que quelqu'un lui tienne tête. Alors en grandissant, à chaque fois qu'il se retrouvait face à quelqu'un qui ne se pliait pas à sa volonté, il s'énervait. Il s'énervait bien plus que de raisons et en devenait même violent physiquement. C'était absurde mais il était comme ça.
Avec le recul, il aurait volontiers admis que sa réaction face au prince était elle aussi absurde et même complètement déplacée. Rhaego avait expressément lancé la conversation sur ce sujet sensible, il avait lui-même engagé la discussion sur ce terrain qu'il savait miné. Et il se doutait bien qu'en tant qu'héritier du trône, Artaban n'allait pas chercher à l'encourager dans la voie que l'apprenti soldat avait choisi. Plus tard, il pensera même qu'il n'aurait pas dû provoquer le prince en lui parlant de sa destinée à lui aussi.
Mais quand la tension montait en lui, il ne réfléchissait plus que très peu. Alors, à cet instant précis, il ne pensait pas à tout cela. Il pensait simplement au fait que son ami -prince ou non- n'était clairement pas entrain de le soutenir. Au contraire. Son ton était bien trop ferme, sûrement le ton qu'il employait quand, en tant que prince, il exigeait quelque chose. Ce ton un peu trop ferme poussa Rhaego à croire qu'au fond, son ami souhaitait qu'il se tromperait. Alors l'ancien héritier serra un peu plus les poings et les dents, tâchant tant bien que mal de canaliser la colère qui ne faisait que croître. Il serra les poings et il écouta. Il écouta silencieusement, retenant presque sa respiration. Son regard toujours noir et quasi arrogant ne lâchait pas celui d'Artaban. C'était comme s'il le défiait sans même dire un mot. Le prince, quant à lui, continuait de parler mais seulement quelques bribes parvenaient aux oreilles de Rhaego.  Jusqu'au moment où Artaban posa sa main sur l'épaule du soldat. Là alors, ce dernier lâcha du regard le prince pour le poser sur la main qui était sur son épaule. Ce geste, qui pouvait habituellement se montrer compatissant, ne l'était en aucun cas aux yeux de Rhaego. Il se mordit intérieurement la lèvre, traduisant ainsi une haine soudaine pour son ami qui s'emparait de lui. La voix d'Artaban lui revenait alors complètement aux oreilles. Il l'écoutait, il l'entendait. Il aurait d'ailleurs préféré être sourd que d'entendre cela. C'en était bien trop pour lui. Plus rien ne pouvait le retenir. Ni l'eau du puits, ni ses poings serrés. Il allait faire quelque chose qu'il regretterait amèrement plus tard si les généraux l'observaient. D'ailleurs, qu'ils l'observaient ou non n'allait rien changer. Il le regretterait de toute façon. Il le regrettait toujours. D'un coup d'épaule brutal, il dégagea la main du prince. Il jeta furtivement un coup d’œil à l'arme qu'il avait laissé tomber un peu plus tôt avant de défier à nouveau du regard Artaban. Il le voyait soudain sous un autre angle. Un nouvel angle. Il le voyait bien trop pompeux, bien trop fier. Rhaego grinça des dents, laissant échapper un râle. Il était persuadé que le prince le provoquait par pur plaisir.
Dans un silence presque religieux, le poing de Rhaego s'éleva dans les airs avant de s'écraser violemment et bruyamment sur la mâchoire d'Artaban, qui n'eut le temps de l'éviter.


- Pour toi, ce que je fais c'est rêver de grandeur? cria-t-il


L'adrénaline avait remplacé toute once de bon sens en lui. Il se recula lentement, les yeux emplis d'une haine qu'il ne ressentait, dans le fond, pas.


- Pour toi, traîner dans la terre battue, polir des armures, recevoir une pluie de coup chaque jour, c'est rêver de grandeur? Vous ne devez finalement pas sortir tant que ça de votre grand et confortable palais, mon prince, dit-il avec un sarcasme non dissimulé. Et c'est peut-être justement à cause de gens comme toi que le pouvoir s'affaiblit. Parce que vous ne connaissez que la théorie et non la pratique. TU ne comprends rien.


Il insista particulièrement sur le "tu".


- Tu es peut-être bien trop lâche pour oser, en attendant ton éventuel tour à la tête de ce grand royaume.
     

Il avait été trop loin dans ses mots. Il venait de traiter son prince, l'un des descendants de Tash, de lâche. Mais il ne le regrettait pas, du moins, pas de suite. 


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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Dim 22 Fév - 18:48

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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Dim 1 Mar - 16:35




Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes.
Rhaego & Artaban

A peine quelques minutes s'étaient écoulées depuis que le prince était venu à la rencontre de Rhaego, et pourtant, on aurait dit qu'ils entretenaient une dispute depuis des heures. C'était absurde, enfantin, idiot, mais aucun des deux ne semblait prêt à se calmer et à admettre, simplement, qu'ils faisaient tous deux ce que bon leur semblait pour leur avenir. Peut-être Artaban ressentait un fond de jalousie envers son ami, plus libre que lui à ses yeux. Tout comme Rhaego, il n'avait jamais demandé à être né fils d'un homme puissant et à devoir avoir sur ses épaules une responsabilité et un devoir qu'il n'avait pas choisi. Pourtant, à l'inverse du soldat, il n'aurait pas pu s'enfuir ainsi, changer de destinée aussi facilement. Sans doute était-ce donc la raison pour laquelle, en contrepartie, il jugeait Rhaego irresponsable et lâche d'avoir abandonné son avenir, qu'il doive en subir les conséquences ou non. Il sentit bien que ses paroles n'arrangeaient pas la colère visible du soldat qui ne se calma absolument pas. Au contraire, il enleva brutalement la main du prince de son épaule et le foudroya du regard. Artaban, lui-même convaincu par ses propres paroles, regretta de perdre son temps et fut prêt à partir vers la demeure du tarkaan Ba'al, qui recevrait sans doute alors de mauvais retours de la part de son fils.
Mais il n'eut pas le temps de faire un pas et de prévenir Rhaego que celui-ci balança son poing dans la figure du prince, créant une vive douleur dans sa mâchoire. Sous le choc, il recula dans le sable et fixa son ami sans un mot. Il était à présent trop tard pour partir. Alors que le soldat reprenait la parole, Artaban aperçut d'autres soldats ainsi que le général à qui il avait parlé quelques minutes plus tôt s'élancer vers eux, et les stoppa d'un geste de la main, leur ordonnant de partir et de ne pas observer la scène. Il n'avait pas besoin que l'on vienne arrêter Rhaego, et encore moins qu'ils soient le sujet de discussion de la journée. Tout le monde allait sans doute être au courant malgré tout, y compris les généraux de l'armée, le tarkaan Ba'al, mais aussi le Tisroc.

Voilà qu'il se ridiculisait en plus. Rhaego et lui s'étaient souvent disputés, en étaient de nombreuses fois venus aux mains et aux armes, mais généralement, peu de témoins étaient présents, si bien que leurs animosités passaient pour de l'amusement. Et malgré toutes ces disputes, il ne semblait pas au prince qu'ils fussent allés aussi loin, notamment au moment où le soldat le traita clairement de lâche. Artaban éclata de rire en lui retournant son regard noir, puis commença à faire quelques pas en le quittant des yeux. « Tu parles de lâcheté, quand tu n'es pas capable d'affronter ton propre père et d'assumer tes décisions. Tu n'es qu'un grand gamin qui ne cherche que l'approbation et la gloire, et qui refuse d'entendre tout autre avis ! » A plusieurs reprises, il surprit le Calormène à jeter un coup d’œil furtif à son arme, et finit par s'arrêter en souriant de plus belle. Un sourire glacial et loin d'être amical. Il regrettait déjà les paroles qu'il s'apprêtait à prononcer. « Mais puisque tu te crois si connaisseur en la matière, montre-moi la pratique. Prouve-moi que je ne perds pas mon temps à discuter avec un idiot. » Artaban avait fini par lâcher toute once de raison face à la situation. Il paraissait comme se disputant avec un enfant, tentant de lui apprendre quelque chose, alors qu'au contraire, il continuait de provoquer un adulte ayant à peu de choses près le même âge que lui. Un adulte qui, surtout, s'entrainait continuellement depuis des semaines, des mois et qui, sans aucun doute, pouvait le battre à plate couture. Mais tout ceci, il n'y pensa pas quand il ramassa le cimeterre couvert de poussière et le lança à Rhaego, le défiant de plus belle.
Il tira lui-même l'arme de son fourreau - une lame bien plus aiguisée et brillante que celle du soldat, ornée sur son manche de dorures et du blason de la famille royale. Il continua de marcher lentement, gardant pour l'instant une distance raisonnable avec Rhaego. Il ne prononça aucune parole, mais les mots du soldat lui revinrent en tête. Puis son coup de poing. Le prince serra les dents tandis que ses doigts s'enroulèrent autour de la poignée de son cimeterre avec plus de force que jamais. Alors que le soldat semblait s'apprêter à reprendre la parole - ou peut-être l'imagina-t-il seulement - Artaban le coupa, tout en s'approchant un peu plus de lui. « Je rencontre ton père dans quelques heures. Ne serait-il pas déçu de connaître le comportement de son fils aîné ? Ou pire, n'aurait-il pas honte ? »

C'était lâche, même lui le reconnaissait. Le prince avait aussi souffert pendant longtemps de l'approbation de son père, de son frère aîné, du reste de ses frères et sœurs nés d'une autre mère. Et à son tour, il avait un fils, certes seulement âgé de cinq ans, mais qui serait un jour probablement le cousin du Tisroc, et peut-être quelqu'un de très important. Un fils qui pourrait, comme Rhaego, ne pas se sentir à sa place parmi tous ces nobles, ces richesses, ces complots, cette violence. A cette pensée, Artaban secoua légèrement la tête et fonça en quelques pas vers le soldat sur la défensive. Le coup - bien qu'il n'ait pas réellement attaqué Rhaego - fut bloqué, et ils furent à nouveau séparés de quelques mètres. « Même moi, je n'aurais pas voulu d'un fils qui n'honore pas sa famille et n'accepte pas son héritage. » continua-t-il froidement malgré tout, sachant pertinemment que Rhaego pouvait très bien retourner l'argument contre lui. Il avança à nouveau et rajouta : « Un fils qui n'accepterait pas les lois et les coutumes du royaume, et qui prétend pourtant être un serviteur de Tash. » Il se répétait mais savait que cela mettrait son adversaire hors de lui. Si Rhaego maîtrisait les combats, il n'était néanmoins pas sûr qu'il puisse contrôler ses émotions tout en attaquant et en se défendant. Artaban élança son bras en direction du soldat, alors que les lames recourbées se touchèrent violemment, puis réussit à se rapprocher de ce dernier pour lui asséner un coup rapide au visage grâce à la poignée du cimeterre. Un coup pour un coup, en somme. Il savait que l'usage des lames tranchantes arriverait rapidement s'il continuait à provoquer Rhaego ainsi, et qu'il pourrait en sortir avec bien plus que de simples bleus ou coupures. Malgré cela, à cet instant précis, il voyait le soldat comme un ennemi le menaçant, et non comme un ami avec lequel il se disputait.



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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Dim 1 Mar - 16:35

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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Dim 15 Mar - 18:36



Quoi qu’il advienne, on traîne ses chaines.

À ce moment précis, plus rien autour de lui ne comptait. La terre aurait pu trembler, c'était à peine s'il s'en serait rendu compte. Sa hargne l'aveuglait et il n'avait d'yeux que pour l'homme qui se tenait en face de lui. Ce même homme pour qu'il avait l'impression de ne ressentir rien d'autre qu'une haine profonde. Il avait bien vite oublié les conseils qu'Artaban avait pu lui donner depuis qu'ils se connaissaient, il avait vite oublié les litres de vin qu'ils avaient pu partager. Plus rien ne lui revenait en mémoire à part cette envie d'heurter la mâchoire du prince avec son poing encore et encore, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus dire ne serait-ce qu'un seul mot. Il voulait le faire taire. Ne plus entendre sa voix et son ton réprobateur. Il ne voulait plus l'entendre. Aveuglé par la haine, animé par l'envie de violence qui montait en lui, Rhaego aperçut à peine du coin de l’œil les autres soldats et les généraux arriver en courant vers eux. Sans même lâcher du regard Artaban, il vît la main de ce dernier stopper net les calormènes. Ce geste n'allait rien changer pour le soldat, il avait été vu entrain de frapper le Prince, fils du Tisroc de Calormen. Il allait sans dire que cette nouvelle allait se répandre telle une traînée de poudre et qu'il allait passer un sale quart d'heure une fois le prince parti. Il avait déjà reçu des coups ce matin, il en avait donné. Mais quoiqu'il fasse, quand Artaban partira, il ne pourra pas en donner aux généraux, il devra recevoir des coups, sans broncher. Rien de ce qu'il ferait ne pourrait arranger la situation pour lui alors il n'était pas décidé à se calmer. Car quitte à recevoir des coups ce soir, autant leur donner raison de le faire.
Artaban n'avait pas réagi au coup porté par Rhaego, du moins pas de suite. Dans le fond, Rhaego enviait presque la façon dont il arrivait à prendre sur lui. Lui, il en était bien incapable. Lui, il n'aurait pas cherché à écouter les paroles de l'autre et il aurait encore moins cherché à répondre, il n'aurait pas réfléchi. Il aurait simplement tenté de rendre le coup. Artaban, lui, éclata de rire avant de prendre la parole. Le son du rire du Prince résonnait dans les oreilles de Rhaego comme une nouvelle provocation. Et l'ultime provocation du Prince ne tarda pas à arriver lorsqu'il fît allusion au Tarkaan Ba'al. Entre temps, il avait lancé un cimeterre au soldat, qui le rattrapa au vol. Était-ce bien raisonnable de sa part? Lui qui s'était battu ce matin, lui qui avait passé la matinée à polir des armures et aiguiser des armes, lui qui s'était entraîné plusieurs minutes durant en plein soleil... Serait-il seulement en mesure de réellement se battre contre un Prince qui s'était probablement pavané toute la journée sans rien faire de bien fatiguant? Bien-sûr que non, ce n'était pas sage et bien-sûr que non, il ne serait pas en mesure de le battre. Mais il ne pensait pas sagement, pas maintenant.
Il leva son cimeterre au même moment que celui du Prince choqua l'arme. Le bruit des métaux qui s'entrechoquaient retenti dans ce camp d'entraînement d'apparence désert. Jamais un bruit aussi violent n'avait retenti ici. Les coups n'étaient généralement jamais porté ou bloqué aussi forts. Ils restèrent une fraction de seconde à se regarder dans le blanc des yeux, à mutuellement maintenir la pression sur l'arme de l'autre. Rhaego ne pipa mot, il était dans l'expectative. Il attendait. Il aurait pu rester plusieurs minutes comme cela, à simplement défier du regard et à la force des bras. Mais Artaban décida de briser cet instant en suspens en assénant à son tour un coup au soldat. Les deux lames avaient glissé l'une sur l'autre en dégageant ainsi l'emprise qui les tenait.
Rhaego recula, frottant de sa main libre son visage. Le coup que venait de lui porter le Prince avait ravivé une douleur sur l'os du nez. Il secoua la tête, tâchant de faire fuir cette douleur ou du moins, de ne pas y penser.  

- C'est bien, vous êtes content, Sir? dit-il en s'inclina faussement je me demande bien lequel d'entre nous est l'idiot pour provoquer l'autre sur sa famille?


Ils se tournaient autour comme deux lions, prêt à se battre pour tuer l'autre.


- Je suis quand-même déçu de vous mon Prince. Vous maîtrisez l'art du langage mais vos mots se contredisent. Je ne cherche que l'approbation mais je ne vois pas mon père? Je recherche la gloire en devenant soldat, alors que je pourrais tout avoir ou presque en reprenant le titre de mon père?


Il ne savait pas pourquoi, d'un coup, il le vouvoyait. Son ton était bien entendu sarcastique et le "vous" semblait plus approprié.


- Pour vous, tout n'est qu'honneur. Mais la vie, la vraie, pas la vie de Prince, ne se limite pas à l'honneur. C'est bien plus que l'honneur et les discours pompeux. Mais au lieu de me parler de mon père ou d'agir comme le mien, peut-être feriez-vous mieux de retourner auprès de votre fils? Au lieu de toujours vouloir fuir votre palais.


Cette situation était absurde. Combien de temps cela allait-il durer? Jusqu'où iraient-ils dans leurs mots mais surtout dans leurs gestes? Tash seul le savait.


- Tash seul contrôle ma destinée finit-il par crier, énervé d'entendre le Prince remettre en question sa foi.


Rhaego commença à faire tourner son cimeterre dans le vide, se demandant s'il devait s'en servir ou pas, si son état physique le lui permettrait de tenir un réel combat. Mais une fois encore, son impulsivité prit le pas sur sa raison. Il ne savait pas vraiment ce qu'il avait essayé de faire mais il frappa le vide avec son cimeterre, à seulement quelques centimètres d'Artaban qui, évita le coup. Rhaego ouvrit alors grand les yeux et se recula un instant. Que venait-il d'essayer de faire? Si Artaban n'avait pas évité le coup, avait-il vraiment essayé de presque éventrer le prince de Calormen?    


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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Dim 15 Mar - 18:36

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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Ven 3 Avr - 20:50




Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes.
Rhaego & Artaban

Contrairement à ce qu'il faisait précédemment, quand il parlait sans cesse pour pousser Rhaego toujours plus loin dans sa rage, Artaban s'était maintenant tu. Le soldat prenait clairement une certaine forme de distance en le vouvoyant, comme s'ils n'avaient jamais été amis depuis toutes ces années. Il semblait si simple d'en venir à détester quelqu'un en masquant toute nuance de raison ou de sentiments. Au lieu d'arrêter ces mots insensés, Artaban laissa son adversaire parler à son tour, montrer comment lui aussi, en fils de Tarkaan, il pouvait utiliser la parole pour se défendre et attaquer. Comme prévu, le fils du prince fut mentionné et ce dernier eut du mal à ne pas serrer le manche de son cimeterre avec davantage de forces. Ceci, associé avec les insultes à peine cachées, fit sourire Artaban ; un sourire qui ne dura qu'un bref instant. Le combat venait à peine de commencer, mais l'on sentait clairement la différence avec les entraînements qu'ils avaient pu faire ensemble ces dernières années. Il n'y avait pas la volonté de s'amuser et de s'améliorer, mais plutôt un désir violent et inexplicable de blesser l'autre, voire pire. Artaban ne voyait en face de lui qu'un soldat immature avec des rêves d'enfants, incapable de voir plus loin que le bout de son nez, et sans le moindre respect pour son prince. Rhaego s'avança à nouveau d'un pas vif pour l'attaquer ; Artaban eut l'heureux réflexe de reculer et vit la lame passer près de son torse. Il s'agissait d'une attaque qu'il n'aurait jamais pu bloquer avec sa propre arme et qui aurait rapidement pu lui couter sa vie.

Alors que Rhaego semblait avoir un moment d'égarement, le prince en profita pour retourner le coup manqué, coup qu'il manqua lui-même par manque de concentration et par l'écart que put faire le soldat. Ce n'est qu'après qu'il vit le regard de son adversaire et qu'il réalisa lui-même où ils en étaient réellement arrivés. Aussi énervés soient-ils, allaient-ils s'entretuer pour une telle broutille ? Aucun des deux n'avaient été ainsi élevés et ne correspondaient pas à l'étiquette de barbares que certains nordiques leur collaient à la peau. Mais aujourd'hui, ils passaient pour deux simples guerriers inéduqués et sauvages, s'envenimant pour des idioties politiques et sociales. Qu'en était-il de leur amitié ? Se battre n'avait aucune utilité et Artaban n'était certainement pas venu ici pour cela. Avec un effort incroyable, il baissa son cimeterre et finit même par le jeter dans le sable, alors qu'un nuage de poussière enveloppait ses pieds. Il s'éloigna de quelques pas, toujours aussi énervé, et se retint à plusieurs reprises de balancer de nouvelles paroles sans le moindre sens à Rhaego. Ce dernier peut-être était prêt à l'attaquer de nouveau et n'en aurait que faire de voir le prince à présent désarmé et tentant de se calmer ; il semblait cependant à Artaban que le soldat serait suffisamment respectueux - sinon raisonnable - de ses propres principes pour ne pas combattre avec un homme qui avait posé ses armes. Il continua en attendant de marcher dans le sable en soulevant à plusieurs reprises de la poussière par des coups de pieds énervés, et finit d'un geste rageur, à cause du soleil et du combat lui-même, par enlever sa tunique qu'il jeta sur le bord du puits près d'eux. Il semblait presque ressembler à un vulgaire soldat, couvert de sable et de sueur, et paraissait être au même rang que Rhaego. Il remarqua à nouveau plus loin à nouveau la présence des autres soldats et généraux qui les observaient, ce qui l'enragea d'autant plus que son père entendrait rapidement parler du comportement de son fils et ne manquerait pas d'en parler avec ce dernier.

Le silence dura plusieurs minutes, peut-être plus. Artaban finit par partir du camp d'entraînement en faisant signe à Rhaego de le suivre, après avoir remis sa tunique et enlevé la poussière de ses vêtements comme il put. Il n'avait plus rien de l'allure d'un prince mais s'en moquait éperdument pour le moment. Il ne sut réellement si le soldat le suivit, mais ce dernier devait au moins être à plusieurs mètres de lui. Il passa devant l'un des généraux qui n'osa pas lui poser la moindre question, bien que ses yeux trahissaient la crainte qu'il ressentait quant à l'un de ses soldats attaquant l'un des héritiers du Tisroc. « Je viendrai vous voir plus tard. Mais je vous annonce dès à présent que je ne tolèrerai aucune sanction envers Rhaego. » glissa-t-il suffisamment bas pour qu'aucun autre soldat et encore moins Rhaego n'entende ses paroles ; le tout prononcé avec un ton et un regard directs et froids qui passaient clairement l'ordre. Rhaego bien sûr aurait droit à bien des reproches pour l'avoir attaqué, alors que c'était lui l'avait provoqué et n'avait pas su arrêter leur combat idiot à temps. Artaban continua ensuite son chemin en dehors du camp d'entraînement et rentra à nouveau dans la ville, se dirigeant vers la première taverne qu'il pourrait trouver qui n'aurait pas l'air trop miteuse, sans pour autant aller dans le centre de Tehishbaan. Il savait qu'après un tel combat - qui certes n'avait pas duré longtemps et n'avait pas fait d'importants dégâts, mais qui les avait rendu grincheux et fatigués - ils avaient besoin de plusieurs verres et d'oublier ce qu'il venait de se passer.

Il poussa finalement la porte d'un établissement à l'allure à peu près normale, assez occupé mais avec une table libre. Il fut en partie soulagé en voyant que Rhaego l'avait rattrapé et s'était également rhabillé, bien qu'un brin de colère animait toujours son regard. Ils prirent tous deux leur commande après s'être assis à une table et restèrent encore silencieux pendant quelques minutes. Lorsque leurs boissons arrivèrent enfin, ils burent toujours en silence, jusqu'à ce qu'Artaban reprenne la parole, étant plus ou moins calmé. Il ne savait même pas quoi dire et ne prépara aucun des mots qu'il prononça. « Je vais avoir du mal à faire bonne figure devant ton père ce soir. » dit-il en se massant la mâchoire que Rhaego avait frappé avec une sacré et heureuse force. Que dire maintenant ? Faire comme si de rien n'était ? Ils s'étaient déjà disputés avant et s'étaient même battus, mais pas aussi violemment, aussi rapidement et avec autant de volonté de mort. Fallait-il changer complètement de sujet ou revenir sur le problème ? Mais aucun des deux ne repartiraient en paix s'ils n'en parlaient pas à nouveau... Artaban vida le reste de son verre d'un coup puis se tourna vers le soldat. « Écoute... Tu m'as demandé ton avis et je t'ai répondu. Mais je ne suis pas là pour organiser ta vie et te dire quoi faire, je ne suis pas ton père. Tu es déjà entré dans l'armée, tu as déjà choisi ta destinée. Quelque soit mon jugement, je préfère toujours te savoir prêt à te battre pour notre empire et notre peuple que de ne rien faire. Et Tehishbaan ne t'a pas encore totalement perdu. » ajouta-t-il avec un semblant de sourire. Tout cela pour dire que quoi qu'il pense, Rhaego pouvait faire ce qu'il voulait, et que de toute manière, tout pouvait encore changer. Peut-être qu'il deviendrait un grand général, peut-être serait-il l'un des meilleurs guerriers de Calormen, ou peut-être retournerait-il auprès de son père pour assurer son rôle d'héritier de tarkaan de Tehishbaan. Sans doute Artaban resterait-il assez énervé quant à la décision de son ami, mais il ne pouvait rien faire, car Rhaego ne faisait rien de mal, bien au contraire. Sa foi en Tash resterait toujours aussi forte, et sa dévotion envers sa patrie ne partirait jamais.



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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Ven 3 Avr - 20:50

Le membre 'Artaban Braneraan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Attaquer' :

Résultat :


EDIT ASLAN:

Voilà l'expérience gagné par chacun pendant ce combat.
En orange c'est l'xp des actions liés à votre poste
En marron c'est l'xp gagné pour vos rp.

-Artaban: 1/2 lancer → 3 points + 3 points

-Rhaego: 1/2 lancer → 3 points + 3 points
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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Ven 8 Mai - 23:23



Quoi qu’il advienne, on traîne ses chaines.

Le coup qui aurait pu porter préjudice au prince de Calormen était parti tout seul. Il n'avait pas réfléchi. À vrai dire, depuis qu'il avait commencé à hausser le ton, il ne réfléchissait plus vraiment. Il ne filtrait plus ses paroles et encore moins ses actes. Les mots pouvaient souvent blesser plus facilement un homme que les actes mais ce qu'avait dit Rhaego n'avait pas vraiment de sens au final. Il s'était lancé dans une joute verbale sans queue ni tête. Joute verbale qui avait rapidement dégénéré. Et là, les actes s'étaient montrés bien plus violents qu'habituellement. Ce n'était bien-sûr pas la première fois que son poing venait heurter la mâchoire du Prince (et inversement) mais c'était la première fois que, cimeterre en main, il avait essayé de blesser grièvement le prince. Son geste, bien qu'irréfléchi, était dans le fond intentionnel. Il l'avait fait expressément puisque, sur le moment, il avait un profond désir de blesser l'homme en face de lui; de lui faire mal. L'inexplicable et incompréhensible besoin de voir souffrir l'autre. Parce que seul la haine l'avait animé pendant plusieurs minutes. Mais forte heureusement, et Rhaego pouvait en remercier Tash: Artaban avait évité ce coup qui aurait pu se révéler mortel et la raison semblait se ré-emparer du soldat.

Rhaego se recula, ses pupilles bougeant frénétiquement de droite à gauche, tâchant de comprendre comment est-ce qu'ils avaient pu en arriver là; comment est-ce qu'il avait pu osé faire cela. Il abaissa les bras, son cimeterre orienté vers le sol. Il voulait dire quelque chose. Ne serait-ce qu'un mot. Mais rien ne sortit. Il releva les yeux vers Artaban quand il vit le cimeterre de celui-ci s'approcher d'un peu trop près. Rhaego glissa sur le côté, évitant à son tour de justesse la lame. Et à l'instar du soldat, le prince semblait réaliser à son tour à quel point la situation s'était aggravée. Ils continuèrent à se regarder en chiens de faïence un bref instant jusqu'à ce qu'Artaban ne lâche son cimeterre dans le sable. Rhaego lui, tenait toujours le sien mais il ne le levait pas. En réalité, il localisait sa colère restante dans sa main qui enveloppée le manche de l'arme. Son regard était fixé droit devant mais ses pensées étaient ailleurs. Artaban quant à lui s'éloigna. Il lui tournait même le dos à présent. Désarmé et de dos. Un vil sauvage aurait sauté sur l'occasion pour en finir mais l'idée ne traversa même pas l'esprit de Rhaego. En réalité, il le regardait donner des coups dans le sable et finir par enlever sa tunique à son tour. De quoi avaient-ils l'air maintenant? Personne n'aurait pu deviner qu'ils avaient devant eux un Prince et un futur Tarkaan. Là, à ce moment précis, ils ne valaient rien. Torses nus, luisant de sueur, poussiéreux et blessés légèrement; ils avaient perdu de leur superbe. Leur allure n'était plus noble, tout juste pitoyable.

Rhaego suivit du regard le mouvement de tête d'Artaban. Les généraux et d'autres soldats les regardaient, encore. Le Calormène leva les yeux au ciel. Il allait sans dire qu'il allait passer un sale quart d'heure une fois le prince parti. Il s'imaginait déjà être laissé pour mort dans l'armurerie, abattu par des coups qu'il ne pouvait éviter. Mais que pouvait-il bien faire? S'il partait maintenant pour ne jamais revenir, il serait considéré comme un lâche. S'il restait, il allait souffrir le martyr.  Dans tous les cas, il allait payer cher les conséquences de ses actes.

À ses pensées, ses yeux se détachèrent du ciel pour se reposer sur le prince. Son regard était toujours noir mais il n'avait plus des envies de meurtre sur son interlocuteur; peut-être encore des envies de le frapper mais plus de meurtre. Celui-ci lui fît signe de le suivre. Rhaego haussa un sourcil. Il ne savait pas s'il devait prendre ça comme une demande ou comme un ordre. Il le regarda s'éloigner, quittant la zone d'entraînement. Rhaego resta statique un instant avant de se décider. Il allait le suivre, parce que c'était la plus sage des décisions. Il s'avança, ramassant au passage sa tunique poussiéreuse et lâchant son cimeterre dans le sable. Il quitta à son tour la zone d'entrainement et passa sous les arcades où se trouvaient les généraux et les soldats. Alignés tous en rang, comme en haie d'honneur, ils le regardaient, le jaugeaient. Mais pas un bruit ne se faisait entendre. On aurait pu entendre une mouche voler. Rhaego était à la fois mal à l'aise et surpris. Surpris de ne pas se faire insulter ou réprimander ou encore frapper. Mal à l'aise parce que cette arcade ne lui avait jamais paru aussi longue.

Forte heureusement pour lui, le Prince qu'il suivait quitta le camp d'entraînement; laissant derrière lui ces regards lourds qui pesaient sur le soldat. Le camp était aux portes de Tehishbaan; aussi ils gagnèrent rapidement la ville. Artaban était toujours à plusieurs mètres devant Rhaego mais ce dernier tâchait de ne pas le perdre de vue. Jusqu'à ce que le prince ne s'arrête devant une bâtisse. Rhaego accéléra le pas afin de se trouver directement derrière Artaban lorsque celui-ci poussa la porte de la taverne.
Rhaego balaya la pièce des yeux. Il espérait ne pas se faire remarquer. Parce que le Prince de Calormen accompagné de l'héritier Tarkaan de la ville avaient de grande chance de se faire repérer. Par chance, personne ne les importuna et ils s'assirent tout deux. La commande aussitôt passée aussitôt arrivée, Rhaego avala la moitié de son verre d'une traite; toujours sans piper mot. Il n'était pas calmé mais au final, il ne savait même plus pourquoi il était énervé. Puis, Artaban brisa le silence qui s'était installé depuis plusieurs minutes. Sa voix n'était pas comme il avait l'habitude de l'entendre mais elle n'était pas pour autant aussi énervée que tout à l'heure. D'ailleurs, à sa réflexion, Rhaego ne put s'empêcher de sourire légèrement. Un sourire à la fois amusé et sarcastique. Parce que la situation était ridicule et qu'il imaginait bien son père ouvrir de grands yeux et se confondre en excuses en voyant la mâchoire bleutée du Prince.
Son sourire s'effaça doucement en entendant la suite des paroles d'Artaban mais son regard s’adoucit. Il l'écoutait et l'entendait.

Il finit son verre à son tour, levant la main pour faire signe au serveur de leur remettre du vin.


- Je crois que... Que je te dois des excuses. Je ne le fais pas souvent mais je t'en dois. Je me suis emporté, comme toujours. En réalité, je crois que je cherchais plus un soutien qu'autre chose et je ne savais pas vers qui me tourner. Je suis bien conscient que mon choix, personne ne le comprend. Mais je sais aussi que mon père me laisse cette chance. La chance de me tromper peut-être.


Il inspira un grand coup, tâchant de trouver les mots qui pouvaient traduire au mieux ses ressentis.


- Il faut croire que je ne suis pas si sûr de moi au final et que mes choix sont encore un peu flous. J'essaye de m'auto-convaincre que j'ai raison, que j'ai pris la bonne décision. Mais une chose est sûre: armée ou non, héritier ou non, je serais toujours prêt à prendre les armes, à me donner ou à me sacrifier pour notre pays, pour honorer notre Dieu et notre Tisroc -puisse-t-il vivre pour toujours-.  


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hj: désolée du retard et désolée de ce post un peu "50 nuances de Ba'al" hahaha, j'avance pas grand chose au final donc mp si tu veux que je rajoute du dialogue :)

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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Mar 12 Mai - 13:05




Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes.
Rhaego & Artaban

Ce n'était pas la première fois que le prince prenait des coups de la part de son ami, et sans en rirait-il dans quelques heures lorsqu'il se préparerait pour un dîner en tête-à-tête avec le tarkaan de Tehishbaan et qu'il verrait sa mâchoire bleutée ainsi que la tête du seigneur. Artaban, loin d'être idiot, savait pertinemment que les nouvelles de sa bagarre atteindraient rapidement la ville puis le tarkaan lui-même, puisque son fils était impliqué et que les auteurs des rumeurs se feraient un malin plaisir à insister sur le nom des bagarreurs. Le prince n'était pas sûr que Galahad Ba'al soit au courant de sa relation avec son fils et encore moins de leurs bagarres occasionnelles qui ne laissaient pas le moindre froid entre eux deux. Mais il ne pouvait pas non plus prétendre connaître l'homme à la tête de la ville, et sans doute valait-il mieux être prudent lors de leur future conversation.
Avec leurs tuniques poussiéreuses et leurs visages encore ruisselants de sueur, il paraissait impossible pour quiconque de les reconnaître dans la ville. Ils passèrent devant des gardes sans que le moindre mouvement soit fait, et personne ne parut faire vraiment attention à eux lorsqu'ils entrèrent dans la taverne. Lorsque leurs verres arrivèrent, ils burent tous deux rapidement et en redemandèrent. D'abord silencieux, Artaban finit par reprendre la parole, et Rhaego répondit à son tour, bien plus calme que prévu. Se sentent réellement idiot pour leur dispute, il ne s'attendait pas à des excuses de la part du soldat qui paraissait réellement sincère.

Alors que leurs verres étaient à nouveau remplis de vin, Rhaego continua de parler, surprenant toujours autant le prince. Il semblait plus mature que jamais, comme s'il avait imaginé cette conversation des dizaines de fois dans sa tête et avait réfléchi à toutes les explications et justifications possibles à donner. Ou peut-être l'avait-il toujours été. Leurs conversations étaient rarement aussi sérieuses, et lorsqu'elles l'avaient été, elles étaient dues à leurs pères respectifs qui les utilisaient comme messagers. Mais aujourd'hui, il s'agissait de parler de l'avenir du soldat. Rhaego n'était pas qu'un homme comme les autres à Calormen, et ses choix pourraient tout à fait avoir de grandes conséquences sur l'empire. Artaban croyait au destin et était persuadé que son ami ferait de grandes choses dans quelques années, et rentrerait dans l'histoire. Que ce soit en tant que tarkaan, que soldat ou que général dans l'armée du Tisroc, il restait un grand serviteur de Tash et un tel dévouement méritait un grand avenir. « Je n'aurais osé te demander des excuses après mon comportement, mais je m'en souviendrai. Je sais que tu seras toujours prêt à te battre pour notre grand Empire et je t'en serai éternellement reconnaissant. Je n'ai pas suffisamment réfléchi et je t'ai jugé bien trop rapidement. »  C'était, en quelque sorte, des excuses sans vraiment les annoncer. Les choses paraissaient si simples maintenant et leur dispute tellement idiote et puérile qu'il ne parvenait plus à comprendre ce qui leur était passé par la tête. Il lui fallut plusieurs secondes pour se rappeler de ses arguments face à la décision de Rhaego.

Dans ces moments là, où ils se retrouvaient dans une taverne pour parler de tout et de rien, il lui semblait qu'ils n'étaient plus de sang noble, qu'ils n'avaient pas de responsabilité ni de devoirs. Il aurait volontiers donner une grande tape dans l'épaule du Calormène en vantant ses capacités avec une arme à la main, mais il se souvenait aussi que l'aîné d'une grande famille de Calormen n'était pas censé se trouver là, et n'avait même pas à choisir sa voie. Artaban revenait au même dilemme mais n'était pas convaincu qu'exposer son avis une nouvelle fois soit une bonne idée. « Je comprends que ce soit un choix difficile et que tu jongles entre deux vies complètement différentes. Si tu en es autant convaincu et qu'il semble que ce soit ta destinée, peut-être est-ce le chemin tracé par Tash... Qu'importe, je ne suis pas à la place de notre Grand Dieu et je ne puis me permettre d'interférer. Ton père lui-même semble te laisser le choix encore, et le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - n'en a que faire pour le moment. Tu es libre de faire ce que bon te semble, et de suivre ta destinée, quelle qu'elle soit. » Il s'agissait des meilleurs mots qu'Artaban pouvait utiliser dans les circonstances présentes, afin d'apaiser leurs consciences et leurs cœurs impulsifs. Sans doute aurait-il été mieux de venir avec de telles paroles plus tôt, mais il ne s'agissait alors pas réellement de l'avis du prince. Avec un sourire, il ajouta : « Et tu serais bien capable de mettre une raclée à quiconque t'empêche de faire ce dont tu rêves. » Il avala une gorgée de vin, plus lentement qu'auparavant, conscient qu'il valait mieux qu'il ne boive pas trop en compagnie de Rhaego, quelques heures avant de rencontrer son père plus des affaires bien sérieuses. Aussi valait-il mieux que leur propre conversation soit allégée du poids de leur petit combat et des paroles qu'ils avaient pu se lâcher l'un l'autre.

Le prince inspecta soudain pendant quelques secondes la taverne et, dos à la porte d'entrée, se tourna pour vérifier qu'aucun garde n'était présent. Ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un se rende compte qu'il était seul et non protégé en pleine ville, et qu'il ne fallait pas prendre le risque que quelqu'un le reconnaisse. Regardant brièvement autour de lui à nouveau, il reprit la parole après une nouvelle gorgée de vin : « Si un jour tu le souhaites, Tashbaan et son camp d'entraînement te seront toujours ouverts. Tu rencontreras d'autres fils de nobles qui souhaitent entrer dans l'armée du Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - et qui seront sans doute plus à ton niveau. » Artaban comprenait en effet que le soldat souhaite rester près de sa ville natale, peut-être pour montrer aux habitants de la province qu'il n'était pas qu'un fils de seigneur mais aussi un grand guerrier capable de les protéger, mais ne comprenait pas réellement pourquoi il ne s'en donnait pas totalement les moyens et restait au milieu d'hommes qui, visiblement, ne l'appréciaient pas et le lui faisaient payer, au vu de ses bleus et coupures diverses. « Tu te souviens d'Ihsan, mon jeune frère ? Il se débrouille plutôt bien avec les armes et passe son temps à s'en vanter et à vouloir provoquer tout le monde en duel pour nous défaire et se moquer. Quand tu auras le temps, je te prierai de venir lui coller une raclée pour le plus grand bonheur de tous ! » Ihsan, qui aurait pu paraitre bien jeune avec cette description, avait en réalité à peu près le même âge que Rhaego et savait sans doute aussi bien se battre que lui. La différence résidait dans le fait que le soldat avait sans doute plus de mérite et affronté plus de difficultés qu'un prince de Calormen. Il s'agissait aussi, en dehors d'une plaisanterie, de revoir éventuellement Rhaego une nouvelle fois en dehors de Tehishbaan, bien qu'Artaban n'était pas sûr qu'un "simple" soldat puisse se permette de quitter ainsi le camp d'entraînement pour aller à la capitale de l'Empire, située à plusieurs centaines de lieues d'ici.



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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Mer 20 Mai - 20:08



Quoi qu’il advienne, on traîne ses chaines.

Rhaego avait toujours été comme ça. C'était quelqu'un d'entier et avec lui, tout était soit noir soit blanc. Aussi pouvait-il s'emporter rapidement contre quelqu'un et, quelques minutes après, agir comme si rien de tout cela ne s'était passé. Excessif dans tout; colérique et impulsif il n'était cependant pas rancunier envers les gens pour qu'il avait de l'affection. Et Artaban, en plus d'être son Prince, était un ami. Un ami de longue date qu'il avait rencontré quand il avait encore pleinement le statut d'héritier. C'était pour cela qu'il avait choisi de se tourner vers lui, prenant le risque d'entendre des choses qui ne lui plaisaient pas. Parce qu'au fond, Rhaego n'avait pas réellement d'autres amis à Calormen. Parce que lorsqu'il était plus jeune, ses amis n'en étaient qu'en apparence. Ils n'étaient avec lui que pour le titre de son père ou parce qu'à l'époque, Rhaego faisait couler le vin à flot. Artaban lui, n'avait rien à lui envier, aucun profit à tirer de son amitié avec Rhaego. Bien-sûr, celui-ci aurait pu se tourner vers ses frères, ses sœurs ou même sa jumelle; mais ils n'auraient pas été objectifs. C'était entre autre pour cela que le soldat s'excusa. Il était sincèrement désolé que tout cela soit tombé sur lui; qu'il ait eu une fois de plus dû subir son impulsivité, à être témoin de ses doutes. Il ne voulait pas pour autant s'agenouiller devant son Prince, puisque ce qui était fait était fait mais il voulait que son ami sache qu'il s'excusait malgré tout.
Les verres à nouveau remplis, Rhaego bu à nouveau une grosse gorgée de vin tout en écoutant ce qu'Artaban avait à lui dire. Ce qu'il lui dit, c'était ce qui pouvait se rapprocher le plus d'une excuse venant d'un Prince calormène. Du coin des lèvres, il esquissa un sourire à peine visible. Sa façon à lui de montrer au Prince qu'il n'en demandait pas plus mais aussi parce qu'à cet instant, il pensait qu'ils avaient l'air bien ridicules maintenant. À s'être battu comme des sauvages pour rien puisqu'ils arrivaient à communiquer calmement maintenant. Comme des hommes et non comme des enfants. Il fût d'ailleurs soulagé d'entendre les mots qu'il aurait aimé entendre dès le début. Qu'il était libre de suivre sa destinée. Il ne savait pas où cela allait le mener mais il avait toujours cru au destin. Il était même persuadé que la discussion qu'il avait actuellement avec le Prince, fils du Tisroc digne descendant de Tash, était écrit dans les lignes de sa vie. C'était un fanatique qui ne voyait des coïncidences nul part. Il était bien conscient que son ami ne partageait pas son choix de vie mais Artaban semblait toute fois le comprendre. Du moins il essayait de le comprendre. Et contrairement à tout à l'heure, il n'avait plus l'impression d'entendre le Prince mais bel et bien son ami. Qui n'était pas d'accord avec lui mais qui ne le jugeait pas; lui donnant même des conseils en lui parlant du camp de Tashbaan. Rhaego s’apprêtait à lui donner une réponse sérieuse, à lui expliquer pourquoi est-ce qu'il avait choisi le camp de Tehishbaan mais Artaban évoqua son petit frère. Rhaego ne put s'empêcher de rire doucement. Il se souvenait parfaitement d'Ihsan et l'imaginait bien provoquer tout le monde en duel jusqu'à fatiguer son entourage. Il lui faisait d'ailleurs un peu penser à l'un de ses frères, en plus âgé.


- Je serais ravi de venir lui donner une petite leçon dont il se souviendra mais... Je ne crois pas que notre Tisroc -puisse-t-il vivre pour toujours- apprécie le fait que je donne une raclée à deux de ses fils.


Cette fois-ci, il ria un peu plus fort. Bien-sûr, il n'avait pas mis de raclée à Artaban, puisque aucun d'entre eux n'était sorti "gagnant" de ce duel mais il voulait le charrier un peu, pour détendre un peu plus l'atmosphère.


- Mais encore faut-il que je sois en état de voyager jusqu'à Tashbaan. Je ne suis pas sûr de passer une soirée agréable en rentrant au camp! Les généraux et même les soldats m'ont vu lever la main sur leur Prince tout de même et ils se moquent bien de savoir si le coup a été rendu ou non. Alors tu ne m'en voudras pas mais...


Il termina à nouveau son verre d'un coup, relevant la main pour faire comprendre au tavernier de revenir. Rhaego s'empara de la cruche en adressant un sourire hypocrite au serveur.


- Mais j'aimerais prendre un petit remontant avant de ne prendre des coups à nouveau! Un Prince, je peux encore le gérer sans repartir avec un bras en moins mais tout un camp entier, cela risque d'être un peu plus difficile pour moi.


Il marqua une légère pause, savourant encore et toujours son vin.


- Peut-être alors que je regretterais de ne pas être dans le camp de Tashbaan peut-être même que je regretterais de ne pas être chez mon père.


Il secoua la tête, lâchant un rire fataliste.


- Mais assez parlé de mes problèmes. Dis moi, qu'est-ce qui t'amènes exactement dans cette belle ville qu'est Tehishbaan? Certains racontent que tu as été envoyé pour éventuellement recruter des nouveaux soldats pour des expéditions d'où personne ne revient.


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MessageSujet: Re: Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes. (ft Artaban sexy man)   Dim 7 Juin - 21:26




Quoi qu'il advienne, on traîne ses chaînes.
Rhaego & Artaban

Bien qu'ils ne se soient pas vus depuis bien des mois, les deux amis se retrouvaient enfin comme au bon vieux temps, autour d'une table, un verre de vin à la main, se charriant et s'épaulant. Encore avait-il fallu en passer par une bagarre sans le moindre sens, comme beaucoup d'autres fois. Parfois, il s'agissait d'un mot mal placé qui suffisait à les faire sortir de leurs gongs, à les entraîner dans un combat ridicule, avant qu'ils ne finissent par éclater de rire ; d'autres fois, l'alcool les possédait et leur faisait faire des défis plus stupides les uns que les autres, et souvent ils terminaient écroulés sur leurs chaises, incapables de faire un pas de plus. Tout ceci, heureusement, n'arrivait pas tous les jours, et le Tisroc n'avait pas à témoigner de la décadence indigne d'un prince et de l'héritier de Tehishbaan. Rhaego et Artaban, bien qu'ils ne soient pas de très proches amis, avaient cependant une relation d'amitié basée sur le respect et la simplicité. Ils profitaient de leur jeunesse sans la moindre hypocrisie, sans finir tous les soirs dans un bordel de la première ville venue, ou sombrer dans l'alcool et ses effets désastreux. Mais ils avaient aussi tous deux leurs caractères et une seule phrase suffisait à détruire temporairement cette amitié. Il aurait été tellement plus simple de dire directement à Rhaego ces phrases pleines de bon sang et sans jugement extrême dès le départ. Mais au moins, ils s'en étaient sortis indemnes et ne paraissaient pas avoir la moindre rancune.
Ils finirent d'ailleurs par se remettre à sourire et à rire, preuve que leur petit affront était déjà oublié. Le prince venait d'évoquer son jeune frère et sa tendance à vouloir provoquer tout le monde en duel. Rhaego, toujours sur le ton de la plaisanterie, fit mine de ne pas vouloir mettre de raclée à deux des fils du Tisroc, ce qui fit rire Artaban à son tour. Il enchaîna ensuite sur les soldats et généraux du camp d'entraînement qui étaient sûrement prêts à lui faire payer l'affront dont ils avaient spectateurs. Bien sûr, Artaban leur avait ordonné qu'aucun mal ne soit fait au soldat, mais il n'était pas convaincu que cet ordre soit respecté, d'autant plus que Rhaego était une tête brûlée et foncerait très probablement dans le tas lui-même. Aussi préféra-t-il sourire lorsqu'il prit la cruche de vin des mains du tavernier, passablement énervé par ces deux énergumènes visiblement prêts à vider ses réserves, et le laissa poursuivre.

Le fils du Tarkaan le ramena à la réalité, lui rappelant qu'il était en effet ici pour une raison précise, et qu'il ne devait pas faillir à sa tâche. Il avait parcouru les routes pendant plusieurs jours pour cela, et ce n'était que le début de son petit voyage à travers les grandes villes de l'Empire. Artaban lâcha un soupir exagéré et tendit son verre à Rhaego afin qu'il le remplisse, puisqu'il tenait toujours la cruche de vin. En vérité, sa mission n'était pas excessivement compliquée ou ennuyante, mais il n'avait horriblement pas envie de rencontrer tous ces tarkaans, ces généraux, de sortir les mêmes discours, et de voir dans les regards de ses interlocuteurs la même question : pourquoi un simple prince, qui n'avait jusqu'à présent rien montré au reste du peuple, s'occupait-il de cela ? « C'est en partie pour cela que je suis ici, oui. Le Tisroc - puisse-t-il vivre pour toujours - voulait que quelqu'un juge ses armées tout en rendant une visite diplomatique aux Tarkaans. En principe, un de ses généraux aurait du y aller, ou quelqu'un qui s'y connaîtrait, comme Darian. Mais mon père a jugé qu'il était temps que j'use de mes "talents" d'ambassadeur et que je parcoure notre royaume au lieu de voyager dans les autres contrées. Il pense que ce sera à moi de faire cela lorsque Darian sera Tisroc à son tour, et que je devrais me faire connaître du reste de l'Empire. » Artaban haussa les épaules et but une longue gorgée de son verre à présent rempli. Il était vrai qu'il était le second héritier au trône, et qu'il serait un jour amené à obéir aux ordres de son frère. Néanmoins, Artaban et Darian n'avaient jamais été très proches et le prince ne se voyait pas vraiment aux côtés de l'héritier quand celui-ci régnerait. C'était Esteram qui aurait du occuper cette place ; il aurait été le parfait conseiller de son frère, lui qui savait parfaitement se battre et avait une connaissance étendue de ce qu'il se passait dans l'armée. Malheureusement, Esteram n'était plus là, et c'était à Artaban d'avoir ce rôle. S'il racontait cela à Rhaego avec un peu plus de précision qu'à d'autres personnes, c'était parce qu'il savait que le soldat avait été amené à apprendre tout ce qui concernait la gestion de la ville et de la province de Tehishbaan, et que cela ne lui avait manifestement pas plu puisqu'il se trouvait aujourd'hui dans un camp d'entraînement.

Le prince prit une nouvelle gorgée de vin, cette fois plus courte - il ne fallait pas qu'il arrive soûl devant le Tarkaan Ba'al, il n'imaginait même pas la réaction qu'aurait son père si un tel incident se produisait. Si Artaban n'était pas emballé à l'idée de devoir faire une telle tâche, il ne souhaitait pas décevoir le Tisroc et avoir une mauvaise image auprès de son peuple. Au moins, dans les autres villes, il ne connaissait pas d'autres personnes comme Rhaego qui lui ferait subir un combat puis avec qui il boirait en toute amitié. « Cet après-midi ou demain, il me faudra peut-être inspecter le camp d'entraînement et examiner un peu les soldats en formation, à la fois pour savoir quels hommes contient notre armée, mais aussi si certains pourraient être recrutés pour de futures expéditions. Des expéditions qui sont censées revenir... » Comme Rhaego, bien des gens étaient au courant de ces expéditions parties à l'est, dans l'océan inconnu, et qui n'étaient jamais revenues. Ce n'était pas le cas de tous les bateaux concernés, mais le phénomène s'était fait récurrent depuis deux ou trois années. De moins en moins de marins et de soldats étaient volontaires pour partir, ce qui rendait difficile l'établissement de telles expéditions. « N'abime pas trop les soldats s'ils se décident à venger mon honneur, il me les faut vivants ! » ajouta-t-il en souriant. Bien sûr il n'était pas naïf, ces hommes n'en avaient que faire du prince, sans doute ne serait-ce qu'une raison pour s'en prendre à Rhaego qui avait, en quelque sorte, plus de privilèges qu'eux, ainsi que plus de talent. « Et tâche également de rester vivant. Je tiens un jour à prendre ma revanche et à faire durer un de nos combats plus de cinq minutes sans finir par mordre la poussière. » Il fallait dire que le soldat avait déjà un très bon niveau de combat avant même d'avoir intégré l'armée, et il était peu probable qu'Artaban réussisse à le battre un jour. S'il n'était pas trop humilié par ses défaites répétitives lors de leurs duels, le prince avait toujours l'espoir que le dieu Rasaraj lui accorde une plus grande force et rapidité pendant qu'il combattait.
Il hésita un instant avant de reprendre la parole, une autre idée en tête : « Je pense rester à Tehishbaan pour deux jours encore. Que dis-tu que l'on se revoit - si tu es encore vivant - avant mon départ, et que tu dînes à la table de ton père en ma compagnie ? » Préférant ne pas passer par quatre chemins, Artaban avait lâché cette proposition comme une explosion, et craignait soudain la réaction de son ami. Il lui avait été clair que Rhaego ne souhaitait pas réellement voir son père, ou du moins son jugement. Ce n'était pas au prince de se mêler de ce genre d'affaires, mais devant la propre relation qu'il avait avec son père, il aurait trouvé dommage qu'un Tarkaan et son fils aîné ne soient pas en bons termes. Le soldat pouvait tout naturellement refuser sans la moindre explication, et Artaban comprendrait. Peut-être que le prince se sentait un peu coupable du propre jugement qu'il avait fait auparavant, disant clairement que Rhaego allait à l'encontre des règles et coutumes instaurées par les Dieux, par le Tisroc, et par son propre père. Le Tarkaan Ba'al était peut-être prêt à accepter la décision de son fils tout en assurant son héritage et la prospérité de la ville de Tehishbaan.


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